Promouvoir et défendre le logiciel libre

19 October 2014

april.png Nouvelles April

Actualités de l'April du 19 octobre 2014

Le 19 October 2014 à 19:43:25

Informations

20141019_actualites_april.png
Luc Fievet et Lionel Allorge
vous présentent les actualités
de l'April du 19 octobre 2014

  • Titre : Actualités de l'April du 19 octobre 2014
  • Intervenants : Luc Fievet, Lionel Allorge
  • Réalisation : Luc Fievet, Lionel Allorge
  • Licences : Gnu FDL 1.3 ou ultérieure, CC-by-SA 2.0 ou ultérieure, Art Libre 1.3 ou ultérieure
  • Durée : 8 mn 43 s
  • Média : 20141019_actualites_april.webm (104 Mo)
  • Logiciels utilisés : Kdenlive pour le montage vidéo et Inkscape pour le générique

Transcription

Patrice ANDREANI

HandyLinux-1.7.

Le 19 October 2014 à 13:23:31

HandyLinux, cette distribution Gnu Linux pour débutant, vient de sortir en version 1.7. Le grand changement, c’est Iceweasel pour remplacer Chromium. Mais le HandyMenu est amélioré également, Le bouton Facebook disparaît au profit de la campgane de Framasoft Dégooglisons Internet. Beau travail une fois encore, bravo Voici l’annonce officielle.  

Cet article HandyLinux-1.7. est apparu en premier sur Le Blog d'ANDRE Ani.

17 October 2014

Frederic BEZIES

Amusons-nous un peu avec Gnome et Archlinux… Installons Gnome Software.

Le 17 October 2014 à 16:04:22

Gnome Software est un peu la réponse des développeurs de Gnome aux divers magasins de logiciels, principe désormais connu du grand public grace à une marque fruitée. Sur Archlinux, le logiciel en question n’est pas disponible par défaut quand on installe Gnome. On peut cependant le rajouter, même son utilisation est très limitée sur Archlinux.

Je suis donc parti d’une Archlinux classique avec Gnome 3.14.1, et je vous montre en deux étapes comment installer Gnome Software en quelques minutes. C’est une opération qui peut se révéler dangereuse, donc, si vous suivez ce qui est proposé, c’est à vos risques et périls.

En gros, il faut activer les dépots testing et rajouter le dépot gnome-unstable pour avoir accès à Gnome Software. Mais le mieux est de voir tout cela en vidéo.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="480" src="http://www.youtube.com/embed/O2RdYZMucUQ?rel=0" width="640"></iframe>

Au final, Gnome Software n’est pas ultra-utile sous Archlinux. Son seul apport visible, c’est la possibilité de faire des dossiers d’applications comme « Utilitaires » ou « Divers ».

On peut raisonnablement penser que la future Fedora Linux 21 pourra tirer un énorme profit de ce magasin d’applications. Après tout et sauf erreur de ma part, nombre de développeurs de Gnome travaille pour RedHat et donc Fedora Linux.

ocarrere.png Olivier CARRÈRE

sed : modifiez votre texte sans ouvrir vos fichiers

Le 17 October 2014 à 07:48:52

Les clones d’Unix tels que GNU/Linux sont peu utilisés pour gérer la documentation technique. Ceci est étrange si l’on songe à la pléthore d’outils disponibles sous ces plateformes pour manipuler du texte dans tous les sens.

Prenons l’exemple du dialogue entre M. Jourdain et son maître de philosophie, dans le Bourgeois gentilhomme de Molière :

MONSIEUR JOURDAIN : [...] Je voudrais donc lui mettre dans un billet : “Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour” ; mais je voudrais que cela fût mis d’une manière galante, que cela fût tourné gentiment.

[...]

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : On les peut mettre premièrement comme vous avez dit : Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour. Ou bien : D’amour mourir me font, belle marquise, vos beaux yeux. Ou bien : Vos yeux beaux d’amour me font, belle marquise, mourir. Ou bien : Mourir vos beaux yeux, belle marquise, d’amour me font. Ou bien : Me font vos yeux beaux mourir, belle marquise, d’amour.

Commençons par afficher la phrase d’origine dans un terminal :

$ echo "Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour."
Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour.

Il s’agit maintenant d’intervertir les mots de la phrase, pour en créer une nouvelle. Pour une simple transposition, on pourrait juger plus facile d’utiliser awk. awk ne gère en effet pas des lignes, mais des champs d’un enregistrement (d’une ligne), délimités par défaut par des espaces. Autrement dit, awk traite le texte comme une base de données. Il peut facilement afficher toute la ligne, ou seulement un ou plusieurs champs, dans l’ordre souhaité. Les champs sont indiqués sous la forme $n, où n indique la position du champ dans la ligne, à partir de la gauche. Ainsi, $1 indique le premier champ, $2 le dernier, etc. $0 correspond à toute la ligne.

Nous allons donc donner la déclaration d’amour de M. Jourdain en entrée d’un programme awk d’une ligne, grâce au symbole de redirection pipeline (|).

$ echo "Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour." | \
awk  '{print $9" "$8" "$6" "$7" "$1" "$2" "$3" "$4" "$5}'
d'amour. mourir me font Belle marquise, vos beaux yeux

La sortie de la commande echo n’est pas affichée. Ce qui est affiché, c’est la sortie du programme awk, dont la sortie de la commande echo, soit la déclaration d’amour de M. Jourdain, était l’entrée.

La sortie finale ne correspond cependant pas à ce que l’on souhaitait. Les champs ne correspondent pas trait pour trait à des mots. Il faudrait donc raffiner la commande awk.

Il est plus simple de se tourner vers sed. sed sélectionne dans des lignes des ensembles de caractères cités littéralement, ou via des symboles dans des expressions rationnelles (ou expressions régulières). Un symbole connu des expressions rationnelles est le signe *, indiquant : zéro ou un nombre indéfini de caractères.

sed gère également des références arrières, qui affichent à l’endroit où on le souhaite la valeur correspondant à une expression littérale ou rationnelle trouvée auparavant. Heureusement pour nous, la déclaration d’amour de M. Jourdain contient exactement neuf mots, ce qui correspond au nombre maximal de références arrières possibles.

$ echo "Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour." | \
sed "s#\(.*\) \(.*\), \(.*\) \(.*\) \(.*\) \(.*\) \(.*\) \(.*\) \(d'.*\)#\9 \8 \6 \7, \1 \2, \3 \4 \5#"
d'amour. mourir me font, Belle marquise, vos beaux yeux

Nous buttons sur le même problème : l’expression régulière .* ne correspond pas à un mot, mais à une suite de caractères, ponctuation comprise. Il faut alors utiliser la forme <.*>, qui correspond à un mot tel que ceux dont M. Jourdain se sert pour faire de la prose.

$ echo "Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour." | \
sed "s#\(<.*>\) \(<.*>\), \(<.*>\) \(<.*>\) \(<.*>\) \(<.*>\) \(<.*>\) \(<.*>\) \(d'<.*>\)#\9 \8 \6 \7, \1 \2, \3 \4 \5#"
Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour.

Mais nous retrouvons la phrase d’origine intacte. C’est que sed n’a trouvé aucun motif correspondant à l’expression régulière que nous lui avons indiquée, car nous avons oublié d’utiliser les caractères d’échappement (barre oblique inverse \) pour que les signes < et > ne soient pas interprétés littéralement, mais comme des symboles ayant une fonction spéciale :

$ echo "Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour." | \
sed "s#\(\<.*\>\) \(\<.*\>\), \(\<.*\>\) \(\<.*\>\) \(\<.*\>\) \(\<.*\>\) \(\<.*\>\) \(\<.*\>\) \(d'\<.*\>\)#\9 \8 \6 \7, \1 \2, \3 \4 \5#"
d'amour mourir me font, Belle marquise, vos beaux yeux.

Nous pourrions également utiliser la forme [[:alpha:]]* qui fait gagner en lisibilité, mais perdre en concision :

$ echo "Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour." | \
sed "s#\([[:alpha:]]*\) \([[:alpha:]]*\), \([[:alpha:]]*\) \([[:alpha:]]*\) \([[:alpha:]]*\) \([[:alpha:]]*\) \([[:alpha:]]*\) \([[:alpha:]]*\) \(d'[[:alpha:]]*\)#\9 \8 \6 \7, \1 \2, \3 \4 \5#"
d'amour mourir me font, Belle marquise, vos beaux yeux.

C’est mieux, mais nous avons un problème de capitalisation. Nous allons donc utiliser les opérateurs /u et /l placés judicieusement.

Auparavant, nous allons exporter des variables pour rendre le script plus concis et plus lisible :

$ export w="\(\<.*\>\)"
$ export mots="$w $w, $w $w $w $w $w $w"
$ echo "Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour." | \
sed "s#$mots \(d'\<.*\>\)#\u\9 \8 \6 \7, \l\1 \2, \3 \4 \5#"
D'amour mourir me font, belle marquise, vos beaux yeux.

Nous pouvons maintenant facilement redistribuer les références arrières pour obtenir toutes les variations du maître de philosophie :

$ echo "Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour." | \
sed "s#$mots \(d'\<.*\>\)#\u\3 \5 \4 \9 \6 \7, \l\1 \2, \8#"
Vos yeux beaux d'amour me font, belle marquise, mourir.
$ echo "Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour." | \
sed "s#$mots \(d'\<.*\>\)#\u\8 \3 \4 \5, \l\1 \2, \9 \6 \7#"
Mourir vos beaux yeux, belle marquise, d'amour me font.
$ echo "Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour." | \
sed "s#$mots \(d'\<.*\>\)#\u\6 \7 \3 \5 \4 \8, \l\1 \2, \9#"
Me font vos yeux beaux mourir, belle marquise, d'amour.

Molière et GNU/Linux

Réécrivons le dialogue de M. Jourdain et de son maître de philosophie en style geek :

MONSIEUR JOURDAIN : Je voudrais donc lui afficher sur la sortie standard :

$ Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour.

Mais je voudrais que cela fût mis d’une manière galante, que cela fût tourné gentiment.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : On les peut mettre premièrement comme vous avez dit :

$ echo "Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour."

Ou bien :

$ export declaration="Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour."
$ echo $declaration

Ou bien :

$ export w="\(\<.*\>\)"
$ export mots="$w $w, $w $w $w $w $w $w"
$ echo $declaration | \
sed "s#$mots \(d'\<.*\>\)#\u\9 \8 \6 \7, \l\1 \2, \3 \4 \5#"

Ou bien :

$ echo $declaration | \
sed "s#$mots \(d'\<.*\>\)#\u\3 \5 \4 \9 \6 \7, \l\1 \2, \8#"

Ou bien :

$ echo $declaration | \
sed "s#$mots \(d'\<.*\>\)#\u\8 \3 \4 \5, \l\1 \2, \9 \6 \7#"

Ou bien :

$ echo $declaration | \
sed "s#$mots \(d'\<.*\>\)#\u\6 \7 \3 \5 \4 \8, \l\1 \2, \9#"

Beaucoup d’efforts…

Certes, beaucoup d’efforts pour pas grand-chose, me direz-vous. Mais imaginons un fichier qui contienne 1000 phrases de la même structure :

Cher docteur, ces grands malheurs vous font pleurer d’amertume.
Petit garçon, cette bonne glace te fait saliver d’envie.
Vaste océan, la forte houle te fait tanguer d’ivresse.

Ceci est en l’occurrence peu probable, mais il est en revanche monnaie courante de trouver dans la documentation technique des phrases de même structure, pour des raisons d’homogénéité stylistique.

Pour effectuer nos tests sur un échantillon, plaçons les trois phrases précédentes dans un fichier :

$ echo "Cher docteur, ces grands malheurs vous font pleurer d'amertume." > variations.txt
$ echo "Petit garçon, cette bonne glace te fait saliver d'envie." >> variations.txt
$ echo "Vaste océan, la forte houle te fait tanguer d'ivresse." >> variations.txt

Plaçons les différentes commandes sed dans un script différent chacune :

$ echo "s#\(\<.*\>\) \(\<.*\>\), \(\<.*\>\) \(\<.*\>\) \(\<.*\>\) \(\<.*\>\) \(\<.*\>\) \(\<.*\>\) \(d'\<.*\>\)#\u\9 \8 \6 \7, \l\1 \2, \3 \4 \5#" > moliere1.sed
$ echo "s##\u\3 \5 \4 \9 \6 \7, \l\1 \2, \8#" >> moliere2.sed
$ echo "s##\u\8 \3 \4 \5, \l\1 \2, \9 \6 \7#" >> moliere3.sed
$ echo "s##\u\6 \7 \3 \5 \4 \8, \l\1 \2, \9#" >> moliere4.sed

sed se souvient des expressions régulières utilisées précédemment, il est donc inutile de les répéter dans le script.

Exécutons maintenant en boucle tous les scripts sed sur toutes les lignes du fichier :

$ for (( i=1; i<5; i++ )); do
while read s; do echo "$s" | sed -f moliere$i.sed ; done < variations.txt
done
D'amertume pleurer vous font, cher docteur, ces grands malheurs.
D'envie saliver te fait, petit garçon, cette bonne glace.
D'ivresse tanguer te fait, vaste océan, la forte houle.
Ces malheurs grands d'amertume vous font, cher docteur, pleurer.
Cette glace bonne d'envie te fait, petit garçon, saliver.
La houle forte d'ivresse te fait, vaste océan, tanguer.
Pleurer ces grands malheurs, cher docteur, d'amertume vous font.
Saliver cette bonne glace, petit garçon, d'envie te fait.
Tanguer la forte houle, vaste océan, d'ivresse te fait.
Vous font ces malheurs grands pleurer, cher docteur, d'amertume.
Te fait cette glace bonne saliver, petit garçon, d'envie.
Te fait la houle forte tanguer, vaste océan, d'ivresse.

Et voilà. En quelques instants, sans jamais ouvrir un seul fichier, nous appliquons une suite d’opérations complexes sur un nombre indéfini de phrases de même structure. Ce qui n’est pas possible sous un traitement de texte ou autre outil muni d’une interface graphique, ou sur des fichiers binaires.

Patrice ANDREANI

Libre Shop : infrastructure.

Le 17 October 2014 à 01:22:18

Libre Shop continue d’avancer, et le travail accompli est déjà bien grand ! Beaucoup de choses ont été développées et cela continue. L’infrastructure est prête, et à jour. Entre le blog, la boutique, le wiki, le webmail, ainsi que divers modules, les choses ont bien avancées, c’est du beau travail.  

Cet article Libre Shop : infrastructure. est apparu en premier sur Le Blog d'ANDRE Ani.

16 October 2014

jzimmermann.png Jérémie ZIMMERMANN

Terrorism Bill: The French Senate Adopts The Law Eroding Liberties

Le 16 October 2014 à 18:05:21

Paris, 16 October 2014 — After two days of debate, the French Senate just passed the “Terrorism” Bill [fr] on its first and only reading. While some senators have courageously fought against the intrusive provisions led by the Minister of Interior, Bernard Cazeneuve, La Quadrature du Net regrets that the truncated1 legislative debate has failed to correct the unsuitable and dangerous provisions [fr] of this text. It will be examined by a Joint Commission in the coming weeks, where it will likely be adopted without any substantial change.

Jean-Jacques Hyest, co-rapporteur of the draft law
Jean-Jacques Hyest (UMP), co-rapporteur
of the draft law

During the afternoon, Bernard Cazeneuve refused any change in his position, and all alerts coming from the civil society. The Bill was voted with all its dangerous provisions: ban from leaving the country, creation of individual terrorist entreprise offense, administrative blocking of websites, substantial changes to the criminal procedure beyond terrorist actions.

Even worse, the French Senate commited a serious violation of the equality principle before criminal law by reintegrating into the Bill the Article 4 concerning the glorification and provocation to terrorism into the press law of 1881 unless it is commited on the Internet. In the spirit of the Minister and few senators, the Internet is a danger in itself that needs derogatory measures: the vote of this amendment introduces a serious inequality between the Internet and other medias, a serious confusion between mean and content. This inequality has already been condemned by the Constitutional Court2.

The choice of the government to race the debate on this text using a totally unjustified accelerated procedure3 will have allowed to avoid any in-depth examination of the more dangerous dispositions – especially as 1/3 of the lowed Chamber was renewed right before the vote – despite the brave attempts of a few senators. The text, slightly different from that voted by the higher Chamber will be harmonised by a Joint Commission within the coming weeks before final adoption with mere changes.

“If the senators have made a real effort on this harmful bill, it has unfortunately been voted with all the dangerous dispositions that were denouced during the last months by La Quadrature du Net, an important number of Internet's actors and defensors of public liberties. Could we hope for a spark of courage from our representatives in order to carry that text in front of the Constitutional Court in order to verify its conformity with the founding text of the 5th Republic? In a democracy, the representatives should not fear such an examination. We cannot tolerate an inadapted treatment of this utterly important matter, that is the fight against terrorism”, declares Adrienne Charmet, campaign coordinator at La Quadrature du Net.

  • 1. The government chose to apply an accelerated procedure to this law which implies only one reading per Chamber with limited speaking times.
  • 2. The legal equality principle is an important principle that must be garanteed by the legislator. The Conseil Constitutionnel could declare unconstitutional an article that would create differenciated penalties for a same incrimation. Which it has in the n°2006-540 decision on the DAVDSI Law, July 27 2006, considerings 63 to 65.
  • 3. September 25th 2014, the National Consultative Commission on Human Rights (CNCDH) released a very harsh opinion [fr] on this law, foremost because of the accelerated procedure chosen by the government - that in itself accentuates the risk of a foul wording of the law but also because “The CNCDH reminds the importance of a thoroughly conceived, stable, readable and coherent criminal policy, of a quality that should not be measured by standards of reactivity to minor news or contextual circumstances. Accumulation of reforms in security and criminal domains unfortunately reveals the extreme segmentation of the issues and too often a lack of perspective as a whole.”
    (Our translation: La CNCDH rappelle l’importance d’une politique pénale réfléchie, cohérente, stable et lisible, dont la qualité ne se mesure pas à son degré de réactivité aux faits divers ou aux circonstances du moment. L’empilement des réformes dans les domaines sécuritaire et pénal révèle malheureusement l’extrême segmentation des sujets traités et, trop souvent, une absence de réflexion d’ensemble.)

april.png Nouvelles April

Pourquoi les associations doivent faire l'effort d'utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres

Le 16 October 2014 à 08:17:29

Laurent Costy, administrateur de l'April et co-animateur du groupe de travail Libre Association, a publié dans « Linux Pratique n°84 » une tribune intitulée « Pourquoi les associations doivent faire l'effort d'utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres ? ». La tribune est désormais disponible au format PDF et au format ODT et ci-dessous :

Pourquoi les associations doivent faire l'effort d'utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres ?


Quelques données sur les associations

D'une manière générale

Avant d'aborder la question du lien entre associations en France et logiciels libres, il est important de mesurer ce que représentent les associations en France pour mieux mesurer le potentiel de migration vers le libre qui existe et les clés pour le favoriser. Les quelques chiffres repris ci-après sont issus de « l’instantané »1 produit pour le mouvement associatif, qui est en quelque sorte la structure la plus importante en terme de représentation des associations en France. Ainsi, le nombre d’associations avoisinait2 en mars 2012, le nombre d’1,3 million. Il est estimé que cela représente 23 millions d’adhérents et 16 millions de bénévoles. Par ailleurs, fait important qu'il nous faut considérer pour cette tribune car influençant la manière d'approcher les associations pour les inciter à adopter plus massivement le logiciel libre : plus de 85 % d'entre elles n’ont pas de salariés. Pour les structures exclusivement bénévoles, l'approche individuelle ou grand public menée par de nombreux GULL3 sur les territoires ou par les associations nationales telle l'April4, est donc une action essentielle qui contribue à l'adoption de logiciels libres dans les associations. Enfin, pour terminer avec le panorama, on notera que :

« La multiplication très rapide des collectifs, coordinations, comités et l’explosion des réseaux sociaux qui peuvent être considérés comme des associations de fait vont très vite conduire à reconsidérer cette évaluation qui est fondée pour l’essentiel sur le nombre d’associations repérées comme telles dans les guides communaux. »5

Les associations d'éducation populaire, une classe d'associations particulière

Il existe une classe d'associations sans doute plus sensible que les autres à la migration vers les logiciels libres : les associations de jeunesse et d'éducation populaires. En effet, les valeurs que ces associations portent et défendent convergent avec celles mises en avant par les libristes. Il reste difficile de définir6 en une phrase ce qu'est l'éducation populaire7 mais les logiques de partage, la formation tout au long de la vie, l'entraide, la coopération et la capacité à rendre les citoyens acteurs, sont quelques valeurs convergentes. Le nombre de ces associations se revendiquant de l'éducation populaire serait de l'ordre de 430 000 (soit 49 % du nombre total d'associations en France) selon les chiffres communiqués par le CNAJEP8.

Pourquoi les associations doivent poursuivre leurs efforts de migration vers les logiciels libres ?

C'est une manière pour elles d'agir et de transformer, par leurs choix et leurs actions de migration, une informatique propriétaire devenue folle et imposant désormais son monopole au mépris des usagers. Que l'on soit pour ou contre les logiques de marché, l'excès est condamnable et doit être combattu : les systèmes de rentes instaurées par exemple par les licences et les antifonctionnalités qui en découlent, sont néfastes pour la libre circulation de l'information et l'émancipation du citoyen. Ceci étant, une migration, qu'elle soit partielle ou totale, demande un effort et il est systématiquement chronophage que de vouloir s'affranchir de systèmes auxquels chacun s'est habitué ! Bref, de l'énergie est nécessaire mais l'effort est aussi une valeur de l'éducation populaire !

Il y a donc une prise de conscience nécessaire, un réel besoin de considérer enfin la question de la préférence systématique aux logiciels libres comme une réelle question politique au sein des associations et éviter de reléguer cela sans cesse à une unique problématique technique. Oui, faire l'effort, à chaque fois que cela est possible pour une association, d'opter pour le logiciel libre doit être pensé, débattu et choisi au sein des instances des associations (conseils d'administration ou assemblées générales par exemple).

Pour conclure cette partie, les propos de Christophe Sarrot, repris par Nathalie Boucher-Petrovic lors des RMLL 20069 à Vandoeuvre sont éloquents et significatifs :

« Connaître, utiliser, promouvoir et développer des logiciels libres est un enjeu important pour l’éducation populaire aujourd’hui. Non pas tellement parce qu’ils sont, bien sûr, une réponse fiable, simple et économique à des besoins techniques, mais surtout parce que leur existence est due à des pratiques qui fondent l’éducation populaire et qui veulent permettre la transformation des personnes et des outils par un libre échange des savoirs, pour un mieux vivre ensemble. »

Au delà, des logiciels libres et du système d'exploitation...

La question du respect de la vie privée et de la protection des données concernent évidemment aussi votre association : respecter vos adhérents, c'est d'abord maîtriser la sécurité des données collectées et éviter qu'elles ne soient utilisées à d'autres usages que ceux prévus initialement. C'est d'autant plus important depuis les révélations d'Edward Snowden et la mise en évidence des écoutes généralisées par les gouvernements. Là encore, le logiciel libre est une voie pour tenter de mieux maîtriser ses données : soyons clairs, le logiciel libre ne pourra jamais garantir la sécurité absolue de vos systèmes. Ceci étant (au delà même de la problématique centrale de l'humain assis sur la chaise devant l'écran qui est souvent la cause des fuites de sécurité), de part sa nature ouverte, le logiciel libre permet, quant on le souhaite et avec les compétences ad'hoc, d'analyser si des défauts de sécurité existe.

Bien sûr, la question de la maîtrise technique est centrale mais est-ce à dire que chaque bénévole ou salarié d'association se doit d'être un expert informatique ? La réponse est clairement non. Sur ce point, une solution peut consister à tisser un réseau de confiance et de compétences pour pouvoir être éclairé le moment venu et faire des choix pertinents : c'est heureusement une compétence des réseaux associatifs ! En effet, les réseaux associatifs ont cette capacité à mutualiser, partager des compétences et c'est aussi un savoir faire des fédérations : il convient donc de renforcer cette compétence pour permettre une plus grande adoption des logiciels libre et une meilleure maîtrise des enjeux politique et technique de l'informatique. Un autre effort doit être fait aussi pour appréhender une culture technique minimum. La formation, en particulier celle des bénévoles, est une clé pour cela.

Oui, pour limiter les risques d'usages inopportuns des données concernant votre association ou ses membres, là encore, un effort va devoir être produit : il vous faudra limiter et diversifier l'usage de ces services pseudo-gratuits qui nous apparaissent plus rapides, plus faciles, plus séduisants. Il faut tenter de trouver un service alternatif plus respectueux des données personnels. Les communautés de développeurs de logiciels libres font chaque jour des efforts importants pour répondre à vos besoin associatifs et rendre toujours plus simple l'usage pour les utilisateurs ayant peu de compétences. On peut citer par exemple l'outil Framadate10 mis en place par Framasoft11 qui permet, sans que les donnée ne soient analysées à votre insu, de mettre en place de simples sondages (dates, consultations simples).

Encore une fois, quand tout est simplifié pour soi-disant vous faciliter la vie, le revers de la médaille est que l'on ne maîtrise plus les aspects techniques et que l'on ne distingue plus ce qui relève de la technique pure ou de dispositifs mis en place pour préserver un acquis commercial (comme le sont par exemple les DRM12). Rappelez-vous que si c'est gratuit, c'est vous le produit (profitons d'ailleurs de cette remarque pour rappeler que « libre » dans « logiciel libre » ne veut pas dire « gratuit »). Bref, faisons le pari de l'effort et défendons une éthique informatique autour du libre en cohérence avec nos valeurs associatives et celles de l'éducation populaire en particulier.

Et concrètement ?

Quand l'association décèle un nouveau besoin d'outil informatique, le réflexe doit d'abord être la recherche d'un logiciel libre répondant à ce besoin : la logithèque de logiciels libres couvrent la majeure partie des besoins des associations. Le guide des logiciels libres pour les associations13 téléchargeable sur le site libreassociation.info et produit par le groupe de travail éponyme de l'April, aborde cette question et présente des logiciels libres qui ont fait leurs preuves en milieu associatif.

Enfin, le changement se prépare et s'accompagne. Vouloir changer du jour au lendemain un logiciel privateur utilisé de longue date au sein de l'association est le meilleur moyen de générer un effet contre-productif et de voir les utilisateurs rejeter le logiciel libre : la formation et l’accompagnement des utilisateurs sera une clé de la réussite de migration partielle ou totale pour votre association.

Informations sur la tribune

Cette tribune a été écrite par Laurent Costy, administrateur de l'April et co-animateur du goupre de travail Libre Association (http://www.libreassociation.info). Elle a été publiée dans « Linux Pratique n°84 » de juillet/août 2014.


Vous êtes encouragés à utiliser, copier, diffuser et modifier ce document selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre (http://artlibre.org/licence/lal/) version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/) et licence GNU FDL3 version 1.3 ou ultérieure (http://www.gnu.org/licenses/fdl-1.3.html).

Notes

1 Archambault Edith & Tchernonog Viviane, Repères sur les associations en France, Centre d’économie de la Sorbonne, CNRS, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, mars 2012

2 Il s'agit bien sûr d'une approximation puisqu'il reste difficile de mesurer précisément les associations qui meurent ou qui sont « en sommeil ». Cependant, ne sont pas comptées ici les associations « de fait », les collectifs, ou les communautés sur internet

3 Groupe d'utilisateurs de logiciels libres

4 Association pour la promotion et la défense des logiciels libres : http://www.april.org/

5 Archambault Edith & Tchernonog Viviane, Repères sur les associations en France, Centre d’économie de la Sorbonne, CNRS, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, mars 2012

6 François Tétard, historienne de l'éducation populaire a écrit à ce sujet : « L’éducation populaire est par définition indéfinissable, mais c’est un ressenti partagé ! »

7 Pour en appréhender le périmètre : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_populaire

8 Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d'éducation populaire : http://www.cnajep.asso.fr/

9 Communication-RMLL-2006-Education-populaire-et-logiciels-libres-NBP.pdf

10 http://framadate.org/

11 http://www.framasoft.net/

12 Digital right managment. Pour en savoir plus : https://www.april.org/publication-april-synthese-sur-les-drm

13 guide-libre-association-version-1.0.pdf

15 October 2014

april.png Nouvelles April

Participer à la campagne « J'aime ton asso » du Mouvement associatif

Le 15 October 2014 à 15:13:20

Le mouvement associatif1 vient de lancer une campagne J'aime ton asso. L'April encourage chacun à profiter de cet outil pour faire connaître les associations, nationales ou locales, du logiciel libre.

L'idée de cette campagne est d'expliquer pourquoi on aime telle ou telle association. Pourquoi le "ton asso" ? Parce que le but semble être plutôt de parler d'associations auxquelles on fait appel (genre association d'insertion...) (voir la fiche « mode d'emploi »). Mais on peut également en profiter pour parler des associations dont on fait partie.

Il s'agit d'une campagne essentiellement basée sur Twitter2 où il faut mentionner le "mot-croisillon" #JaimeTonAsso (le compte Twitter de l'April est @aprilorg). Il y a alors un inventaire qui est alimenté sur la page Ils/elles se déclarent. Ne pas hésiter à relayer cette campagne sur des réseaux décentralisés comme par exemple identi.ca (le compte de l'April est @aprilorg) ou encore GNU Social.

Si on ne veut pas utiliser Twitter, on peut aussi faire une déclaration sur une page dédiée sur le site de la campagne.

C'est l'occasion de parler des associations du Libre : profitons de l'outil mis en place par le mouvement associatif.

  • 1.

    Selon Wikipédia Le Mouvement associatif (anciennement la Conférence permanente des coordinations associatives) est une association loi de 1901 française. Elle a pour but de défendre et de promouvoir la vie associative dans son ensemble et se fonde sur un mouvement associatif organisé composé de plus de 700 fédérations et unions nationales et régionales regroupées dans 16 coordinations associatives nationales. Le Mouvement associatif représenterait 50% des associations en France.

  • 2. Nous encourageons l'utilisation de clients libres pour Twitter

Conférence Le logiciel Libre : des enjeux pour tous, des atouts pour les professionnels

Le 15 October 2014 à 05:05:27

22 Octobre 2014 - 09:00
22 Octobre 2014 - 09:45

L'April sera présente lors de la conférence d’ouverture du Libday, mercredi 22 octobre 2014 à Marseille. Jean-Christophe Becquet, directeur d'APITUX et vice-président de l'April interviendra aux côtés de Thierry Stoehr (Aful) et Sébastien Dubois (Libertis) sur le thème Le logiciel Libre : des enjeux pour tous, des atouts pour les professionnels,

Le Libday est une journée de conférences sur le Libre pour les professionnels qui se tiendra à l'EMD Marseille Saint Charles, Rue Jules Ferry à Marseille.

L'entrée est payante et soumise à une inscription. Un code promotionnel est cependant disponible pour les membres de l'April : APL14R.

David GAUVAIN

La neutralité du net pour les nuls

Le 15 October 2014 à 04:45:10

Image : van son - Censr(tm)

Image : van son – Censr(tm)

Dans son émission « On n’est plus des pigeons » du 13 octobre, France 4 a su proposer une enquête de vulgarisation particulièrement pertinente sur la « net neut ».

Vous y retrouverez des intervenants de choix, Tristan Nitot Président de Mozilla Europe, ainsi qu’Adrienne Charmet-Alix de La Quadrature du Net.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="326" src="http://www.youtube-nocookie.com/embed/mcN156dQObw?rel=0" width="580"></iframe>

Et si vous trouvez toujours le concept de neutralité du net chiant à mourir, matez donc cette vidéo de l’humoriste John Oliver, n’oubliez pas que vous pouvez y activer les sous-titres.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="326" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x1ybocf" width="580"></iframe>

La neutralité du net pour les nuls, un billet consultable sur Ohax - Internet libre, veille technologique & coups de gueule sous licence CC BY-NC-SA.

Patrice ANDREANI

Anonabox, routeur Tor.

Le 15 October 2014 à 01:45:55

Anonabox est un petit routeur, à installer chez soi, qui permet de surfer directement en passant par le réseau Tor, ceci afin de protéger notre vie privée. Il possède 2 ports ethernet et un module wifi. Il ne coute que 40 euros environ. Pourquoi n’y a-t-il pas plus de projets comme cela ? Avec tous […]

Cet article Anonabox, routeur Tor. est apparu en premier sur Le Blog d'ANDRE Ani.

14 October 2014

David GAUVAIN

Si vous n’avez (toujours) rien à cacher

Le 14 October 2014 à 20:30:39

Image :  Frédéric Poirot  - Rien à cacher (derrière mon pull) :-)

Image : Frédéric Poirot – Rien à cacher (derrière mon pull) :-)

Il n’est jamais trop tard pour partager les bonnes conférences. L’ami Numendil démystifie l’argument « Je n’ai rien à cacher », qui n’est qu’une représentation partielle du problème.

Ça s’est passé au PSES2013.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="326" src="http://www.youtube-nocookie.com/embed/BbkbdYoffX4?rel=0" width="580"></iframe>

Si vous n’avez (toujours) rien à cacher, un billet consultable sur Ohax - Internet libre, veille technologique & coups de gueule sous licence CC BY-NC-SA.

Frederic BEZIES

LXQt 0.8.0 : le retour de l’environnement poids plume.

Le 14 October 2014 à 17:32:30

Début septembre 2014, j’avais fait un point d’étape sur l’évolution de LXQt, quatre mois après la sortie de la version 0.7. La version 0.8.0 a été annoncée le 14 octobre 2014. Cela a été l’occasion de voir les progrès accomplis et officialisés depuis la version 0.7.0.

Si on en croit les notes de publications, outre le fait que LXQt est compilable avec QT5 par défaut, il y a l’outil lxqt-admin (pour les tâches d’administration de l’environnement), des nouveaux thèmes, de nombreuses améliorations dans PCManFM-Qt ou encore dans le panneau qui permet de réordonner les icones à la volée.

J’ai donc installé une Archlinux dans une machine VirtualBox et en me basant sur la paquet AUR lxqt-desktop-git, je me suis occupé de faire compiler l’environnement.

Ce qui m’a conduit à compiler les paquets dans l’ordre suivant, pour être certain de ne pas avoir d’erreur durant le processus d’installation. Les paquets avec une « * » ont juste été recupéré :

  1. libqtxdg-git
  2. liblxqt-git
  3. lxqt-globalkeys-git
  4. lxqt-common-git
  5. lxqt-notificationd-git
  6. liblxqt-mount-git
  7. libsysstat-qt5-git
  8. lxqt-panel-git
  9. lxqt-session-git
  10. lxqt-runner-git
  11. lxqt-qtplugin-git
  12. lxqt-policykit-git
  13. lxqt-openssh-askpass-git
  14. lxqt-powermanagement-git
  15. system-tools-backend
  16. liboobs
  17. lxqt-admin-git
  18. lxqt-config-git
  19. lxqt-about-git
  20. libfm-git
  21. pcmanfm-qt-git
  22. lximage-qt-git
  23. lxqt-desktop-git
  24. qastools
  25. qtermwidget-git
  26. libqxt
  27. qterminal-git (émulateur de terminal)
  28. juffed-git (éditeur de texte)
  29. screengrab-git
  30. qps *
  31. openbox *
  32. lxdm *
  33. lxde-icon-theme *
  34. xscreensaver *
  35. xcursor-themes *

La liste est assez longue, mais la plupart des paquets se compile en moins de 5 minutes. En une heure et demie, l’environnement est compilé et installé.

Comme pour l’article précédent, j’ai rajouté :

  1. gvfs pour la gestion automatisé des volumes (CD, DVD, périphériques USB)
  2. gksu pour les demandes d’autorisation temporaire pour intervenir en tant que root
  3. Clementine pour l’audio
  4. VLC pour la vidéo
  5. LibreOffice pour la bureautique
  6. Mozilla Firefox (pour la navigation internet)
  7. Xarchiver pour la gestion des archives

Après l’installation et la configuration du thème, j’ai capturé une vidéo de l’ensemble.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="480" src="http://www.youtube.com/embed/giJcATA_Uag?rel=0" width="640"></iframe>

Comme pour le précédent article, j’ai été bluffé par la vitesse de LXQt. L’arrivée des outils d’administration, même s’ils sont encore rudimentaires sont agréable à utiliser. Cependant, il y a encore beaucoup de franglais. Est-ce dû à une fausse manipulation de ma part ?

Malgré cette traduction incomplète, l’environnement LXQt nous fait comprendre qu’il commence à tout avoir d’un grand et qu’il faudra s’en méfier dans le futur.

C’est vraiment un environnement pour les personnes avec des petites machines ou pour des personnes appréciant des environnements minimalistes. Le projet avance très bien, et même s’il est moins utilisable qu’un Lxde classique, il commence vraiment à rattraper son retard. Les futures versions officialisées seront intéressantes à suivre.

tnitot.png Tristan NITOT

En vrac du mardi

Le 14 October 2014 à 17:21:00

Note

[1] Merci à Pascal et Alexandre de s'être prêté au jeu !

David GAUVAIN

Sauvegarde de vos mails avec MailStore Home

Le 14 October 2014 à 10:18:53

Avec la domination du Webmail et malgré la démocratisation du protocole IMAP qui permet la synchronisation des dossiers client/serveur, le client mail est en voie de disparition.

Derrière le côté pratique du Cloud, avez-vous évalué les conséquences de la fermeture de votre compte Gmail/Hotmail/Outlook/Yahoo/etc ? Vous n’êtes pas non plus à l’abri d’un piratage, ou d’une suppression (même accidentelle) de vos données personnelles, sinon professionnelles.

Pour éviter cela, il existe MailStore Home, une application bien pratique pour Windows, 100% gratuite pour un usage privé.

Accueil de Mail Store Home 8.2, avec l'interface en Français.

Accueil de Mail Store Home 8.2, avec son interface en Français.

MailStore Home vous permet de sauvegarder tous vos e-mails à partir de différents clients mails, ou directement depuis les comptes via les protocoles POP/IMAP, afin de les stocker dans une archive persistante. Son moteur de recherche est particulièrement rapide, il est capable d’indexer de nombreux formats de fichiers pour les pièces jointes accompagnant vos mails.

Les sauvegardes sont incrémentielles, il est possible de créer des raccourcis sur le bureau afin de récupérer les commandes, pour les traiter comme des tâches planifiées.

L’application peut-être installée en dur, mais aussi de façon portable (choix à l’installation).

Il est rare que je fasse la promotion d’un logiciel propriétaire, donc si nos amis libristes ont une solution équivalente aussi simple et pratique, ils peuvent en faire part directement dans les commentaires.

Si vous fonctionnez déjà avec un client lourd, sachez que celui-ci ne vous protège pas complétement, en particulier pour une utilisation avec la synchronisation IMAP.

En complément, pour sauvegarder Thunderbird, pensez à la sauvegarde de votre profil, l’application Mozbackup peut également vous aider à réaliser des sauvegardes ponctuelles.
Sous Outlook, vous pouvez sauvegarder les fichiers .OST et .PST, mais attention les corruptions sont encore très fréquentes

Il y a deux types de personnes dans le monde : ceux qui ont déjà perdu des données et ceux qui vont bientôt en perdre.

Petite parenthèse à destination des Administrateurs Systèmes : sachez que MailStore propose des solutions professionnelles pour sauvegarder les serveurs de messagerie. Leur système de proxy-mail qui se place entre le serveur et le client est intéressant pour une conservation de tous les messages entrants et sortants.

Sauvegarde de vos mails avec MailStore Home, un billet consultable sur Ohax - Internet libre, veille technologique & coups de gueule sous licence CC BY-NC-SA.

Patrice ANDREANI

Revue de presse de l’April, semaine 41.

Le 14 October 2014 à 01:37:29

[Slate.fr] Jeremy Rifkin: L’Internet de tout nous sauvera-t-il tous? http://www.slate.fr/story/92925/jeremy-rifkin-internet-nous-sauvera-t-il-tous [cio-online.com] Jacques Marzin (DISIC): «Nous gardons une approche raisonnée en matière de logiciels libres» http://www.cio-online.com/actualites/lire--7114.html [Metamedia] Abolir la neutralité du Net, c’est revenir au Minitel http://meta-media.fr/2014/10/09/la-fin-de-la-neutralite-du-net-cest-le-retour-au-minitel.html [Numerama] Framasoft veut "dégoogliser" Internet http://www.numerama.com/magazine/30861-framasoft-veut-degoogliser-internet.html [Next INpact] Un futur commissaire européen engagé en faveur du logiciel libre http://www.nextinpact.com/news/90316-un-futur-commissaire-europeen-engage-en-faveur-logiciel-libre.htm […]

Cet article Revue de presse de l’April, semaine 41. est apparu en premier sur Le Blog d'ANDRE Ani.

13 October 2014

David GAUVAIN

Un NAS 4 baies performant et ultra-personnalisable pour moins de 160€

Le 13 October 2014 à 19:23:37

Hard Disk detail

Image : Jeff Kubina

Si vous souhaitez centraliser, partager, protéger vos données, alors vous êtes probablement à la recherche d’un serveur de stockage en réseau, plus communément appelé « NAS », de préférence capable de venir chatouiller les limites de votre réseau local Gigabit.

Une marque bien connue (Synology pour ne pas la citer) s’est fait une sérieuse réputation en la matière, mais il vous faudra débourser pas moins de 400€ pour un NAS performant avec 4 baies de type DiskStation DS414. Trop gros, trop cher, 2 baies vous suffiraient ? Un DS214 coûte à minima 240€. D’autres produits plus abordables de la marque (ou de concurrents) existent, mais à performances/fonctionnalités souvent moindres, je ne les aborderais donc pas dans ce billet.

C’est là que se présente la solution « Do It Yourself » (faites-le par vous-même) ! Pour cela, le Micro Serveur HP Proliant G7 équipé d’un processeur AMD Turion N54L aux performances honorables avec un TDP de seulement 25 Watts est un parfait candidat. On peut le trouver à moins de 160€, livré avec 4Go de mémoire Ram DDR3 ECC.

Pour le système d’exploitation, c’est vous qui décidez ! C’est tout l’avantage d’une architecture PC x86_64 qui vous permettra de faire fonctionner l’OS de votre choix, 32 comme 64 bits. Openmediavault, Freenas, Windows XP/7/Server, ou encore une distribution Linux/OpenBSD personnalisée… Les possibilités sont quasi-infinies !

Pour l’installation d’un système sur votre nouveau NAS HP Proliant G7, différentes possibilités s’offrent à vous :
– Le système permet de créer un RAID Software dès l’installation, et de s’y installer directement.
– Le système peut-être installé sur une clef USB (4 emplacements devant, 2 derrière et même 1 directement sur la carte mère), prévoyez néanmoins une clef USB rapide qui permette une vitesse d’écriture à 15 – 20Mo/sec, de petite taille si vous souhaitez la brancher directement sur la carte mère.
– Le système nécessite d’être installé sur un disque en dehors de la grappe RAID, vous pourrez donc utiliser le port SATA, ainsi que le logement destiné à un emplacement CD-ROM pour y mettre un disque / SSD système. On trouve des SSD de 32Go à moins de 40€, pensez-y.

Si vous tenez absolument à utiliser l’interface Synology, jetez un œil sur le projet XPEnology qui permet d’installer Synology DiskStation Manager (DSM) comme si vous utilisiez un produit du célèbre constructeur. L’ami Korben en parle, vous pourrez également trouver un tutoriel de Denis, mais sachez que l’utilisation de XPEnology est illégale puisqu’elle viole la propriété intellectuelle de Synology, de plus vous ne bénéficiez d’aucun support officiel. Réfléchissez y à deux fois si vous souhaitez l’utiliser pour héberger vos données personnelles, les mises à jour tardent parfois à suivre et de nombreux utilisateurs l’ont récemment appris à leurs dépends avec le ransonware Synolocker.

Je ne saurais que trop vous conseiller l’installation d’OpenMediaVault récemment passée en version 1.0, avec OMV-extras plugin pour y ajouter de nombreux services supplémentaires, la liste est disponible ici.

Pour conclure :

Si vous cherchez une solution clef en main, facile et rapide à mettre en place, que l’obsolescence logicielle liée à l’arrêt du support et donc des mises à jour (y compris de sécurité) ne vous font pas peur et que vous êtes prêt à payer cette facilité : partez sur une solution constructeur de type Synology.

Vous avez un peu de temps, mettre les mains dans le cambouis ne vous fait pas peur, vous voulez une solution pérenne dans le temps qui ne craint pas l’obsolescence logicielle et donc que vous pourrez ouvrir longtemps sur internet, vous ne voulez pas y mettre trop d’argent et vous ne faites pas (suffisamment) confiance au logiciel propriétaire : la solution du « NAS Custom » est faite pour vous !

Il y a aussi la possibilité de monter son propre serveur d’intégration, où de recycler du vieux matériel, mais il est difficile d’atteindre un tel rapport qualité/prix/taille/performances/consommation. Pour ma part, j’arrive à 44 watts à la prise avec 4HDD « Green » (2 modèles) + 1SDD recyclé pour pour le système, ainsi qu’une carte Intel Dual Port 1000PT pour faire de l’agrégation de liens 802.3ad, ce qui reste très raisonnable. Niveau performances j’arrive sans problème à 120-128Mo/Sec en lecture/écriture sous Windows en Raid 5.

Un dernier rappel d’importance : le RAID est une tolérance de panne, pas une sauvegarde ! Il ne vous dispense pas d’effectuer des sauvegardes. De plus, si vous souhaitez une sécurité maximale dans le cas d’accès distants, préférez l’accès via un VPN plutôt que d’ouvrir de multiples ports sur votre Box/Modem routeur, mais ça c’est pour les plus paranoïaques d’entre nous… :-p

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce petit Micro Server HP Proliant G7, je ne saurais que trop vous conseiller la lecture du sujet dédié HP G7 et G8 sur hardware.fr (le moteur de recherche intégré, permet de chercher directement dans le sujet).

Un NAS 4 baies performant et ultra-personnalisable pour moins de 160€, un billet consultable sur Ohax - Internet libre, veille technologique & coups de gueule sous licence CC BY-NC-SA.

april.png Nouvelles April

Revue de presse de l'April pour la semaine 41 de l'année 2014

Le 13 October 2014 à 14:07:32

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 41

[Slate.fr] Jeremy Rifkin: L’Internet de tout nous sauvera-t-il tous?

Par Jean-Laurent Cassely, le samedi 11 octobre 2014. Extrait:
> Pour savoir si sa prophétie selon laquelle l'internet des objets allait renverser le système économique basé sur la propriété privée des moyens de production allait se réaliser, on a fait un pari avec Jeremy Rifkin
Lien vers l'article original: http://www.slate.fr/story/92925/jeremy-rifkin-internet-nous-sauvera-t-il-tous

Et aussi:
[Mediapart] Jeremy Rifkin. La nouvelle société du coût marginal zéro. L'internet des objets, l'émergence des communaux collaboratifs...
[ParisTech Review] L'entreprise du futur

[cio-online.com] Jacques Marzin (DISIC): «Nous gardons une approche raisonnée en matière de logiciels libres»

Par Bertrand Lemaire, le jeudi 9 octobre 2014. Extrait:
> Jacques Marzin, directeur de la Disic (Direction interministérielle des systèmes d'information et de communication) et ainsi «DSI groupe» de l'Etat, détaille la stratégie pragmatique qu'il défend en matière de logiciels libres. Cette prise de position intervient à environ deux semaines de l'Open CIO Summit et de l'Open World Forum.
Lien vers l'article original: http://www.cio-online.com/actualites/lire--7114.html

Et aussi:
[Next INpact] Des composants libres sur 81 % des ordinateurs du ministère de la Défense

[Metamedia] Abolir la neutralité du Net, c’est revenir au Minitel

Par Eric Scherer, le jeudi 9 octobre 2014. Extrait:
> La fin de la neutralité du Net nous ferait retourner à l’époque ultra-contrôlée du Minitel, et poserait d’importants risques à notre future croissance économique, a averti jeudi à Budapest, l’expert français Bernard Benhamou.
Lien vers l'article original: http://meta-media.fr/2014/10/09/la-fin-de-la-neutralite-du-net-cest-le-retour-au-minitel.html

[Numerama] Framasoft veut "dégoogliser" Internet

Par Julien L., le jeudi 9 octobre 2014. Extrait:
> L'association Framasoft a mis sur un pied un nouveau projet visant à "dégoogliser" Internet, qui consiste à encourager les utilisateurs à migrer vers des solutions libres, éthiques, décentralisées et solidaires. Et quoi de mieux, pour faire passer ce message, que de s'inspirer des aventures d'Astérix et Obélix, que tout le monde connaît?
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/30861-framasoft-veut-degoogliser-internet.html

[Next INpact] Un futur commissaire européen engagé en faveur du logiciel libre

Par Xavier Berne, le mercredi 8 octobre 2014. Extrait:
> Le très probable futur commissaire européen en charge du «Marché numérique unique» vient d'affirmer à l’occasion d’une audition devant le Parlement de Strasbourg qu’il soutiendrait le développement et l’utilisation des logiciels libres au sein de l’Union, sans toutefois préciser davantage ses intentions en la matière.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/90316-un-futur-commissaire-europeen-engage-en-faveur-logiciel-libre.htm

Et aussi:
[Numerama] Le futur commissaire Andrus Ansip rassure sur le logiciel libre

Voir aussi:
Le futur Commissaire européen Andrus Ansip affiche son soutien au logiciel libre

[ZDNet] Systemd et les «t**** du c**» de la communauté Open Source

Par Christophe Auffray, le mardi 7 octobre 2014. Extrait:
> On ne peut pas plaire à tout le monde. C’est ce que constate le co-créateur de systemd, Lennart Poettering qui se dit sur Google+ victime d’une véritable campagne haineuse et d’appels à la violence, notamment au sein du premier cercle de Linus Torvalds.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/systemd-et-les-t-du-c-de-la-communaute-open-source-39807395.htm

[RTBF Info] La ville de Liège bazarde ses logiciels libres

Par Michel Gretry, le mardi 7 octobre 2014. Extrait:
> Le conseil communal de Liège, ce lundi soir, a entériné l'achat de licences Microsoft; une décision qui peut paraître anodine, mais dont la portée symbolique n'échappe à personne: c'est la fin des logiciels libres dans l'administration de la cité ardente. L'oposition de gauche l'a amèrement déploré.
Lien vers l'article original: http://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_la-ville-de-liege-bazarde-ses-logiciels-libres?id=8372046

[LeMonde.fr] Android rapporte plus d’un milliard de dollars par an à… Microsoft

Par Jérôme Marin, le lundi 6 octobre 2014. Extrait:
> L'écrasante domination d'Android sur le marché des smartphones et des tablettes ne profite pas seulement à Google, son concepteur. Elle rapporte aussi très gros à... Microsoft ! L'éditeur américain de logiciels, qui a bien du mal à imposer son système d'exploitation Windows sur les supports mobiles, a en effet conclu il y a quelques années des accords de licences avec les principaux fabricants de terminaux Android, pour leur permettre d'utiliser une partie de ses brevets.
Lien vers l'article original: http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2014/10/06/android-rapporte-plus-dun-milliard-de-dollars-par-an-a-microsoft

[Next INpact] Concertation numérique: Manuel Valls invite à «bousculer» le gouvernement

Par Xavier Berne, le lundi 6 octobre 2014. Extrait:
> Samedi matin, le Conseil national du numérique (CNNum) a donné comme prévu le coup d’envoi de sa grande concertation censée préfigurer le dépôt, devant le Parlement, d’un texte de loi consacré au numérique. Le Premier ministre a pour l’occasion détaillé sa vision politique du numérique.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/90260-concertation-numerique-manuel-valls-invite-a-bousculer-gouvernement.htm

Et aussi:
[Numerama] Concertation sur le numérique: un bon début de démocratie participative
[Next INpact] François Hollande plaide une fusion entre l'ARCEP et le CSA
[Next INpact] Projet de loi Terrorisme: au Sénat, le texte corrigé en commission
[Next INpact] Une petite «révolution numérique» se dessine à l'Assemblée nationale
[Numerama] Victoire contre le vote par Internet à l'Assemblée Nationale

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

Examen du projet de loi « terrorisme » au Sénat, analyse et amendements

Le 13 October 2014 à 08:57:18

L'April soutient la campagne Présumé⋅e⋅s terroristes lancée par La Quadrature du Net contre le projet de loi « terrorisme ». Celui-ci va désormais être discuté au Sénat à partir du mercredi 15 octobre 2014, La Quadradure du Net propose une analyse et des amendements.

La vente forcée aurait-elle ses jours comptés ?

Le 13 October 2014 à 06:22:51

Paris, le 13 octobre 2014. Communiqué de presse.

Le 11 septembre 2014, la Cour de cassation italienne a rendu une décision attendue sur les questions de vente forcée [it], en condamnant la société HP à rembourser à un consommateur les licences des logiciels pré-installés sur son ordinateur et qu'il ne souhaitait pas acquérir. L'April félicite l'association ADUC1, qui a porté l'action, ainsi que Marco Ciurcina, avocat, pour le résultat obtenu.

Selon la sentence 19161/14 de la Troisième section civile de la Cour de cassation italienne2,

"CHI ACQUISTA un computer sul quale sia stato preinstallato dal produttore un determinato software di funzionamento (sistema operativo) ha il diritto, qualora non intenda accettare le condizioni della licenza d'uso del software propostegli al primo avvio del computer, di trattenere quest' ultimo restituendo il solo software oggetto della licenza non accettata, a fronte del rimborso della parte di prezzo ad esso specificamente riferibile".

« La personne qui achète un ordinateur sur lequel le producteur a préinstallé un logiciel particulier de fonctionnement (système d'exploitation) a le droit, au premier allumage de l'ordinateur, si elle n'a pas l'intention d'accepter les conditions de la licence d'usage du logiciel qui lui est proposé, de conserver l'ordinateur et de rendre uniquement le logiciel objet de la licence qu'elle refuse, moyennant le remboursement de la partie de prix qui s'y rapporte. » (traduction par nos soins)

« Non sussiste un’ipotesi di collegamento negoziale tra i contratti di compravendita di un “notebook” e di una licenza d’uso di sistema operativo, non essendo gli stessi diretti a realizzare uno scopo pratico unitario, sicché, ove l’acquirente esprima – all’avvio del computer – una manifestazione negativa di volontà all’uso di detto sistema, essa è destinata a ripercuotersi esclusivamente nel contratto in cui è stata manifestata, non comportando lo scioglimento dell’intera operazione »

"il n'existe aucune hypothèse de lien préétabli entre le contrat d'achat d'un "notebook" et le contrat d'achat de la licence d'usage d'un système d'exploitation : les deux produits n'ont pas le même but pratique unitaire. Si le client exprime, à l'allumage de l'ordinateur, son refus d'utiliser ce système d'exploitation, ce refus ne s'exprime que sur le contrat concernant la licence du système d'exploitation et n'entraîne pas l'annulation de toute la vente (matériel et logiciel)." (traduction par nos soins)

Cette décision, même si elle n'interdit pas la vente forcée en tant que telle, permet au moins aux consommateurs de se faire rembourser le prix des logiciels qu'ils n'ont pas souhaités acquérir. Cette décision est donc une bonne nouvelle pour les consommateurs en général et pour les utilisateurs de logiciels libres en particulier, leur permettant de récupérer le montant des licences vendues de force avec les machines, et ce d'autant plus que le jugement semble critiquer les licences logiciels liées à une machine précise (licences OEM), comme le présente d'ailleurs la Cour de cassation :

In questo modo, si verificherebbero "riflessi a cascata in ordine all'imposizione sul mercato di ulteriore software applicativo la cui diffusione presso i clienti finali troverebbe forte stimolo e condizionamento, se non vera e propria necessità, in più o meno intensi vincoli di compatibilità ed interoperabilità (che potremo questa volta definire 'tecnologici ad effetto commerciale') con quel sistema operativo, almeno tendenzialmente monopolista".

De cette façon, on assisterait « à des effets en cascade sur le marché subséquent des logiciels, avec pour les clients finaux, une forte incitation ou un conditionnement, sans réelle nécessité, à cause des contraintes plus ou moins intenses de compatibilité et d'interopérabilité (que nous pouvons définir comme "technologies avec effet commercial") avec ce système d'exploitation, entrainant des tendances monopolistiques.» (traduction par nos soins)

En d'autres termes, le juge considère que l'association entre matériel et logiciel n'est pas une nécessité technologique, elle est commerciale. Refuser le remboursement de la licence « va à l'encontre des lois qui protègent la liberté de choix des consommateurs et à l'encontre de la libre concurrence entre les entreprises » , avec un objectif de monopole.

« On assiste donc, avec cette décision, à une condamnation claire de la vente forcée entre un ordinateur et des logiciels, pratique dangereuse tant pour les droits des consommateurs que pour la concurrence », conclut Jeanne Tadeusz, responsable des affaires publiques de l'April. « L'April se réjouit de cette bonne nouvelle pour les consommateurs italiens, et espère que cette jurisprudence sera suivie dans toute l'Europe ».

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31
Jeanne Tadeusz, responsable affaires publiques, jtadeusz@april.org +33 1 78 76 92 82


Powered by Planet!
Mise à jour: Le 20 October 2014 à 04:02:54