Promouvoir et défendre le logiciel libre

29 April 2016

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Frederic BEZIES

Devuan 1.0 béta ? Incroyable, elle est enfin disponible :)

Le 29 April 2016 à 15:18:09

L’histoire de l’informatique est parfois taquine. Elle l’est aussi pour le projet né en partant de ce qui était à l’époque la future Debian GNU/Linux Jessie par pur rejet d’une technologie… Qui a dit fork « bisque bisque rage » ? En tout cas, c’est ce qui ressort de l’annonce de novembre 2014. Ou verrais-je le mal partout ?

Bref, la dernière fois que je parlais de la Devuan, le 6 mai 2015, il n’y avait pas encore de version alpha officielle, juste une image ISO sortie pour la Saint Valentin 2015.

En cette fin du mois d’avril 2016, la béta de la Devuan 1.0 est enfin annoncée. Oui, environ 16 mois après l’annonce de l’arrivée d’une distribution alternative à la grand-mère des distributions GNU/Linux.

Pourquoi ai-je dit en introduction que « L’histoire de l’informatique est parfois taquine » ? Simplement, le 27 avril 2016, Debian a annoncé que son ancienne version stable, la Wheezy allait acquérir le statut de version LTS.

L’annonce concernant Wheezy contient ceci, sur le site francophone de Debian :

À compter du 25 avril, un an après la parution de Debian 8 « Jessie », et près de trois ans après la parution de Debian 7 « Wheezy », la prise en charge de sécurité normale de Wheezy prend fin. L’équipe de suivi à long terme (LTS) de Debian va prendre le relais du suivi de sécurité.

Informations pour les utilisateurs

Wheezy LTS sera prise en charge du 26 avril 2016 au 31 mai 2018.

Vous me direz si je me trompe, mais la Wheezy est la dernière Debian GNU/Linux à ne pas utiliser la technologie d’init qui a fait couler plus d’encre électronique que le décès de Michael Jackson en 2009 ?

J’ai quand même voulu voir ce qu’a la Devuan 1.0 béta dans le ventre, en utilisant mon ami VirtualBox. Comme il est conseillé de passer par le protocole bittorrent, j’ai été bête et méchant et j’ai fait chauffer Transmission.

J’ai utilisé l’image ISO du DVD en 64 bits, histoire d’avoir le plus de choix possible. À noter qu’il n’y a pas d’image live.

On se retrouve avec l’installateur Debian classique, modulo l’adaptation par endroit pour la Devuan. Inutile de s’apesantir dessus.

J’ai droit à un léger bug, concernant le dépôt packages.devuan.org… Oups ! À moins que ce ne soit un bug de l’installateur ?

Pour le choix de l’environnement, j’ai pris Xfce car c’est celui qui avait été utilisé dans mon précédent article.

On a droit à une autre erreur sans gravité. Par sécurité, j’ai pris la version du paquet proposée par le mainteneur.

J’ai décidé d’éteindre la machine virtuelle à la fin de l’installation, histoire de voir à quoi ressemble la Devuan 1.0 béta au premier démarrage et vous montrer tout cela en vidéo.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/nVt760b03fg?rel=0" width="640"></iframe>

Je concluais mon article précédent ainsi :

La phrase qui me vient à l’esprit est simple : « tout ça pour ça ? »

[partie périmée concernant la version alpha]

Sinon, rien ne différencie une Devuan d’une Debian du moins sur ce que peut voir l’utilisateur final.

Je persiste et signe sur ce plan. Un utilisateur lambda ne verra aucune différence entre une Debian et une Devuan… Mis à part l’écran de connexion aux couleurs qui arrachent la rétine et l’utilisation de Wicd en lieu et place de Network Manager.

april.png Nouvelles April

Formation au numérique : une solution à la crise et au chômage de masse

Le 29 April 2016 à 12:14:50


Table ronde OWF2013

Titre : La formation au numérique : une solution à la crise et au chômage de masse ?
Intervenants : Fatiha Gas, Roberto Di Cosmo, Kwame Yamgnane, Jean-Marie Gilliot, Philippe Montargès
Lieu : Paris, Open World Forum
Date : Octobre 2013
Durée : 38 min 38
Pour visionner la vidéo

Transcription

Présentateur : Bonjour à tous. Donc on est en tout petit peu en retard comme vous avez dû vous y attendre. Si vous pensiez avoir les sujets suivants il faudra attendre un tout petit peu.
Là on va parler d'une question qui dépasse le logiciel libre et qui est pourtant portée aujourd'hui par des acteurs du Libre. On parle beaucoup de chômage de masse, on parle beaucoup de problèmes d'emploi et, de l'autre côté, on a une économie numérique qui est en très forte croissance, qui génère beaucoup d'emplois, dans laquelle les entreprises se plaignent de ne pas avoir assez de compétences. La question du panel aujourd'hui c'est : est-ce qu'on a une solution ? On a des cycles longs, on a des cycles courts, est-ce qu'on a vraiment une solution, aujourd'hui, pour combler ce besoin de compétences en France et dans une logique, peut-être, soit de court terme soit de moyen terme ? On va commencer par la première personne à ma droite.

Fatiha Gas : Par les dames. C'est ça ?

Présentateur : Par les dames, oui.

Fatiha Gas : Bonsoir à tous. Je voudrais commencer d'abord par réagir à la remarque qui a été faite tout à l'heure qui disait que les formations ne sont pas bonnes. Moi je dis et je répète les formations sont bonnes, elles sont bien pensées, mais parfois elles ne sont pas forcément pensées en adéquation avec le besoin des entreprises. Et pour que ces formations soient pensées en adéquation avec votre besoin il faut qu'il y ait plus de dialogue, il faut qu'il y ait plus de partage, plus de travail en commun, pour qu'on réussisse à mettre, entre guillemets « sur le marché », un produit qui convienne aux entreprises. Voila, ça c’était ma première remarque. La seconde par rapport à : est-ce qu'il y a une solution ? Eh bien ma foi, s'il y avait une solution je crois qu'on ne serait pas là.

Présentateur : Très bien. Alors là il y a une question, je connais un peu Roberto. Je pense qu’il va beaucoup avoir aimé le côté « on met un produit sur le marché » en parlant d’étudiants qu'on va former.

Fatiha Gas : Formations.

Présentateur : Par rapport à ça justement, aujourd’hui, il y a différentes notions. Aujourd'hui on doit former des ingénieurs, on doit former des développeurs, on a des cursus en France, on a un historique même d’enseignement qui est fort. L'idée ce n'est pas remettre en cause cet historique. Mais d'où vient ce sentiment aujourd'hui partagé par des entreprises et certaines activités, de ce décalage entre la demande d'emplois et l'offre aujourd'hui ? Roberto !

Roberto Di Cosmo : Est-ce que je peux répondre à une question différente de celle que tu as posée ?

Présentateur : Oui tu as le droit.

Roberto Di Cosmo : Je vais essayer de le faire quand même. Je vais juste revenir un instant sur une question qui me parait très importante. Ça a été évoqué tout au long des interventions antérieures par Patrice, par Tony 1. On a besoin de plus en plus de faire en sorte qu'on prenne conscience de l'importance essentielle du logiciel dans notre vie d'aujourd'hui, donc de la compréhension du logiciel, de la maîtrise de ce logiciel. Maîtriser le logiciel est essentiel pour maîtriser, finalement, nos vies. Vous savez que ce sont les logiciels qui contrôlent nos vies aujourd’hui. Donc ça ne se résume pas juste à répondre aux besoins d'entreprises qui ont besoin d'embaucher un peu plus d'ingénieurs. Évidemment ce serait une partie de la question, mais ça ne s’arrête pas là.

Je vais essayer de donner quelques éléments de réponses et des réflexions. Si vous regardez un instant, on vit, aujourd'hui, une révolution industrielle majeure. L'arrivée de l'informatique fait en sorte que tout un tas de choses qui étaient difficiles à faire, aujourd'hui disparaissent, parce qu'il y a des automatismes pour les simplifier. On construit des programmes qui remplacent des personnes anciennes et on a une grosse tendance, de la part d'un certain nombre d’entreprises, d'essayer de transformer l'ensemble de la population en utilisateurs plutôt qu'en acteurs du logiciel. C'est pour ça que, finalement, on s'étonne trop tard du fait que notre vie privée est compromise, que nos connaissances sont prises en otage, que nos données disparaissent, etc., alors que ce devrait être quelque chose d'assez évident, qui était assez évident pour un certain nombre d'entre nous. Si on veut répondre à tout ça, il est absolument important que la plus grande partie de la population, donc pas seulement les ingénieurs qu'on va former dans nos écoles, aient une bonne idée, un bon modèle mental, de ce qu'est un ordinateur, ce qu'est l'informatique, ce qu'est cette révolution qui est en train de changer nos vies. Il n'y a pas d'autre façon, c'est triste à dire, mais il n'y a pas de choses gratuites dans la vie. Si vous voulez avoir un bon modèle mental de quelque chose, il faut mettre la main à la pâte, jouer avec, essayer d’apprendre. Les mathématiques, on apprend dès qu'on est tout petit, on commence à compter sur nos doigts, un, deux, trois, quatre, puis on fait trois plus deux, deux plus trois, on s'aperçoit que c'est la même chose, on apprend la commutativité, etc., depuis qu'on est tout petit.

Qu'est-ce qui se passe avec les logiciels ? Eh bien les logiciels, on a essayé de faire des efforts, de très bonne volonté, mais insuffisants. C'est-à-dire mettre des enfants devant des ordinateurs pour jouer avec des traitements de texte ou des jeux vidéos. Ça c'est sûrement très intéressant pour leur faire perdre la peur du mulot, de la souris, mais ça ne leur donne pas un modèle mental de ce qu'un ordinateur peut faire. C'est absolument essentiel qu'ils apprennent à coder, à savoir, aussi, quelle est la limite du code. Un certain nombre de choses que des chercheurs ont découvert il y a très longtemps, il ne faut pas que ce soit caché parce que c'est difficile. Il y a des résultats importants. On ne peut pas tout faire avec un ordinateur. Il y a des résultats limitatifs importants et ça, il faut que ce soit porté à la portée de tout le monde de la façon la plus large possible. C'est essentiel pour que cette révolution informatique, dans laquelle on vit, soit profitable pour tout le monde.

Maintenant je vais arriver à la réponse. Je vois le temps qui passe. Je vais essayer de m’arrêter relativement vite. Après, pour ce qui concerne les formations en France, la France vit dans un monde un petit peu paradoxal, parce que souvent on nous dit : « En France vous avez des personnes qui sont des ingénieurs, des développeurs fantastiques, mais ils se tirent tous pour aller s'installer en Californie, là où il y a 150 000 ingénieurs, par ailleurs ». Ce n'est complètement fou ! Regardez un instant. Il y a un paradoxe, un peu, chez nous, qui n'existe pas ailleurs. Regardez aux États-Unis, les meilleurs étudiants sont dans les meilleures universités, en contact avec les meilleures équipes de recherche, qui leur transmettent, dans le cadre de leur formation, une vision de ce qu'ils pensent que va être le monde dans dix ans, dans quinze ans. Donc ces étudiants sortent avec une avance technologique formidable.

Ici en France, pour des raisons qui me dépassent, étant italien je n'ai pas vécu ça, je le découvre maintenant avec mes enfants, l'idée c'est : on essaye de prendre les meilleurs étudiants possibles, on les met dans des écoles, séparées, dans lesquelles on ne met pas les laboratoires de recherche où les personnes font du développement technologique super avancé et dans lesquelles on essaye de répondre un peu trop directement aux besoins directs des entreprises. Je pense que là c'est une erreur fondamentale. Il faut remettre en contact tout ça : la recherche, l’enseignement et le développement.

N’oubliez que, en France. vous avez une énorme quantité de contributeurs au monde du logiciel libre, qui est issu du monde de la recherche, on l'a vu ce matin, pas que, évidemment et heureusement, pas que issu du monde de la recherche, mais c'est un avantage compétitif énorme dont il faudrait tirer partie et ne pas se laisser juste, disons, bloquer par l’ancien carcan dans lequel on est habitué, dans la séparation écoles d'ingénieurs, universités, etc. Tout ceci il faut le remettre en question et essayer de remettre un peu plus de contacts entre l'activité d'innovation moderne dont on dispose et l'enseignement qu'on donne qui ne peut pas, je le répète ça c'est mon rôle d'académique de le rappeler, ne peut pas se résoudre en formation spécifique pour les besoins ponctuels d'une entreprise aujourd'hui.

Présentateur : D'accord. Donc là, sur le passage de fond et cette question-là, j'allais dire plus fondamentale, de l'enseignement, du rôle de l'enseignement de l'informatique dedans, il y a aussi une réalité, une réalité qui est actuelle. C'est-à-dire qu'il y a notre grande capacité, on le sait bien, à pouvoir faire de la prospective, à voir à dix ans, à essayer d'enseigner, et l'enseignement, mais aujourd'hui, concrètement, on a une situation actuelle. Il y a des réponses que vous essayez d'apporter à l'École 42, de se dire « bon est-ce qu'on ne peut pas donner une deuxième chance à des gens qui ont envie, qui n'ont peut-être pas eu l’occasion ni l'envie de faire ces cursus-là, et qui ne se sont peut-être pas retrouvés dans ce qu'on a actuellement, pas ce qu'on a à construire, mais ce qu'on a actuellement ? » Et c'est quoi votre approche, justement, chez 42 ?

Kwame Yamgnane : C'est une question qui est hyper large. La première chose, un peu pour répondre d'où le débat est parti, mais un peu sur les premières questions. Il y a un fait déjà majeur, moi je ne suis pas capable d'y répondre, mais en tous les cas, ce qui est certain, c'est que ça fait à peu près vingt ans ou plus qu'il n'y a pas de croissance et je ne sais pas si on n'est pas en train de courir derrière une chimère. Globalement elle n’existera plus. Ensuite je ne suis pas en plus certain que faire reposer sur la formation et le numérique la croissance de demain, si l'éducation est capable de supporter d'avoir comme rôle de redonner de la croissance à cinq milliards d'humains sur terre. Ça me parait compliqué, mais je ne suis pas un grand spécialiste du sujet. Ce que je veux juste dire c'est qu'il y a peut-être des décalages là-dedans. Je suis tout à fait d'accord avec Roberto sur ce qu'il a dit.

La programmation. Pour parler crûment, vous me filez à peu près n'importe qui, au bout d'un moment je vais réussir à lui faire pondre trois lignes de C ou alors c'est qu'il lui manque des doigts. Ce n'est pas possible ! Les langages sont ridicules en termes d'apprentissage.U ne fois qu'on a appris vingt mots de langage, in, parenthèse ouvrante, fermante, crochet, point virgule et virgule, avec ça on peut commencer à faire des choses. La problématique n'est pas là. La problématique est de savoir qu'effectivement programmer c'est un schéma de pensée et ce schéma de pensée-là, c'est le schéma de pensée qui va permettre d'aborder, effectivement, le monde de demain dans lequel on est numérique. Et qu’aujourd’hui, ce schéma de pensée, en France, il a été directement, ni plus ni moins, qu’attrapé et complètement fermé, au niveau de l’Éducation nationale, sur une tranche de population extrêmement faible.

Effectivement les écoles d'ingénieurs, je suis né à Brest, j'ai fait le lycée naval donc je connais bien l'ENSTB2, j'ai plein de collègues qui l'ont faite. Ce n'est pas un problème, on sort des super ingénieurs. Au-delà du fait qu'ils ne soient pas du tout formés pour entrer dans les entreprises, mais ça, c'est encore un autre sujet, bon là ça ne sert à rien de… Vous allez sur le site de la Conférence des grandes écoles, vous téléchargez l’enquête insertion 2009, et vous voyez qu'il y a 76 % des étudiants qui ont un travail six mois après être sortis des grandes écoles. Ça sous-entend qu'il y en a quand même un sur quatre qui n'est pas en situation d'emploi. Ça d'accord, mais il y a tout un tas de raisons autour de ça. En tous les cas, aujourd'hui ça été fermé, et ça a été cerné, pour une toute petite part de la population. Et je suis tout à fait d'accord avec Roberto, aujourd'hui si on veut former des gens qui soient capables de comprendre les problématiques du numérique et de savoir quand on clique qu'est-ce qui est en train de se passer derrière ! Et au-delà de ça, on va encore beaucoup plus loin. C'est que je ne vois pas comment et je vais faire rapide, mais comment est-ce que la prochaine directrice marketing de chez Chanel va pouvoir être directrice de marketing de chez Chanel si elle ne sait pas ce que c'est que la big data et si elle n'est pas capable de concevoir des choses là-dedans. De la même façon qu'aujourd'hui la directrice marketing de chez Chanel ne peut pas être directrice de marketing de chez Chanel si elle ne sait pas comment fonctionne Excel. Vous voyez ce que je veux dire ? Si on ne sait pas compter, on ne peut pas devenir directeur marketing. On a appris à compter aux gens, on leur a appris à parler, on leur a appris à écrire. Moi je pense qu'il faut tout simplement leur apprendre à coder.

Nous, notre réponse a été de dire, qu'après s’être un peu débattus depuis une dizaine d'années sur d'autres écoles, je suis un ancien, moi-même, d'Epitech3, on a décidé de passer à une autre échelle, avec d'autres gens, dans un autre cadre, en faisant des choses effectivement gratuites, ouvertes à tous, avec et sans le bac. Parce que nous, ça ne nous intéresse pas, effectivement, de bosser sur les quelques pour cent de gens qui ont la capacité de rentrer en école d'ingénieur et qui, à la sortie, sont extrêmement bons et hyper reconnus par tout le marché, effectivement quand ils partent aux États-Unis, etc. Nous, notre réponse se situe à ce niveau-là. C'est apprendre à coder pour tous. Il se trouve qu'en plus, quand on leur apprend à coder avec notre méthode, le marché les adore. Ça tombe bien ! Mais en soi, à la base, on ne les a pas du tout formés pour leur apprendre à faire du C. Vous allez sur le site du Zéro, vous allez apprendre tout seul, ça marche très bien. Nous on leur apprend vraiment autre chose à l'intérieur de ce code.

Présentateur : Très bien. Parlons du site du Zéro, c'est bien, qui a changé maintenant de nom justement pour prendre la mode du MOOC dans le sens.

Jean-Marie Gilliot : Openclassrooms.

Présentateur : Voila. Je voudrais savoir en tant que dirigeant d’entreprise Philippe, on entend « les ingénieurs sont d'un très bon niveau ». On ne remet pas en cause le niveau d'un ingénieur. Après, pour une entreprise, une PME, en France, du logiciel libre, qui n'est pas une très grande multinationale, ça représente quoi l'ingénieur ? Ça représente quoi ces besoins-là ? Est-ce qu'on a besoin de toujours quelqu'un ? C'est quoi le profil aujourd'hui idéal ou ce dont vous, vous avez besoin en tant qu'entreprise ?

Philippe Montargès : Je vais jouer à l'ancien, encore. Mais depuis trente ans les entreprises de l'informatique, du numérique maintenant, recrutent, cherchent à recruter toujours le même type de profil, c'est-à-dire le bac plus cinq, école d'ingénieur, qui est capable de faire papa/maman, qui est un mouton à cinq pattes et qui pourrait être facturé, de manière directe ou indirecte, très cher. C'est à peu près le business modèle de beaucoup des entreprises informatiques depuis trente ans. Je pense qu'effectivement, là, on arrive à une rupture par rapport à ce modèle-là. Et vu le besoin, et là je ramène ça à la filière open source, vu le besoin propre de notre filière en termes de compétences, en termes de développeurs, puisqu’il y a un mot qui n'a pas été utilisé encore, c'est le mot développeur, ce dont on a besoin par exemple chez nous, dans les entreprises du logiciel libre et de l'open source, c'est une étude qui était sortie l'année dernière, c'est à 60 %, quand même, des besoins en termes d'ingénieurs développement, logiciel, web. Et donc on est confronté nous, effectivement tu l'as souligné, sur un modèle économique où on ne peut pas rentrer forcément dans une surenchère systématique par rapport au niveau de qualification, au niveau d'école, donc au niveau de salaire, donc au niveau de tarification, derrière, par rapport au client. Donc effectivement, on suit de près les initiatives, de très près, tout ce qui a trait actuellement sur le marché, qui bouscule un peu les lignes, le projet 42 par exemple, mais aussi l'arrivée des MOOC qui peuvent être d'autres modèles pour accélérer la formation.

Par contre je ne suis pas dupe sur le fait, aussi, qu'on est sur un secteur où la technologie ne s'improvise pas. Ce n'est pas que de l'usage. Il faut que les gens soient formés, effectivement, et soient qualifiés. On a besoin de qualification. Et je pense que la problématique qui se pose essentiellement, que ce soit pour 42, pour les écoles d'ingénieurs, pour les cycles universitaires, c'est où met-on la barre ? Comment détermine t-on cette notion de certification ? Cette notion de qualification ? Et je crois que là on est vraiment au cœur du problème. C'est-à-dire à tel degré de qualification, j'ai tel niveau de rémunération, ça génère un business modèle, que ce soit chez les éditeurs ou dans les sociétés de service, les ESN4 comme dirait le président du Syntec numérique puisqu'il a changé de nom, on est tous confrontés au même business modèle. On doit recruter. On doit faire face à une demande croissante, notamment dans le secteur de l'open source, qui est forte. Il est prévu, je crois, sur les trois ans qui viennent, plus de dix mille recrutements, rien que sur notre filière de l'open source. Je ne parle pas du monde web au sens large et ainsi de suite. Comment on fait pour alimenter ça ? En restant dans un business modèle qui tient. Et moi je crois effectivement que si on arrive à garantir un niveau de qualification et qu'on puisse baisser un petit peu le coût de la fabrication et éviter de rentrer dans la surenchère des écoles d'ingénieurs où quand le gars sort, le premier truc qu'il veut c'est être chef de projet sans avoir fait de développement et avoir un salaire à 45 000 euros, ça me parait bien si ça va dans ce sens-là.

Présentateur : Très bien. Justement, Jean-Marie, on parlait de qualification, de validation, de toute cette partie-là. En gros, on va avoir des nouvelles solutions, on va parler des MOOC, Massive Open Online Coursive, donc une sorte de miracle où tout le monde va se former tout seul, en ligne. Mais comment moi je valide ? Comment on valide une compétence dans ce cas-là ? Comment on peut savoir ? Qu'est-ce qu'un MOOC dans cet univers de la formation et dans cet univers de l'enseignement ? Parce qu'on se dit, on va sur des sites, le site du Zéro et tout ça, on se dit on peut apprendre PHP, on peut apprendre tout ça. C'est quoi le sens du MOOC dans cet univers-là ?

Jean-Marie Gilliot : Je vais faire comme Roberto, je vais d'abord répondre à une autre question et ensuite répondre à la tienne. En passant, c'est amusant, depuis quelques temps quand je me promène je rencontre toujours quelqu'un qui a fait le lycée naval de Brest et ça fait super plaisir, surtout que mon fils va y rentrer, mais ça ce n'est pas l'histoire. Premier point, sur les écoles d'ingénieurs qui ont 76% des gens formés au bout de six mois. Je pense qu'il ne faut pas faire du global sur ce genre de choses-là. Toutes les écoles sont très indépendantes, ont chacune leur modèle et démarrent chacune un petit peu avec leur profil et font ce qu'elles peuvent. Il y a dans certaines écoles des contacts réguliers avec les entreprises. Il y a des écoles qui intègrent complètement la problématique de la recherche dans leur formation. Je suis dans une école, pas loin du lycée naval à Brest, puisque Télécom Bretagne on est voisins, ce sont des choses qu'on intègre dans notre formation. Et on a une qualité, c'est que vu qu'on est petits comme des petites entreprises, on peut évoluer, on peut faire ce qu'on veut, on peut tester des choses, et on peut avancer, et à la sortie avoir, non pas 75 %, mais tous nos élèves qui quasiment ont un boulot avant de sortir, dans l'entreprise, et qui ne sont pas mal payés, ce qui nous fait plaisir. Mais je suis bien d'accord sur deux choses, ça ne représente qu'une toute petite partie de la population formée et ça intègre bien le fait qu'il faut former les gens à avoir la culture informatique, Computer Thinking, pour reprendre ce que dirait Jeannette Wing. Donc ça, OK.

Deuxième chose que je voudrais dire avant de répondre à la question, c'est qu'en fait ce qui m'étonne à chaque fois que je croise les gens du logiciel libre, c'est qu'il nous disent : « Il faut comprendre le logiciel libre, il faut maîtriser le logiciel, etc. » On est tout à fait d'accord. Il me semble qu'on manque un point quand on fait ça. C'est qu'en fait il y a une culture derrière le logiciel libre, il y a la culture du Libre qui, quelque part, est la culture du bien commun et qui pose la question de comment on gère une connaissance commune, comment on la fait évoluer, comment on la fait grandir et comment on travaille ensemble à coproduire cette connaissance commune. Ce truc-là c'est une notion qui est en ce moment en train d’être, je dirais, théorisée, qui s'appelle le bien commun. Cette notion de bien commun elle marche dans la santé, elle marche dans la culture, dans la construction de nourriture et elle marche aussi dans la construction de l'éducation. Et je vais arriver à ta réponse, quand même je ne perds pas le fil. Cette culture-là, qu'on a là, il faut qu'on la valorise aussi et qu'on dise qu'on a compris le logiciel, mais on a compris aussi une manière d’être et une culture, pour pouvoir faire avancer des biens communs ensemble.

La bonne nouvelle, si on parle des MOOC, excuse-moi je vais garder le terme à l'anglaise, on parle de FLOSS, de machin, c'est qu'il y a l'université, les écoles et des entreprises, on parlait de l'OpenClassrooms, ce qui était le site du Zéro il n'y a pas si longtemps, font un pas dans le domaine de l'éducation en disant on va ouvrir des choses, on va permettre aux gens de venir apprendre quelque chose en ligne dans un contenu qui n'est pas seulement déposé mais qui est emballé pour que les gens puissent apprendre avec un prof, avec des gens qui sont autour d'eux. Il y a cette culture de la collaboration qui se met en place qui est celle du Libre. Ça tombe bien ! Donc ce truc là va dans le bon sens. Ça n'emmène sans doute pas tout le monde. La personne qui est réticente à aller sur un ordinateur, qui n'a pas la culture minimum, ne va sans doute pas accrocher à ces trucs-là, mais c'est un pas et c'est un pas qui a l'air de ne pas mal marcher parce qu'il y a quand même pas mal de monde qui apprend au travers de ça.

Un deuxième pas qui est intéressant, c'est que, certes on parle de MOOC, on pense aux élèves, mais nous sommes tous des élèves, toute notre vie. C'est-à-dire que tu disais PHP, je suis désolé moi, quand je suis sorti de l'école, PHP n'existait pas. J'ai eu la chance d'avoir une culture informatique qui soit suffisante pour que je puisse me dire OK je prends un petit temps et je vais appendre PHP, si j'ai besoin de PHP ou de Python, etc. J'en profiterai pour évoluer sur quelques concepts par rapport à un schéma global. Donc le MOOC on peut le voir aussi comme un outil ouvert, partagé, qu'on peut améliorer ensemble, pour pouvoir se former tout au long de la vie. Ça, il me semble que ça fait sens pour les entreprises. OK. Donc ça c'est un premier point.

Après la question que tu posais, c'était le problème de la certification de ces apprentissages sur ces cours en ligne. Ce mouvement des MOOC est un mouvement qui est tout récent. France Université Numérique, ça été annoncé le deux octobre, on est le trois octobre. Donc voilà ! On a un jour qui s'est passé on n'a pas répondu à toutes les questions en une journée. Heureusement, sinon on n'aurait plus de boulot, comme on disait tout à l'heure. Donc il y a un mouvement qui se met en place qui donne de l'accès. La question de la certification va se mettre en place doucement, enfin doucement, assez rapidement. Je crois que des entreprises comme OpenClassrooms imaginent assez rapidement de faire des certifications qui soient, en gros, l'équivalent de ce qu'on fait dans pas mal d'universités et de facs, c'est de faire des examens sur site, éventuellement avec machine. Donc on les moyens de faire aussi bien que ce qu'on faisait avant. Après, c'est clair que si on veut une évaluation sur des compétences et tout, eh bien il faudra y passer du temps, il faudra retourner à un endroit et faire ce que mes anciens collègues appelaient un examen de labo, c'est-à-dire mettre les mains dans la pâte et valider qu'on est capable de mettre les mains dans la pâte. Mais ce n'est pas lié aux MOOC c'est lié, quelque part, à tous nos modes d'évaluation, dans toutes nos formations, de la maternelle, enfin peut-être pas de la maternelle, de la primaire jusqu'à la fin de la formation, au moment où on la termine. Donc effectivement, ce n'est pas un objet idéal en termes de certification, mais c'est un objet comme un autre.

Dernier point. On a quand même un truc, je finis sur la certif quand même, on a un truc qui n'est pas mal en France dont on ne parle pas très fort, c'est la validation des acquis de l'expérience, qui permet de valider, de faire reconnaître des choses. Quelque part en Europe on a des mécanismes qui vont nous permettre de certifier des expériences qu'on a eues dans l'entreprise, des cours qu'on a suivis, que ce soit un MOOC, ou que ce soit un truc en ligne, ou que ce soit un truc qu'on a fait ailleurs. Donc on a des outils qu'on va pouvoir mettre en œuvre qui vont compléter le numérique pour pouvoir dire où est-ce que ce gars-là ou cette personne-là elle est compétente sur tel sujet.

Présentateur : Très bien. Donc c'est intéressant. Pour la partie Public Goods, biens communs, ça fait très longtemps qu'on en parle dans le logiciel libre, depuis des années. On peut tomber sur des débats, même il y a encore cinq six ans aux RMLL ou à d'autres, où il y a des grands économistes. Ça fait même partie de l'essence du logiciel libre. Ça c’était pour fermer la parenthèse. Par rapport aux MOOC, justement, Fatiha, vous travaillez, vous, au sein d'une école d'ingénieurs, vous dirigez une école d’ingénieurs, vous travaillez aussi au sein de Pasc@line5, moi, quand j'entends ce que j’entends sur le MOOC, il y a un mot qui est arrivé à la fin des années 90, qui n'a pas réussi à percer, ça s'appelait le e-learning. Et depuis, j'ai eu l'occasion de travailler dans le e-learning et c'était un peu ça : on met des cours en ligne, avec plus ou moins de vidéos, plus ou moins d'interaction et on essaye de certifier les gens. Et comme généralement les diplômes ça se passe à l'université ou dans des écoles qui sont certifiées, à la fin on les envoyait dans des universités passer des diplômes. Qu'est-ce que ça apporte de plus le MOOC ? Est-ce qu'il y a vraiment une révolution ou c'est un effet de mode ?

Fatiha Gas : C'est vrai que la frontière est ténue. On voit bien que le MOOC, finalement c'est un petit peu ce fameux enseignement à distance, ce e-learning. Aujourd'hui avec les infrastructures, avec l'arrivée d'Internet de façon massive, pour un petit peu monsieur et madame Toulemonde, les MOCC, finalement, se sont démocratisés. Ce n'est pas réservé à une population qui décide de… Il y a cet aspect-là. Mais les MOOC sont aujourd'hui victimes de leur succès, puisque l'apprentissage ou la formation, son intérêt c'est aussi l'interactivité. Or quand vous avez un million de personnes qui sont connectées, même vingt mille, même deux mille, même mille, c'est compliqué pour un enseignant qui est derrière son écran de faire un cours interactif et de répondre aux interrogations de toutes les personnes qui sont de l'autre côté. L’intérêt des MOOC, finalement, je dirais qu'il est là, mais il faut trouver le bon compromis, il faut trouver la bonne façon de fonctionner. Et je sais, aujourd'hui, qu'il y a certaines universités qui ont mis en stand-by leur projet de MOOC qui avait démarré, pour réfléchir à nouveau à comment offrir un enseignement qui permette soit une évolution de compétences, pour quelqu’un qui a déjà un diplôme, soit un changement de formation, soit une certification ou le passage d'un diplôme. Mais effectivement, ça reste une question.

Maintenant pour rebondir sur ce qui a été dit tout à l'heure, les MOOC c'est très bien, les formations d'ingénieurs c'est très bien, mais on ne peut pas forcer un jeune à s'intéresser à quelque chose. Qu'est-ce qu'on peut faire pour que les jeunes viennent vers nos métiers, vers les études qui les mènent aux métiers de l'informatique ou du numérique. Il y a aussi une question, vous l'avez dit tout à l'heure, d'introduire l'enseignement des langages informatiques dans des petites classes, au collège ou au lycée, c'est une bonne façon, c'est peut-être une bonne façon d'intéresser les jeunes au numérique. En général, une personne qui va pour s'auto-former sur un MOOC ou autre c'est parce qu'elle est intéressée par le sujet. Un jeune pour qu'on l'amène à nos sujets à nous, il faut, peut-être, le prendre un peu plus tôt et ne pas attendre le bac.

Présentateur : Très bien. C'est un débat sur lequel on va parler. Je vous invite demain après-midi où on va traiter, justement, de ce débat très intéressant de l'enseignement de l'informatique en tant que science très tôt. Là Kwame, j'ai une autre question avec vous. Tout à l'heure vous avez dit « il faut mettre les mains dans le cambouis, il faut pratiquer ». Je veux bien que quelqu’un apprenne sur le MOOC comment on fait PHP, comment je fais, mais s'ils viennent chez vous, et vous me dites que vous pouvez les transformer en très peu de temps à faire les trois lignes de C, c'est parce qu'il n'y a pas qu'une capacité d'auto-apprentissage, il y a aussi une pédagogie, une relation.

Kwame Yamgnane : Bien sûr. Après sur ce qui a été dit, c'est là que clairement on dévie quoi ! C'est-à-dire que moi je ne suis plus du tout d'accord avec vous. Vous dites comment est-ce qu'on fait pour attirer les jeunes dans nos écoles. Vous avez-vu les frontières qu'il y a pour accéder à une école d'ingénieurs, en France, aujourd'hui ?

Fatiha Gas : Pas forcément une école d'ingénieurs, mais une formation du numérique.

Kwame Yamgnane : Non mais une formation, une école. Une formation en exemple. On parle des écoles d’ingénieurs, Pour rentrer à l'ENSTB, je vous conseille quand même d'être dans les trois premiers français. Ce n'est pas n'importe quoi.

Fatiha Gas : Pour attirer les jeunes vers le numérique. Pas forcément une école d’ingénieurs.

Kwame Yamgnane : Non, mais les jeunes vers le numérique. C'est ce que je vous ai dit. Les écoles d'ingénieurs et scientifiques ont accaparé, effectivement, la formation scientifique de l'informatique, ce qui n'est pas tout dans l'informatique d'ailleurs, je tiens vraiment à le préciser. C'est ce que vous dites tout à l'heure quand vous dites les sciences, l'informatique etc. Il y a beaucoup de pas du tout science dans l'informatique. C'est quand même un métier d'art, où on part, globalement, d'une feuille blanche avec son Emacs6 et on commence à créer. Vous parlez des certifications. Les certifications, comme vous le savez, sur 42, on n'en a pas. Pourquoi on n'en a pas ? Parce qu'il n'y en pas besoin. Les certifications sont là pour certifier qu'une personne est individuellement bonne dans un endroit. On est quand même à l'Open World Forum. Notre métier, à tous, quand on fait de l'open source, c'est qu'on bosse tous ensemble. Dire qu'une personne on veut la certifier personnellement etc., ce qu'on appelle travailler à deux, au lycée, c'est ce qu'on appelle tricher. Ce qu'on appelle ici travailler à deux c'est collaborer. Donc la problématique qui se pose c'est qu'aujourd'hui on est dans un système d'enseignement où on fait de l'enseignement individuel, pour faire rentrer des gens dans un monde qui est partagé. La notion de hiérarchie mondiale de « on part du prix Nobel machin, ta ta ta ta et on descend, on descend, on descend », ce sont des choses qui sont en train de disparaître. On travaille, comme l'a dit tout à l'heure un des précédents intervenants, il a dit : « Voilà, il y a des choses qui sont en train de se passer dans l'open source où on est en train de redescendre dans la hiérarchie entre ceux qui te donnent les logiciels, ceux qui les font, etc. » On travaille dans un monde qui est global. Et aujourd'hui qui a certifié que Linus Torvalds savait faire du Linux ? Qui l'a dit ? Eh bien les autres. Il y en a un qui s'est mis à coder, on a dit il est bon, etc., et entre eux ils ont partagé.

Moi je pense que, justement, si on ne change pas effectivement profondément la pédagogie on n'y arrivera pas. On n'a jamais eu autant de moyens pour travailler. On n'a jamais eu autant de profs. On a la chance, en France, d'avoir effectivement une grande tradition de l'éducation, donc énormément de professeurs. Je rappelle juste que le ministère de l’Éducation nationale, tous les agents, c'est un million de personnes et il y a à peu près quinze millions d'élèves qui sont de la maternelle jusqu'à la terminale, ce qui sous-entend qu'il y a à peu près un agent pour quinze élèves. Donc le problème n'est pas là. Il n'empêche qu'on sort quand même cent cinquante mille personnes qui sont exclues du système. Cent cinquante mille personnes exclues du système par année, ça sous-entend quand même, une classe d'âge en France c'est un million de personnes, on envoie 15 % au casse-pipe.

La réflexion n'est pas de savoir… Le MOOC, pour moi, est un outil qui peut fonctionner. C'est fondamentalement qu'est-ce qu'on essaye de faire ? Or dans le MOOC, ce qu'on essaye de faire aujourd'hui et ce qui est fait aujourd'hui, c'est de la transmission de savoir. Transmettre le savoir dans notre milieu, c'est-à-dire le milieu du numérique, on pense que ça ne sert à rien. Vous allez sur Google si vous voulez apprendre à faire du C, vous allez apprendre du C. C'est Google. Si vous voulez aujourd’hui suivre des cours de maths de M. Wasserman vous allez directement sur le site du Carnegie Mellon 7 et vous regardez les cours. Vous n'avez pas besoin d'aller voir un prof, qui a été plus ou moins formé sur le sujet, qui va vous expliquer tout ça.

La question ce n'est pas d’appendre aux gens, faire de la transmission de savoir du numérique et de la transmission de savoir de trois lignes de code de C, ça franchement il n'y a vraiment besoin de personne pour le faire s'il est un peu motivé. La question c'est comment est-ce qu'on fabrique un schéma de pensée numérique ? Et on ne fabriquera pas un schéma de pensée numérique en assommant toute la journée des élèves à grands coups de « il faut faire ci, il faut faire ça, les tris c'est dans…, etc. C'est la raison pour laquelle nous on le fait pas. Et on forme, effectivement, un millier d'étudiants avec globalement zéro prof et zéro cours. Donc on n'a pas de profs, pas de cours. Donc on maintient une zone d'à peu près une dizaine effectivement d'organisateurs de l'école pour un millier d'étudiants qui sont dedans aujourd'hui.

Intervenant : Inaudible

Présentateur : S'il vous plaît pas de trolls dans la salle. Philippe tu voulais réagir.

Philippe Montargès : Je voulais juste réagir. Je trouve ça séduisant sur le papier et effectivement je suis comme beaucoup d'entrepreneurs, j'attends de voir effectivement les premières promotions déboucher dans les entreprises et dans les projets que mènent ces entreprises par rapport à leurs clients. Je me demande, juste, s'il n'y a pas un risque, effectivement, en faisant cohabiter d'une part, une filière formation type ingénieur universitaire et une filière, on va dire, ouverte, comme vous la présentez. Si on ne risque pas d'avoir, je dirais, une filière « low cost », entre guillemets, d'informaticiens, de travailleurs dans le numérique et ce n'est pas cela qui peut se produire, et l'absence de certification, pour moi. En tout cas elle n'obéit pas tellement à un processus de pédagogie, mais elle obéit surtout, aussi, à un niveau de qualification et on le sait bien c'est la qualification quand même qui justifie, oui ou non, un salaire.

Présentateur : Très bien, on va prendre Roberto. Une minute.

Roberto Di Cosmo : Je voudrais juste réagir à un tas de choses qui ont été dites ici. Il y a plein de sujets différents. On voit qu'on a des opinions assez diverses et variées. Je me permets de donner la mienne aussi. Si on veut attirer plus de monde qui fasse de l'informatique, il faut les mettre en contact avec l'informatique dès le plus jeune âge. Il faut qu'on apprenne ce que c'est que la programmation assez rapidement, qu'on comprenne ce qu'il y a à l’intérieur d'un ordinateur assez rapidement. Évidemment ça peut être fait de façon très rébarbative ou de façon très amusante.

Je ne vais pas dévoiler un grand secret pour les gens qui me connaissent. En théorie, en étant italien, formé à une époque où on envoyait les bons étudiants faire du grec et du latin, je devrais être maintenant, en suivant le schéma, dans une conférence de philosophie sur, je ne sais pas, les auteurs latins du XIIIe siècle, etc. Non ! Je suis à l'Open World Forum. Je suis passionné d'informatique. C'est arrivé comment ? C'est arrivé parce qu'à dix-huit ans par hasard j'ai acheté un ZX80, comme c'est arrivé à plein de monde. J'ai commencé à toucher à ça, j'ai découvert cet objet et je n'ai plus jamais réussi à m'en remettre. Si on m'avait donné ça plus tôt, probablement je serais tombé dedans plus vite, n'est-ce pas ? Moi j’observe. Je suis désolé. J'ai des enfants. J'imagine que c'est le cas chez vous aussi. Regardez un peu dans les écoles à quoi ils sont confrontés. On leur apprend, c'est vrai, on leur fait toucher de temps à autre un éditeur de texte pour écrire le journal de l'école. On leur fait faire un peu de macros dans Excel, ce qui est peut-être la torture la plus grave pour quelqu'un qui a envie d'apprendre la programmation, qu'on puisse imaginer. Finalement ça les dégoûte pas mal. Si on pouvait faire autre chose, on aurait plus de monde passionné. C'est évident. Ce n'est pas la matière elle-même.

Et là, c'est triste, mais malheureusement ce que tu disais Kwame, c'est oui. Oui, il y a je ne sais pas combien de millions d’agents de l'État, mais on avait appris sous Charles V le fait qu'en moyenne il y a une poule dans chaque pot ça veut dire que, peut-être, il y a des gens qui ont plein de poules et des gens qui n'ont rien du tout. Donc là, on a effectivement beaucoup d'agents qui font de la formation. Il y en a très peu qui font de la formation des enfants sur ce qui concerne l'informatique. Ça c'est le vrai combat d'aujourd'hui. C'est un combat qu'il faut mener dès le départ. Il y a des petites tentatives qui arrivent grâce à l'effort de plein de personnes, y compris plein qui sont dans cette salle auxquelles il faut rendre hommage, pour avoir une option informatique au lycée. Mais c'est très peu, c'est très tard. Il faut quand même généraliser ça et commencer tôt pour intéresser les gens, pour qu'ils puissent arriver dans des bonnes formations.

Après il y a un deuxième débat qui est beaucoup plus compliqué. C'est quelle est la bonne façon de faire de la transmission de connaissances ou de la génération de connaissances ou de la validation des personnes ? Ça ce n'est pas spécifique à l'informatique en tant que telle. L'arrivée de l'informatique a introduit des nouveaux instruments. Les MOOC n'auraient pas été possibles sans des internets à grande vitesse. Il faut aussi le dire, à la belle époque du e-learning, à l'époque où on avait commencé, les débits n'étaient pas les mêmes, les serveurs ne coûtaient pas la même chose, les vidéos coûtaient beaucoup plus cher. Il y a aussi des phénomènes économiques qui font en sorte que, peut-être, les mêmes idées reviennent aujourd'hui de façon beaucoup plus efficace qu'il y a quinze ans ou vingt ans.

Est-ce que vraiment je dois aller tout de suite me suicider en sortant de cette salle, avec plein de collègues, en disant je ne sers plus à rien ? Est-ce que les professeurs universitaires ne servent plus à rien ? Il suffit de me filmer une fois, après on peut me mettre sous un camion. Les gens vont regarder des films et pendant quarante ans on va apprendre toutes les choses que j'ai à dire. Ce serait sympa. Je suis désolé, je m'inscris en faux sur cette vision. C'est un peu trop simpliste. Il y a des choses différentes qui se passent dans l'interaction dans une petite classe, en petit groupe.

Là il y a d'autres choses aussi qui ont été dites sur lesquelles par contre je peux être pleinement d'accord. La pédagogie par projets, le fait d'apprendre ensemble, d'arriver à travailler, à collaborer, dans un monde qui, je suis désolé de le dire pour les collègues qui sont ici dans le monde de l'open source depuis longtemps, qui est très dur. C'est-à-dire le monde du logiciel libre n'est pas un monde dans lequel on est très poli. Ça dépend des communautés dans lesquelles vous allez. Vous écrivez du code qui est mal fait, vous faites des contributions qui ne sont pas bonnes, on vous envoie dans la gueule des e-mails qui sont par ailleurs publics, donc ça déprime pas mal la première fois où vous récupérez, parce que c'est une mailing list dans laquelle il y a mille personnes inscrites, on vous dit votre code est nul. Bon bref, après le week-end est un peu gâché. Il faut s'y reprendre. Il y a ces éléments formateurs-là qui sont importants.

On arrive sur la partie qualification. On sait bien que pour un certain nombre de recruteurs, pas pour tous, le fait d'avoir contribué efficacement à un projet en logiciel libre c'est un élément, c'est une vraie case cochée, ça coche pas mal d'éléments. Ça coche capacité de gestion de projet, d'interaction, de collaboration, etc. Ça coche plein de cases qui correspondent à pas mal de cours qu'on pourrait avoir dans une école de management.

En même temps n'oubliez pas, on a parlé tout à l'heure des grands consommateurs de logiciels qui utilisent énormément et massivement du logiciel libre, je parle de Google, Amazon etc. Est-ce que vous avez regardé comment ils recrutent ? Vous avez fait, un peu, un petit test pour voir comment est fait le processus de sélection ? D'ailleurs je retourne la balle à Kwame ici. Vous dites, d'accord, c'est une école ouverte à tous la vôtre, mais vous vous permettez quelque chose qu'on m'interdit à moi, c'est-à-dire vous avez une phase de sélection qui est très rude. Parce que vous récupérez mille personnes, mais il y en a dix mille inscrites au début. Vous vous permettez une phase de sélection qui, finalement, vous garantit au moins que les personnes que vous avez prises… Finalement vous prenez des risques, peut-être, mais pas tellement. Dans le monde académique, universitaire en France, je vous rappelle que 85 % des informaticiens dans cette nation qui est la France sont quand même des professeurs et des maîtres de conférences et des enseignants-chercheurs dans les universités et pas ailleurs. Donc 85 %. Mais nous n'avons aucune possibilité de sélection de personne. Donc on se débrouille comme on peut. Des fois ça fait de la sélection par l'échec, etc. Il y a certainement mieux à faire pour employer les compétences dont nous disposons aujourd'hui. C'est un défi long. Il y a vraiment une véritable question sur comment traiter toutes ces questions qui ne sont pas forcément les mêmes.

Présentateur : Très bien. On me fait signe. On va essayer de respecter notre temps. Je vous remercie tous pour cette discussion. N'hésitez pas à venir discuter avec eux. Je vous invite à venir demain après-midi sur ce sujet-là et participer à ce débat, et vous pourrez plus facilement interagir avec les invités. Merci beaucoup et à demain.

Applaudissements.

xcartron.png Xavier CARTRON

(Open)?BSD4* - Échanges autour d'OpenBSD

Le 29 April 2016 à 06:57:32

Vous l'aurez compris, plus j'utilise OpenBSD, plus il m'épate. Seulement, je ne suis qu'un débutant sur ce système, et bien que la FAQ soit une véritable mine d'or, je n'y trouve pas toujours la solution à mes petits soucis. Et embêter la liste de diffusion pour parler de problèmes de gros noob (comme disent certains), franchement, ça me met mal à l'aise.

Et puis, j'ai reçu des messages très sympa de Stephane, qui m'a renvoyé vers le blog de Vigdis. Il y a donc du monde qui aime OpenBSD au moins autant que moi. Ça m'a donc décidé à publier ce qu'on peut appeler un "site d'échange autour d'OpenBSD" : (Open)?BSD4* .

On peut y trouver un wiki pour échanger des astuces, et une section pour poser ses questions.
Initialement, le site était auto-hébergé, mais mon starsheep tout doux m'a signalé que c'était quand même lent. Et puisque je dois revoir toute l'installation de mon serveur, j'ai préféré le mettre ailleurs. Donc désolé pour le certificat SSL...
J'ignore si ce site sera réellement utile et utilisé à vrai dire. Selon les cas, je le déplacerai peut-être ailleurs.

Comme d'habitude, toute contribution sera la bienvenue ☺

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Patrice ANDREANI

Bienvenue à OpenIndiana Hypster 2016.04

Le 29 April 2016 à 03:29:33

openindiana

Une nouvelle version d’OpenIndiana vient de voir le jour, nommée Hypster 2016.04. C’est un clone libre de Solaris, c’est donc un système Unix. Elle utilise Gnome comme bureau. Cette version a permit de mettre à jour un grand nombre de logiciels, et de corriger aussi plusieurs bugs. Rendez-vous sur le Wiki pour en savoir plus.

OpenIndiana est basée sur illumos, qui fournit un système de base, et le développement d’un système Unix est différent des distributions GNU/Linux et même des BSD, c’est pourquoi les choses n’avancent pas toujours au même rythme et de façon différente.

L’équipe qui travail sur OpenIndiana n’est composée que de bénévoles passionnés, et peu nombreux. C’est un projet 100% communautaire qui mériterait d’être plus connu.

Pour la télécharger, c’est par ici.

Voici quelques captures que j’ai réalisé sous VirtualBox :

openindiana1

 

openindiana2

 

openindiana3

 

 

 

 

 

 

28 April 2016

Frederic BEZIES

Tout n’est pas perdu pour les ISO communautaires de la Manjaro Linux… Joie !

Le 28 April 2016 à 17:41:14

J’ai déjà exprimé mon point de vue acide sur les ISO communautaires de la Manjaro Linux. Outre le fait que certains s’adressent à un public des plus que restreints comme la version avec JWM et celle avec BspWM, d’autres sont mal testées en amont (comme la version avec E20). Il y a bien des exceptions qui contrebalancent cette tendance, avec la version avec Deepin ou encore la version avec Mate (qui souffre d’un manque de mise à jour depuis sa sortie en décembre 2015).

Outre les problèmes de conception de certaines images ISO, il y a le non-renouvellement des ISO à intervalles réguliers d’image ISO qui peut entraîner des problèmes de mises à jour. C’est aussi le cas pour la Manjaro Fluxbox.

J’ai décidé de tester cette ISO en n’oubliant pas son âge respectable pour une distribution en rolling release dans le présent article, après une discussion avec Pololasi sur la framasphere*.

J’ai donc fait chauffer mon wget et j’ai lancé ensuite mon ami VirtualBox pour voir ce que cette Manjaro Fluxbox a dans le bide 🙂

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://freefr.dl.sourceforge.net/project/manjarolinux/community/Fluxbox/2015.12/systemd/manjaro-fluxbox-15.12-x86_64.iso
–2016-04-28 15:05:27– http://freefr.dl.sourceforge.net/project/manjarolinux/community/Fluxbox/2015.12/systemd/manjaro-fluxbox-15.12-x86_64.iso
Résolution de freefr.dl.sourceforge.net (freefr.dl.sourceforge.net)… 2a01:e0d:1:8:58bf:fa88:0:1, 88.191.250.136
Connexion à freefr.dl.sourceforge.net (freefr.dl.sourceforge.net)|2a01:e0d:1:8:58bf:fa88:0:1|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 1239089152 (1,2G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « manjaro-fluxbox-15.12-x86_64.iso »

manjaro-fluxbox-15. 100%[===================>] 1,15G 1,14MB/s in 16m 59s

2016-04-28 15:22:26 (1,16 MB/s) — « manjaro-fluxbox-15.12-x86_64.iso » sauvegardé [1239089152/1239089152]

Un fluxbox revampé à la sauce MacOS nous accueille. L’installateur est une version 1.x de Calamares. J’ai donc lancé l’installateur et au bout de 10 minutes, j’ai fait redémarré l’ensemble fraichement installé.

Au premier démarrage, le gestionnaire de mises à jour nous invite à installer d’abord le paquet manjaro-system, puis 378 autres paquets.

Cependant, pour des raisons d’ordre pratique, comme la présence de pacman 5.0.1 en lieu et place de pacman 4, j’ai préféré passer par la ligne de commande.

Première étape : mise à jour de la liste des miroirs avec un petit sudo pacman-mirrors -g.

Deuxième étape : rafraichissement des dépôts et installation de la mise à jour de pacman.

Troisième étape : après avoir mis à jour yaourt, j’ai lancé le fatidique yaourt -Syua

Il m’a suffit de patienter une quinzaine de minutes, le temps que les quelques 664 Mo de paquets correctifs soit récupérés et appliqués.

Une fois l’ensemble redémarré, j’en ai profité pour monter la version du noyau en passant du 4.1 LTS au 4.4 LTS et installé les traductions manquantes.

Une fois tout cela fait, Kazam a chauffé et une capture vidéo de cette version communautaire a été lancée.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/Udd9Tyj48Fo?rel=0" width="640"></iframe>

Je dois dire qu’avec cette ISO, on est plutôt dans le travail de qualité. Il reste quelques angles à arrondir, comme le menu uniquement en anglais. Ou encore l’icone du gestionnaire d’energie qui est tout simplement illisible. On est très loin des horreurs qui donnent des cauchemars comme la version avec e20 qui est le summum de ce qu’il ne faut pas faire pour être pris un tant soit peu au sérieux.

Dommage que GTK 3.20 soit un peu chatouilleux au niveau des thèmes employés, ce qui donne un aspect un peu… tassé par défaut 🙁

Quant au choix de Palemoon, les coups et les douleurs… Les goûts et les couleurs 🙂

Dommage aussi que Plank n’accepte d’éplinguer un logiciel fraichement installé d’après un duo déconnexion et reconnexion.

Le seul vrai gros point noir, c’est l’absence d’une ISO rafraichie. Quatre mois, c’est très long, surtout pour une distribution en rolling release comme la Manjaro Linux.

Il faut juste espérer que la personne derrière cette version communautaire lui donnera vite un coup de jeune, car elle est vraiment bien pensé. Enfin une version qui n’a pas été pondue uniquement pour le plaisir de son créateur, et ça se sent !

april.png Nouvelles April

Conférence « Priorité au logiciel libre : point d'étape de l'April » (12 mai 2016 à Lyon)

Le 28 April 2016 à 13:18:40

12 Mai 2016 - 19:30
12 Mai 2016 - 23:30

Frédéric Couchet, délégué général de l'April, donnera le 12 mai 2016 à 19h30 à Lyon une conférence intitulée « Priorité au logiciel libre : point d’étape de l’April » et dont la description est :

Public visé : Tous (néophytes/débutants/experts). L’April a pour mission de promouvoir et défendre le logiciel libre. La mobilisation de ses bénévoles et de son équipe de permanents (3 personnes) lui permet de mener des actions nombreuses et variées en faveur des libertés informatiques. L’association produit des outils de promotion du logiciel libre et contribue à sensibiliser les responsables politiques et les pouvoirs publics sur les enjeux éthiques, sociaux, économiques et stratégiques du logiciel libre. Cette présentation sera l’occasion de faire un point d’étape sur les activités de l’April, les dossiers institutionnels, les actions récentes et à venir, les mobilisations et les manières de contribuer, la priorité au logiciel libre…(Conférence avec des autocollants, des anecdotes, des échanges…).

Cette conférence sera suivie d'un apéro partagé, vous êtes invités à apporter quelque chose à boire et/ou à manger. Nous prévoierons bien sûr un minimum vital. Vous pouvez signaler votre présence sur le Framapad.

La conférence est organisée dans le cadre des Jeudis du Libre à l'EPN Des Rancy, Maison Pour Tous / Salle des Rancy, 249 rue Vendôme – 69003 Lyon.

tnitot.png Tristan NITOT

En vrac du jeudi

Le 28 April 2016 à 09:51:00

Baie_de_Toulon.jpg

Rade de Toulon vue depuis le mont Faron

Isabelle DUTAILLY

Writer et les styles

Le 28 April 2016 à 09:34:30

Il y a eu le dépliant pour les rédacteurs dans SPIP 3.1, et maintenant le tout nouveau triptyque sur les styles et Writer pour mieux (ou vraiment) les utiliser. Comme le précédent, c’est un recto-verso qui se veut concret, synthétique et immédiatement utilisable. Comme le précédent, vous le trouvez en téléchargement sur le site numericoach.net, … Continuer la lecture de Writer et les styles

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27 April 2016

april.png Nouvelles April

Le Sénat adopte une simple « déclaration de bonnes intentions » sur le logiciel libre

Le 27 April 2016 à 20:23:03

Dans le cadre de l'examen du projet de loi « pour une République numérique » en séance publique au Sénat, le 27 avril 2016, les sénateurs ont adopté une simple « déclaration de bonnes intentions » sur le logiciel libre. Donner une réelle priorité au logiciel libre dans le secteur public est la condition préalable indispensable pour une informatique loyale au service de l'intérêt général. Pour son inscription dans la loi, il faudra donc revenir plus tard.

À l'occasion des débats en séance publique, plusieurs amendements visaient à inscrire la priorité au logiciel libre dans le secteur public : l'amendement n° 449 des sénateurs Éliane Assassi, Jean-Pierre Bosino, Patrick Abate et du groupe communiste républicain et citoyen ; l'amendement n° 393 de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam (LR) ; l'amendement n° 183 de la sénatrice Corinne Bouchoux et du groupe écologiste. Les débats ont duré près d'une heure et 10 minutes. Malgré l'évident consensus sur les qualités et vertus du logiciel libre, notamment en termes de souveraineté numérique, c'est l'amendement n° 223 rect du sénateur Jean-Pierre Sueur et des membres du groupe socialiste et républicain qui a été adopté. Cet amendement propose un simple encouragement à l'utilisation du logiciel libre. Cette disposition souffre d'un manque flagrant de portée politique, est dénuée de toute portée contraignante et n'est assurément pas à la hauteur des enjeux.

L'April remercie les sénateurs qui ont déposé les amendements priorité au logiciel libre et particulièrement Mme Joëlle Garriaud-Maylam, M. Jean-Pierre Bosino et Mme Corinne Bouchoux pour leurs interventions en séance.

L'April continue la lutte pour une informatique loyale au service de l'intérêt général qui passe par la priorité au logiciel libre.

La communicabilité des codes sources des administrations encore plus restreinte

Le 27 April 2016 à 08:10:16

À l'occasion des débats en séance publique au Sénat sur le projet de loi « pour une République numérique » la communicabilité des codes sources des services publics a encore été réduite par l'adoption de l'amendement n° 486 rect.

L'inscription dans la loi, via l'article 1er bis ajouté lors des débats à l'Assemblée nationale, de la qualité de document administratif communicables des codes sources représente une avancée certaine vers une véritable « République numérique », ouverte et transparente. Cependant, le troisième alinéa de l'article 1er bis introduit une nouvelle exception à la communicabilité des documents administratifs en cas de risque d'atteinte « à la sécurité des systèmes d'information des administrations ». Cette exception apparaît disproportionnée et porte le risque de vider l'avancée de cet article de sa substance. L'April a soutenu la suppression du troisième alinéa proposée par l'amendement n°181 de madame la Sénatrice Corinne Bouchoux et du groupe écologiste et par l'amendement n° 438 des sénateurs Eliane Assassi, Jean-Pierre Bosino, Patrick Abate et les membres du Groupe communiste républicain et citoyen. Malheureusement ces amendements ont été rejetés lors des débats en séance publique au Sénat le 26 avril 2016.

De plus, l'amendement n° 486 rect des sénateurs Vasselle, Deromedi, Cayeux, Deroche, Charon, Doligé et Fournier, a été adopté, contre l'avis du rapporteur et du gouvernement. Cet amendement exclut de la liste des documents administratifs communicables les codes sources des « personnes publiques ou privées chargées d’une mission de service public dans un secteur exposé à la concurrence ». C’est le cas par exemple des entreprises chargées d'un SPIC (service public à caractère industriel et commercial) dans le domaine des transports, comme la SNCF.

Le compte-rendu des débats sur cet article est disponible.

L'article 1er bis est donc désormais rédigé ainsi :

I. – Le premier alinéa de l’article L. 300-2 du code des relations entre le public et l’administration est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Constituent également de tels documents les codes‑sources, à l’exception des codes-sources des personnes publiques ou privées chargées d’une mission de service public dans un secteur exposé à la concurrence. »

II. – Le 2° de l’article L. 311‑5 du code des relations entre le public et l’administration est ainsi modifié :

1° À la fin du d, les mots : « ou à la sécurité des personnes » sont remplacés par les mots : « , à la sécurité des personnes ou à la sécurité des systèmes d’information des administrations » ;

2° (nouveau) Le g est ainsi rédigé :

« g) À la recherche et la prévention, par les services compétents, d’infractions de toute nature ; ».

xcartron.png Xavier CARTRON

mksh : plus rapide que bash et zsh

Le 27 April 2016 à 07:09:38

Suite à une discussion lue sur la liste de diffusion de suckless.org, j'ai été tenté de tester le shell mksh. Bien m'en a pris, il est étonnant de rapidité!

Ne vous attendez pas non plus à une révolution, un shell reste un shell ☺.
Cela dit, je le trouve nettement plus rapide. Plus rapide que bash, bien évidemment tellement ce dernier est plein, mais aussi plus rapide que zsh. Si comme moi vous n'utilisez pas le quart des possibilités de ce dernier shell, vous devriez tenter mksh.

Petite comparaison de la taille des binaires :

-rwxr-xr-x 1 root root 264904 mars  15  2015 /bin/mksh
-rwxr-xr-x 1 root root 722464 nov.  25  2014 /bin/zsh5
-rwxr-xr-x 1 root root 1029624 nov.  13  2014 /bin/bash

mksh est donc 74% plus petit que bash et 63% plus petit que zsh (oui, j'me la pète, je fais des maths ^^)

Pour changer de shell, tapez :

chsh

Puis entrez le bon chemin vers mksh, soit "/bin/mksh".

Je vous invite à légèrement configurer mksh en mettant dans le fichier ~/.mkshrc

# les alias et les fonctions fonctionnent comme avec les autres shell
alias ll='ls -l'
mkcd() { mkdir "$1" && cd "$1" }

HISTFILE=~/.mksh_hist
HISTSIZE=3000

PS1='$PWD # '; (( USER_ID )) && PS1=$(echo "\e[0;32m\$PWD\e[0;36m::\e[0;37m$ " ); 

Amusez-vous bien ;)

26 April 2016

bsibaud.png Benoît SIBAUD

Les journaux LinuxFr.org les mieux notés des mois de février et mars 2016

Le 26 April 2016 à 18:38:26

LinuxFr.org propose des dépêches et articles, soumis par tout un chacun, puis revus et corrigés par l'équipe de modération avant publication. C'est la partie la plus visible de LinuxFr.org, ce sont les dépêches qui sont le plus lues et suivies, sur le site, via Atom/RSS, ou bien via partage par messagerie instantanée, par courriel, ou encore via médias sociaux.

Bannière LinuxFr.org

Ce que l’on sait moins, c’est que LinuxFr.org vous propose également à tous de tenir vos propres articles directement publiables, sans validation a priori des modérateurs. Ceux-ci s'appellent des journaux. Voici un florilège d'une dizaine de ces journaux parmi les mieux notés par les utilisateurs… qui notent. Lumière sur ceux des mois de février et mars 2016, les mois où en pleine hibernation, les volontaires ont oublié et d'écrire cette dépêche et d'automatiser sa création mensuelle (c'est dommage c'est les +50 en karma les plus faciles à glaner).

Les 10 journaux les mieux notés pour février 2016 sont donc :

Les 10 journaux les mieux notés pour mars 2016 sont donc :

Lire les commentaires

tnitot.png Tristan NITOT

En vrac du mardi

Le 26 April 2016 à 18:09:00

Après une semaine de vacances (sans ordinateur !), de retour au clavier…

Frederic BEZIES

La numérotation des logiciels : Concours d’appendice génital ou référence incontournable ?

Le 26 April 2016 à 08:58:10

Derrière ce jeu de mots digne d’une personne aisée qui habiterait le pauvrissime seizième arrondissement de Paris, il se cache une question sur la fiabilité d’une référence récurrente dans le monde du logiciel : La numérotation.

Point de repère indispensable en cas de dépannage, cela donne aussi lieu à des concours de « c’est moi qui a la plus grosse », spécialement dans le domaine des navigateurs internet. Entre septembre 2008 et fin avril 2016, Google Chrome est passé de la version 1 à la version 49 (ou 50 ?), Mozilla Firefox étant passé de la version 3.0.2 à la 45 (ou 46).

Il faut dire que la mise en place du processus de publication à intervalles réguliers (6 à 8 semaines) ont lancé une folie qui tourne au grand n’importe quoi.

Pour info, faisant compiler régulièrement le code source des pré-alpha de Mozilla Firefox, j’ai eu la bonne surprise d’avoir le 25 avril 2016 une version 49.0a1. Ce qui veut dire que la version alpha (ou développeur) est la 48, la version béta la 47. Quel concours d’appendice génital 🙂

fx49-alpha

En dehors de ce concours, savoir quelle version est utilisée est souvent bien pratique… Tant que des numérotations différentes et parfois cryptique ne sont pas employées. Un article posté sur le blog de Denis Szalkowski m’a mis la puce à l’oreille.

Dans cet article où il parle d’Ubuntu 16.04 LTS en version serveur, il la compare avec la Fedora 23 au niveau de la fraicheur relative des paquets de LAMP (qui permettent de monter un serveur web pour héberger des outils comme WordPress, Dotclear, Joomla et bien d’autres choses encore).

On peut lire :

[…]
En terme de fraîcheur des paquets LAMP, Ubuntu 16.04 fait globalement mieux que Fedora 23 sur le plan applicatif, notamment en proposant le PHP 7.0 :

kernel 4.4.0 (plus frais pour Fedora, en 4.4.7)
[…]

C’est ici qu’une information partiellement inexacte fait son apparition. Le schéma de numérotation du noyau de la Ubuntu est particulièrement… imbuvable.

Sur la page d’information du paquet linux-image pour la Ubuntu 16.04 LTS, au 26 avril 2016, on peut lire ceci :

linux-image-4.4.0-21-generic (4.4.0-21.37)

On pourrait donc en déduire que c’est un noyau linux 4.4.0… Alors que dixit kernel.org, en date du 26 avril 2016, la version conseillée du noyau 4.4 est la 4.4.8, sortie le 20 avril.

Quoi ! Ubuntu proposerait une version non rustinée du noyau ? Pas vraiment.

Si on regarde le suivi des changements, on s’aperçoit que le noyau proposé est au minimum basé sur la révision 4.4.6. Source ? Juste un bug trouvable sur l’outil de suivi de launchpad, le 1558330 dont le titre est parlant : « Xenial update to v4.4.6 stable release »

Modification apportée le 21 mars. Une personne qui n’irait pas sur la page du paquet pour jeter un oeil à l’historique des changement apportés dirait : Pourquoi Canonical ne mets pas à jour son noyau ? Il est mis à jour, seulement la numérotation est imbuvable.

Dommage de ne pas suivre la numération proposée en amont. Mais ne tomberait-on pas dans le principe énoncé dans un proverbe des Shadoks : « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? »

La numérotation, c’est pratique… Quand elle est la même pour tout le monde 🙂

Enfin, je dis cela, mais je dis rien au final. Sans rancunes, j’espère ?

april.png Nouvelles April

Contactez les sénateurs pour inscrire la priorité au logiciel libre dans le secteur public

Le 26 April 2016 à 07:50:39

Le projet de loi « pour une République numérique » va être examiné en séance publique au Sénat à partir du 26 avril. L'April appelle à la mobilisation pour introduire la priorité à donner au logiciel libre dans le secteur public par l'adoption des amendements n° 449, 393, 183.

Les Sénateurs Éliane Assassi, Jean-Pierre Bosino, Patrick Abate et le groupe communiste républicain et citoyen ont déposé amendement n° 449 visant à inscrire la priorité au logiciel libre dans le secteur public. La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam (LR) a également déposé un amendement n° 393 dont la rédaction est très proche. Même chose pour la Sénatrice Corinne Bouchoux et le groupe écologiste qui ont déposé amendement n° 183. Ce sujet avait fait l'objet d'un intense débat de 45 minutes en séance publique à l'Assemblée nationale et le gouvernement se retranchait derrière une prétendue incompatibilité juridique pour s'opposer à cette priorité. L'April encourage à l'adoption des n° 449, 393,183. Un argumentaire sur cette priorité au logiciel libre est disponible.

Comment agir ?

Le texte va être examiné en séance publique au Sénat à partir de mardi 26 avril 14h30 et la commission saisie au fond se réunit le mardi matin pour examiner les amendements de séance. Le grand nombre d'amendements déposés sur l'article 4 du projet de loi laisse à penser que l'article 9 ter sera débattu à partir du mercredi 27 lors de la séance de 16h30. Il faut donc idéalement contacter les sénateurs d'ici mercredi 16h30.

Le site NosSénateurs et celui du Sénat vous permettent de trouver les informations utiles (courriel, téléphone). Vous pouvez également appeler directement le standard du Sénat au 01 42 34 20 00 pour être mis en relation avec un sénateur.

Un appel téléphonique est beaucoup plus efficace qu'un courriel. Un coup de fil est plus personnel et beaucoup plus difficile à éviter. Une bonne technique consiste à envoyer un courriel, puis appeler quelques heures après pour s'assurer qu'il a bien été reçu, poser des questions à son sujet, demander les intentions du sénateur. Un courriel copié/collé à partir d'un modèle type a un impact négatif : cela affaiblit le contenu et le fait ressembler à du spam. Il vaut toujours mieux envoyer des courriels personnalisés. Nul besoin d'être un spécialiste du droit ou des questions techniques pour que votre message soit pertinent. Il s'agit surtout de convaincre par une mobilisation citoyenne.

Si vous avez des questions ou si vous souhaitez nous remonter les réactions des sénateurs, vous pouvez nous contacter par courriel (contact@april.org) ou sur le canal de discussion #april sur irc.freenode.net pour des échanges instantanés (accès via un webchat).

Un pad dédié est également à disposition.

ggravier.png Gilles GRAVIER

It's much easier when you have a single target to attack...

Le 26 April 2016 à 07:07:59

I often have this discussion with banks as to why they should really be using a decentralized, distributed, system to handle their transactions. Bitcoin is the obvious candidate, but due to its sulfurous nature, banks shy from it... Fine. Then they should (they are, actually) be looking at other alternative blockchains.

Why is that? But more importantly, why the reluctance to use a distributed system?

Banks, historically, are used to the proven (sort of) model of the vault. One big, fat, tough, solid, vault, with all kinds of security measures around. Cameras. Guards. Walls. Traps... And big, heavy, solid doors with locks. That's something they know. They're comfortable with it. It comes with a known risk model. It's the central vault paradigm. Central to the bank. Sometimes there's one central to a branch office. It's usually deep underground and very secure.

That is until somebody digs a tunnel, or finds some other way to break into the vault. Once they're in it, they have access to everything. Very convenient if you want to steal it all.

When banks do transactions between each other today, they use something of a vault, as well... a centralized transaction platform. It's called SWIFT. It's convenient, because it's managed by somebody. But really, it's a safe. It's a central vault (they even have a castle in La Hulpe, Belgium) that does all the transactions, in a secure (supposedly), controlled, expensive and slow way.

So naturally, when thieves want to do a major break-in into modern banks, the attack the modern vault. This is what happened when Bangladesh Bank recently lost $81M to thieves who attacked the SWIFT infrastructure to get to the loot.

The alternative today exists. It's a decentralized infrastructure that is designed so that the whole network can be trusted even if you don't trust any single node in it. It does away with the notion of a vault, simply by being structured in a way that any misbehaving node in the network is naturally set aside and can't contribute faulty transactions... more importantly, by using a blockchain, any transactions that take place are permanently written in the network so that at any time, one can control the validity of what takes place, and what has taken place.

This is the notion of a permissionless blockchain network such as you can experience using Bitcoin or Ethereum. Try it out. Explore the possibilities. It's a great alternative to a centralized transaction processing network, it's fast, and extremely cost efficient...

25 April 2016

april.png Nouvelles April

Revue de presse de l'April pour la semaine 16 de l'année 2016

Le 25 April 2016 à 15:54:27

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 16

[Liberté Algérie] L’incroyable équation de la motivation

Par Sadek Amrouche, le vendredi 22 avril 2016. Extrait:
> Nous sommes en 1945, Karl Dunker, célèbre psychologue allemand, présente pour la première fois les résultats de son expérience intitulée «the candle problem» (le problème de la bougie). Cette expérience est un test rapide permettant de mesurer les capacités d’un individu à résoudre un problème. Il est très utilisé aujourd’hui dans une grande variété d’études en sciences du comportement. Si vous ne connaissez pas l’expérience, lisez ce qui suit et cherchez la solution avant de regarder la réponse.
Lien vers l'article original: http://www.liberte-algerie.com/cap-enp-liberte-algeriecom/lincroyable-equation-de-la-motivation-246245

[Unidivers] Imprimante 3D: panorama des débats et des ruptures

Par Thibault Boixiere, le vendredi 22 avril 2016. Extrait:
> L’imprimante 3D. Le nom lui-même fait penser à la dimension spectaculaire du cinéma en relief. On confond la lanterne magique avec la camera obscura. Pourtant, l’impression tridimensionnelle n’est pas un procédé technique récent. Ses implications restent néanmoins actuelles. Entre industrialisation et démocratisation, cette technologie suscite le débat et provoque la rupture. Your next stop, the Twilight Zone…
Lien vers l'article original: http://www.unidivers.fr/imprimante-3d-technologie-debats-ruptures

[Framablog] Sympathy for the Free Software

Par Véronique Bonnet, le jeudi 21 avril 2016. Extrait:
> Indésirable, le logiciel libre (free software)? Un amendement de la commission des lois du Sénat vient de faire disparaître, pour l’instant, avant l’examen en séance prévu fin avril, l’encouragement au logiciel libre. Certes, il s’agissait bien d’un amendement de repli, non juridiquement contraignant, que l’Assemblée avait voté comme pis-aller, vu les tirs de barrage contre la priorisation. Le simple encouragement est-il déjà tabou? Caillou dans la chaussure ? Loup dans la bergerie?
Lien vers l'article original: http://framablog.org/2016/04/21/allumons-les-reverberes-du-libre

[Developpez.com] Europe: l'open source va-t-il être exclu des standards pour le Marché Numérique Unique?

Par Michael Guilloux, le jeudi 21 avril 2016. Extrait:
> Dans le cadre de sa nouvelle stratégie pour le Digital Single Market (Marché Numérique Unique) présentée l’année dernière, la Commission européenne (CE) a décidé de faire de la normalisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) la pierre angulaire.
Lien vers l'article original: http://www.developpez.com/actu/98036/Europe-l-open-source-va-t-il-etre-exclu-des-standards-pour-le-Marche-Numerique-Unique-L-UE-penche-vers-le-modele-de-licence-FRAND

Et aussi:
[Silicon.fr] Le RGI v2 officialisé, ODF préféré à OpenXML
[TableauxInteractifs] Les logiciels libres et gratuits pour ecran interactif et TBI

Voir aussi:
Approbation du RGI v 2.0, l'April salue le travail de la DISIC/DINSIC

[Le Point] Qui veut la peau de l'open data?

Par Mathieu Lehot, le jeudi 21 avril 2016. Extrait:
> Tangui Morlier de Regards citoyens s'inquiète du coup de frein mis à la politique de transparence des données publiques. Interview.
Lien vers l'article original: http://www.lepoint.fr/politique/qui-veut-la-peau-de-l-open-data-21-04-2016-2033949_20.php

Et aussi:
[La gazette.fr] «L’open data est de plus en plus ancré dans les pratiques»
[Faire Face] Le Défenseur des droits réclame une République numérique accessible à tous

Voir aussi:
Soutenez une réelle communicabilité des codes sources des administrations

[Libération.fr] Android: que reproche Bruxelles à Google?

Par Anaïs Cherif, le jeudi 21 avril 2016. Extrait:
> La Commission européenne a adressé au géant américain une liste de griefs contre son système d’exploitation pour smartphones. Il est accusé de ne pas respecter les règles de la concurrence.
Lien vers l'article original: http://www.liberation.fr/futurs/2016/04/21/android-que-reproche-bruxelles-a-google_1447667

[Numerama] Richard Stallman: «Plus rien ne me fait rêver dans la technologie»

Par Guillaume Champeau, le mardi 19 avril 2016. Extrait:
> Entretien avec Richard Stallman, l'inventeur du logiciel libre, résolument attaché aux libertés et au combat contre toutes les technologies qu'il juge «oppressives».
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/tech/164017-richard-stallman-plus-rien-ne-me-fait-rever-dans-la-technologie.html

[L'Atelier] «L’invention n’est pas source de valeur, la transformation du produit, oui»

Par Anna Bochu, le lundi 18 avril 2016. Extrait:
> En quoi les brevets peuvent-ils parfois freiner la dynamique de création? Réponse avec Hacène Lahrèche, scientifique français faisant partie de l'équipe dirigeante de La Paillasse, premier laboratoire citoyen d'Europe.
Lien vers l'article original: http://www.atelier.net/trends/articles/invention-source-de-transformation-produit-oui_441237

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

Soutenez une réelle communicabilité des codes sources des administrations

Le 25 April 2016 à 07:45:30

Infographie sur le code source

Le projet de loi « pour une République numérique » va être examiné en séance publique au Sénat à partir du 26 avril. L'April appelle à la mobilisation pour garantir une réelle communicabilité des codes sources des administrations par l'adoption des amendements n° 181 et 438.

L'inscription dans la loi, via l'article 1er bis, de la qualité de document administratif des codes sources représente une avancée certaine vers une véritable « République numérique », ouverte et transparente. Cependant, le troisième alinéa de l'article 1er bis introduit une nouvelle exception à la communicabilité des documents administratifs en cas de risque d'atteinte « à la sécurité des systèmes d'information des administrations ». Cette exception apparaît disproportionnée et porte le risque de vider l'avancée de cet l'article de sa substance. C'est pourquoi nous soutenons la suppression du troisième alinéa de l'article 1er bis telle qu'elle est par exemple proposée par l'amendement n°181 de madame la Sénatrice Corinne Bouchoux et du groupe écologiste et par l'amendement n° 438 des sénateurs Eliane Assassi, Jean-Pierre Bosino, Patrick Abate et les membres du Groupe communiste républicain et citoyen. Outre l'infographie ci-contre (et les vignettes ci-dessous), vous pouvez consulter un argumentaire pour un récapitulatif des enjeux.

Bannière pour infographie sur le code source Vignette pour infographie sur le code source

Comment agir ?

Le texte va être examiné en séance publique au Sénat à partir de mardi 26 avril 14h30 et la commission saisie au fond se réunit le mardi matin pour examiner les amendements de séance. Il faut donc idéalement contacter les sénateurs d'ici lundi soir.

Le site NosSénateurs et celui du Sénat vous permettent de trouver les informations utiles (courriel, téléphone). Vous pouvez également appeler directement le standard du Sénat au 01 42 34 20 00 pour être mis en relation avec un sénateur.

Un appel téléphonique est beaucoup plus efficace qu'un courriel. Un coup de fil est plus personnel et beaucoup plus difficile à éviter. Une bonne technique consiste à envoyer un courriel, puis appeler quelques heures après pour s'assurer qu'il a bien été reçu, poser des questions à son sujet, demander les intentions du sénateur. Un courriel copié/collé à partir d'un modèle type a un impact négatif : cela affaiblit le contenu et le fait ressembler à du spam. Il vaut toujours mieux envoyer des courriels personnalisés. Nul besoin d'être un spécialiste du droit ou des questions techniques pour que votre message soit pertinent. Il s'agit surtout de convaincre par une mobilisation citoyenne.

Si vous avez des questions ou si vous souhaitez nous remonter les réactions des sénateurs, vous pouvez nous contacter par courriel (contact@april.org) ou sur le canal de discussion #april sur irc.freenode.net pour des échanges instantanés (accès via un webchat).

Un pad dédié est également à disposition

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Mise à jour: Le 29 April 2016 à 17:32:55