Promouvoir et défendre le logiciel libre

05 December 2016

april.png Nouvelles April

Revue de presse de l'April pour la semaine 48 de l'année 2016

Le 05 December 2016 à 14:54:57

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 48

[la montagne] Puy-de-Dôme: les ordinateurs retrouvent une deuxième vie dans les écoles rurales

Par Pierre Peyret, le vendredi 2 décembre 2016. Extrait:
> Dans le Puy-de-Dôme, tous les ordinateurs jugés obsolètes ne finissent pas à la benne. L’association des maires ruraux en a déjà reconditionné et distribué plus de 400 à des écoles.
Lien vers l'article original: http://www.lamontagne.fr/murol/ruralite/vie-associative/2016/12/02/puy-de-dome-les-ordinateurs-retrouvent-une-deuxieme-vie-dans-les-ecoles-rurales_12191456.html

[Le Temps] Les dérives managériales de la théorie des incitations

Par Michel Ferrary, le jeudi 1 décembre 2016. Extrait:
> Comment amener le salarié à adopter le comportement attendu par l’employeur quand ce dernier ne peut pas le contrôler?
Lien vers l'article original: https://www.letemps.ch/economie/2016/12/01/derives-manageriales-theorie-incitations

[Numerama] L'Internet Archive appelle aux dons pour se dupliquer au Canada, loin de Trump

Par Alexis Orsini, le mercredi 30 novembre 2016. Extrait:
> La fondation américaine d'archivage du web, créée en 1996, appelle aux dons pour pouvoir dupliquer sa gigantesque base de données au Canada. Une décision motivée par ses inquiétudes sur l'avenir du web sous la présidence de Donald Trump.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/politique/212992-linternet-archive-appelle-aux-dons-pour-se-dupliquer-au-canada-loin-de-trump.html

[Libération] Quand les multinationales forcent la porte des collèges

Par Valérie Brun, Patricia Combarel, Liêm-Khê Luguern, Pascal Pragnère et Laurent Rouzière, le mercredi 30 novembre 2016. Extrait:
> Des professeurs d'un collège du Tarn dénoncent les intrusions des entreprises telles que Nestlé, Total ou Microsoft sous la forme de «kits pédagogiques». Avec l'idée d'inculquer des comportements de consommateur aux individus dès leur plus jeune âge.
Lien vers l'article original: http://www.liberation.fr/debats/2016/11/30/quand-les-multinationales-forcent-la-porte-des-colleges_1531992

[Le Figaro] Les défenseurs du logiciel libre découragés par l'Education nationale

Par Elisa Braun, le mercredi 30 novembre 2016. Extrait:
> Accusant l'Education nationale de privilégier des partenariats privés avec Microsoft au détriment de solutions alternatives gratuites, Framasoft ne répondra plus à ses sollicitations.
Lien vers l'article original: http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/11/30/32001-20161130ARTFIG00001-les-defenseurs-du-logiciel-libre-decourages-par-l-education-nationale.php

[Next INpact] Regards Citoyens face à «l’extrême difficulté» d’analyser les consultations en ligne

Par Xavier Berne, le lundi 28 novembre 2016. Extrait:
> Consulter les internautes est une chose, en lire les commentaires en est une autre. Après avoir lancé un premier outil de crowdsourcing destiné à épauler les députés, l'association Regards Citoyens vient de publier une analyse de cette expérience.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/102293-regards-citoyens-face-a-l-extreme-difficulte-d-analyser-consultations-en-ligne.htm

[Le Figaro] «3 % des femmes dans l'open, c'est trop peu»

Par Sylvia di Pasquale, le lundi 28 novembre 2016. Extrait:
> L'invité RH, Charlotte de Broglie, fondatrice de l'AdaWeek, nous parle de la place des femmes dans les STEM, acronyme anglais pour définir les métieurs scientifiques, techniques, ingénierie et mathématiques. Pour cadremploi.fr et lefigaro.fr elle explique à quoi sert l'AdaWeek.
Lien vers l'article original: http://www.lefigaro.fr/emploi/2016/11/28/09005-20161128ARTFIG00260--3-des-femmes-dans-l-open-c-est-trop-peu.php

[ZDNet France] Emploi: les entreprises du logiciel libre continuent à embaucher

Par Thierry Noisette, le vendredi 25 novembre 2016. Extrait:
> Fortes d'une croissance confortable en 2015-2016 dont elles prévoient le maintien, les sociétés membres du CNLL comptent recruter 1.000 salariés en 2017.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/emploi-les-entreprises-du-logiciel-libre-continuent-a-embaucher-39845228.htm

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

Le « gouvernement ouvert » à la française : un leurre ?

Le 05 December 2016 à 12:28:51

Alors que la France s’apprête à accueillir le Sommet mondial du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert, plusieurs associations pointent les contradictions du gouvernement. Certaines ne s’y rendront pas.

Bilan du gouvernement ouvert à la française (9 pages), co-signé par les associations et collectifs suivants : April, BLOOM, DemocracyOS France, Fais ta loi, Framasoft, La Quadrature du Net, Ligue des Droits de l’Homme, Regards Citoyens, République citoyenne, SavoirsCom1.

Derrière un apparent « dialogue avec la société civile », la France est loin d'être une démocratie exemplaire

Le « gouvernement ouvert » est une nouvelle manière de collaborer entre les acteurs publics et la société civile, pour trouver des solutions conjointes aux grands défis auxquels les démocraties font face : les droits humains, la préservation de l’environnement, la lutte contre la corruption, l’accès pour tous à la connaissance, etc.

Soixante-dix pays se sont engagés dans cette démarche en adhérant au Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO), qui exige de chaque État la conception et la mise en œuvre d'un Plan d’action national, en collaboration étroite avec la société civile.

La France a adhéré au Partenariat pour un Gouvernement Ouvert en avril 2014, et publié son premier Plan d’action national en juillet 2015. Depuis octobre 2016, le gouvernement français co-préside le PGO, avec l’association américaine WRI (World Resource Institute) et la France accueille le Sommet mondial du PGO à Paris, du 7 au 9 décembre 2016, présenté comme la « COP 21 de la démocratie ».

En tant que « pays des droits de l’Homme », nation co-présidente et hôte du Sommet mondial du PGO, on pourrait attendre de la France qu’elle donne l’exemple en matière de gouvernement ouvert.

Hélas, à ce jour, les actes n’ont pas été à la hauteur des annonces, y compris dans les trois domaines que la France elle-même considère prioritaires (1. Climat et développement durable ; 2. Transparence, intégrité et lutte contre la corruption ; 3. Construction de biens communs numériques) et ce, malgré l’autosatisfaction affichée du gouvernement. Pire, certaines décisions et pratiques, à rebours du progrès démocratique promu par le Partenariat pour un gouvernement ouvert, font régresser la France et la conduisent sur un chemin dangereux.

Les associations signataires de ce communiqué dressent un bilan critique et demandent au gouvernement et aux parlementaires de revoir certains choix qui s'avèrent radicalement incompatibles avec l’intérêt général et l’esprit du PGO, et de mettre enfin en cohérence leurs paroles et leurs actes.

Lire le bilan complet (9 pages).

Les co-signataires

L'April est la principale association de promotion et de défense du logiciel libre dans l'espace francophone. La mobilisation de ses bénévoles et de son équipe de permanents lui permet de mener des actions nombreuses et variées en faveur des libertés informatiques.

BLOOM, Fondée en 2005 par Claire Nouvian, BLOOM est entièrement dévouée aux océans et à ceux qui en vivent. Sa mission est d’œuvrer pour le bien commun en mettant en œuvre un pacte durable entre l’homme et la mer.

DemocracyOS France est une association qui promeut l'usage d'une plateforme web open source permettant de prendre des décisions de manière transparente et collective.

Fais Ta Loi est un collectif qui a pour but d'aider les publics les plus éloignés du débat démocratique à faire entendre leur voix au Parlement.

Framasoft est un réseau dédié à la promotion du « libre » en général et du logiciel libre en particulier.

Ligue des Droits de l’Homme : agit pour la défense des droits et libertés, de toutes et de tous. Elle s’intéresse à la citoyenneté sociale et propose des mesures pour une démocratie forte et vivante, en France et en Europe.

La Quadrature du Net : La Quadrature du Net est une association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet.

Regards Citoyens est un collectif transpartisan né en 2009 qui promeut la transparence démocratique et l'ouverture des données publiques pour alimenter le débat politique. Il est a l'initiative d'une douzaine d'initiatives dont NosDeputés.fr et LaFabriqueDeLaLoi.fr.

République citoyenne est une association, créée en 2013, qui a pour but de stimuler l’esprit critique des citoyens sur les questions démocratiques et notamment sur le gouvernement ouvert.

SavoirsCom1 est un collectif dédié à la défense de politiques publiques en faveur des Communs de la connaissance.

bsibaud.png Benoît SIBAUD

Mini‐hackathon LinuxFr.org et Agenda du Libre le 8 décembre 2016

Le 05 December 2016 à 10:28:42

L’idée et l’envie d’un hackathon LinuxFr.org court depuis quelque temps au sein de l’équipe. Et la demande vient aussi de nos visiteurs.

Quelques rappels pour LinuxFr.org :

  • code : le site est principalement basé sur Ruby on Rails et contient aussi quelques services en Go et, bien sûr, du JavaScript, du shell, du SQL, de la CSS, etc. ;
  • fonctionnement : contenus écrits par nos visiteurs aidés d’une équipe (bénévole) de rédaction, un système de notation et auto‐modération, ainsi qu’une équipe (bénévole) de modérateurs ;
  • une association LinuxFr et un site LinuxFr.org qui vont fêter leurs 18 ans ;
  • administration système : Debian ou Ubuntu, des serveurs physiques, des conteneurs LXC et des machines virtuelles, un peu d’Ansible voire de Docker.

LinuxFr.org

Côté Agenda du Libre, le site est basé sur Ruby on Rails aussi, et fonctionne avec une équipe (bénévole) de modérateurs.

Les pistes de sujet (en fonction des présents) :

  • réduire le nombre d’entrées ouvertes dans le système de suivi des bogues et suggestion de fonctionnalités ;
  • produire de nouveaux logos, images de section, bannières, etc. ;
  • rédiger de nouvelles dépêches collaborativement ;
  • modérer les tags ou améliorer les règles de modération ;
  • améliorer des feuilles de style existantes ou en réaliser de nouvelles ;
  • mettre en place de nouveaux services ;
  • permettre d’avoir un agenda hebdomadaire pour les autres pays que la France ;
  • etc.

Cadre : on se greffe à l'événement hebdomadaire « Soirée de Contribution au Libre » organisé par Parinux.
Lieu : Fondation pour le Progrès de l'Homme (FPH) 38 rue Saint Sabin Paris Île-de-France.
Date : jeudi 8 décembre 2016.
Heure : de 19h30 à 22h30.

Prérequis

Quelques prérequis à mettre en place avant de venir contribuer :

  • être sur place le 8 décembre à la FPH (on ne peut pas s’engager par avance à pouvoir se coordonner avec des personnes distantes, car nous risquons d’être bien occupés sur place, donc sauf volontaire pour assurer cette coordination, on se limitera aux présents) ;
  • disposer d’un ordinateur portable (réseau et électricité seront disponibles sur place) ;
  • accepter de contribuer sous une licence libre (AGPL pour le code, CC By SA 4.0 pour les contenus ou les logos) ;
  • avoir un compte LinuxFr.org (peut‐être pas indispensable, mais sûrement pratique en l’occurrence) ;
  • merci de vous inscrire sur la page wiki pour aider à organiser et préparer ;
  • et suivant les cas :
    • pour contribuer sur les dépêches en rédaction ou rédiger de nouveaux contenus ou retravailler les règles de modération : votre navigateur préféré, éventuellement des greffons pour l’orthographe, la grammaire (Grammalecte pour Firefox, par exemple) ou le markdown,
    • pour produire des visuels : vos outils de dessin préférés (libres pour la partie logicielle), probablement une copie du dépôt Git de code pour avoir les images existantes,
    • pour améliorer les feuilles de style existantes ou en réaliser de nouvelles : votre navigateur préféré et idéalement plusieurs pour tester, éventuellement des greffons spécialisés (comme Firebug pour Firefox),
    • pour contribuer sur l’administration système : installer Ansible, OpenSSH (et avoir une clef générée), git, et idéalement un conteneur ou une machine virtuelle Debian sur votre propre ordinateur (on tachera de fournir une machine virtuelle sur les serveurs LinuxFr.org ou un Dockerfile sinon),
    • pour contribuer sur le code : une copie du dépôt git, de quoi faire du Ruby on Rails (ou du Go ou JS suivant les daemons choisis), idéalement un conteneur ou une machine virtuelle Debian sur votre propre ordinateur avec un LinuxFr.org local fonctionnel (on tachera de fournir une machine virtuelle sur les serveurs LinuxFr.org ou un Dockerfile sinon).

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bsibaud.png Benoît SIBAUD

LinuxFr.org : seconde quinzaine de novembre 2016

Le 05 December 2016 à 09:36:37

Soixante‐et‐unième épisode dans la communication entre les différents intervenants autour du site LinuxFr.org : l’idée est tenir tout le monde au courant de ce qui est fait par les rédacteurs, les admins, les modérateurs, les codeurs, les membres de l’association, etc.

L’actu résumée ([*] signifie une modification du sujet du courriel) :

Statistiques

  • 1 902 commentaires publiés (dont aucun masqué depuis) ;
  • 299 tags posés ;
  • 112 comptes ouverts (dont 2 fermés depuis) ;
  • 67 entrées de forums publiées (dont 3 masquées depuis) ;
  • 20 dépêches publiées ;
  • 27 journaux publiés (dont aucun masqué depuis) ;
  • 2 entrées dans le système de suivi (dont aucune fermée depuis) ;
  • 1 sondage publié ;
  • 0 page wiki publiée.

Listes de diffusion (hors pourriel)

Liste linuxfr-membres@ — [restreint]

  • R.A.S.

Liste meta@ — [restreint]

  • [Meta] Première quinzaine de novembre 2016
  • [Meta] moules`bouffe

Liste moderateurs@ — [restreint]

  • [Modérateurs] Linux, l’heure du test — épisode 1 — Linux Mint
  • [Modérateurs] Fermeture de compte

Liste prizes@ — [restreint]

  • R.A.S.

Liste redacteurs@ — [public]

  • R.A.S.

Liste team@ — [restreint]

  • [team linuxfr] Fwd: Silex Labs et apéro networking le 30 nov

Liste webmaster@ — [restreint]

  • R.A.S.

Canal IRC adminsys (résumé)

Tribune de rédaction (résumé)

  • discussions sur les séries de dépêches autour de l’électronique et du C++ ;
  • demande du logo d’hiver pour cause de froid ;
  • un bot qui réplique les messages entre IRC, XMPP et une tribune : replopbot ;
  • Saint‐Étienne accueillera la Linux Audio Conference 2017 et les RMLL 2017 ;
  • POSS : collecter des goodies, distribuer des autocollants et faire gagner des livres et des abonnements.

Tribune de modération (résumé)

  • l’habituelle gestion du pourriel ;
  • préparation de la conférence à Capitole du Libre, direct et premiers retours ;
  • halte à la censure ;
  • nouveau sondage.

Commits/pushs de code https://github.com/linuxfrorg/

  • R.A.S.

Divers

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04 December 2016

Carl Chenet

L’édito de décembre 2016

Le 04 December 2016 à 23:00:51

Au cours du mois de novembre j’ai publié 8 billets relatifs aux usages et pratiques dans le Logiciel Libre et aux projets de logiciels que j’ai créés, comme Retweet ou PyMoneroWallet. La série d’articles Dans le Libre plaît bien et je m’en réjouis car il ne s’agit pas de billets simples en général, mais je pense qu’ils apportent vraiment des aspects souvent mal compris (ou compris trop tard) aux lecteurs qui iront au bout 🙂

monero-logo

Le Monero, crypto-monnaie dont j’ai déjà parlé ici, pour lequel j’ai écrit une bibliothèque PyMoneroWallet

Spéciale dédicace à mon billet sur Pourquoi je préfère la licence GPL aux licence permissives type BSD/MIT. C’est un sujet délicat et je ne voulais surtout pas imposer mon point de vue comme une vérité et que ça parte en troll complet. Ma démarche a été comprise et les commentaires ont été de grande qualité.

bsdvsgpl

GPL vs BSD, une opposition ancienne reposant sur des conceptions différentes de la liberté

Le réseau social Diaspora*

J’ai investi beaucoup de temps dans le réseau social Diaspora* récemment. Je prends beaucoup de plaisir à relayer du contenu vers ce réseau social, à y créer des liens et à y lire ce qui s’y passe. Le format plus expansif que Twitter permet, je trouve, des bons formats intermédiaires, entre les 140 caractères et les classiques billets de blog.

diaspora

Le logo de Diaspora*

Je vous conseille vraiment d’y jeter un coup d’œil si tout ce qui touche au Libre, aux mouvements alternatifs d’idées et à l’art actuel vous intéressent. J’ai personnellement un compte sur le Framasphere de Framasoft, merci à eux pour cette initiative, même si j’attends maintenant impatiemment l’implémentation de la fonctionnalité d’import/export d’un compte d’un pod à l’autre, fonctionnalité pour laquelle un financement participatif a été réalisé.

Journal du hacker

Le mois de novembre m’a réservé quelques surprises. Après la très réussie soirée anniversaire du Journal du hacker le 5 novembre dernier (merci à tout ceux qui étaient présents), j’ai repris mon travail sur la version 2 et les choses ont avancé beaucoup plus vite que je l’avais imaginé.

logo-journal-du-hacker

Le 20 novembre le blog du Journal du hacker ainsi que les services relatifs aux réseaux sociaux migraient vers le nouveau serveur. Et après un dernier coup de collier de la part de toute l’équipe sur la version 2, nous étions prêts à migrer le site principal vers le nouveau serveur. La migration du site principal ne saurait tarder.

Perspectives pour le mois de décembre 2016

Bon, on s’en doute, l’activité va fortement ralentir dans la seconde partie du mois de décembre avec les fêtes toussa, mais j’espère placer quelques articles d’ici-là, surtout qu’il y a des bonnes choses dans les cartons qui ne demandent plus qu’à en sortir (pas les cadeaux, les projets). Et ce dès mercredi 😉 À bientôt !

 

bsibaud.png Benoît SIBAUD

Conférence LinuxFr(.org), mais refaire ?

Le 04 December 2016 à 12:26:36

L’événement Capitole du Libre 2016 a eu lieu le week‐end des 19 et 20 novembre. Les différents supports de conférences, photos et vidéos seront bientôt mis en ligne par l’organisation (voir par exemple). Alors, en attendant je vais vous parler de la conférence que j’y ai donnée.

     Benoît Sibaud devant la première diapo          Photo de Wanda, organisation CDL

Son sujet : « le site LinuxFr.org existe depuis plus de 17 ans. Profitons‐en pour une petite rétrospective tendance “Et si ?”. Au fil des années, le site LinuxFr.org et l’association LinuxFr ont connu de multiples changements. Cela concerne les évolutions techniques (matériel et logiciel) bien sûr. Mais cela comprend aussi des changements législatifs (ce qui est permis/interdit, ce qu’il faut modérer, etc.). Le public n’est plus le même et la façon de lire le site non plus. Les thématiques ont évolué, par exemple de l’ordi perso vers les services en ligne et les mobiles. Le coût d’un tel site a changé en termes financiers (domaine, certificat, etc.) ou en tracas juridiques (plaintes et menaces). Les bénévoles du site se sont succédés. Pourrait‐on refaire LinuxFr.org ? Le faudrait‐il ? Que faudrait‐il changer ? Et, que faudra‐t‐il changer ? »

Sommaire

Benoît Sibaud devant la diapo « Geekscottes »              Photo de Wanda, organisation CDL

La conférence à Capitole du Libre

Le support de conférence est disponible en PDF et en source HTML reveal.js (archive tar.xz), ainsi que quelques photos prises par Wanda pour l’organisation ou par tankey depuis la salle. Merci aussi à Benoît Salles pour le gazouillage en direct.

Sommaire de la conférence : C’est quoi LinuxFr.org ? Pourquoi ce sujet plutôt qu’un autre ? Le nom, l’association, les services aux adhérents ou aux visiteurs, le modèle économique, l’équipe, les serveurs, l’hébergement, les logiciels, les questions techniques, les licences, l’audience, la modération, le juridique / législatif et les chatons.

Un mini‐hackathon le jeudi 8 décembre 2016 à Paris

Le mini‐hackathon évoqué durant la conférence aura lieu le 8 décembre dans le cadre des Jeudis contribution au Libre organisés par Parinux : en attendant d’organiser un événement dédié, commençons par profiter de la logistique d’un événement déjà en place et régulier. Et voyons aussi combien de gens viennent participer pour aider sur le code, l’écriture de contenu, les feuilles de style CSS, le graphisme ou l’administration système du site.

Les questions hors conférence à Capitole du Libre

Hors caméra/micro (de mémoire), quelques questions posées (les réponses données ici sont rédigées et ne correspondent pas forcément exactement à ce qui a été dit à chaud et en direct) :

  • Question : Est‐ce que tu es satisfait de venir à Capitole du Libre, avec une audience plus ou moins restreinte ?
  • Réponse : sur Capitole du Libre, il y a 13 autres conférences en parallèle et je ne m’attendais donc pas à faire salle comble. D’autant moins en sachant que je serais dans l’amphi de la plénière (capacité 400 places) :-). Dans les différentes conférences LinuxFr.org que j’ai pu faire (seul ou avec Bruno Michel, par exemple), aux RMLL un peu partout ou aux Ubuntu Parties à Paris, le public est toujours de quelques dizaines de personnes (globalement entre 20 et 50). Les visiteurs nous connaissent déjà pour la plupart, ce qui ne les incitent pas forcément à venir voir si notre conférence est palpitante ou non. Mais c’est intéressant de s’adresser à ceux qui ne connaissent pas encore le site et d’échanger sur la vie du site avec les autres. Et c’est aussi gratifiant de voir des gens satisfaits et reconnaissants.

  • Question : Ça fait 16 ans que tu es dans l’équipe, est‐ce que parfois tu n’as pas envie d’arrêter et de passer à autre chose ?

  • Réponse : Comme tout le monde, je passe par des hauts et des bas niveau motivation, avec des hauts après les rencontres physiques et les réalisations techniques, et des bas après le xe spammeur de la journée, la énième intervention de modération pour calmer le jeu, la dernière accusation de diffamation reçue et le dernier commentaire péremptoire nous expliquant que ce que l’on fait est trop nul et qu’il existe une solution simple et magique. Des fois, je me dis que « L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes. (B. Russell) » (voir aussi l’effet Dunnin‐Kruger, merci au dernier qui en a parlé ici récemment). Et d’autres fois, je me dis que « tant qu’il y aura des nouveaux, il y a aura des questions de nouveaux, des erreurs de débutants et des comportements de néophytes » et, tant mieux qu’il y ait des nouveaux qui viennent, soyons inclusifs, accueillants et compréhensifs (et j’ajoute alors «vous allez finir par vous aimer les uns les autres, bordel de merde ! ». L’autre point, qui est d’ailleurs la conclusion de la conférence, c’est que le site LinuxFr.org est une chose plutôt rare actuellement et qu’il serait difficile de le refaire ex nihilo. Il serait donc dommage de le laisser disparaître et il est donc important de continuer (au moins jusqu’à ce qu’une relève vienne dire aux vieux de l’équipe qu’il est temps de rentrer recompiler leur noyau).

  • Question : La tribune est‐elle problématique ?

  • Réponse : Les échanges y sont limités aux utilisateurs authentifiés, éphémères (une quantité limitée de messages stockés) et non archivés (pas de stockage à long terme ni d’indexation par les moteurs de recherche), ce qui réduit grandement les risques de recevoir des mises en demeure. Certains sites externes archivent les échanges sur la tribune, mais cela relève alors de leur propre responsabilité. Pour le reste, la présence de quelques modérateurs sur la tribune suffit à régler les rares problèmes résiduels, notamment grâce à la possibilité d’en priver temporairement un compte d’accès. Globalement la tribune est donc peu problématique.

  • Question : Comment as‐tu reçu la mise en demeure ? Comment réagit‐on dans ce cas ?

  • Réponse : Sereinement sur le fond, mais agacé par la forme (directement un recommandé parlant de prison et demandant de l’argent). Nous en avons discuté en interne, avons évalué le contenu en question et avons choisi de publier la lettre (et le courrier de signalement au barreau de Paris par la suite). L’inspiration venait notamment de Chilling Effects (devenu depuis Lumen) et son utilisation par Google pour les notices DMCA notamment : pour rendre public et garder trace d’une demande de suppression, la demande est publiée.

  • Question : Est‐ce que l’on va refaire une dépêche sur les dons aux associations comme les années précédentes ?

  • Réponse : Oui clairement. D’ailleurs, si des gens veulent aider voire lancer la dépêche en reprenant celle de l’année passée, tant mieux. Et, suite à la conférence sur la plate‐forme de dons récurrents Liberapay, une dépêche est en préparation sur le sujet et Liberapay sera évoqué dans la dépêche sur les dons

Petite synthèse des échanges sur le sondage « La modération a posteriori des contenus et commentaires problématiques sur LinuxFr.org »

Ce sondage montre un résultat inattendu (pour moi) : en excluant les réponse humoristiques, il semble que les répondants soient très largement satisfaits de la modération a posteriori (si tant est qu’un résultat de sondage LinuxFr.org soit non inepte à 23,22 % près).

Les demandes :

  • plus de transparence sur la modération a posteriori, quantitativement (nombre d’opérations) et qualitativement (sur quels comptes) : sur le premier point, oui il faudrait [ajout dans l’entrée de suivi], sur le second point, il semble délicat et contreproductif de créer un mur de la honte. À noter que les rétrospectives de la quinzaine que je publie en journal rendent la modération plus transparente en termes de volumétrie (les « dont 5 masqués depuis » ou « dont 3 fermés depuis », mais pas les privations de commentaire et/ou de tribune), ainsi que par la nature des échanges sur la liste moderateurs@ ou la tribune de modération ;
  • le retour des commentaires anonymes : sans solide argumentation nouvelle et compte tenu des problèmes passés, aucune raison de revenir en arrière ;
  • faut‐il ou non indiquer raison et modérateur dans les cas de modération a posteriori ? Voir l’entrée de suivi concernée ;
  • une modération moins « laxiste », mais sans dire comment l’obtenir ;
  • une proposition de modification des règles de modération pour indiquer le comportement attendu/souhaitable
  • le rappel de l’existence du kill‐file sauce Usenet ;
  • l’ajout d’un bouton de signalement de contenu/commentaire problématique (voir l’entrée de suivi) ;
  • une gestion particulière des comptes postant par défaut à -10, par exemple une fermeture automatique du compte, un masquage automatique avec clic nécessaire pour démasquer, un CAPTCHA, etc. : en fait, ça concerne assez peu de monde (3 comptes au moment du sondage, dont deux ont été fermés suite à ce sondage (voir ce commentaire notamment) et une autre demande de purge en réaction) ;
  • le filtrage par adresse IP : rarement nécessaire, pour quelques spammeurs et quelques obsessionnels.

Petite synthèse des échanges sur le sondage « Comment vous inciter à contribuer plus souvent à LinuxFr.org ? »

Le sondage contient diverses propositions :

  • des demandes de nouveau contenu (avec toujours la question « Comment les susciter dans l’espace de rédaction ? ») :
    • des tests de distribution,
    • des tutoriels,
    • une nouvelle catégorie du genre annonce, sortie logicielle,
    • des vidéos,
    • des podcasts,
    • etc. ;
  • des contenus plus courts : comment les susciter dans l’espace de rédaction ? (la crainte de la « page blanche » et de « ne pas être à la hauteur » revient régulièrement dans les retours sur le site ou les stands) ;
  • un signalement des meilleurs articles de la presse ou des autres sites et, inversement, le signalement de nos meilleurs articles à d’autres sites ;
  • promouvoir plus de journaux en dépêches, plus rapidement ;
  • ne pas oublier les dépêches compilant les sujets les plus intéressants : revues de presse de l’April, meilleurs journaux du mois, agenda(s) du Libre ;
  • de la ludification (voir entrée de suivi) ;
  • moins de commentaires de reproches et de notes décourageantes ;
  • la possibilité de rester « anonyme » en apparence, tant que la note est négative ou pendant un certain temps ;
  • une identité plus « informatique libre » que LinuxFr.org ;
  • un petit bouton par type de contenu qui crée une dépêche à partir d’un modèle avec quelques paragraphes pré‐remplis ;
  • des demandes pour revoir la notation des commentaires (déjà plein de demandes dans le suivi sur ce sujet, plus ou moins argumentées) ;
  • des brouillons pour les journaux [entrée de suivi].

Remerciements

Et, pour finir, merci à l’excellente équipe d’organisation de Capitole du Libre. Merci à ceux qui ont tenu le stand LinuxFr.org à Paris Open Source Summit pour les remarques, suggestions et corrections sur la présentation, et merci à tankey< pour son accueil sur Toulouse.

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03 December 2016

vbernat.png Vincent BERNAT

Modification d'une dépendance à la compilation d'un projet Android

Le 03 December 2016 à 22:20:21

Dans cet article, je présente une méthode pour modifier une dépendance externe dans un projet Android lors de la compilation avec Gradle. Cette méthode met en œuvre l’API « Transform » et Javassist, un utilitaire de manipulation du bytecode Java.

buildscript {
    dependencies {
        classpath 'com.android.tools.build:gradle:2.2.+'
        classpath 'com.android.tools.build:transform-api:1.5.+'
        classpath 'org.javassist:javassist:3.21.+'
        classpath 'commons-io:commons-io:2.4'
    }
}

À noter que je ne suis pas un programmeur expérimenté avec Android. Il est donc possible que cet article contienne des erreurs plus ou moins grossières.

Contexte§

Cette section contextualise l’exemple qui va servir de support. Sa lecture n’est pas essentielle.

Dashkiosk est une application qui permet de gérer des tableaux de bords sur divers écrans. Elle dispose d’une application Android compagnon que l’on peut installer sur les clefs Android bon marché. En coulisses, l’application embarque une webview gérée par le projet Crosswalk. Cela permet d’avoir un moteur de rendu web à jour, quelle que soit la version d’Android1.

Récemment, une vulnérabilité a été découverte dans la mémorisation des certificats invalides. Quand un certificat ne peut être vérifié, la webview délègue la décision à l’application en invoquant la méthode onReceivedSslError() :

Indique à l’application qu’une erreur SSL a eu lieu en chargeant une ressource. L’application doit appeler callback.onReceiveValue(true) ou callback.onReceiveValue(false). La décision peut être réutilisée pour d’autres erreurs SSL. Le comportement par défaut est d’afficher une boîte de dialogue.

Le comportement par défaut est spécifique à Crosswalk : la webview d’Android se contente d’annuler le chargement de la resssource. Malheureusement, le correctif appliqué dans Crosswalk est différent et a pour effet de bord de ne plus tenir compte de la méthode onReceivedSslError().

Dashkiosk propose une option pour ignorer les erreurs TLS2. Le correctif casse cette fonctionnalité. L’exemple qui suit montre comment modifier Crosswalk pour restaurer l’ancien comportement3.

Remplacement d’une méthode§

Nous allons remplacer la méthode shouldDenyRequest() de la classe org.xwalk.core.internal.SslUtil avec cette version :

// Dans la classe SslUtil
public static boolean shouldDenyRequest(int error) {
    return false;
}

Squelette de la transformation§

L’API de transformation de Gradle permet de manipuler les fichiers de classes avant que ceux-ci ne soient convertis au format DEX. Pour déclarer une transformation, nous ajoutons le code suivant au fichier build.gradle:

import com.android.build.api.transform.Context
import com.android.build.api.transform.QualifiedContent
import com.android.build.api.transform.Transform
import com.android.build.api.transform.TransformException
import com.android.build.api.transform.TransformInput
import com.android.build.api.transform.TransformOutputProvider
import org.gradle.api.logging.Logger

class PatchXWalkTransform extends Transform {
    Logger logger = null;

    public PatchXWalkTransform(Logger logger) {
        this.logger = logger
    }

    @Override
    String getName() {
        return "PatchXWalk"
    }

    @Override
    Set<QualifiedContent.ContentType> getInputTypes() {
        return Collections.singleton(QualifiedContent.DefaultContentType.CLASSES)
    }

    @Override
    Set<QualifiedContent.Scope> getScopes() {
        return Collections.singleton(QualifiedContent.Scope.EXTERNAL_LIBRARIES)
    }

    @Override
    boolean isIncremental() {
        return true
    }

    @Override
    void transform(Context context,
                   Collection<TransformInput> inputs,
                   Collection<TransformInput> referencedInputs,
                   TransformOutputProvider outputProvider,
                   boolean isIncremental) throws IOException, TransformException, InterruptedException {
        // Il faudrait faire quelque chose ici...
    }
}

// Enregistrement de la transformation
android.registerTransform(new PatchXWalkTransform(logger))

La méthode getInputTypes() retourne un ensemble de types de données gérés par la transformation. Dans notre cas, nous allons transformer des classes. Une autre possibilité est de transformer des ressources.

La méthode getScopes() indique la portée de la transformation. Dans notre cas, nous ne voulons transformer que les dépendances externes. Il est aussi possible de transformer ses propres classes.

Telle qu’implémentée, la méthode isIncremental() indique que l’on sait gérer la construction incrémentale. Ce n’est pas très compliqué à faire.

La méthode transform() prend un ensemble de fichiers en entrée et doit les copier (avec ou sans modifications) à l’endroit que lui indique son quatrième argument. Nous n’avons pas encore implémenté cette fonction. Du coup, actuellement, la transformation retire juste toutes les dépendances externes de l’application.

Transformation à vide§

Pour garder toutes les dépendances externes sans apporter de modifications, nous devons copier les fichiers fournis :

@Override
void transform(Context context,
               Collection<TransformInput> inputs,
               Collection<TransformInput> referencedInputs,
               TransformOutputProvider outputProvider,
               boolean isIncremental) throws IOException, TransformException, InterruptedException {
    inputs.each {
        it.jarInputs.each {
            def jarName = it.name
            def src = it.getFile()
            def dest = outputProvider.getContentLocation(jarName, 
                                                         it.contentTypes, it.scopes,
                                                         Format.JAR);
            def status = it.getStatus()
            if (status == Status.REMOVED) { // ❶
                logger.info("Remove ${src}")
                FileUtils.delete(dest)
            } else if (!isIncremental || status != Status.NOTCHANGED) { // ❷
                logger.info("Copy ${src}")
                FileUtils.copyFile(src, dest)
            }
        }
    }
}

Le code ci-dessus nécessite deux imports additionnels :

import com.android.build.api.transform.Status
import org.apache.commons.io.FileUtils

Comme nous ne gérons que des dépendances externes, nous n’avons qu’à nous occuper de fichiers JAR. Ainsi, l’itération a lieu uniquement sur jarInputs et non sur directoryInputs. Lors d’une construction incrémentale, il y a deux cas à gérer : soit le fichier a été retiré (❶), soit il a été modifié (❷). Dans les autres cas, nous considérons que le fichier est déjà à sa place.

Modification d’un JAR§

Lors du traitement du fichier JAR de Crosswalk, nous devons aussi le modifier. Voici la première partie du code (en replacement du code en ❷) :

if ("${src}" ==~ ".*/org.xwalk/xwalk_core.*/classes.jar") {
    def pool = new ClassPool()
    pool.insertClassPath("${src}")
    def ctc = pool.get('org.xwalk.core.internal.SslUtil') // ❸

    def ctm = ctc.getDeclaredMethod('shouldDenyRequest')
    ctc.removeMethod(ctm) // ❹

    ctc.addMethod(CtNewMethod.make("""
public static boolean shouldDenyRequest(int error) {
    return false;
}
""", ctc)) // ❺

    def sslUtilBytecode = ctc.toBytecode() // ❻

    // Écriture du nouveau fichier JAR
    // …
} else {
    logger.info("Copy ${src}")
    FileUtils.copyFile(src, dest)
}

Il est nécessaire d’ajouter les imports suivant pour utiliser Javassist :

import javassist.ClassPath
import javassist.ClassPool
import javassist.CtNewMethod

Lorsque le fichier en cours est celui que nous voulons modifier, nous l’ajoutons à notre classpath et récupérons la classe qui nous intéresse (❸). Cela nous permet d’effacer la méthode shouldDenyRequest() (❹). Ensuite, nous pouvons ajouter notre propre version (❺). La dernière étape consiste à récupérer le bytecode correspondant à la classe modifiée (❻).

Il reste enfin à reconstruire le fichier JAR :

def input = new JarFile(src)
def output = new JarOutputStream(new FileOutputStream(dest))

// ❼
input.entries().each {
    if (!it.getName().equals("org/xwalk/core/internal/SslUtil.class")) {
        def s = input.getInputStream(it)
        output.putNextEntry(new JarEntry(it.getName()))
        IOUtils.copy(s, output)
        s.close()
    }
}

// ❽
output.putNextEntry(new JarEntry("org/xwalk/core/internal/SslUtil.class"))
output.write(sslUtilBytecode)

output.close()

Il convient d’importer les classes suivantes :

import java.util.jar.JarEntry
import java.util.jar.JarFile
import java.util.jar.JarOutputStream
import org.apache.commons.io.IOUtils

Il y a deux étapes. En ❼, toutes les classes, à l’exception de SslUtil sont copiées dans le nouveau fichier JAR. En ❽, le bytecode précédemment modifié pour SslUtil est ajouté.

C’est tout ! L’exemple complet est disponible sur GitHub.

Fonctions avec dépendances§

Dans l’exemple précédent, la nouvelle méthode n’utilisait aucune dépendance externe. Supposons maintenant que nous voulons remplacer la méthode sslErrorFromNetErrorCode() de la même classe avec celle-ci :

import org.chromium.net.NetError;
import android.net.http.SslCertificate;
import android.net.http.SslError;

// Dans la classe SslUtil
public static SslError sslErrorFromNetErrorCode(int error,
                                                SslCertificate cert,
                                                String url) {
    switch(error) {
        case NetError.ERR_CERT_COMMON_NAME_INVALID:
            return new SslError(SslError.SSL_IDMISMATCH, cert, url);
        case NetError.ERR_CERT_DATE_INVALID:
            return new SslError(SslError.SSL_DATE_INVALID, cert, url);
        case NetError.ERR_CERT_AUTHORITY_INVALID:
            return new SslError(SslError.SSL_UNTRUSTED, cert, url);
        default:
            break;
    }
    return new SslError(SslError.SSL_INVALID, cert, url);
}

La principale différence est l’importation de classes supplémentaires.

Import du SDK Android§

Le SDK Android ne fait pas partie des dépendances externes. Il convient de l’importer manuellement. Le chemin complet vers le fichier JAR est :

androidJar = "${android.getSdkDirectory().getAbsolutePath()}/platforms/" +
             "${android.getCompileSdkVersion()}/android.jar"

Il faut l’ajouter au classpath avant d’ajouter la nouvelle méthode dans la classe SslUtil :

def pool = new ClassPool()
pool.insertClassPath(androidJar)
pool.insertClassPath("${src}")
def ctc = pool.get('org.xwalk.core.internal.SslUtil')
def ctm = ctc.getDeclaredMethod('sslErrorFromNetErrorCode')
ctc.removeMethod(ctm)
pool.importPackage('android.net.http.SslCertificate');
pool.importPackage('android.net.http.SslError');
// …

Import d’une autre dépendance externe§

Nous devons aussi importer org.chromium.net.NetError et donc mettre le fichier JAR approprié dans le classpath. La façon la plus simple de faire ceci est d’itérer de nouveau sur toutes les dépendances externes et de les ajouter au classpath :

def pool = new ClassPool()
pool.insertClassPath(androidJar)
inputs.each {
    it.jarInputs.each {
        def jarName = it.name
        def src = it.getFile()
        def status = it.getStatus()
        if (status != Status.REMOVED) {
            pool.insertClassPath("${src}")
        }
    }
}
def ctc = pool.get('org.xwalk.core.internal.SslUtil')
def ctm = ctc.getDeclaredMethod('sslErrorFromNetErrorCode')
ctc.removeMethod(ctm)
pool.importPackage('android.net.http.SslCertificate');
pool.importPackage('android.net.http.SslError');
pool.importPackage('org.chromium.net.NetError');
ctc.addMethod(CtNewMethod.make("…"))
// Puis reconstruction du fichier JAR...

Happy hacking !


  1. Avant Android 4.4, la webview était largement obsolète. Depuis Android 5, elle se trouve sous forme d’un composant séparé maintenu à jour comme une application. L’utilisation de Crosswalk reste pratique pour s’assurer de la version utilisée. 

  2. Cela peut sembler dangereux et c’est le cas. Toutefois, si l’on utilise une CA interne, il n’est pas possible de demander à la webview de l’utiliser. Le magasin de certificats système n’est pas utilisé non plus. Il est également possible d’utiliser TLS uniquement pour l’authentification avec des certificats clients, ce qui est une possibilité supportée par Dashkiosk

  3. Crosswalk étant un projet libre, une alternative aurait été d’en modifier le source et de le recompiler. Toutefois, le projet embarque Chromium et nécessite énormément de ressources pour venir au bout de la compilation. 

bansieau.png Benoît ANSIEAU

Hyper Connectivité et Publicité

Le 03 December 2016 à 16:30:18

Quand je regarde notre monde numérique actuel, je suis un peu triste.

Triste qu’autant de capacité, qu’autant de possibilités qui s’offrent à nous dans ce monde, soient aussi mal utilisées. Que le formidable potentiel que représente notre technologie actuelle soit autant utilisé à l’encontre des utilisateurs ou de la bonne intelligence.

Un monde plein de potentiel

L’état de la technique nous permet de trouver des ordinateurs pour moins de 10€ (RaspberryPi Zero), en vente au grand publique, et tellement populaire que l’acquisition en est restreinte dans toutes les boutiques. Machine minimaliste par la taille (65x30x5mm) et par les capacités (1Ghz 512 Mo de Ram), mais capable d’innombrable choses en comparaison de ce que l’on pouvais faire il y a 20 ans (Le Psion série 5 de 1997 fonctionnais avec quelques dizaines de Mhz et 8 Mo de Ram).

Et si l’on prend un peu de recul par rapport à la course à la technologie actuelle, c’est simplement prodigieux : On peut aujourd’hui tous avoir accès à des puissances de calcul largement suffisante pour des quantités phénoménales d’usages. Et quand bien même on en arriverait à avoir des besoins véritablement importants, le prix de machines puissantes n’en reste pas moins assez abordable.

Hyper Connectivité

Aujourd’hui le maître mot est la «connectivité». Il faut communiquer, tellement communiquer que l’on en arrive à faire discuter tout avec n’importe quoi pour échanger des informations au mieux inutiles, voir, et surtout, qui n’aurait pas à l’être. On communique dans la seule finalité de communiquer jusque à l’overdose. Et si cela était à l’origine réservé aux ordinateurs, ça n’en est aujourd’hui qu’une part minoritaire.

Ordinateur, Téléphones, Tablettes, Automobile, Télévision, Radio, Consoles de jeu, … La maison connectée, et son électroménager n’en étant qu’a leurs débuts. L’objectif assumé du mouvement de «l’objet connecté» et de l’«internet des objets» étant de connecter tout ce qui pourrait l’être. L’humain l’étant lui même depuis longtemps.

Nous sommes dans un monde tellement connecté, et tellement dépendant de cette connectivité, que la plupart de ces appareils perdent une grande part de leurs fonctionnalités (quand ils ne deviennent pas simplement inertes) en cas d’absence de connexion. L’accès au réseau devient une dépendance maintenant vue comme vitale.

On délègue l’intelligence nécessaire à nos usages à un service distant hors de notre contrôle, alors que bien souvent nous sous exploitons ou simplement gaspillons celle que nous avons, chez nous et sous notre contrôle.

Notez que cette connectivité déplaçant de plus en plus le contrôle de l’utilisateur vers le constructeur, ce dernier à tout intérêt à vous en vendre : Cela augmente son contrôle et son pouvoir.

L’orgie publicitaire

Mais cette connectivité exacerbée ne vient pas seule. L’un des domaines les plus prolifiques de ces dernières années est la publicité. Et si le modèle traditionnel (Télévision, Radio, Journaux, Magasines et Affichage de rue) peu déjà se montrer envahissant, cette hyper-connectivité la rend omniprésente.

Tout ce matériel communiquant recueille d’énorme quantité d’informations sur vous dans le but de déterminer ce que l’on a le plus de chance d’arriver à vous vendre, et de vous renvoyer, partout ou vous pouvez être, et quoique vous fassiez, ces innombrables publicités.

Cette formidable capacité que nous avons entre les mains de pouvoir traiter de l’information et la communiquer est majoritairement utilisé contre leur utilisateur pour les rendre dépendants des constructeurs et distributeurs, et pour multiplier les espaces publicitaires.

Illustration

Un exemple d’illustration (Mais ils sont nombreux) : Le livre (électronique et connecté) par Amazon.

Dans l’absolu le livre électronique peut être une très bonne chose : On supprime tout les coût et les problèmes d’impressions (gestion de stock, nombre d’exemplaire limité, délais de livraison, …), on peut à moindre coût en faire une nouvelle édition corrigée, on a un document qui ne s’abîme pas, on peu facilement le dupliquer, et en transporter (même d’importantes quantités) prend physiquement un poids et une place individuelle négligeable.

La peur des chaînes de distributions de perdre le contrôle à mener à la création de la Gestion des Droit Numérique (DRM), préfèrent utiliser la technologie pour restreindre les possibilités des utilisateurs que de leur accorder leur confiance. Mais ce n’est pas le sujet (par ailleurs intéressant) de ce billet.

Le livre par Amazon a (au moins) deux caractéristiques intéressantes :

On peut déjà citer une affaire, célèbre à son époque, ou Amazon à prouver qu’ils contrôlés ces appareils au point de pouvoir en effacer certains documents de la mémoire (Ici deux livres de George Orwell).

La seconde caractéristique sont que, en l’échange d’une réduction possible de 10€ à l’achat de l’appareil, on bénéficie d’offres spéciales (l’option étant activable gratuitement pour ceux qui aurais pris l’appareil sans cette capacité). Concrètement, quand vous ne lisez pas, la couverture de votre livre affiche de la publicité pour les produits de son constructeur.

C’est beau la technologie.

Des solutions ?

Se couper de toute cette technologie permet d’échapper à ces désagréments, mais nous prive aussi de tout son potentiel. Et je sais qu’aujourd’hui certains s’y résignent simplement (dans une certaine mesure tout du moins), car c’est finalement la solution la plus simple, et celle qui demande le moins de connaissance techniques.

J’essaye pour ma part de naviguer au mieux dans ce monde.
Ma maîtrise, meilleur que la moyenne, de l’outil informatique me permet en même temps de profiter de cette technologie et d’esquiver une part de ces pertes de contrôles et de ce matraquage publicitaire.

Je milite, à mon niveau, contre ce fonctionnement nocif à notre monde moderne. Préférant notamment payer d’argent plutôt que de vie privée certains de mes services numériques.

Évoquant parfois, au détour d’une réflexion, mon échappée (tout du moins partielle) de cette folie mondiale …

01 December 2016

april.png Nouvelles April

20 ans de l'April à Digne

Le 01 December 2016 à 15:04:20

15 Décembre 2016 - 17:30
15 Décembre 2016 - 17:30

L'April vous invite à fêter 20 ans de promotion et défense du logiciel libre, jeudi 15 décembre 2016 à 17h30 chez Xsalto, 33 allée des Fontainiers à Digne.

20 ans de l'April - jeudi 15 décembre 2016 à Digne

Programme

  • Jean-Christophe Becquet, président de l'April : 20 ans de promotion et défense du logiciel libre
  • Thibaut Le Corre, conseiller municipal de Digne-les-Bains - Numérique et Innovation : Stratégie de la ville de Digne-les-Bains en matière de logiciel libre
  • Renaud Zigmann, président du Café de l'industrie : {EDOS}, l'École de développement de logiciel libre à Digne
  • Apéritif à base de produits locaux
  • À partir de 20 heures, découverte du logiciel libre avec l'association Linux-Alpes

Lettre d'information publique de l'April du 1er décembre 2016

Le 01 December 2016 à 13:54:06

Bonjour,

Les relations privilégiées entre Microsoft et l'État encore à la Une avec, comme nouvelle victime, le personnel du ministère de la Culture.

La dernière quinzaine a été marquée par le « Paris Open Source Summit » avec, en particulier, un stand April, l'animation d'une table-ronde, et la remise des Labels Territoire Numérique Libre.

Plusieurs événements se sont déjà déroulés pour célébrer dignement les 20 ans de l'April : Toulouse, Sarrebourg, Lille. En décembre ce sera le tour de Montpellier, Marseille et Valenciennes. J'aurais le plaisir d'animer la conférence-apéro - April 20 ans (Montpel’libre 8 ans) à Montpellier le 2 décembre.

Du 7 au 9 décembre se tiendra le sommet « Partenariat pour un gouvernement ouvert ».

Et, cerise sur le gâteau, nous organisons un April Camp les 10 et 11 décembre 2016 au local de l'April (Paris).

Nous avons salué la naissance du Collectif des Hébergeurs, Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires (CHATONS). La gestation du futur Chaton April a commencé et vous pouvez rejoindre la liste de discussion spécifique.

Si vous manquez de lecture, notre groupe Transcriptions vous propose neuf nouvelles transcriptions.

Consultez la lettre publique ci-dessous pour toutes les autres informations et notamment la revue de presse qui propose une quinzaine d'articles.

Librement,
Frédéric Couchet
délégué général de l'April.

Si vous voulez nous soutenir, vous pouvez faire un don ou adhérer à l'association.

Remise des Labels Territoire Numérique Libre

L'Adullact a lancé, il y a quelques semaines, le label « Territoire Numérique Libre » destiné à mettre en valeur l’utilisation de logiciels et systèmes d’exploitation libres au sein des collectivités territoriales françaises. L'April (représentée par Jean-Christophe Becquet, son actuel président) fait partie du comité d'orientation de ce label ainsi que du jury.

La remises des labels a eu lieu à l'occasion du « Paris Open Source Summit » et les résultats sont en ligne.

Célébrer les 20 ans de l'April

En cette fin d'année, l'April va fêter ses 20 ans. Les premiers événements ont eu lieu à Lyon, Toulouse (des photos sont disponibles), Sarrebourg et Lille. Le prochain événement aura lieu vendredi 2 décembre 2016 à Montpellier. D'autres sont en préparation : Beauvais, Marseille, Paris, Rennes, Strasbourg, Nantes, Saint-Denis, Brest. Consultez la page dédiée sur le wiki. N'hésitez pas à organiser un événement dans votre région.

Dossiers, campagnes et projets

Le personnel de la Culture, nouvelle victime des relations privilégiées entre Microsoft et l'État français ?

Selon le site BFM business, le ministère de la Culture aurait fait le choix de basculer l'ensemble de sa bureautique sous Microsoft Office alors même qu'une grande majorité d'agents utilisent actuellement une suite bureautique libre.

Partenariat pour un gouvernement ouvert

Selon Wikipédia, le Partenariat pour un gouvernement ouvert, PGO, (en anglais, Open Government Partnership, OGP) « est un partenariat multilatéral visant à promouvoir un gouvernement ouvert, à savoir la transparence de l'action publique et son ouverture à de nouvelles formes de concertation et de collaboration avec la société civile, en faisant notamment levier sur le numérique et les nouvelles technologies. » La France organise le 4e Sommet mondial qui se tiendra à Paris du 7 au 9 décembre 2016. Occasion de faire valoir l'importance du logiciel libre, des formats ouverts…

Un chaton à l'April

L'April a salué la naissance du Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires (CHATONS).

L'April propose d'ores et déjà différents services en ligne, libres et loyaux, à ses membres. Elle souhaite cependant aller plus loin en proposant certains services à un public plus vaste. C'est pourquoi l'April participe aux CHATONS. Il est temps que notre chaton commence sa gestation !

Si la participation à ce projet vous intéresse, nous avons créé une liste de discussion spécifique à ce projet : chaton@april.org Vous pouvez vous y inscrire par l'interface web de Sympa.

Neuf nouvelles transcriptions

Le groupe Transcriptions de l'April vous offre de la lecture avec neuf nouvelles transcriptions :

Médias

Revue de presse

La revue de presse fait partie du travail de veille mené par l'April dans le cadre de son action de défense et de promotion du Logiciel Libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.

Pour gérer cette revue de presse, un groupe de travail a été créé (vous pouvez en consulter la charte ici) ainsi qu'une liste de discussion rp@april.org où vous pouvez envoyer les liens vers les articles qui vous semblent intéressants.

La revue de presse est désormais diffusée également chaque semaine sur le site LinuxFr.org. Cette diffusion lui offre un lectorat plus large.

Cette revue de presse est commentée dans un podcast disponible sur http://audio.april.org.

Il est diffusé sur les radios : Radio Escapades, Radio Larzac et Ici&Maintenant et Libre@Toi.

Il existe un flux RSS permettant de recevoir la revue de presse au fur et à mesure (rapidement et article par article donc).

Les derniers titres de la revue de presse :

Conférences, événements

Événements à venir

Événements passés

Vie associative

Assemblée générale de l'April le 11 mars 2017

La prochaine assemblée générale de l'April aura lieu samedi 11 mars 2017 à l'Université Paris 8 à Saint-Denis. Cette AG a lieu plus tard qu'habituellement, pour tenir compte des dates du FOSDEM et des vacances scolaires.

Une diffusion audio et vidéo est prévue.

Revue hebdomadaire

Chaque vendredi, à midi pile, les permanents et les adhérents qui le souhaitent passent en revue les tâches et actions relatives à l'April dont ils ont la charge lors de la « revue hebdomadaire April » sur IRC (canal #april sur irc.freenode.net, accès avec un navigateur web). La durée est limitée, généralement un quart d'heure. Cela stimule les bonnes volontés, suscite des idées et des contributions, permet de suivre les activités des uns et des autres et éliminer un certain nombre de problèmes bloquants.

Une page décrivant le principe d'une revue hebdomadaire est en ligne.

Vous pouvez en savoir plus en consultant en ligne les archives des premières revues hebdomadaires, et notamment la synthèse de la revue du 4 novembre 2016, la synthèse de la revue du 10 novembre 2016, la synthèse de la revue du 18 novembre 2016, la synthèse de la revue du 25 novembre.

Adhésions

Au 1er décembre 2016, l'association compte 4 052 adhérents (3 666 personnes physiques, 386 personnes morales).

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  • être éclairée sur les contextes juridiques et stratégiques ;
  • contribuer à la défense de l'informatique libre face aux acteurs qui lui sont hostiles ;
  • mieux faire connaître et valoriser son action.

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  • de défendre collectivement un projet de société ;
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Offre d'emploi poste d'assistant(e) administratif(ve) (décembre 2016)

Le 01 December 2016 à 11:30:19

L'April, association de promotion et de défense du Logiciel Libre en France et en Europe, recherche, dans le cadre d'une ouverture de poste, un(e) assistant(e) administratif(ve).

Annonce mise en ligne le 2 décembre 2016.

Description du poste :

Sous la direction du délégué général de l'association et en étroite collaboration avec la coordinatrice de la vie associative :

  • assurer la gestion comptable de l'association (paiements, rapprochements bancaires...) ;
  • contribuer à assurer la gestion des adhérents ;
  • assurer un soutien logistique aux activités de l'association ;
  • participer à l'organisation des événements ;
  • assurer la gestion administrative des salariés ;
  • assurer le secrétariat courant.

Compétences requises :

  • qualités relationnelles, sens du contact ;
  • qualités organisationnelles ;
  • qualités rédactionnelles ;
  • bonne maîtrise informatique et internet, si possible logiciels libres ;
  • rigueur, réactivité, autonomie, esprit d'initiative.

Profil souhaité :

Le poste convient à une personne rigoureuse, autonome, organisée et ayant une grande capacité d'adaptation.
L'aisance avec l'outil informatique est fondamentale pour pouvoir apprécier ce poste.

Études : une formation en secrétariat serait souhaitée mais plus que la formation ce sont les qualités personnelles du candidat qui seront évaluées.

Informatique : utilisation des outils bureautiques - maîtrise des outils libres appréciée.

Une connaissance/expérience du milieu associatif sera particulièrement appréciée.

Travail occasionnel certains week-end.

Type de contrat : CUI-CAE temps partiel. CDD de 12 mois.
Éligibilité aux contrats CUI CAE exigée (conditions précisées sur service.public.fr).

Secteur d'activité : informatique/logiciel libre

Date de prise de poste : dès que possible

Localisation du poste : 44/46 rue de l'Ouest Paris 75014

Salaire : selon profil

Merci d'envoyer vos CV et lettre de motivation (dans un format ouvert1) par courriel.

30 November 2016

Philippe SCOFFONI

Thunderbird, ébauche d’un nouveau carnet d’adresses

Le 30 November 2016 à 13:18:18

C’est le résultat du travail d’étudiants de l’école d’ingénieur en informatique de l’Université Victoria de Wellington en Nouvelle-Zélande. Leur objectif était de créer un carnet d’adresses moderne et basé sur les standards en la matière pour remplacer l’existant.

Le carnet d’adresses reste le point faible de Thunderbird. Sa gestion des listes est notamment peu ergonomique. De plus la structure d’une fiche contact est figée. Certes, il fait « le job » et remplit l’essentiel des besoins.

Le résultat produit par les étudiants est une extension encore au stade de prototype. Les sources sont disponibles sur un projet GitHub. Si vous souhaitez le tester, vous pouvez télécharger l’extension à ajouter à Thunderbird sur cette page. Une fois l’extension installée, utilisez le menu « Personnaliser » pour ajouter le bouton donnant accès à ce nouveau carnet d’adresses. Voici à quoi cela ressemble.

Thunderbird vcontact

Le look de l’interface s’inspire du material design tant à la mode. Sous le capot les données sont gérées en se basant sur une structure dynamique qui permet une décomposition de la fiche contact en composants. Ceci afin d’avoir des fiches à géométrie variable. Un fonctionnement que l’on retrouve sur le carnet d’adresses de logiciels libres comme Owncloud/Nextcloud.

A ce niveau d’ailleurs ce rapprochement serait très favorable, car à l’heure actuelle, si je peux saisir autant de numéros de téléphone mobile « Privé » que je le souhaite sur Owncloud/Nextcloud pour un contact, un seul sera synchronisé sur Thunderbird. Idem pour les adresses si vous souhaitez stocker deux adresses « privées » pour un contact. Nous sommes d’accord, ce sont des cas limites, mais qui peuvent néanmoins se présenter et ne sont pas couvert actuellement du fait de la structure figée du carnet d’adresses de Thunderbird.

Pour le stockage des fiches contact, l’idée si j’ai bien compris est de s’appuyer sur des « fournisseurs de contacts ». Ceci doit permettre notamment d’ouvrir l’accès à des sources hétérogènes aussi bien locales que distante via toute sorte de moyens : base de données locale ou distante, annuaire LDAP, protocole type CardDav, etc…

Il reste encore beaucoup de travail sur ce composant pour être utilisable « en production ». Un appel à participation a été lancé sur la liste des utilisateurs de Thunderbird pour continuer le travail entamé. Mais le chantier reste immense, je ne sais pas dans quelle mesure il pourra être poursuivi. A suivre…


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Article original écrit par Philippe Scoffoni le 30/11/2016. | Lien direct vers cet article

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons BY à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).

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29 November 2016

Carl Chenet

Pourquoi je préfère la licence GPL aux licences permissives type BSD/MIT

Le 29 November 2016 à 23:00:23

En avant-propos, ce billet ne représente que ma démarche personnelle et mon humble point de vue sur l’utilisation des licences libres, correspondant forcément à ma façon d’agir, de faire, un point de vue duquel je suis volontiers prêt à discuter.

En matière de licence, pour tout ce qui ne concerne pas mes projets personnels, j’adopte complètement le point de vue de Zed Shaw, auteur du manuel de Python Learn Python The Hard Way et d’articles parfois polémiques (mais souvent intéressants), qui a écrit son point de vue sur le choix de la licence d’un logiciel par son auteur dans cet article (traduit par Framasoft, source originale en anglais) et que je vais essentiellement résumer par cette citation :

I really don’t care what license people use on their software, it’s their software and bitching at them for the license they choose is offensive. They wrote it, put their blood and sweat into it, and you should be glad that you get the privilege of even seeing it.

(traduction approximative : Je me fiche complètement de la licence que les gens utilisent pour leur logiciel, c’est leur logiciel et dire du mal d’eux pour la licence qu’ils ont choisi est offensant. Ils l’ont écrit, ont sué sang et eau pour lui et vous devriez être content d’avoir le privilège de juste le voir)

En tant que programmeur du Logiciel Libre, je ne peux qu’adhérer à ce point de vue. Par contre, je peux décrire pourquoi dans quasiment tous mes projets je n’utilise – personnellement encore une fois – que la GPLv3 (General Public License version 3).

GPL vs BSD

GPL vs BSD, une opposition classique au sein du Logiciel Libre

Éviter la fuite de code hors de la communauté

Rappelons quelques bases : tout le code écrit sous une licence permissive type BSD ou MIT restera dans la communauté du Libre. Par contre l’une des principales caractéristiques des licences permissives est la possibilité offerte de rendre privatrice une bifurcation (fork) d’une base de code au précédent sous une licence permissive. Très concrètement, il est autorisé de bifurquer un logiciel sous licence BSD ou MIT et d’en faire un logiciel privateur. Cet aspect est bien connu et parfois voulu des utilisateurs de ces licences, permettant toutes les utilisations possibles des bases de code sous ces licences. Le but recherché est d’attirer la plus large base possible d’utilisateurs et de contributeurs qui utiliseront et contribueront peut-être un jour à la base de code originale ou à ses dérivées.

FreeBSD, principal projet des BSD sous licence MIT

FreeBSD, principal projet sous licence BSD

J’ai toujours été pour ma part gêné par cette caractéristique des licences permissives. Je l’assimile à une potentielle fuite de code hors de la communauté. En effet, un cas d’usage de ces licences va consister à bifurquer une base de code existante et à implémenter de nouvelles fonctionnalités à partir de cette base de code. Ces nouvelles fonctionnalités, développées au sein d’une base de code privatrice, n’alimenteront donc pas en retour la base de code communautaire, accessible publiquement, librement utilisable et modifiable.

Prenons un cas assez courant, les routeurs construits sur une base de code sous licence BSD (souvent FreeBSD et OpenBSD). Pour le dire franchement, la liste de ces produits est à tomber par terre. Et ça n’est bien sûr que l’extrême sommet de l’iceberg.

Ma position est donc au final que ces licences permissives, bien que facilitant l’appropriation d’un Logiciel Libre et assurant à l’individu le maximum de droits sur une base de code qu’il n’a pas écrite, desservent la communauté dans son ensemble en laissant optionnelle la réintégration à la base de code communautaire les éventuels développements survenus sur la bifurcation devenue privatrice, développements pourtant eux-mêmes basés sur cette base de code produite à l’origine par la communauté.

iceberg

On peut se douter de la masse de produits privateurs réalisés à partir de logiciels sous licences permissives par l’important nombre de ceux qui sont connus

Une licence est fondée sur le droit, pas sur l’informatique

La GPLv3 et d’une manière générale perçue comme complexe par les informaticiens du Libre, ce qui représente un frein à son adoption. Inutile de le nier, elle l’est indubitablement pour quelqu’un de non-formé au droit (moi le premier). Le texte court et aisément compréhensible des licences BSD/MIT provoque souvent un phénomène d’adhésion, faisant que les licences BSD/MIT sont souvent préférées à la GPLv3. Mais cette brièveté cache des conséquences potentielles insoupçonnées, dont la plus importante a été décrite au chapitre précédent.

C’est à mon sens une grave erreur que de se référer à la brièveté d’une licence pour la percevoir comme « bonne ». Il est bon d’avoir le contrôle complet sur ce que l’on produit, mais la licence n’est pas une partie technique du programme, mais la définition juridique des droits que vous accordez à vos futurs utilisateurs et exploitants de votre code, le droit d’auteur vous donnant par défaut tous les droits sur la production de votre programme.

La licence évolue dans le monde du droit et le fait que vous soyez ou non capable de la lire ne devrait avoir dans les faits avoir que peu d’importance. Êtes-vous capable d’écrire vous-même le contrat de vente de votre maison ? Êtes-vous capable de percevoir et comprendre toutes les implications des conditions générales d’utilisation et de confidentialité des services en ligne que vous utilisez, comme celles de Facebook ou Gmail (désolé si vous n’êtes pas utilisateur de ces services, beaucoup le sont même chez les Libristes. J’utilise moi-même Twitter) ? La plupart du temps, vous n’êtes pas en capacité de le faire et vous devez vous appuyer sur un avocat pour étudier correctement un contrat. C’est absolument la même chose avec votre programme. Si vous souhaitez le défendre juridiquement de manière efficace, il vous faudra vous reposer sur le travail de professionnels du droit.

Eben Moglen

Eben Moglen, avocat conseil de la Free Software Foundation et président du Software Freedom Law Center.

Et c’est ici que la GPLv3 entre en jeu. Autant elle peut paraître effrayante par sa complexité, autant elle protégera juridiquement de manière efficace votre logiciel. Cette licence a su évoluer face aux attaques que le Logiciel Libre a subi, comme la Tivoisation. Cela est bien sûr valable si vous adhérez aux principes prônés par le créateur de cette licence, ce qui est mon cas dans le cadre de mes projets.

Une licence en accord avec sa démarche propre

Comme décrit en introduction, je pense qu’il faut accorder de l’importance à la licence qu’on choisit pour son logiciel afin de le protéger juridiquement, et par la même occasion protéger sa communauté d’utilisateurs et le travail produit par cette communauté.

Ce choix est également primordial pour s’assurer que le cadre d’utilisation dudit logiciel sera conforme à celui que désirait le créateur du projet. Dans mon cas, la GPLv3 accorde à chaque utilisateur du code les mêmes droits mais aussi les mêmes devoirs, à savoir reverser à la communauté le code modifié rendu public en conservant la même licence. Cela permet ainsi aux individus de se nourrir du travail de la communauté, et la communauté de bénéficier du travail des individus. Un cercle vertueux qui correspond à mon idéal personnel pour la communauté du Logiciel Libre.

Et vous ? Que pensez-vous du choix de la licence GPLv3 au lieu des licences plus permissives type BSD/MIT pour vos projets ? N’hésitez pas à réagir dans les commentaires.

april.png Nouvelles April

Interview d’Axelle Lemaire et de Jean-Luc Beylat - POSS2016

Le 29 November 2016 à 16:21:41


Axelle Lemaire - Jean-Luc Beylat

Titre : Interview d’Axelle Lemaire et de Jean-Luc Beylat lors du POSS2016
Intervenants : Axelle Lemaire - Jean-Luc Beylat - Vincent Deroussent
Lieu : Paris Open Source Summit
Date : Novembre 2016
Durée : 7 min 13
Visualiser l'interview
Licence de la transcription : Verbatim

Transcription

Vincent Deroussent : Bienvenue dans le monde du Libre. Le Paris Open Source Summit1 réunit pendant deux jours la communauté du Libre et ceux qui font vivre l’open source. Pour introduire cette édition, nous recevons Axelle Lemaire, secrétaire d’État à l’innovation et au numérique. Bonjour.

Axelle Lemaire : Bonjour.

Vincent Deroussent : À vos côtés Jean-Luc Beylat, président du Paris Open Source Summit et président du pôle de compétitivité Systematic Paris-Région. Merci d’être avec nous. Empowering Open Innovation, c’est le leitmotiv de cette nouvelle édition du Paris Open Source Summit. Alors Madame la ministre, comment encouragez-vous au quotidien l’open source au sein de l’innovation ?

Axelle Lemaire : Déjà, ma présence ici montre à quel point je soutiens l’écosystème du Libre, de l’open source, en France. D’abord parce qu’il marche très bien. Il crée des emplois. Il connaît une croissance de 9 % en ce moment et on sait que les perspectives pour l’avenir sont très positives. Et en plus, il fonctionne sur des valeurs, des valeurs de partage, des valeurs d’éthique, des valeurs d’autonomie, de souveraineté, de maîtrise des ressources numériques, que je partage aussi. Donc c’est important de montrer ce soutien.

On le fait aussi par la loi. Beaucoup d’open dans la loi pour une République numérique : l’open access pour les chercheurs, l’open data pour les administrations, les citoyens, les entreprises, l’open algorithme, l’open innovation, c’est dans la stratégie d’alliance pour une innovation ouverte entre les grands groupes et les startups, les PME très innovantes, qui a été lancée par le gouvernement, et puis enfin l’open gov, l’open gouvernement ou, plus largement encore, l’open gouvernance qui, pour moi, est une priorité politique absolue, plus encore aujourd’hui, parce que l’ouverture, c’est la réponse à l’intolérance.

Vincent Deroussent : Dans ces modèles de collaboration du logiciel libre, Jean-Luc Beylat qu’est-ce qui fonctionne, vous qui voyez ces écosystèmes, qui animez ces écosystèmes ?

Jean-Luc Beylat : Si je prends ma casquette Nokia, puisque c’est ce que je fais dans ma vie, en fait, la force c’est l’agilité. C’est-à-dire que la communauté du logiciel libre est devenue de plus en plus importante et donc, elle est de plus en plus pertinente. Et, comme aujourd’hui l’innovation est portée par la rapidité, l’agilité, la pertinence, eh bien elle a occupé l’espace du cloud et demain, elle va occuper l’espace de la numérisation des villes, du transport, de la santé. Et c’est ça qui fait sa force aujourd’hui, et c’est ça qui fait sa pertinence, en plus sur des sujets, et là, madame la ministre a raison, où on ne fait pas les choses comme avant. Il faut le faire en faisant attention à la privacy, il faut le faire en faisant attention à la manière dont les services se mettent en place. Donc l’éthique portée par le monde du logiciel libre rejoint aussi la dynamique d’innovation ouverte dont on a besoin. Il y un moment très fort de pertinence, aujourd’hui, des logiciels libres par rapport à l’innovation.

Vincent Deroussent : C’est un sujet pluridisciplinaire. D’ailleurs, comment sensibilisez-vous les secteurs du transport, de l’énergie, l’Éducation nationale – enfin c’est vraiment pluridisciplinaire – à ces transformations numériques ? Et puis comment, finalement, sensibilisez-vous vos collègues du gouvernement à ces sujets ?

Axelle Lemaire : C’est un travail structurel de fond et de longue haleine. Je pense qu’il ne suffit pas de cliquer des doigts pour dire le Libre partout, pour tous. Il faut de la formation, beaucoup, et notamment de la formation continue et notamment dans l’industrie et toutes les filières industrielles. Et puis, il faut une conscience des enjeux. Et je crois que ce que je peux faire aussi c’est en parler pour expliquer à quel point, surtout dans un monde où les attaques informatiques se multiplient, dans un monde où on réalise que l’enjeu de la maîtrise du design, de l’architecture, dès leur conception, des systèmes d’information, est fondamentale pour les États et puis pour nos concitoyens aussi. Il faut mettre ces sujets sur la place publique. Ça a été fait pendant le débat de la loi pour une République numérique, autour du logiciel libre. Certains diront qu’ils sont déçus, d’un point de vue juridique, du résultat. Moi, ce que je peux dire, c’est que ce débat public a beaucoup fait avancer la cause du Libre, mais en sortant d’un débat frontal et d’opposition entre le Libre d’un côté, le propriétaire de l’autre. Parce que moi, ce que je constate aujourd’hui, c’est que très souvent, dans les demandes du secteur privé comme du secteur public, il y a un mix des deux et on se rend compte qu’une part de Libre est juste fondamentale pour la conception des architectures. Donc je trouve qu’on a beaucoup avancé.

Après, le travail continue et j’attends beaucoup de l’OGP, du PGO en français, le Partenariat pour un gouvernement ouvert qui va créer un toolkit, c’est-à-dire une boîte à outils, notamment à destination des agents publics, des agents des administrations pour, très concrètement, les aider à identifier les besoins, à sélectionner des produits, à mieux connaître l’écosystème, parce qu’on est vraiment dans une démarche écosystémique ici.

Finalement, le Libre, il repose sur les gens, il repose sur les développeurs et sur les animateurs de la communauté du Libre. On en discutait avec Jean-Luc. Moi, j’aimerais bien que le sommet franco-allemand qui doit se tenir au mois de décembre, le PGO, l’agenda européen, soient l’occasion de donner un écho plus ambitieux encore et plus fort encore à toutes ces problématiques. Je les ai aussi inscrites à l’agenda du développement international [NdT, agenda international du développement]dans les politiques menées par la France, parce qu’il faut aussi sensibiliser les dirigeants de pays en voie de développement à la question de la souveraineté de leurs ressources numériques comme on avait essayé de le faire concernant la souveraineté des ressources naturelles, il y a quelques décennies de cela.

Vincent Deroussent : Très bien. En tout cas le rendez-vous est donné début décembre, le sommet mondial sur le Partenariat pour un gouvernement ouvert2. Merci Axelle Lemaire.

Jean-Luc Beylat : Merci.

Vincent Deroussent : Merci Jean-Luc. Je rappelle que vous êtes secrétaire d’État, évidemment, au numérique et à l’innovation. Jean-Luc Beylat, président du Paris Open Source Summit. Évidemment vous êtes la bienvenue pour la prochaine édition du POSS, comme on dit ici. Merci à vous.

Axelle Lemaire : Merci. Bravo.

Jean-Luc Beylat : Merci.

Conférence organisée par le magazine Kaizen : La gratuité, une économie réparatrice ?

Le 29 November 2016 à 15:49:00

14 Décembre 2016 - 19:30
14 Décembre 2016 - 21:30

Conférence organisée par le magazine Kaizen

Oeil pour oeil, don pour don, de nouvelles économies basées sur l’échange et la gratuité sont en train de modifier notre rapport à l’autre, au travail, à l’argent. Une boutique qui propose des produits gratuits, les logiciels libres, les SEL qui émergent un peu partout en France, les Incroyables Comestibles qui verdissent nos villes : autant d’exemples de ce mouvement citoyen qui transforme l’économie.

Une soirée avec Deborah Fishkandl (fondatrice de la Boutique sans argent Siga Siga), Jean-Michel Cornu (auteur du livre Tirer bénéfice du don, pour soi, pour la société, pour l’économie) et Etienne Gonnu (de l'April).

L’argent récolté avec le prix des entrées sera utilisé pour proposer des abonnements à Kaizen gratuits à des personnes ayant des ressources limitées. Jusqu’à 40 abonnements pourront ainsi être offerts.

Pour prendre sa place (6 euros): https://www.weezevent.com/la-gratuite-une-economie-reparatrice

Technologies numériques - Une Révolution envahissante - Éric Sadin - France 24

Le 29 November 2016 à 10:11:46


Éric Sadin - Ali Laidi

Titre : Technologies numériques - Une Révolution envahissante
Intervenants : Éric Sadin, philosophe - Ali Laïdi, journaliste
Lieu : France 24 - L'entretien de l'intelligence économique
Date : Novembre 2016
Durée : 11 min 40
Pour visionner l'émission
Licence de la transcription : Verbatim

Description

Jadis libertaire, capitale mondiale du mouvement hippie dans les années 1960 et 1970, San Francisco et ses centaines de startups s'est aujourd’hui transformée en hub techno-libéral de la planète, imité sur tous les continents. Un modèle dénoncé comme une « marchandisation intégrale de la vie » par notre invité, le philosophe Éric Sadin, auteur d'un livre intitulé La siliconisation du monde - L'irrésistible expansion du libéralisme numérique (Ed. l’Échappée).

Transcription

Ali Laïdi : Bienvenue dans l’entretien de l’Intelligence Économique, l’émission consacrée aux acteurs de la mondialisation. Hier libertaire, aujourd’hui totalitaire, San Francisco, sur la côte ouest américaine, est la Mecque du numérique. Capitale mondiale du mouvement hippie dans les années 60 et 70, San Francisco avec ses milliers de startups s’est transformée en gourou techno libéral de la planète. C’est la thèse que soutient et dénonce mon invité, le philosophe Eric Sadin, auteur d’un livre intitulé La silicolonisation du monde - L’irrésistible expansion du libéralisme numérique, paru aux éditions l’Échappée. Bonjour Éric Sadin.

Éric Sadin : Bonjour.

Ali Laïdi : Alors, première question, quelle est votre définition de la « silicolonisation » du monde ?

Éric Sadin : C’est le fait que la Silicon Valley, aujourd’hui, incarne l’insolente, vous l’avez dit, réussite industrielle de notre temps, qui regorge des plus grands groupes de l’industrie du numérique. On les connaît les Apple, les Google, les Facebook, les Netflix, les Uber, et qui engrangent des chiffres d’affaires qui font rêver des entrepreneurs du monde entier. Mais, au-delà d’un territoire, la Silicon Valley, la Californie du Nord, la Silicon Valley a généré un esprit aujourd’hui, ce que je nomme « l’esprit de la Silicon Valley » et qui voit l’édification d’écosystèmes numériques, d’accélérateurs ou d’incubateurs de systèmes, de startups et de vallées de part le monde. Aujourd’hui toutes les régions du monde…

Ali Laïdi : Essaiment…

Éric Sadin : Essaiment et veulent être la nouvelle Silicon Valley. Même aux États-Unis, vous savez à Miami, la Silicon Beach en Amérique du Sud, Sao Polo, Bogotá.

Ali Laïdi : Et qu’est-ce qui vous dérange dans le fait que le monde adopte ce concept ?

Éric Sadin : Ce qu’on ne voit pas, au-delà d’un modèle industriel, ce qu’on ne voit pas, c’est que c’est un modèle civilisationnel qui est en tain de s’instaurer à grande vitesse, fondé, alors je peux m’expliquer avec vous, là maintenant, aujourd’hui, sur ce que je nomme « la marchandisation intégrale de la vie » et l’organisation de plus en plus organisée et algorithmique de secteurs de plus en plus étendus et variés de nos sociétés.

Ali Laïdi : Donc il ne s’agit pas seulement de faire de l’argent. Il s’agit, vous le dites dans ce livre, carrément d’un problème de civilisation.

Éric Sadin : Oui, parce que aujourd’hui, dans l’environnement numérique, nous ne sommes plus seulement dans l’environnement de l’Internet, nous ne sommes plus seulement dans ce qui avait été nommé « l’âge de l’accès », c’est-à-dire d'avoir accès à quantités d’informations depuis chez soi et à quantités de corpus. Aujourd’hui, nous vivons, actuellement et pour les dix années à venir, la dissémination tous azimuts de capteurs, sur toutes les surfaces de la réalité, que ce soit nos corps, les bracelets connectés, les montres connectées, nos domiciles. Vous savez que dans les lits il va y avoir des capteurs, donc c’est même le sommeil qui va être capté. Les balances. Il y a des miroirs, dits intelligents, aujourd’hui de Microsoft.

Ali Laïdi : Donc, ce qui vous dérange, c’est que ça atteint notre liberté.

Éric Sadin : Ce qui pose problème c’est qu’aujourd’hui, c’est la vie qui est collectée. C’est la vie ! C’est-à-dire des capteurs qui collectent le réel, les phénomènes du réel au moment où ils se passent. Nous parlions du domicile, nous pouvons parler aussi des entreprises dont les chaînes logistiques.

Ali Laïdi : Les cadences sont surveillées.

Éric Sadin : Dont les chaînes de conception sont de plus en plus infiltrées de capteurs qui permettent une visibilité en temps réel des mesures de performance, comme on dit aujourd’hui, et qui induisent le fait que les systèmes évaluent les pratiques du personnel et rétroagissent et orientent et dictent des actes.

Ali Laïdi : Donc dictent, empêchent notre liberté, notre choix.

Éric Sadin : Alors là, par exemple dans le cadre du travail, oui ça étouffe l’autonomie, la spontanéité, la libre initiative, au profit de ce que je nomme un guidage, une orientation. Ce moment que nous vivons, c’est-à-dire de la vie par les capteurs, qui est collectée, qui est croisée à la sophistication sans cesse croissante de l’intelligence artificielle dont nous parlons beaucoup, car aujourd’hui nous sommes dans l’ère de deux événements technologiques majeurs : c'est, nous l’avons dit, de l’extension des capteurs et de l’intelligence artificielle qui, actuellement, connaît des avancées qui vont à des vitesses, j’ai presque envie de dire, qui repoussent la capacité de délibération et de décision en commun, de là où nous voulons aller. Et qu’est-ce que ça induit ce phénomène-là ? Ça induit ce que je nomme une sorte de pression de plus en plus intense sur la décision humaine, c’est-à-dire que de plus en plus des systèmes, souvent pour notre plus grand confort supposé, notre plus grande facilité d’existence, une plus grande optimisation de notre temps, nous conseillent de faire telle action plutôt que telle action, mais à des fins généralement marchandes.

Ali Laïdi : Mais est-ce que, Éric Sadin, vous reconnaissez quand même qu’il y a deux faces : il y a une face plutôt bonne de cette « silicolonisation » du monde lorsqu’on apporte les technologies. On voit, par exemple en Afrique, vous le dénoncez, mais il y a des zones comme les Silicon Savannah, au Kenya, qui fonctionnent, etc., et ça permet le développement économique. Vous reconnaissez qu’il y a deux faces ?

Éric Sadin : Oui. Alors, je dirais presque qu’il y a trois faces.

Ali Laïdi : C’est quoi la troisième ?

Éric Sadin : Je dirais, d’abord, qu’il y ait des avantages avec le numérique, ça je ne le nie pas. Par exemple, réserver un billet d’avion ou mon billet de train sur Internet, ça facilite la vie, ça je ne le nie pas. La deuxième face, donc puisque vous parliez de faces, c’est que, aujourd’hui, au nom des sacro-saints points de croissance et de l’emploi, il y a une forme d’aveuglement sur ce qui est en train de s’instaurer. C’est-à-dire que moi, je dénonce une forme d’aveuglement. Et je redis, nous ne sommes plus dans le seul moment de l’Internet, parce que l’Internet, pour dire rapidement les choses, franchement, ce n’est pas très méchant : qu’Amazon me suggère tel achat plutôt que tel autre, je reste totalement libre, quand bien même on dit que ce n’est pas le cas. Non, je reste totalement libre de choisir le bouquin que je demande, même si j’ai un peu de pression. Non ! Les années qui viennent vont voir, oui, une visibilité des comportements. Je le répète, via les capteurs, nous sommes dans l’ère des capteurs, et qui induit une marchandisation de tous les gestes de l’existence.

Ali Laïdi : Et donc vous, ce que vous regrettez, c’est qu’on ne réfléchit pas assez à cet aspect-là.

Éric Sadin : Bien sûr !

Ali Laïdi : Ne serait-ce que pour l’accompagner, voire le réguler.

Éric Sadin : Bien sûr ! Parce que ce qui est nommé l'économie de la donnée, c’est-à-dire de faire profit, de tirer profit de toute la collecte de données, qui suppose que ça va du sommeil, nous avons dit des puces dans le lit, jusqu’au coucher, et c’est cette économie de la donnée, moi je l’ai nommée l’industrie de la vie, la venue d'une industrie de la vie, et Google, vous savez, Google qui s’est transformé en Alphabet en 2015.

Ali Laïdi : La holding.

Éric Sadin : La holding. Donc Google n’est plus seulement sur les requêtes de mots-clefs, c’est la voiture autonome, c’est la cartographie, c’est évidemment la santé, l’enseignement.

Ali Laïdi : Donc on laisse trop faire Google, sans réfléchir.

Éric Sadin : À mon sens, d’abord, Google est aux avant-postes d’une industrie du numérique qui est une industrie de la vie qui veut capitaliser sur l’ensemble de nos gestes. Et alors oui, cela va induire une forme d’accompagnement continu, continu, continu, de nos vies. J’aurais presque envie de dire de nos vies personnelles ou alors de nos vies collectives — nous l’avons dit dans le travail, mais aussi dans le champ de la médecine — par ces systèmes qui sont supposés d’une forme d’intuition de vérité, qui savent mieux que nous ce qui doit être fait.

Ali Laïdi : Parce qu’on ne réfléchit pas là-dessus, vous le dénoncez dans ce livre, vous dites que, politiquement, on ne réfléchit pas suffisamment. Qu’est-ce qu’on fait ? C’est quoi la parade ?

Éric Sadin : Moi, ce que je remarque, enfin je ne le remarque pas, je le relève, c’est que, depuis une dizaine d’années, les politiques sont aux avant-postes du soutien apporté par des fonds publics souvent, notamment en France, mais dans bien d’autres pays, à ce mouvement.

Ali Laïdi : De colonisation.

Éric Sadin : De « siliconisation », en supposant que c’est l’horizon économique indépassable de notre temps. Donc, pour ma part, je ne fais plus confiance au législateur, au politique, pour essayer de faire valoir des voies divergentes et entamer des réflexions, voire de l’opposition. Car, quand on a parlé du travail, des conditions de travail, la collecte de données, il est temps aussi par exemple que les syndicats se saisissent de ces enjeux décisifs.

Ali Laïdi : Alors qu’est-ce que vous faites, Éric ?

Éric Sadin : Moi, je fais confiance, je fais confiance ! Je voudrais faire confiance à toutes les forces de la société civile dans le monde entier, c’est-à-dire aux citoyens, aux individus. Déjà, je pense qu’il est temps, individuellement, d’entrer dans l’époque de la responsabilité, plus de la fascination béate qui nous conduit à faire la queue toute la nuit dans des tentes Quechua devant les app stores, en attendant l’objet divin qui va nous délivrer de tous les maux de nos existences. Donc déjà individuellement. Les groupements de citoyens, c’est à eux de se saisir de ces questions.

Ali Laïdi : Vous les sentez venir, ou pas là ? Ils arrivent ?

Éric Sadin : Je pense. Les associations de parents d’élèves : l’introduction du numérique avec une forme de précipitation dans les lycées, dans les collèges. Par exemple en France, Microsoft, qui n’a aucune compétence dans l’éducation, qui est devenu le partenaire principal de l’Éducation nationale : c’est une faute, à mon sens, politique grave et qui témoigne, notamment, de la force du lobbying de l’industrie du numérique1, aussi bien à Washington qu’à Bruxelles, pour ce qui est de l’Europe, mais dans bien d’autres pays dans le monde. Et également, aux associations de consommateurs, c’est-à-dire à toutes les forces vives. C’est-à-dire essayer d’évaluer ce qui se joue et d’avoir un rapport critique, à la fois aux objets, aux dites innovations et puis à la trajectoire qui est en train de se décider.

Ali Laïdi : Éric, est-ce que vous pensez qu’on peut utiliser leurs armes contre eux, c’est-à-dire utiliser les technologies pour, eh bien faire dérailler le train ?

Éric Sadin : Je ne suis pas si certain de ça. J’ai parlé de citoyens, nous sommes tous citoyens, mais nous sommes tous consommateurs aussi. Nous sommes tous consommateurs. Et moi, en tous les cas me concernant, tous les objets connectés, les capteurs dans mon domicile, tous les protocoles d’assistanat de la vie, du genre vous savez les assistants numériques personnels comme Siri d’Apple, Google Now, qui sont supposés une sorte de majordome numérique qui vont me dire à tout instant : « Vous devez rencontrer telle personne parce qu’elle vous convient. Vous devez aller dans tel café parce qu’au vu de vos profils, l’historique de ce que vous avez fait hier, vous allez prendre un café de Colombie qui va convenir… » Enfin ! Écoutez, moi je ne veux pas de cela. Je ne veux pas vivre dans une société où, au nom d’intérêts privés, on me conseille – dans le meilleur des cas on me conseille – ou on m’oriente sous une forme de pression de plus en plus intense relativement à mes actions. Quant à moi j’en appelle – moi, me concernant ma décision est prise : ces capteurs n’infiltreront pas mon domicile ; ces assistants numériques, je n’en ferai pas l’acquisition – et j’en appelle aux citoyens à faire valoir leur position de consommateurs, c’est-à-dire de mettre en échec, non pas le modèle numérique dans son ensemble, mais de mettre en échec ce modèle qui veut que nous allons vers une quantification et une marchandisation, à terme intégrale, de la vie.

Ali Laïdi : Bien. Alors je renvoie les consommateurs à votre livre La siliconisation du monde aux Éditions l’Échappée. Merci Éric Sadin pour ces réponses.

Éric Sadin : Merci.

Ali Laïdi : L’émission est terminée, mais comme d’habitude vous pouvez la retrouver sur France24.com. Au revoir.

April Camp les 10 et 11 décembre 2016 à Paris (et à distance)

Le 29 November 2016 à 08:07:07

10 Décembre 2016 - 09:00
11 Décembre 2016 - 18:00

Après Paris, Montpellier, Toulouse, Lille, la prochaine édition de l'« April Camp » aura lieu samedi 10 et dimanche 11 décembre 2016 au soir au local de l'April à Paris.

Cet April Camp aura lieu au 44/46 rue de l'ouest, bâtiment 8, 75014 Paris (entrée possible par la place de la Catalogne, à gauche du biocop, au niveau des autolib), le téléphone du local est le 01 78 76 92 80 en cas de besoin. Des outils pour participer en ligne seront également disponibles.

N'hésitez pas à vous inscrire, à proposer des thèmes de travail, à juste passer nous voir. Membre ou pas de l'April vous êtes les bienvenus.

Rappel sur ce qu'est un « April Camp » :

L'idée d'un « April Camp » est de se réunir pendant plus de deux jours entre adhérents et soutiens de l'April pour faire avancer des projets en cours, lancer de nouveaux projets. Les projets peuvent être de nature technique, des outils de communication, etc. Chacun est invité à participer en fonction de son temps disponible, de ses compétences, de ses envies.

L'« April Camp » a lieu physiquement à un endroit (jour et nuit si nécessaire), mais également en ligne. Des outils pour participer en ligne sont disponibles : IRC, Pads, pont téléphonique, serveur de voix sur IP.

28 November 2016

april.png Nouvelles April

Revue de presse de l'April pour la semaine 47 de l'année 2016

Le 28 November 2016 à 17:17:56

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 47

[ZDNet France] Logiciel libre et l’Education nationale: la route est longue mais la coupe est pleine?

Par Louis Adam, le vendredi 25 novembre 2016. Extrait:
> Sur son blog, l’association Framasoft a publié un long texte faisant état d’un changement de stratégie à l’égard de l’Education nationale. Face au manque de considération du ministère à l’égard du logiciel libre, Framasoft annonce son intention de prendre ses distances.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/logiciel-libre-et-l-education-nationale-la-route-est-longue-mais-la-coupe-est-pleine-39845214.htm

Et aussi:
[Mediapart] Pour le «numérique libre» avec le collectif EduNathon

[Next INpact] Hadopi: comment Juppé et Fillon cèdent aux ayants droit

Par Marc Rees, le mercredi 23 novembre 2016. Extrait:
> L’échéance de la présidentielle est systématiquement un pont d’or pour les différents lobbys, tous secteurs confondus. Dans le domaine des industries culturelles, la règle est confirmée au regard des programmes portés par les deux candidats de la primaire de droite, spécialement sur le front de la Hadopi.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/102236-hadopi-comment-juppe-et-fillon-cedent-aux-ayants-droit.htm

[Developpez.com] Des programmeurs avouent avoir écrit du code non éthique et parfois illégal

Par Coriolan, le mardi 22 novembre 2016. Extrait:
> Avec la multiplication des scandales qui impliquent des programmeurs qui ont agi sans éthique de travail ou hors du champ de la loi, beaucoup commencent à se demander ce qu’il faudrait faire pour changer la donne. Que devraient faire les programmeurs quand on leur demande d’accomplir des tâches non éthiques ou illégales? Qu’est ce qu’il faudrait faire pour protéger le programmeur dans ces cas? Et faudrait-il prévoir des formations d’éthique pour éviter des agissements contraires à la loi dans le futur? Bref, une panoplie de questions qui hantent les programmeurs de tous les coins du globe.
Lien vers l'article original: http://www.developpez.com/actu/106861/Des-programmeurs-avouent-avoir-ecrit-du-code-non-ethique-et-parfois-illegal-en-raison-des-requetes-de-plus-en-plus-contraignantes-de-leurs-employeurs

[Les Echos] 1.000 nouveaux emplois dans le secteur de l’Open Source en 2017

Par Julia Lemarchand, le lundi 21 novembre 2016. Extrait:
> Les entreprises du logiciel libre et de l’open source se portent très bien. Au point de prévoir une croissance de 25% de leurs effectifs en France pour l’an prochain.
Lien vers l'article original: http://start.lesechos.fr/rejoindre-une-entreprise/actu-recrutement/1-000-nouveaux-emplois-dans-le-secteur-de-l-open-source-en-2017-6564.php

Et aussi:
[InformatiqueNews.fr] 1000 emplois nouveaux pour l’Open source en 2017
[Journal du Net] L’open source et les standards ouverts au cœur de la transformation numérique

[Le Temps] La lutte contre l’obsolescence programmée s’organise

Par Andrée-Marie Dussault, le lundi 21 novembre 2016. Extrait:
> Les stratégies pour combattre le fléau qui menace l’environnement et nos portefeuilles se multiplient. Qualité, réparabilité et compatibilité réémergent à l’ordre du jour
Lien vers l'article original: https://www.letemps.ch/sciences/2016/11/21/lutte-contre-lobsolescence-programmee-sorganise

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

Conférence-apéro - April 20 ans (Montpel’libre 8 ans)

Le 28 November 2016 à 08:35:24

2 Décembre 2016 - 18:30
2 Décembre 2016 - 22:00

Un apéro est organisé le 2 décembre 2016 à Montpellier pour célébrer les 20 ans de l'April et les 8 ans de Montpel’libre. Cet apéro est ouvert à tout public.

L'April fête cette année ses 20 ans. L'association a été déclarée le 20 novembre 1996 à la préfecture de Bobigny, et la création a été publiée au Journal Officiel n° 51 du 18 décembre 1996. À cette occasion, nous organisons de nombreux événements. Et l'association Montpel’libre fête ses 8 ans.

Pour célébrer ces deux événements, un apéro aura lieu vendredi 2 décembre 2016 à partir de 18h30 à l'adresse suivante : Le Faubourg 15 rue du Faubourg de Nîmes, Montpellier.

Frédéric Couchet, fondateur et délégué général de l'April sera présent et fera la conférence d’introduction. Montpel’libre présentera ensuite les activités des libristes de la région. Vous pouvez consulter le diaporama au format PDF ainsi qu'au Open Document. Et à partir de 20h30 apéro partagé, chacun apporte quelque chose, boisson, fromage, charcuterie, gâteau...

Pour connaître la liste des autres événements en cours d'organisation, consultez la page wiki.

Apéro à Lille pour les 20 ans de l’April

Le 28 November 2016 à 08:24:23

28 Novembre 2016 - 19:00
28 Novembre 2016 - 21:00

Retrouvez-nous pour un apéro « 20 ans de l'April » à Lille lundi 28 novembre 2016 à partir de 19h00, au Bis2Fly c/o Mutualāb 19 rue Nicolas Leblanc, Lille.

L'April fête cette année ses 20 ans. L'association a été déclarée le 20 novembre 1996 à la préfecture de Bobigny, et la création a été publiée au Journal Officiel n° 51 du 18 décembre 1996. À cette occasion, nous organisons de nombreux événements. Lundi 28 novembre, un apéro est organisé à Lille. Cet apéro commencera par une rapide rétrospective des actions de l’April par Philippe Pary, ancien administrateur de l’association, avant de laisser place à des échanges plus libres. Entrée Libre. Tout Public.

Pour les détails pratiques et se préinscrire (pour faciliter la logistique), rendez-vous sur le pad.

Pour connaître la liste des autres événements en cours d'organisation, consultez la page wiki.


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Mise à jour: Le 05 December 2016 à 18:32:20