Promouvoir et défendre le logiciel libre

27 January 2012

fboulogne.png François BOULOGNE

Archivage des liens dans mes notes zim

Le 27 January 2012 à 17:33:12

Situation

J’utilise zim tous les jours, notamment afin de conserver ma veille. Cette veille est issue du traitement de mes flux RSS. Lorsqu’une page contient une information intéressante sur un sujet, j’ajoute le lien dans la page zim qui correspond. J’y ajoute parfois des commentaires. Je fais de même lorsque je navigue (recherche d’astuces, comparatif pour achats…). Je pense que la majorité des personnes utilisent des marques pages dans leurs navigateurs. Je ne trouve pas cela pratique car il est difficile de les ranger, de les manipuler, de les commenter. Zim m’enlève cette difficulté.

Problématique

Cependant, chacun sait que le web bouge sans cesse. Le problème vient lorsque vous décidez de vous pencher sur un sujet. Vous ouvrez la page zim en relation afin de retrouver toutes les informations accumulées aux fils des mois ou des années. Vous retrouvez vos liens mais certains sont morts. Plusieurs raisons à cela : le site peut être inaccessible, avoir changé de CMS (liens cassés), de domaine ou simplement avoir disparu, voir le contenu retiré… dommage le lien était intéressant.

Première tentative

Nous ne sommes pas les premiers à faire ce constat, d’autres ont anticipé en créant des archives du web. La plus connue est sans doute archive.org. D’ailleurs, je vous conseille le module resurrect pages pour firefox.

Il y a toujours un mais… La solution n’est pas idéale, car nous sommes dépendant d’un service qui peut ne pas avoir archivé la page souhaitée : le crawler n’est pas passé au bon moment, le crawler n’est pas parvenu jusqu’à la page ou le site n’a jamais été visité…

Seconde tentative

L’idée est de mettre en place sa propre archive. On n’est jamais mieux servi que par soi-même, pas vrai ? Les outils utilisés par ces sites d’archives me semblent démesurés pour mes besoins. Un wget de la page me suffirait amplement dans 95% des cas. Bien sûr, on ne va pas faire ça à la main, ce serait trop long, et rapidement on ne le ferait plus.

Un script python va donc nous sauver la mise. En scannant à la recherche d’url toutes nos pages zim, il va récupérer la page avec le module urllib.request. Cette page est sauvée dans l’endroit de son choix. On ajoute un lien (comme le fait wikipedia dans les références via wikiwix) vers notre fichier téléchargé. Zim gère l’ouverture des fichiers avec xdg-open, chez moi c’est géré dans

~/.local/share/applications/mimeapps.list

Un simple clic sur l’archive ouvre la page dans le navigateur.

Le script peut être automatisé à l’aide d’une tâche cron ou via la fonctionnalité “outil personnalisé” de zim.

Quelques remarques

Comme je l’ai spécifié, j’utilise urllib.request. Je n’ai pas trouvé mieux dans la récupération de page. Si vous connaissez une bibliothèque plus performantes, je suis toujours preneur.

J’ai du changer le user-agent. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est la façon dont est identifié le visiteur du site. Par défaut, c’est python, je l’ai changé pour Firefox car des sites comme wikipedia me jetais. Sans doute parce qu’ils préfèrent qu’on utilise l’API.

La solution est implémentée pour zim, mais l’idée est générique pour ceux qui utiliseraient d’autres solutions de prise de note.

Idées d’amélioration

Il serait peut être pertinent de rafraîchir les archives tous les mois en conservant les versions anciennes (au cas où). Typiquement, certains commentaires sont très utiles et il peut être bon de les avoir. Une autre bonne chose serait d’avoir la possibilité d’empêcher délibérément l’archivage. Parfois, j’ai des liens vers des dépôts pour lesquels il n’y a aucun intérêt à avoir une copie ! Si vous avez d’autres propositions…

Code

C’est sous GPLv3, nécessite python3. J’ai déposé le code ici, plus pour information que pour production pour le moment, le code est relativement chaud. Si des gens sont intéressés par des versions stables dans le futur, je les proposerai.


mbriand.png Michel BRIAND

Thierry Crouzet témoignera de son expérience de déconnexion le 9 février à 18h30

Le 27 January 2012 à 17:05:56

Ancien journaliste, fondateur au début des années 1990 des magazines PC Expert et PC Direct, Thierry Crouzet a été l'un des premiers internautes français. Il a publié une trentaine de guides de vulgarisation.

Depuis la parution, en 2006, de « Le Peuple des connecteurs », il décrypte les réseaux sociaux, faisant de son blog et de sa communauté de plusieurs milliers d'internautes un lieu d'expérimentation et de débats.

Épuisé par quinze ans d'hyperactivité en ligne, il entame, l'année dernière, « une cure de désintoxication ». Il prévient ses milliers d'amis Facebook et Twitter qu'il les quitte durant six mois. Il disparaît du Net pour se sevrer. Au fil des jours, il raconte avec humour, dans son dernier ouvrage intitulé « J'ai débranché », ses crises de manque, sa vie « débranchée », puis comment il se reconstruit, en quête d'un art de vivre à l'époque d'internet.

Quelques mois après s'être « déconnecté » de tout, Thierry Crouzet nous parlera, au travers de cette expérience originale, des différents modes de lecture engendrés par le numérique.
Le livre et la lecture change…sont-il même aliénés ?

Une conférence organisée dans le cadre des Rendez-vous livre & numérique par Livre et lecture en Bretagne.

hroy.png Hugo ROY

Quelques notes sur la seconde licence publique Mozilla (MPL 2.0)

Le 27 January 2012 à 13:05:19

Cette année, une petite nouvelle est arrivée dans le monde des licences de logiciel libre : la seconde version de la licence publique Mozilla (MPL 2.0). Elle n’est pas totalement nouvelle, car elle garde l’esprit général de la première version puisqu’il s’agit d’une licence de faible copyleft. C’est-à-dire que cette licence permet dans une certaine mesure — assez large — de combiner du code régi par la MPL avec du code sous une autre licence (y compris propriétaire). Pour autant, des modifications apportées aux fichiers du code MPL doivent être régies par les mêmes obligations : mise à disposition du code source, notifications des droits des utilisateurs (droits d’utiliser, de partager, d’étudier le fonctionnement et de publier des modifications — la définition d’un logiciel libre).

Ainsi, la MPL est un bon compromis, entre d’un côté les licences « académiques » (BSD, MIT) et de l’autre, les licences copyleft¹ fortes comme la licence publique générale GNU. Mais comme tout compromis, la MPL souffre des inconvénients incombant à chacun des deux modèles de licence.

Il y a cependant des qualités indéniables à la MPL 2.0, que j’ai voulues résumer ici :

La certitude d’une approche technique du copyleft plutôt que juridique

C’est la principale qualité du copyleft à la sauce Mozilla : la portée de celui-ci se limite aux « Modifications » telles que définies par la MPL 2.0, c’est-à-dire tout fichier originellement sous MPL qui a été modifié, et tout nouveau fichier qui contient du code originellement sous MPL. Pour faire simple : tant qu’on ne touche pas à un fichier du code sous MPL, on est en dehors du cadre d’application de son copyleft.

Cette façon de procéder contraste largement avec le fonctionnement des licences GNU dont la portée du copyleft s’apprécie juridiquement, car celui-ci s’applique aux œuvres dérivées (derivative works en copyright). Or pour déterminer s’il s’agit d’une œuvre dérivée ou non, il faut à la fois solliciter des approches juridiques et techniques. Ça ne veut pas dire pour autant que cette solution est plus compliquée, ni moins sûre (il y a consensus) mais il reste des zones à clarifier (on peut voir un essai de catégorisation de plusieurs cas de figure où le copyleft s’applique ou ne s’appliquerait pas).

Compatibilité avec les autres licences libres importantes.

  • Licence Apache 2.0 : les conditions de respect des obligations de la MPL 2.0 relatives aux brevets ont été calquées sur celles de la licence Apache, de telle façon que la satisfaction des conditions de la MPL 2.0 satisfait celles de la licence Apache 2.0. En d’autres termes : incorporez du code Apache 2.0 dans du code MPL 2.0, tenez-vous aux obligations de la MPL 2.0 et vous aurez de facto respecté celles de l’Apache 2.0.
  • Licences GNU GPL, AGPL, LGPL versions 2 ou ultérieures : cette compatibilité est rendue difficile par les différences d’appréciations de la portée du copyleft. Auparavant, Mozilla avait recours pour cela au double-licenciement; les logiciels étaient à la fois publiés sous les termes de la MPL 1.1 et de la GNU GPL par exemple. Cela menait à des bifurcations, puis à des incompatibilités.

    La MPL 2.0 a adopté une meilleure solution, qui déclare explicitement la compatibilité avec les licences GNU². On peut donc incorporer du code MPL 2.0 à du code GPL 3.0 par exemple, et distribuer le tout sous licence GPL 3.0 — tout en donnant la possibilité à celui qui reçoit l’ensemble de continuer à bénéficier de la portion du code MPL 2.0 sous cette licence.

    Du côté des projets et des distributeurs de logiciels en aval, cette compatibilité simplifie grandement l’analyse du jeu de licences et leur travail de documentation, etc.

Changement de la clause de défense contre les brevets.

À l’heure où la guerre nucléaire sur les brevets est déclarée, on sait l’importance de ces clauses anti-brevets dans les licences de logiciels libres qui se sont développées depuis la version 1.1 de la MPL (1998). On peut dire en quelque sorte que ces clauses sont à la guerre des brevets, ce que les traités SALT sont aux armes nucléaires : des accords mutuels de non-agression.

Le licencié d’un logiciel sous MPL bénéficie de droits accordés par ses contributeurs. Si celui-ci engage des poursuites contre quiconque pour violation de brevets par le logiciel sous MPL, alors il perd tous les droits (droits d’auteur et droits sur les brevets des contributeurs) dont il avait bénéficié jusqu’alors grâce à la MPL.

Cette clause de défense contre les attaques pour violation de brevets (attaques souvent abusives, sur des brevets parfois invalides ou fantasques) est une avancée majeure par rapport à la version 1.1 de la MPL — laquelle avait une clause à la fois bien trop large puisqu’elle se déclenchait pour toutes poursuites de violation de brevets, y compris les brevets qui n’avaient rien à voir avec le logiciel sous MPL ; et à la fois bien trop restreinte puisqu’elle ne concernait que la poursuite d’ayant-droits du logiciel sous MPL, laissant les autres sans protections.

Dans l’ensemble, il faut saluer le travail de Mozilla qui a conduit la rédaction de cette version de la MPL. Il s’agit sensiblement d’une amélioration, qui a su garder les qualités inhérentes à la MPL tout en corrigeant les problèmes pratiques et en s’adaptant aux problématiques d’aujourd’hui notamment dans cette lutte contre les brevets qui, chaque jour, menacent les développeurs de logiciel.

En anglais : Articles de Luis Villa, qui a mené ce travail de rédaction de la MPL 2.0 ; Un article de Richard Fontana (RedHat) ; Communiqué de la FSF ; et enfin, le texte de la licence.


Notes :

  1. La question s’est reposée récemment sur la liste de traduction April : comment traduire copyleft ? Difficile de garder l’élégance et la signification du jeu de mot. Certains traduisent par la (voire le) « gauche d’auteur » et d’autres par « copie laissée ». Je suis partisan de laisser le mot tel quel, en anglais (on parle suffisamment de copyright en français de toute façon) mais si l’on recherche absolument un adjectif pour qualifier ces licences, je pense que « héréditaire » est une bonne solution (merci Luis)  en tout cas, c’est certainement mieux que « virale » ou « contagieuse » qui nous viennent directement du vocable Microsoft. []
  2. Cette compatibilité explicite est cependant optionnelle. Un donneur de licence qui a contribué peut inclure une notice excluant celle-ci. En tout cas, il est intéressant de voir ce procédé se développer. On l’avait déjà vu avec les licences françaises CeCILL, ou avec la licence développée par l’Union Européenne (EUPL). []

rhertzog.png Raphaël HERTZOG

4 astuces pour maintenir un paquet Debian « 3.0 (quilt) » dans un système de suivi de versions (VCS)

Le 27 January 2012 à 10:04:55

La plupart des paquets Debian sont gérés grâce à un logiciel de gestion de versions (VCS – Version Control System) tel que git, subversion, bazaar ou mercurial. Les particularités du format « 3.0 (quilt) » ne sont pas sans conséquences sur la gestion des paquets dans un VCS, et cet article va vous présenter quelques astuces afin d’en rendre l’usage plus agréable.

(Tous les exemples présentés ci-dessous s’appuient sur l’utilisation de git comme VCS).

1. Exclusion du répertoire .pc

Le répertoire .pc est utilisé par quilt afin de stocker ses données internes (liste des patchs appliqués, sauvegarde des fichiers modifiés). Il est également créé par dpkg-source de telle sorte que quilt « sache » que les patchs sont situés dans debian/patches (et non dans patches, qui est le répertoire que quilt utilise par défaut). À ce titre, le répertoire est conservé même lorsque plus aucun patch n’est actuellemement appliqué.

Vous ne tenez cependant pas à conserver ce répertoire dans votre dépôt : il doit donc être mentionné dans la liste des fichiers exclus. Avec git, il suffit d’indiquer :

$ echo ".pc" >>.gitignore
$ git add .gitignore
$ git commit -m "Ignore quilt dir"

Le fichier .gitignore n’étant pas pris en compte par dpkg-source, le paquet source généré par ce dernier ne sera pas « pollué ».

2. Retirer les patchs après la compilation

Si vous stockez vos sources « amont » avec les patchs non appliqués (ce que font la plupart des gens) et que vous ne compilez pas vos paquets dans un répertoire temporaire prévu à cet effet, alors vous souhaitez probablement « désappliquer » les patchs après la compilation, de sorte à retrouver un dépôt dans un état « propre ».

C’est désormais le comportement par défaut de dpkg-source. S’il a dû appliquer les patchs, il les enlèvera automatiquement également.

Mais on peut tout de même forcer ce comportement en ajoutant « unapply-patches » à debian/source/local-options :

$ echo "unapply-patches" >>debian/source/local-options
$ git add debian/source/local-options
$ git commit -m "Unapply patches after build"

svn-buildpackage compilant systématiquement dans un répertoire temporaire, le dépôt est laissé exactement dans le même état qu’avant la compilation : cette option est inutile dans ce cas. Ce comportement peut également être demandé à git-buildpackage grâce à l’option --git-export-dir=../build-area/ (../build-area/ étant le répertoire utilisé par svn-buildpackage, cette option force git-buildpackage à se comporter comme svn-buildpackage).

3. Gérer vos patchs quilt comme une branche git

Plutôt que de gérer les patchs spécifiques à Debian via quilt, il est possible d’utiliser git lui-même. Avec git-buildpackage vient l’outil gbp-pq (Git-BuildPackage Patch Queue – File des patchs de git-buildpackage). gbp-pq permet l’export d’une série quilt dans une branche git, que vous pouvez alors manipuler comme vous le souhaitez. Chaque commit représentant un patch, vous devez « rebaser » cette branche afin d’éditer les commits intermédiaires. Jetez un oeil à la documentation de gbp-pq pour appronfondir le sujet.

Alternative à gbp-pq, l’utilisation de git-dpm est plus compliquée, mais présente l’avantage de conserver l’historique de toutes les branches utilisées pour générer les séries quilt de toutes les publications Debian. Son principe de fonctionnement est très bien expliqué sur son site, et vous pouvez également souhaiter lire la revue qu’en a fait Sam Hartman, qui en présente les limites.

4. Documenter la manière de passer en revue les modifications

L’un des principaux bénéfices liés à l’utilisation du nouveau format source tient au fait qu’il est dorénavant simple de passer en revue les modifications amont : celles-ci sont conservées en autant de patchs distincts proprement documentés (et, idéalement, en utilisant le format DEP-3). En utilisant les outils décrits précédemment, le message de commit devient l’en-tête du patch. Il devient donc important de saisir des messages de commit explicites.

Cette méthode fonctionne bien tant que votre méthode de travail prend appui sur les patchs Debian, regroupés dans une branche que vous rebasez sur les sources amont à chaque publication. Certains mainteneurs n’aiment pas cette méthode de travail et préfèrent voir appliquer les modifications propres à Debian directement sur la branche d’empaquetage. Ils sautent alors vers une nouvelle version amont en la fusionnant dans cette dernière. Il est difficile dans ce cas de générer une série quilt à partir du système de suivi de versions. Il faut à la place indiquer à dpkg-source de stocker toutes les modifications dans un seul patch (qui devient alors équivalent au bon vieux .diff.gz), et documenter dans son en-tête comment mieux passer en revue les modifications, par exemple dans l’interface Web du VCS.

Le premier comportement est obtenu en passant l’option --single-debian-patch, et le second en écrivant l’en-tête dans debian/source/patch-header :

$ echo "single-debian-patch" >> debian/source/local-options
$ cat >debian/source/patch-header <<END
This patch contains all the Debian-specific
changes mixed together. To review them
separately, please inspect the VCS history
at http://git.debian.org/?=collab-maint/foo.git
<Put more details here>
END

Ceci est une traduction de mon article 4 tips to maintain a “3.0 (quilt)” Debian source package in a VCS contribuée par Weierstrass01. Vous voulez d’autres tutoriels comme celui-ci ? Cliquez ici pour vous abonner à ma newsletter et recevoir les nouveaux articles par email.

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Patrice ANDREANI

ACTA voté par l’Europe.

Le 27 January 2012 à 02:31:40

L’UE a voté hier, à Tokyo, ACTA, l’accord commercial anti-contrefaçon. C’est fait. Mais le combat continue, tout n’est pas fini. La ratification finale n’aura pas lieu avant juin, il faut donc rester mobilisé, la lutte continue ! Toujours sur La Quadrature du Net, il y a des conseils pour lutter, alors, mobilisez-vous, c’est important ! [...]

26 January 2012

nhennion.png Nicolas HENNION

Installation et configuration de Munin, le maître des graphes

Le 26 January 2012 à 18:00:29

Munin est un logiciel de supervision permettant de centraliser la gestion des graphes de données RRDTools. Il permet en quelques commandes que nous allons détailler dans ce billet de générer des graphes complexes pour surveiller vous machines et les processus qui tournent dessus.

Voici un exemple de graphe sur les statistiques remontées par un serveur utilisant Varnish:

Introduction

Munin est proposé sous la forme de deux packages complémentaires: munin et munin-node.

Le premier (munin) est à installer sur votre serveur de supervision (appelé maître). Son objectif principal est de récupérer les données venant des machines à surveiller puis de générer des graphes qui seront présentés aux utilisateurs via une interface Web.

Le second  (munin-node) est à installer sur toutes les machines à superviser (appelées noeuds). Son objectif est de collecter les informations systèmes en utilisant des plugins (présent dans le package munin-node et dans munin-plugins-extra).

La communication entre le serveur maître et les machines noeuds utilise, par défaut le protocole TCP/4949 (initialisation de la connexion TCP de la part du serveur maître).

Installation de Munin

Pour la suite de ce billet (et sauf mention spécifique), je partirai sur le principe ou vous utilisez des machines sous Debian/Ubuntu.

Installation de Munin sur le serveur maître

Le serveur maître doit disposer d'un serveur Web (voir ce billet pour installer simplement NGinx sur votre système) configuré avec le répertoire root par défaut: /var/www.

Comme Munin est présent dans les dépôts officiels, il suffit de saisir la commande suivant qui va installer le package maître ainsi que le package esclave histoire de pouvoir superviser son serveur de supervision...:

sudo apt-get install munin munin-node munin-plugins-extra

sudo ln -s /var/cache/munin/www /var/www/munin

sudo /etc/init.d/munin-node restart

En faisant pointer un navigateur Web vers l'URL:

http://votreserveurdesupervision/munin

Vous devriez voir s'afficher les statistiques de votre serveur. Il faut attendre quelques minutes avant de voir les premiers graphes, le temps que les bases de données soient renseignées.

Installation de Munin sur les machines noeuds

Installation des noeuds sous GNU/Linux

Là encore c'est assez simple:

sudo apt-get install munin-node munin-plugins-extra

La configuration de Muni sur les machines noeuds est centralisée dans le fichier /etc/munin/munin-node.conf. Il faut éditer ce fichier pour y configurer l'adresse IP de votre serveur maître à la ligne suivante:

# A list of addresses that are allowed to connect. This must be a

# regular expression, since Net::Server does not understand CIDR-style

# network notation unless the perl module Net::CIDR is installed. You

# may repeat the allow line as many times as you'd like

allow ^192\.168\.1\.200$

Cette configuration (à adapter à votre besoin) va autoriser la machine maître d'adresse IP 192.168.1.200 à se connecter sur cette machine noeud pour y récupérer les données à superviser.

Il faut ensuite relancer le service Munin-node pour faire prendre en compte la nouvelle configuration:

sudo /etc/init.d/munin-node restart

Installation des noeuds sous Windows

Le projet Munin ne fourni pas de "node" pour WIndows, il faut donc se retourner du coté de la communauté pour trouver notre bonheur. En l’occurrence du coté du logiciel Munin-Node-Win32 disponible au téléchargement sur cette page.  Il suffit de lancer l'installer pour que l'installation et le lancement du processus en tache de fond soit effectué (procédure testé sous Windows 7).

Installation des noeuds sous MacOS

Si vous avez à surveiller des machines sous Mac OS X, il va falloir mettre un peu plus les mains dans le cambouis. En effet, il faut obligatoire passer par l'installation des gestionnaires de paquets Fink ou MacPorts. Je vous conseille la lecture du Wiki officiel.

Configuration des plugins sur les machines noeuds

Nous allons voir dans cette sections comment configurer ce que l'on souhaite superviser sur les machines noeuds. Munin utilise le fichier  /etc/munin/plugin-conf.d/munin-node (ainsi que tous les fichiers se trouvant dans le même répertoire) pour configurer les paramètres des plugins (bien souvent de simples script Perl).

Le répertoire /etc/munin/plugins/ contient la liste des plugins utilisables par la machine noeud et le répertoire /usr/share/munin/plugins/ l'ensemble des plugins. En y regardant de plus prêt, le répertoire  /etc/munin/plugins/ fait des liens symboliques vers le répertoire /usr/share/munin/plugins/.

Pour voir la liste des plugins disponibles sur le noeud, on peut utiliser:

# sudo munin-node-configure

Exemple de l'ajout des plugins NGinx (permettant de surveiller un serveur Web NGinx) sur un noeud:

Pour faire prendre en compte un nouveau plugin sur un noeud (node) il faut faire un lien symbolique entre le fichier en question dans ce répertoire et /etc/munin/plugins/. Par exemple pour accéder aux stats de mon serveur NGinx:

sudo ln -s /usr/share/munin/plugins/nginx_status /etc/munin/plugins/nginx_status

sudo ln -s /usr/share/munin/plugins/nginx_request /etc/munin/plugins/nginx_request

Il est quelquefois necessaire d'installer des dependances pour que le plugin fonctionne.

Pour voir les dépendances nécessaire il suffit de saisir la commande:

sudo munin-node-configure --suggest | grep nginx

nginx_request | yes | no [LWP::UserAgent not found]

nginx_status | yes | no [LWP::UserAgent not found]

Il faut donc installer la librairie perl contenant le module LWP qui est présente dans le package libwww-perl sur Debian/Ubuntu:

sudo apt-get install libwww-perl

Cela a l'air OK:

sudo munin-node-configure --suggest

nginx_request | yes | yes

nginx_status | yes | yes

On peut faire prendre en compte la configuration par Munin-node:

sudo /etc/init.d/munin-node restart

Configuration du maître pour prendre en compte les machines noeuds

Une fois toutes vos machines noeuds configurés (voir le chapitre précédant), il faut maintenant modifier la configuration du serveur maître pour les prendre en compte. Là encore, fidèle à la philosophie Unix, la configuration est centralisé dans le fichier /etc/munin/munin.conf.

En plus des répertoires systèmes en début de fichier:

# The next three variables specifies where the location of the RRD

# databases, the HTML output, logs and the lock/pid files. They all

# must be writable by the user running munin-cron. They are all

# defaulted to the values you see here.

#

dbdir /var/lib/munin

htmldir /var/cache/munin/www/

logdir /var/log/munin

rundir /var/run/munin

Il faut configurer la liste des noeuds de la manière suivante:

# A simple host tree for mondomaine.com

[maitre.mondomaine.com]

address 127.0.0.1

[noeud1.mondomaine.com]

address noeud1.mondomaine.com

[noeud2.mondomaine.com]

address noeud2.mondomaine

Reste à relancer le serveur Munin pour prendre en compte la configuration:

sudo /etc/init.d/munin restart

En faisant pointer un navigateur Web vers l'URL:

http://votreserveurdesupervision/munin

Puis par exemple les graphes sur l'occupation mémoire:

Pour voir une démonstration en ligne des capacités de Munin, vous pouvez consulter ce serveur maître qui est en accès libre.

Plus de plugins ?

Un des gros avantage de Munin est le fait de pouvoir simplement écrire de nouveaux plugins en utilisant votre langage favori (nous reviendrons bientôt sur ce sujet dans un prochain billet).  Pas mal d'exemples sont proposés  dans le dépôt GitHub suivant (vous devriez trouver votre bonheur).

Frederic BEZIES

KDE SC 4.8 : un grand cru de l’environnement de bureau.

Le 26 January 2012 à 16:40:37

Dans une vie précédente, j’ai utilisé KDE 4.3, ce qui remonte à environ 2 ans et demi. J’avoue que je n’ai pas eu envie de me plonger dans KDE entre temps, mais la sortie de la version de KDE SC 4.8 m’a donné envie de le faire. J’ai donc installé dans une machine virtuelle Qemu-KVM, une distribution archlinux 64 bits.

Au moment où je rédige cet article, KDE SC 4.8.0 est encore dans le dépot [testing] de la distribution, et donc demande l’activation de ce dernier. Pour l’installation, je n’ai pas cherché la finesse : bien qu’il existe un découpage en méta-paquets, j’ai demandé l’installation de la totalité de l’environnement, ce qui a demandé quelque chose comme 2 Go ? ;)

Installation de KDE SC 4.8

L’installation s’est résumé à faire un :


yaourt -S kde

La traduction française ?


yaourt -S kde-l10n-fr

J’ai ensuite rajouter une extension qui permet d’utiliser le moteur webkit en lieu et place de khtml dans konqueror.


yaourt -S kwebkitpart

Une fois l’ensemble lancé, est on surpris par la légèreté de l’affichage. La barre des tâches qui contient le menu K est joliment stylisé. Le bouton qui permet de gérer les gadgets est simple, loin du clinquant de l’époque KDE 4.2 / 4.3.

Introduit à l’époque de KDE 4.7, le gestionnaire d’activité est sympathique et permet de lancer de manière plus intuitive – c’est un avis personnel – les logiciels sans passer par les méandres du menu K. Je peux me tromper, mais j’ai comme l’impression que ce dernier va finir par perdre de l’importance au fil des versions.

Je me pose une question : pourquoi ne pas donner l’extrème onction au moteur de rendu khtml ? Bien qu’étant à l’origine du moteur webkit il est maintenant vraiment dépassé. Même s’il a un score honorable au test Acid3, son score est vraiment faible, dépassé de près de 50 points par Microsoft Internet Explorer 9 – sur le html5test.

J’ai fait une rapide présentation de KDE SC 4.8 dans la vidéo ci-jointe :

<iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/3N539c0Mo-M?rel=0" width="420"></iframe>

Et je dois dire que j’ai été agréablement surpris par la vitesse de l’ensemble, spécialement pour les effets d’affichages qui normalement sont largement plus saccadés.

Cependant, je reste un fan de gnome au plus profond de mes tripes, ce qui ne m’empêche pas de reconnaitre que cette mouture de KDE est très bonne.

mbriand.png Michel BRIAND

Guide du téléchargement gratuit et légal 2012

Le 26 January 2012 à 15:20:21

la nouvelle version du Guide du téléchargement gratuit et légal mise à jour en janvier 2012.

Cette ressource est mise à jour par le Point Information Jeunesse et Espace Public Numérique de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte d'Or).

C'est un outil de prévention contre le téléchargement illégal mais c'est surtout une liste de contenu ! Images, polices, partitions, courts métrages, musiques, livres pour non voyants sont quelques exemples des fichiers que vous pourrez y trouver gratuitement et parfois libres de droit ! Bonne lecture et bonne recherche !

Sébastien Coustol, responsable du Point Information Jeunesse de Chevigny Saint Sauveur

http://www.ijbourgogne.com/Videos-p...

PDF - 3.4 Mo
musique film image logiciel gratuit
Films, documentaires, musiques, bruitages, partitions, logiciels, livres : un guide du téléchargement gratuit et légal sur Internet dans sa version 2012 mise à jour janvier.
PDF - 163.9 ko
Notice du guide
Notice pour savoir reconnaitre les sites proposant des fichiers gratuits et légaux
opendocument text - 130.1 ko
Musique film image logiciel gratuit
Fichier du guide modifiable en creative commons by nc sa 3.0 ..

La licence CC-Zero : une licence en faveur du domaine public

Le 26 January 2012 à 11:20:31

A l'occasion de la journée du Domaine Public, nous vous proposons d'évoquer la licence Creative Commons Zero ( CC-0 ) par Pierre, venividilibr

Utilisée telle une déclaration d'intention sur les ouvrages /Un monde sans copyright… et sans monopole (ed. Framabook) /et/Piratons la démocratie/(ed. ILV)), la licence Creative Commons Zero (CC-0) est un contrat qui traduit la volonté des auteurs d"une œuvre (scientifiques, enseignants, artistes, créateurs) souhaitant renoncer à leurs droits au profit du domaine public (ou, lorsque la loi ne leur permet pas, de les céder très largement). Toute personne est ainsi invitée à réutiliser librement leur création, quelque soit le but et sans aucune restriction de droit.

Cette licence découle du positionnement en faveur du domaine public initié par Sciences Commons en 2007. Elle concède très largement les droits sur les données (et les bases de données) dans le but de permettre leur combinaison et diffusion sans entrave. Le projet communautaire Personal Genome ainsi que la région italienne du Piémont figurent ainsi parmi les premiers utilisateurs.

Le travail de traduction fut réalisé courant 2010 par les associations VeniVidiLibri et Framasoft, dans leur objectif de vulgarisation et de promotion des licences libres (notamment au travers des licences GNU GPL, ODbL, Art Libre et Creative Commons).

La problématique

Déposer des travaux dans le domaine public est difficile, pour ne pas dire impossible, pour les personnes qui souhaitent contribuer à l'usage public avant l'expiration de leurs droits. Peu de juridictions offrent une telle possibilité et les législations varient d'une juridiction à l'autre (cession, date d'expiration, renoncement ).

Aucun texte et aucune jurisprudence ne permettent à ce jour de donner de réponse certaine à la question de la validité d'un tel « domaine public » consenti. Néanmoins, la validité d'une mise volontaire dans le domaine public d'une œuvre par son auteur reste très critiquée au regard du parallélisme des formes : seule la loi pouvant reprendre ce qu'elle a donné (à ce sujet, voir Jean (Benjamin), Option Libre. Du bon usage des licences libres, Paris, Framabook, déc. 2011, p26). Par ailleurs, certains droits (notamment celui d'être cité comme auteur — droit de paternité) sont inaliénables et seront maintenus — même à l'égard d' œuvre du domaine public ou en situation de cession très large.

La solution CC0

Ainsi, la licence Creative Commons Zero (CC-0) agit en deux temps et traduit l'intention des créateurs d'abandonner tous leurs droits de copie et droits associés dans la limite offerte par la loi ou, lorsqu'un tel acte est impossible, d'opérer une cession non exclusive très large. De cette façon le domaine public et le domaine du libre se rejoignent pour ne faire qu'un.

Conforme à l'esprit d'internet et du numérique, la licence Creative Commons Zero (CC-0) est un instrument universel et sans frontière. Au final, et bien que sa réception differera selon les législations en vigueur, cette licence est destinée à fournir le moyen le plus complet pour contribuer au domaine public quelque soit le pays concerné.

[1] http://www.framablog.org/index.php/...

Ce texte est sous licence CC-By-SA et inspiré fortement de ce texte

bjean.png Benjamin JEAN

La licence CC-Zero : une licence en faveur du domaine public.

Le 26 January 2012 à 10:55:00

A l’occasion de la journée du Domaine Public, nous vous proposons d’évoquer la licence Creative Commons Zero ( CC-0 )

La licence CC-Zero : une licence en faveur du domaine public.

Utilisée telle une déclaration d’intention sur les ouvrages Un monde sans copyright… et sans monopole (ed. Framabook) et Piratons la démocratie (ed. ILV)), la licence Creative Commons Zero (CC-0) est un contrat qui traduit la volonté des auteurs d"une œuvre (scientifiques, enseignants, artistes, créateurs) souhaitant renoncer à leurs droits au profit du domaine public (ou, lorsque la loi ne leur permet pas, de les céder très largement). Toute personne est ainsi invitée à réutiliser librement leur création, quelque soit le but et sans aucune restriction de droit.

Cette licence découle du positionnement en faveur du domaine public initié par Sciences Commons en 2007. Elle concède très largement les droits sur les données (et les bases de données) dans le but de permettre leur combinaison et diffusion sans entrave. Le projet communautaire Personal Genome ainsi que la région italienne du Piémont figurent ainsi parmi les premiers utilisateurs.

Le travail de traduction fut réalisé courant 2010 par les associations VeniVidiLibri et Framasoft, dans leur objectif de vulgarisation et de promotion des licences libres (notamment au travers des licences GNU GPL, ODbL, Art Libre et Creative Commons).

La problématique

Déposer des travaux dans le domaine public est difficile, pour ne pas dire impossible, pour les personnes qui souhaitent contribuer à l’usage public avant l’expiration de leurs droits. Peu de juridictions offrent une telle possibilité et les législations varient d’une juridiction à l’autre (cession, date d’expiration, renoncement ).

Aucun texte et aucune jurisprudence ne permettent à ce jour de donner de réponse certaine à la question de la validité d’un tel « domaine public » consenti. Néanmoins, la validité d’une mise volontaire dans le domaine public d’une œuvre par son auteur reste très critiquée au regard du parallélisme des formes : seule la loi pouvant reprendre ce qu’elle a donné (à ce sujet, voir Jean (Benjamin), Option Libre. Du bon usage des licences libres, Paris, Framabook, déc. 2011, p26). Par ailleurs, certains droits (notamment celui d’être cité comme auteur droit de paternité) sont inaliénables et seront maintenus — même à l’égard d’ œuvre du domaine public ou en situation de cession très large.

La solution CC0

Ainsi, la licence Creative Commons Zero (CC-0) agit en deux temps et traduit l’intention des créateurs d’abandonner tous leurs droits de copie et droits associés dans la limite offerte par la loi ou, lorsqu’un tel acte est impossible, d’opérer une cession non exclusive très large. De cette façon le domaine public et le domaine du libre se rejoignent pour ne faire qu’un.

Conforme à l’esprit d’internet et du numérique, la licence Creative Commons Zero (CC-0) est un instrument universel et sans frontière. Au final, et bien que sa réception differera selon les législations en vigueur, cette licence est destinée à fournir le moyen le plus complet pour contribuer au domaine public quelque soit le pays concerné.

Licence CC0 ( fr )

Résumé de la CC0 ( fr )

Licence CC0 ( en )

Résumé de la CC0 ( en )

Faq CC0 ( en )

Option Libre : Du bon usage des licences libres ( fr )

Propostion de traduction de Framasoft

Ce texte est sous licence CC-By-SA et est inspiré fortement de ce texte http://fr.issuepedia.org/index.php?title=Licence_CC0&printable=yes

Frederic BEZIES

La HUD proposée par Canonical : dernier avatar en date de la volonté de mettre au musée les menus déroulants ?

Le 26 January 2012 à 10:20:57

Récémment, la blogosphère liée au logiciel libre a parlé du dernier projet ergonomique en date sortie des laboratoires de Canonical : HUD, un projet pour remplacer les menus déroulant par un système de saisie intuitive.

Le Libriste propose un article avec la vidéo d’une préversion en test. Je n’ai personnellement pas encore testé cette technologie, potentiellement intéressante mais qui me fait poser quelques questions : comment faire avec des logiciels qui ont des options à foisons, comme un outil de traitement de texte ou un logiciel de retouche vidéo ?

Est-il plus rapide de faire un clic sur le menu Editer puis un autre sur annuler au lieu de taper « annuler » ? Evidemment le projet n’en est qu’à son balbutiement et sera surement amélioré pour une intégration par la suite. Même si je pense que viser la version 12.04 serait un peu court, vu le bouleversement ergonomique que cela entraine.

Et il est évident que ce genre d’interface se dédie plus à une tablette qu’à un ordinateur classique, et c’est une vision qui peut s’envisager.

Cependant, cette technologie n’est pas la première à vouloir faire disparaître le menu déroulant. Ce bon vieux menu déroulant fondement même des premières interfaces graphiques…

Pour voir une des attaques les plus connus contre un des fondements des interfaces graphiques des 30 dernières années, il faut remonter 5 ans en arrière, avec la sortie d’un petit logiciel du nom de… Microsoft Office 2007. C’est à cette époque que sort la première version de la suite bureautique de Microsoft rompant avec les menus déroulants, à savoir l’interface ruban.

Au lieu des menus et de leurs listes d’options, des icones et un ruban qui s’adapte à la demande de l’utilisateur. D’ailleurs, sauf erreur de ma part, l’explorateur de MS-Windows Vista, puis de MS-Windows 7, certains outils comme Windows Live Messenger ont fait disparaître le bon vieux menu déroulant, qui est toujours disponible si l’on appuie la touche alt soit dit en passant.

Mais Microsoft et Canonical ne sont pas les seuls à avoir attaqué le menu déroulant. Mozilla Firefox depuis sa version 4.0 et Opera depuis sa version 11.50 (ou un peu avant ?) propose un bouton qui permet ensuite d’avoir les options dans un menu plus condensé.

Google Chrome a aussi utilisé cette option, remplaçant le bouton nominatif par un bouton ressemblant à une clé à molette.

Donc, c’est un mouvement de fond qui s’est enclenché depuis des années, pour repenser l’interface graphique. Avec à la clé une question : à trop vouloir simplifier l’interface graphique, ne va-t-on pas la rendre plus inaccessible ? Quid des fonctionnalités qu’on ignore ? Et comment se repérer quand on sait visuellement où se trouve une option dans un menu donné ?

bonjourapril.png Bonjour April

Bonjour JDLL 2006

Le 26 January 2012 à 09:00:00

Bonjour JDLL2006

Dans le folklore Lyonnais, à part le gras double, les quenelles, les coussins, la cervelle de canut, les lumignons et les traboules, il y a plein d'autres trucs sympas comme les JDLL. Mais oui, les Journées du Logiciel Libre !

Alors comme ça parle de logiciel libre, l'April y est bien évidemment dès qu'elle peut. Voici donc une vue de notre stand en 2006, avec DJ Estelle et MC Eva aux platines !

mbriand.png Michel BRIAND

Qu'allons-nous faire si le diable Google sort de sa boîte ?

Le 26 January 2012 à 08:14:50

La trappe Google commencerait-elle à doucement mais sûrement se refermer sur ses utilisateurs, mettant du plomb dans l'aile à son fameux slogan « Don't be evil » ?

Deux récents changement le laissent en effet à penser. Tout d'abord une modification en profondeur de l'affichage des résultats du moteur de recherche au profit de son propre réseau social Google+ et au détriment de la neutralité et des petits camarades Facebook, Twitter & Co (qui ont réagit comme il se doit).

Et puis donc, voir ci-dessous, cette toute nouvelle mise à jour de sa politique de confidentialité qui vous impose le regroupement de toutes les données personnelle de vos différents comptes Google (Gmail, YouTube, Calendar, Recherche…). On pourra voir (avec le recul nécessaire) cette vidéo made by Google pour comprendre de suite de quoi il s'agit[1].

Officiellement, du côté de chez Google, on ne parle que d'expérience utilisateur enrichie. Il ne s'agit en effet que d'améliorer la pertinence des résultats (et des encarts publicitaires proposés). D'ailleurs c'est titré « Des règles de confidentialité unifiées pour une expérience Google unique » sur leur site.

Mais si on y réfléchit bien, avec un compte Gmail et un smartphone Android à la géolocalisation activée (ce qui est fréquent même chez les librisites), Google est désormais capable de tout savoir de vous, d'autant que Google+ vous a encouragé à vous inscrire sous votre propre nom !

Bien sûr, Google n'est ni un service public, ni une organisation philanthropique, et il en va de notre propre responsabilité d'accepter des contrats que Google peut modifier quand bon lui semble lorsque nous avons décidé de nous inscrire chez eux.

Mais quand on y réfléchit bien Big Brother n'est vraiment plus très loin, et le diable non plus…

Steve Rhodes - CC ny-nc-nd

Google a rompu le pacte : son engagement à « ne pas faire de mal »

Google's Broken Promise : The End of “Don't Be Evil”

Mat Honan - 24 janvier 2012 - Gizmodo
(Traduction Framalang : Cheval_boiteux, OranginaRouge, Goofy)

Changement radical de sa politique de confidentialité, Google a annoncé aujourd'hui qu'il allait commencé à pister ses utilisateurs à travers tous ses services (Gmail, Search, YouTube et d'autres encore) et partager les données des activités de l'utilisateur entre les différents services. Et voilà le Google pour lequel nous nous sommes inscrits.

Le changement a été annoncé aujourd'hui dans un billet du blog officiel et général de la société, et va prendre effet le 1er mars prochain. Après cette date, si vous avez un compte Google pour utiliser un de ses services, l'entreprise pourra utiliser ces informations sur les autres services. Comme Google le dit :

Notre nouvelle politique de confidentialité sera claire, si vous la signez, nous pourrions combiner les informations que vous avez fournies à l'un de nos services avec les informations des autres services. Pour faire plus court, nous vous traiterons comme un seul utilisateur sur tous nous produits, ce qui rendra votre expérience de Google plus simple et plus intuitive.

On le voyait venir de loin. La politique de confidentialité de Google est passée de données cloisonnées à des données partagées entres les différents services. Cela vous amène irrémédiablement à vous désanonymiser, tout d'abord en requérant votre vrai nom sur Google+ par exemple puis ensuite en liant votre compte Google+ à votre compte Gmail. Mais voici venir un tout nouveau degré de partage. Et étant donné l'accueil désastreux dû aux problèmes de confidentialité posés par Google+, il est particulièrement troublant de voir Google prendre des mesures qui entament davantage encore la confidentialité des utilisateurs.

Cela signifie pour vous que toutes les données provenant de ce que vous recherchez, des emails que vous écrivez, des endroits que vous admirez sur Google Maps, des vidéos que vous regardez sur YouTube, des discussions que vous avez sur Google+, tout sera rassemblé au même endroit. Cela touchera en particulier les utilisateurs d'Android par leur localisation en temps réel (s'ils ont activé Latitude), les données de Google Wallet, et bien d'autres données qui seront récoltées. Et le plus surprenant est que si vous êtes inscrits à Google+, l'entreprise connaît même votre vrai nom, ce qui fournit une nouvelle barrière à l'utilisation d'un pseudonyme (bien qu'il ne soit pas explicitement requis des utilisateurs qu'ils s'inscrivent sous leur vrai nom).

L'intégralité des données de l'historique seront dorénavant recoupées. Bien que l'intérêt affiché soit de fournir aux utilisateurs une meilleure expérience (comprendre des résultats encore plus appropriés), cela permettra vraisemblablement à Google de cibler encore mieux ses publicités. (Au passage, c'est l'occasion ou jamais de vous familiariser avec les préférences de Google Ads).

Pourquoi disons-nous que ce changement est mauvais ? Parce que Google vient de changer les règles qu'il avait lui-même fixées.

Google a fondé sa réputation, et son chiffre d'affaires à plusieurs milliards de dollars, sur l'engagement de principe « ne rien faire de mal ». Cela fut largement interprété comme un moyen pour Google de toujours placer ses utilisateurs en premier, une interprétation qu'elle a cultivée et encouragée. Google a donc construit cette entreprise très lucrative sur la réputation du respect de l'utilisateur. Elle a investi des milliards de dollars dans le but de nous donner à tous l'impression d'être sous son agréable dôme protecteur. Et maintenant qu'elle tire les marrons du feu, tout s'écroule. Cela nous donne quelques semaines pour retirer nos données, en utilisant son service de libération des données, mais si vous désirez utiliser les services de Google, vous devrez vous plier à ses règles.

Les principes de Google mentionnent explicitement l'intention de gagner de l'argent sans faire rien de mauvais. Et l'entreprise est très claire en classant ses appels à la publicité dans la section « le mal ». Mais ; alors qu'elle met l'accent sur la nécessité pour les pubs d'être pertinentes, sans ambiguïtés et « non-intrusives », ce qu'elle semble avoir oublié c'est le simple respect de la confidentialité des données de ses utilisateurs, et des pratiques qu'elle avait établies.

Parmi ses principes de confidentialité, le point numéro 4 indique :

Les préoccupations en matière de confidentialité ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Afin de répondre aux attentes particulières de chacun des utilisateurs, Google s'efforce de leur proposer des choix significatifs et détaillés concernant l'utilisation de leurs informations personnelles. Nous pensons que les informations personnelles des utilisateurs ne doivent pas être « prises en otage ». Dans cette optique, nous nous engageons à concevoir des produits qui permettent aux utilisateurs d'exporter leurs informations personnelles vers d'autres services. Sachez que nous ne vendons pas les informations personnelles de nos utilisateurs.

Voilà qui franchit le Rubicon. C'est la fin du contrôle détaillé sur nos données, et cela signifie qu'à compter du 1er mars votre nom, votre visage, votre numéro de téléphone seront explicitement associés à des choses que vous pouviez jusqu'à présent faire sous le couvert d'un relatif anonymat. Si vous utilisez les services de Google, vous devrez accepter sa nouvelle politique de confidentialité. Et pourtant s'il y a une préoccupation qui surpasse les autres c'est bien que je ne voudrais surtout pas que Google puisse associer deux éléments d'information me concernant.

Et le pire, c'est le retournement de situation par rapport à une précédente politique. Comme l'a indiqué Google en 2009 sur son blog :

Précédemment, nous offrions la recherche personnalisée pour les utilisateurs inscrits, et uniquement quand ils avaient activé l'historique de navigation dans leur compte Google. Ce que nous faisons aujourd'hui consiste à étendre la recherche personnalisée afin de la rendre également accessible aux utilisateurs n'ayant pas de compte Google. Cette nouvelle fonctionnalité nous permet de baser la personnalisation de vos résultats de recherches sur 180 jours d'activités en la liant à un cookie anonyme dans votre navigateur. Cela est complétement séparé de votre compte Google et de votre historique de recherche (qui sont uniquement disponibles pour des utilisateurs enregistrés). Vous saurez quand nous personnalisons les résultats car un lien « Vue personnalisée » apparaîtra en haut à droite de la page des résultats. En cliquant sur ce lien, vous pourrez voir comment nous avons personnalisé vos recherches et vous pourrez également désactiver cette personnalisation.

Ces changements sont survenus peu après que Google a complètement repensé ses résultats de recherche pour inclure les réseaux sociaux, dans un service intitulé « Search plus Your World » (NdT : Recherche augmentée dans votre univers). Bien que cette nouvelle stratégie ait suscité une vague de violentes critiques sur le Web entier, elle laisse au moins à l'utilisateur la possibilité de ne pas y prendre part.

Notes

[1] Crédit photo : Steve Rhodes (Creative Commons By-Nc-Nd)

25 January 2012

mbriand.png Michel BRIAND

Travelling fait son cinéma à la cantine

Le 25 January 2012 à 16:28:06

Nouveaux supports, nouveaux modes de diffusion, nouveaux contenus : la révolution numérique est en marche. Dans le cadre du festival Travelling, Clair Obscur et la Cantine numérique rennaise vous proposent une conférence sur les nouvelles façons de «consommer» des images, vendredi 10 février à partir de 18h30.

Vidéo à la demande, télévision de rattrapage, téléchargement… Les possibilités d'accès aux images se multiplient. En parallèle de ces évolutions, d'autres contenus audiovisuels se sont mis en place, à l'instar de Rémi Gaillard, Norman fait des vidéos et autres webséries. Quelle est la relation entre les nouveaux usages de « consommation » de l'audiovisuel et l'évolution des contenus eux-mêmes ? D'un point de vue économique, quels sont les nouveaux modèles et comment finance-t-on ces projets avec ce nouveau genre de diffuseur ? Quelle place la salle de cinéma occupe-t-elle maintenant dans notre consommation ?

Intervenants :
Yann Leroux, psychologue et spécialiste des dynamiques des relations en ligne
Jean-Jacques Rue, représentant des cinémas Utopia et du projet Vidéo en poche.
Barbara Fontar, maîtres de conférences à l'université Rennes 2.
Alba Gautier, chargées des thématiques cinéma & TV à Dailymotion.

Animateur : Benoît Labourdette, cinéaste et directeur artistique Pocket Films, Pocket Camera et Caméras Mobiles.

Inscriptions vivement recommandée ici !

nhennion.png Nicolas HENNION

NGinx – Protéger son site avec une authentification simple HTTP

Le 25 January 2012 à 09:00:09

Un petit billet "flash express" pour  protéger son site (ou un répertoire de son site) avec une authentification simple (type login/password) sur un serveur NGinx.

Pré-requis

Il faut disposer d'un serveur NGinx bien configuré (par exemple en utilisant ce script d'auto-installation pour Debian ou Ubuntu) puis du logiciel htpasswd que l'on peut installer sous Debian/Ubuntu avec la commande suivante:

sudo apt-get install apache2-utils

Création du fichier .htpasswd

Ce fichier va contenir, de manière chiffré, le mot de passe associé à l'utilisateur. La commande à utiliser pour créer ce fichier est la suivante:

sudo htpasswd -c /var/www/.htpasswd nicolargo

New password:

Re-type new password:

Adding password for user nicolargo

Ou:

  • -c est une option pour créer le fichier (sans cette option, le couple login/password est ajouté)
  • /var/www/ est l'emplacement du fichier .htpasswd. Le contenu du répertoire /var/www/ (donc la racine de mon site Web) sera donc protégée par le couple login/password
  • nicolargo est le nom de l'utilisateur (login)
  • ilfaut sasir deux fois le mot de passe (password)

Configuration de NGinx

Pour que NGinx puisse gérer les fichiers .htpasswd, il faut ajouter modifier la configuration de son site (à  adapter selon votre configuration):

server {

listen 80;

server_name localhost;

root /var/www;

# Static

location / {

index index.html index.htm;

auth_basic "Login";

auth_basic_user_file /var/www/.htpasswd;

}

# Protect hidden file to read/write access

location ~ /\. {

deny all;

}

}

Après avoir rechargé la configuration:

sudo /etc/init.d/nginx restart

Il ne reste plus qu'à...

Tester

En pointant un navigateur sur le site en question, une bannière d'authentification va apparaitre:

 

Note sur la sécurité

Attention de ne PAS utiliser se mécanisme pour protéger des informations sensibles. En effet il n'y a pas de chiffrement des données lors de la transmission en HTTP entre le navigateur et le serveur et le fichier .htpasswd peut être récupéré en cas de corruption de votre serveur...

24 January 2012

mbriand.png Michel BRIAND

Du 1er au 5 février, une installation interactive nocturne à Rennes…

Le 24 January 2012 à 16:34:49

Dans le cadre de l'installation Fenêtre pour mars, ce sont la ville et ses habitants qui s'invitent au sein des Champs Libres. Une projection vidéo interactive nocturne propose à chaque passant de naviguer au sein d'un échantillonnage de fenêtres locales. En devenant utilisateurs, ils génèrent le rythme des enchaînements et composent ainsi leurs propres cartographies et fictions de territoire.

Une œuvre créée par Pauline Boyer et François Goujon, à « visiter » en passant devant la cantine numérique rennaise, boulevard Magenta, du 1er au 5 février 2012, dans le cadre du Jardin Numérique

Frederic BEZIES

Les distributions n’aiment pas la simplicité…

Le 24 January 2012 à 11:11:42

…Ou n’aiment pas le « one size fits all » ? Un fidèle lecteur m’a écrit il y a quelques jours pour me suggérer de parler d’un problème inhérent selon lui aux distributions linux : leur rejet de la simplicité.

Je ne reproduirais pas le message en question, mais tout ce que je peux dire, c’est que cette personne a une dent contre les interfaces qui se démultiplient, spécialement les interfaces nouvelles générations qui ont fait leurs premières armes l’année dernière.

Un reproche que l’on fait souvent aux interfaces graphiques utilisateurs des distributions linux, c’est leur foisonnement. Contrairement au duopole Microsoft-Apple où chacun des adversaires impose sa vision de l’interface graphique comme étant ce que recherche l’utilisateur (en lui imposant au passage sa vision des choses), le monde du logiciel libre est celui qui refuse l’idée de la taille unique, en clair imposer à l’utilisateur débutant comme à l’habitué la même interface, avec les mêmes icones, les mêmes raccourcis claviers, etc…

D’un coté on impose l’interface, et l’utilisateur fait son choix souvent en fonction de ses besoins ou de ses finances, de l’autre, on laisse l’utilisateur choisir ce qui lui convient le mieux à l’utilisation.

C’est pour cela que l’on a 3 grands noms dans les environnements de bureau, Gnome, KDE SC et Xfce, mais aussi un nombre conséquent de gestionnaires de fenêtres plus ou moins complet, allant d’Openbox à RatPoison, en passant par fluxbox, windowmaker ou encore wmfs.

Ce n’est pas que les distributions refusent la simplicité, elle préfère promouvoir un ou plusieurs choix (en fonction de la cible d’utilisateurs qu’elles visent), car tout le monde n’a pas les mêmes besoins, ni les mêmes envies.

Dans ce cas, les distributions les plus ouvertes sont, par ordre alphabétique : Archlinux, Crux Debian, Fedora, Frugalware, Funtoo, Gentoo.

Car soit elles ne mettent en avant aucune interface, soit elles proposent les principales individuellement.

Choisir pour l’utilisateur ou laisser l’utilisateur choisir, à vous de voir la voie que vous préférez !

mbriand.png Michel BRIAND

1ere rencontre inter-administrations ouvertes

Le 24 January 2012 à 07:41:05

Le 9 décembre 2011, nous participions à une rencontre sur Bordeaux dans le cadre des conférences Metronum dédiées à l'open data. Celles-ci se sont prolongées d'un échange avec le public qui a vivement interpellé les collectivités sur le besoin d'harmonisation entre les différentes initiatives open data.

L'harmonisation des formats

Aujourd'hui de même jeux de données sont mis à disposition sous des formats différents selon les collectivités. Cette diversité représente un frein à la réutilisation et complexifie les démarches d'appropriation des données. Favoriser la mise à disposition sous des formats similaires contribuerait à faciliter le travail de réutilisation des données. Les collectivités ont donc tout intérêt à échanger et collaborer entre elles afin d'atteindre les objectifs attendus par toutes, notamment en terme de développement de services.

L'harmonisation des plateformes

Certaines collectivités développent la mutualisation de plateformes de données (CG33 avec l'Aquitaine, Nantes Métropole avec le CG44 qui ont repris la plateforme rennaise) mais il existe une diversité de plateformes technologiques. Il existe également différentes formes d'urls pour les plateformes (opendata.ville ou data.ville, et autres) qui rendent peu accessibles les données disséminées sur le web. Mettre en place quelques standards permettrait de simplifier les accès.

Mutualisation de pratiques

Chaque administration consacre des heures quotidiennes à la veille sur la thématique open data, chacune reproduisant le même travail de manière isolée. De nombreuses pratiques pourraient être mutualisées, représentant un gain de temps et d'argent pour tous, tout en favorisant l'essor de l'open data en France.

Harmoniser sans pénaliser

Nous évoquons ici quelques exemple d'harmonisations possibles, cependant la standardisation représente dans certains cas un frein à l'innovation. Standardiser les formats signifie standardiser les formes de réutilisation possible. Standardiser les plateformes signifie standardiser les fonctionnalités tandis que de nouvelles apparaissent chaque semestre.

Au delà d'un objectif peu réalisable d'harmonisation globale, il nous semblait cependant intéressant de réunir pour la première fois les pilotes des différents projets open data afin qu'ils apprennent à se connaître, pour faciliter les mutualisations futures et évoquer ces problématiques.

1ere rencontre inter-administrations ouvertes

Nous avons donc profité de l'interpellation du public pour convier les collectivités et l'Etat à une première rencontre entre administrations ayant ouvert leurs données ou s'apprêtant à le faire. Cette rencontre d'une journée aura lieu le 1er février 2012 à Paris.

Objectif

Rencontre et échanges sur les différentes initiatives d'ouverture (ou en cours d'ouverture) de données publiques : envisager des mutualisations et harmonisation de certaines pratiques pour favoriser le développement de l'open data et de la réutilisation des données ouvertes en France.

Voici la liste des participants ayant confirmé leur présence :

Rennes Métropole, Paris, Nantes Métropole, Conseil Général de Saône et Loire, Conseil Général de Gironde, Conseil Général de Loire Atltantique, Brest Métropole, Grand Toulouse, Brocas, Conseil Général du Maine et Loire, La Rochelle, Ville de Montpellier, Région Aquitaine, Communauté Urbaine de Bordeaux, Conseil général du Loire et Cher, Longjumeau, Etalab

Appel à contributions

L'open data vous intéresse et vous avez des suggestions à émettre pour cette réunion : types de formats à privilégier, les données prioritaires à mutualiser, suggestion d'outils, procédures, autre… Des problématiques qui pourraient être solutionnées grâce à une action collective des administrations ?

Faites nous part de vos commentaires que nous transmettrons le 1er février !

De la défensive à l'offensive pour défendre la liberté d'expression, par Rick Falkvinge

Le 24 January 2012 à 07:40:59

On peut se féliciter du spectaculaire succès de la récente action contre les lois SOPA et PIPA mais quelques part il était déjà trop tard. Il ne restait plus qu'à résister, ce qui fut fait et bien fait jusqu'à… la prochaine attaque !

Engagez-vous, comme dirait l'autre, pour casser ce cercle vicieux qui nous voit être trop souvent sur la défensive[1], pour proposer et mettre en place d'urgentes et salutaires alternatives.

Un article qui fait écho à une autre de nos traductions : Le jour d'après le blackout SOPA ou ce que j'aurais aimé entendre de Wikipédia & Co.

Petteri Sulonen - CC by

Il est temps de passer à l'offensive pour défendre la liberté d'expression

It's Time To Go On The Offensive For Freedom Of Speech

Rick Falkvinge - 22 janvier 2011 - TorrentFreak - CC BY-SA
(Traduction Framalang/Twitter : skhaen, toto, vinci, toto, e-Jim, quota)

L'action collective de la semaine dernière contre les lois PIPA et SOPA aux États-Unis était fabuleuse et sans précédent. Mais n'avez-vous pas remarqué que nous étions toujours sur la défensive ? Nous ne pourrons pas gagner ni même conserver notre liberté d'expression en continuant ainsi.

L'industrie du copyright est tenace et utilise, avec une grande efficacité il faut l'avouer, pour faire voter des lois, la technique dite du « Papa, je veux un poney ». Ils y reviennent sans cesse. Conséquence de cela, nous assistons à une érosion sans fin de nos droits civiques, et à l'enracinement du fait que cette industrie doive profiter de nos impôts.

La tactique dite de « Papa, je veux un poney » fonctionne à peu près comme suit :

La petite fille : Papa, Je veux un poney ! veux un poney ! je veux veux veux un poney !

Le père : Hum, non, hum, hum, non, pourquoi pas plutôt un chien ?

La petite fille : Non non NON ! Je veux un poney ! un PONEY ! … Heu, bon, un chien ? d'accord !

À ce moment là le père pense : « pfiou, je l'ai échappé belle ». Et la petite fille pense « wow, ce fut le chien le plus facile à avoir que j'ai jamais eu ». C'est la tactique « Papa, je veux un poney ».

Nous avons vu cette tactique à l'oeuvre avec le DMCA (NdT : Digital Millennium Copyright Act) aux États-Unis, lequel a largement restreint nos droits sur notre propriété privée, ainsi qu'avec son pendant Européen, la directive InfoSoc (NdT : Directive 2001/29/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 mai 2001 sur l'harmonisation de certains aspects du droit d'auteur et des droits voisins dans la société de l'information). Nous pouvons la voir en ce moment même avec ACTA qui, à nouveau, est une illustration de cette attitude « on peut retirer le plus choquant, le plus répugnant. », tout en laissant passer d'autres éléments qui n'en constituent pas moins un énorme pas en arrière en matière de droits de l'Homme. Nous l'avons vu également avec le Directive sur la Conservation des Données.

À chaque fois, nous nous défendons et réussissons à faire supprimer les pires morceaux, en brûlant à chaque fois davantage nos réserves d'activistes. Puis il y a une nouvelle attaque trois ans plus tard. Ajoutons qu'à chaque fois que nous nous battons contre un de ces maux, une dizaines d'autres passent discrètement en douce dans les coulisses du pouvoir.

Le truc, c'est que tant que nous nous bornerons à défendre nos droits, nous aurons en permanence un coup de retard, et nous perdrons toujours. L'industrie du copyright a l'initiative, et le mieux que nous puissions faire est de résorber le retard que nous avons, ou de limiter les dégats déjà provoqués. Cela n'est pas suffisant.

Et il y a pire. L'industrie du copyright a également obtenu le droit de percevoir des taxes sur le commerce de produits sans liens directs avec le droit d'auteur, notamment les médias vierges (NdT : cf la taxe sur la copie privée) mais également des objets ayant à priori peu à voir avec la copie d'œuvres telles que les consoles de jeux, parce qu'elles peuvent théoriquement être utilisées comme support pour copier des ressources de manière tout à fait légale. Vous comprenez ça, vous ? Copier ainsi ne viole pas le monople instauré par le copyight, mais l'industrie du copyright reçoit quand même cette compensation.

Reprenons.

Le monopole du copyright, bien qu'étant très étendu, ne recouvre pas tout acte de copie imaginable. Il y a beaucoup de manières de copier qui sont parfaitement légales et non couvertes par ce monopole. Mais dans le sens du copyright tel que l'entendent les industriels, il ont demandé - et obtenu - une compensation concernant les domaines où le monopole du copyright ne s'étend pas. Une compensation de la poche du contribuable, versée à une industrie privée. Pour n'avoir pas de monopole. Vous y croyez ?

Dans ce schéma de compensation, ils collectent des sommes d'argent faramineuses chaque année sans avoir besoin de faire quoi que ce soit. Beaucoup de cet argent est directement reversé dans la guerre contre nos droits civiques, et dans toujours plus de lobbying pour d'obtenir encore plus d'argent du contribuable, avec de nouveaux schémas de type : « Papa, je veux un poney ». Pour nous, c'est un cercle vicieux. N'importe qui, connaissant un peu les différents moyens de motiver quelqu'un, sait que la pire manière d'optimiser la production consiste à donner de l'argent à une industrie sans tenir compte de ce qu'ils sont en train de faire avec cet argent, que ce soit en bien, en mal, ou en rien du tout.

Donc, pour résumer, l'industrie du copyright s'est mise elle-même dans une position où elle gagne des sommes incroyables en ne faisant absolument rien, et utilise cet argent pour acheter des lois qui leur donneront encore plus d'argent, tout en réduisant notre liberté d'expression. Ce n'est pas seulement inacceptable. C'est répugnant.

C'est une surprise pour personne, je pense depuis longtemps que le monopole du copyright est dangereux (ou au moins inutile) dans son ensemble, et que la créativité, le business et les libertés civiles s'en porterait bien mieux s'il n'existait pas. Pour avoir étudié le sujet pendant 6 ans d'affilée, je découvre toujours plus d'indicateurs qui me confortent dans ma position.

Mais je suis également assez pragmatique pour comprendre que si vous visez la lune et insistez pour ne pas avoir d'étape intermédiaire entre le départ et l'arrivée, non seulement vous n'arriverez jamais à l'atteindre, mais vous risquez en plus de ne pas faire un seul pas en avant. S'engager ne serait-ce que partiellement vers la lune peut déjà vous apporter satisfaction. 99% des problèmes avec le copyright d'aujourd'hui peuvent être résolus avec une réforme réaliste et raisonnable.

Lorsque l'enjeu est d'envergure, on ne peut pas changer toutes les règles du jeu en un jour. Donc visons à établir une proposition équilibrée et raisonnable qui restaure nos libertés civiles tout en conservant certains aspects des investissements qui incitent au développement de la culture.

J'emprunte ce plan au groupe des Verts du Parlement Européen (et plus précisément à la délégation du Parti Pirate qui l'abrite). Essayons de faire passer cette nouvelle législation en Europe, aux USA, en Australie, et partout où l'on pourra :

  • Il faut impérativement mettre au clair que le monopole du copyright ne peut s'étendre à ce qu'une personne ordinaire peut faire avec un équipement ordinaire, chez lui, et sur son temps libre ; ce monopole doit ne réguler que l'activité commerciale, dans le but de faire du profit. En particulier, le partage de fichiers est toujours légal.
  • Échantillons gratuits. Il doit exister des exceptions qui rendent légale la création de remixes et de mashups. Les droits de citation tels qu'ils existent pour le texte, doivent être étendus aux sons et aux vidéos.
  • Les outils de restriction des droits numériques (DRM) devraient être rendus illégaux, car c'est une escroquerie qui nie les droits des consommateurs et des citoyens, à défaut il doit au moins être possible de les contourner légalement.
  • Le monopole du copyright commercial basique est ramené à cinq ans à dater de la publication, extensible à vingt ans si l'oeuvre a été enregistrée dans une base de données appartenant au monopole du copyright.
  • Le domaine public doit être renforcé.
  • La neutralité du Net doit être garantie.
  • La levée d'impôts sur des médias vierges est mise hors-la-loi.
  • De manière générale, la limite doit toujours être très clair. Les déclaration du genre « la justice en décidera » ne sont pas acceptables et sont équivalents à la mise hors-la-loi.

Cette proposition raisonnable, équilibrée, réalisable et réaliste résoudrait 99% des problèmes actuels, tout en maintenant l'ensemble des quatre aspects du monopole instauré par le copyright.

Cela mettait un terme à la chasse aux sorcières contre les ados qui téléchargent des séries télé. Cela résoudrait le problème des oeuvres orpheline, et nous rendrait l'accès à l'héritage culturel du XXème siècle. Et cela résoudrait le problème des contribuables payant l'industrie du copyright sans raison.

Par contre, cela maintiendrait un monopole commercial d'une durée maximale de 20 ans pour les investissements dans des productions culturels, battant en brêche l'argument avancé par l'industrie du copyright selon lequel l'établissement d'un monopole est nécessaire pour encourager la création culturelle.

Même si je ne suis pas d'accord avec les monopoles sur les brevets, il convient de noter que si les companies pharmaceutiques peuvent se contenter d'un monopole commercial de 20 ans (sur les brevets), alors cette durée devrait certainement convenir à Disney et Elvis aussi.

Ceci, ou quelque chose s'en approchant, est ce que nous devons faire. Nous devons reprendre l'offensive pour défendre notre liberté d'expression.

Notes

[1] Crédit photo : Petteri Sulonen (Creative Commons By)

Conférence "Journée du domaine public" le 26 janvier, Paris

Le 24 January 2012 à 07:38:00

Une conférence organisée par Wikimédia France, Communia et Creative Commons France.

Communia, Creative Commons France, l'Institut des Sciences de la Communication du CNRS, l'Open Knowledge Foundation et Wikimedia France vous invitent à célébrer le domaine public jeudi 26 janvier.

En présence des membres des organisations partenaires de cet événement, de Philippe Aigrain et Jérémie Zimmermann de la Quadrature du Net, de Lionel Maurel @calimaq et de Tangui Morlier de Regards Citoyens, avec diffusion d'oeuvres du domaine public.

Journée du domaine public Jeudi 26 janvier de 18h à 21h Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC) Maison des Sciences de la Communication et de l'interdisciplinarité (MSCI) 20, rue Berbier du Mets 75013 Paris Metro Gobelins

Le programme

rogramme :

- 18h30-18h45 : Présentation des organisateurs (Wikimédia France, Communia, Creative Commons et l'Open Knowlegde Foundations) et du domaine public
- 18h45-19h : Présentation d'œuvres françaises passées dans le domaine public
- 19h-19h30 : Les métadonnées des œuvres dans le domaine public (Lionel Maurel – blog S.I.Lex) et présentation du calculateur de l'Open Knowledge Foundation (Primavera De Filippi)
- 19h30-20h15 : Table ronde : Philippe Aigrain, Rémi Mathis (Wikimédia France, Jérémie Zimmerman (La Quadrature du Net), Lionel Maurel et Tangui Morlier (Regards Citoyens)
- 20h15-21h : Lecture de poèmes de James Joyce accompagnée au violon.


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Mise à jour: Le 28 January 2012 à 08:05:26