Promouvoir et défendre le logiciel libre

11 July 2020

april.png Nouvelles April

Les podcasts « Libre à vous ! » pour accompagner votre été !

Le 11 July 2020 à 12:00:00

Les vacances approchent, vous allez peut-être voyager, vous balader ou simplement vous livrer à un doux farniente. Pour accompagner votre été que diriez-vous d'écouter (ou réécouter) des podcasts de Libre à vous !, l'émission de l'April sur radio Cause Commune.

Image de départ en vacances"Image de randonnée

À votre disposition soixante-dix émissions, et 5 émissions musicales, découpées en plusieurs sujets disponibles individuellement (d'une dizaine de minutes à une heure), pour en apprendre plus sur les enjeux du libre, sur les actions de l'April, et comment agir avec elle ! Sur un chemin de randonnée, dans votre lit, au camping au ailleurs, « bref, c'est Libre à vous ! ».

Au programme : les actions et le fonctionnement de l'April, l'Éducation nationale, les services libres et loyaux, l'achat de matériel, le financement de projets, la Gendarmerie nationale, l'ANSSI, les stratégies logiciel libre d'entreprises, les femmes et l'informatique, les espaces publics numériques, logiciel libre et collectivités, entreprises, associations, le métier du développement logiciel libre, téléphonie mobile et libertés, les distributions GNU/Linux, l'Open Bar Microsoft/Défense, les GULL (Groupes d'utilisateurs et d'utilisatrices de logiciel libre), la directive droit d'auteur, les données publiques, Wikipédia, Framasoft, Open Food Facts, OpenStreetMap, les DRM (menottes numériques)… et les chroniques de notre équipe.

Bonne écoute et bonnes vacances à celles et ceux qui en prennent.

Bande annonce de l'émission

Découvrez en 1 minute et 30 secondes
l'émission Libre à vous !

C'est quoi un podcast ?

Un podcast audio est un fichier numérique, disponible sur Internet, permettant d'écouter son contenu (une émission de radio par exemple) n’importe où et n’importe quand.

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Tous les podcasts (par émission et par sujet), également disponible sur cette page avec un aperçu du programme des émissions

Libre à vous ! Radio Cause Commune - Transcription de l'émission du 7 juillet 2020

Le 11 July 2020 à 09:31:03


Bannière de l'émission

Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 7 juillet 2020 sur radio Cause Commune
Intervenant·e·s : Emmanuel Revah - Marie-Odile Morandi - Étienne Gonnu - Elsa Pottier - François Poulain - Christian Momon - Véronique Fritière - Frédéric Couchet - Olivier Grieco à la régie
Lieu : Radio Cause Commune
Date : 7 juillet 2020
Durée : 1 h 30 min
Écouter ou enregistrer le podcast
Page des références utiles concernant cette émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Bannière de l'émission Libre à vous ! de Antoine Bardelli, disponible selon les termes de, au moins, une des licences suivantes : licence CC BY-SA 2.0 FR ou supérieure ; licence Art Libre 1.3 ou supérieure et General Free Documentation License V1.3 ou supérieure. Logo de la radio Cause Commune utilisé avec l'accord de Olivier Grieco.
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l'April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

logo cause commune

Voix off : Libre à vous !, l’émission pour comprendre et agir avec l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre.

Frédéric Couchet : Bonjour à toutes. Bonjour à tous.
« Au cœur de l’April », ce sera le sujet principal de l’émission du jour. Plusieurs personnes actives au sein de l’April parleront des activités de l’April, de son fonctionnement. Posez-nous toutes vos questions pendant le direct, nous y répondrons.
Avec également au programme la chronique d’Emmanuel Revah, la chronique d’Isabella Vanni qui va nous parler d’un groupe d’utilisateurs et d’utilisatrices de logiciels libres sur la Côte d’Azur.
Nous allons parler de tout cela dans l’émission du jour.

Vous êtes sur la radio Cause Commune, la voix des possibles, 93.1 FM en Île-de-France et partout dans le monde sur le site causecommune.fm.

Soyez les bienvenus pour cette nouvelle édition de Libre à vous !, l’émission pour comprendre et agir avec l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre. Je suis Frédéric Couchet, le délégué général de l’April.

Vous trouverez sur le site de la radio causecommune.fm et sur le site de l’April, april.org, une page consacrée à l’émission du jour avec les références.

Nous sommes mardi 7 juillet 2020, nous diffusons en direct, mais vous écoutez peut-être une rediffusion ou un podcast.

Si vous souhaitez réagir, poser une question pendant ce direct, n’hésitez pas à vous connecter sur le salon web de la radio. Pour cela rendez-vous sur le site de la radio, causecommune.fm, vous cliquez sur « chat » et vous nous retrouvez sur le salon dédié à l’émission #libreavous.

Je salue aujourd’hui à la réalisation de l’émission Olivier Grieco et j’ai le grand plaisir d’être de retour au studio après quelques mois d’absence.
Nous vous souhaitons une excellente écoute.

Tout de suite place au premier sujet.

[Virgule musicale]

Chronique « Itsik Numérik » d'Emmanuel Revah sur le thème « Râlages en vrac d'un vieux libriste »

Frédéric Couchet : Nous allons commencer par la chronique « Itsik Numérik » d'Emmanuel Revah. Je vais lui laisser expliquer le titre parce que, en fait, comme il l’a envoyé trois minutes avant l’émission, j’ai un petit peu oublié.
Bonjour Emmanuel, ça va bien ?

Emmanuel Revah : Ça va. Et toi Fred ?

Frédéric Couchet : Ça va très bien. De quoi vas-tu nous parler aujourd’hui ?

Emmanuel Revah : Aujourd’hui, j’ai essayé de faire un vrai sujet mais c’était un peu compliqué. Le sujet du jour c’est un peu « Râlages en vrac d'un vieux libriste ».

Frédéric Couchet : Ah oui ! « Râlages », parce que tout à l’heure j’ai dit « Ravages ». Excuse-moi, vas-y.

Emmanuel Revah : Il n’y a aucun problème.
Il y a un truc qui se fait depuis longtemps, ce sont des sites web, des services, des logiciels ou autres, pas forcément dans le Libre, qui ne disent rien sur ce que fait le truc. Le seul moyen de savoir c’est de s’inscrire. Tu vois, ces sites où tu as juste un formulaire d’inscription, ou alors tu as juste un lien de téléchargement ! C’est comme s’il y avait un arrêté préfectoral qui interdisait la documentation. Souvent il y a juste un tas de superlatifs, surtout le mot awesome qui veut dire « génial » ou « merveilleux ».
Si on se fie à la description courte, on pourrait croire que les trois quarts des sites autour des logiciels et services en ligne font exactement la même chose. La description qu’on voit un peu partout c’est : We are awesome people making awesome software for awesome users ou, en français, « Nous sommes des gens géniaux qui faisons des logiciels géniaux pour des utilisateurs géniaux ». Mais encore ! Et puis, c’est aux utilisateurs de décider si c’est awesome, non ? On dirait Donald Trump quand il se présente !

Il y a une petite vague de logiciels libres qui font un petit peu pareil, qui imitent un petit peu trop les pratiques de l’écosystème non-libre. La seule chose qu’on peut vraiment savoir en lisant ce genre de description, dans le cadre d’un logiciel libre, c’est que le projet tourne avec NodeJS et il se déploie, de préférence, avec Docker.

Après, il y a les services non-libres, centralisateurs, qui manipulent les utilisateurs via différentes méthodes dont l’appel à la production de dopamine, avec des micro-récompenses pour chaque action d’engagement et autres méthodes qu’on appelle dark patterns. D’après Wikipédia un dark patterns, en français « interface truquée », est une interface qui a été soigneusement conçue pour tromper ou manipuler un utilisateur. Eh bien ce genre de pratique et comportement se retrouve un petit peu dans le Libre aussi.

Vous avez déjà participé à une discussion sur un forum qui utilise le logiciel Discourse ? J’ai arrêté de le faire, c’est hyper-pénible, pour plein de raisons.
Par exemple, rien que le fait que le raccourci « CTRL F » fasse autre chose que ce que ton navigateur est censé faire, c’est du browser hijacking, c’est-à-dire que le logiciel web Discourse détourne la fonction de « recherche dans la page » qui est activée via les raccourcis « CTRL F » ou « / », pour faire son propre truc, c’est-à-dire une recherche sur le site du forum. Et la réponse des devs quand un utilisateur soulève le problème c’est : « Le CTRL F du navigateur ne fonctionnera pas puisque la majorité de la page n’est pas chargée dans le navigateur. Donc, ce que tu proposes, c’est de casser le site ».
Je vais expliquer un petit peu ce dernier truc. En gros quand on lit une page dans Discourse, un sujet, pas tout le sujet est chargé, ça se charge au fur et à mesure qu’on fait défiler la page donc CTRL F ne peut pas trouver ce qu’il y a tout en bas. D’ailleurs il n’y a pas de bas de page, ça c’est fini !
En fait, ce que propose l’utilisateur, c’est que le logiciel Disourse ne casse pas la fonctionnalité du navigateur. La fonction en elle-même, pouvoir chercher sur le site, ouais, pas de souci, mais juste, ne détournez pas le navigateur des utilisateurs parce que ça, ça s’appelle du browser hijacking et ce n’est pas bien.

En fait, le truc que je voulais dire à la base sur Discourse, c’est sur son modèle d’interaction avec les utilisateurs, il est basé sur l’économie de la dopamine. Pour chaque truc que tu fais tu reçois une médaille. Vraiment ! Tu postes un truc, médaille ! Tu réponds, tu likes, tu mets en favoris, médaille ! Médaille ! Médaille ! Ce n’est pas le seul logiciel libre à pratiquer ce genre de truc, mais c’est le premier exemple flagrant qui m’a traumatisé et même provoqué des cauchemars. C’est au point où je n’ai pas même cru que Discourse était un logiciel libre !

Autre truc en vrac, la documentation. Oui, c’était censé être le sujet du jour, mais je développerai plus tard. Depuis quand est-il devenu mal vu que de documenter son logiciel libre ?
Un exemple qui m’a causé une hernie, c'est Mastodon. Alors attention, c’est un projet plutôt génial, vraiment ! Si je râle, c’est que j’aime. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, en court, Mastodon est un service de média social ressemblant un petit peu à Twitter dans son fonctionnement, mais qui est décentralisé et fédéré. L’idée est de ne pas avoir de centre et, pour cela, les gens peuvent installer leur propre instance Mastodon. C’est génial ! Je prends. Moi je suis là-dedans depuis l’époque où Friendica s’appelait encore Mistpark. En gros, je suis un hipster du média social fédéré ! Bon ! Mais, au niveau de la doc, c’est autre chose. Je vais sur le site – c’était il y a plus de deux ans – je prends le code, je suis le guide d’installation, et bon ! J'y suis arrivé, mais contrairement à d’autres trucs que j’ai installés, je ne comprends absolument rien ! Ce truc tourne par malentendu et je ne suis pas seul à le dire.
Et les mises à jours, waouh ! C’est à moitié du hasard. Un jour je me suis retrouvé avec mon instance en rade tout l’après-midi. Je cherchais, mais rien. J’ai fini par taper toutes les commandes dans le désordre et, en fait, c’est la bonne méthode. Ça marche !
Un tel projet a besoin que ce soit le plus facile possible, sinon les instances, donc le réseau, risquent de tomber ou pire, se centraliser de nouveau. Si on veut que le plus de gens possible puissent héberger leur propre instance, si on veut donner le plus de chances d’avoir un vrai réseau de média social décentralisé et fédéré, il faut que ce soit plus facile et plus clair.
En leur faveur, il faut le dire, la doc commence un peu à ressembler vaguement à quelque-chose, mais quand j’ai tenté d’apporter une micro-correction, genre juste sur une phrase pour clarifier un truc, les gens sur IRC, qui sont d’ailleurs super cool, m’ont dit de passer par GitHub ! Et là. Non ! Mais vraiment ? Mais oui, vraiment ! Tous les logiciels libres sont sur Github maintenant, même les logiciels d’outils fédérés. Je sais bien que c’est difficile pour chaque projet d’auto-héberger son propre site et son propre Gitlab, mais bon, peut-être pas tant que ça en vrai, je ne sais pas. Le vrai argument pour héberger ses logiciels sur Github, quand on produit des logiciels de fédération et de décentralisation du Net, c’est que c’est plus facile de se rassembler tous autour d'une seule plateforme centrale. Non ?
Qui aurait cru qu’en 2020 il faut un compte Microsoft pour faire du logiciel libre ?

Je suis peut-être parti légèrement hors sujet, dans tous les sens. Peut-être ! En même temps, on s’en fiche ! Je n’ai qu’à dire que ma chronique est awesome, cette émission est awesome et vous qui écoutez, vous êtes Awesone.

Frédéric Couchet : En fait, tu es vraimentawesome. Sur le salon web de la radio, on a précisé que priver les utilisateurs et utilisatrices de CRTL F devrait être interdit par la Convention de Genève. J’ai trouvé ça très drôle ; c’est Étienne qui interviendra tout à l’heure. Je précise que ton exemple sur Mastodon me parle parce que je maintiens aussi une instance Mastodon et j’ai toujours l’impression que c’est un peu de la magie, par contre je n’ai jamais eu de souci de mise à jour contrairement, effectivement, à toi. On a l’impression que c’est un peu par magie que ça fonctionne, en tout cas ça fonctionne.
Effectivement, tu étais un peu hors sujet par rapport au sujet initial, mais ce n’est pas grave ! Après tout tu es un vieux libriste, tu es un petit peu le tonton Manu dans les déjeuners de famille qui, tout d’un coup, parle d'un autre truc.
En tout cas merci pour cette chronique dont le titre est « Râlages en vrac d'un vieux libriste » et non pas « Ravages en vrac d’un vieux libriste », j’avais mal noté au départ.

Emmanuel Revah : Pas encore !

Frédéric Couchet : Pas encore, exactement. D’ailleurs j’espère que tu auras tout l’été pour préparer ta chronique sur la documentation et qu’on se retrouvera à la rentrée pour la reprise, pour la saison 4 de Libre à vous !

Emmanuel Revah : Merci, c’était un plaisir et à bientôt.

Frédéric Couchet : À bientôt. C’était la chronique « Itsik Numérik » d'Emmanuel Revah.
On va faire une petite pause musicale.

Frédéric Couchet : On va écouter Floor Lights Delight par H-M O. On se retrouve juste après. Belle journée à l’écoute de Cause Commune, la voix des possibles.

Pause musicale : Floor Lights Delight par H-M O.

Voix off : Cause Commune, 93.1.

Frédéric Couchet : Nous venons d’écouter Floor Lights Delight par H-M O, disponible sous licence libre Creative Commons Attribution. Vous retrouverez les références sur le site de la radio, causecommune.fm, et sur le site de l’April, april.org.
Vous écoutez toujours l’émission Libre à vous ! sur radio Cause Commune, la voix des possibles, 93.1 FM en Île-de-France, en DAB+ également et partout dans le monde sur le site causecommune.fm.

Nous allons passer au sujet principal.

[Virgule musicale]

« Au cœur de l'April », avec plusieurs personnes actives au sein de l'April : Marie-Odile Morandi, Étienne Gonnu, Christian Momon, Elsa Pottier, François Poulain

Frédéric Couchet : Nous allons poursuivre avec le sujet principal qui va porter aujourd’hui, pour cette dernière émission de la saison, sur l’April. Nous avons intitulé ce sujet « Au cœur de l’April ». Plusieurs personnes membres de l’April vont échanger pour expliquer un petit peu ce que fait l’April, son fonctionnement, ses actions.
Je vais saluer au fur et à mesure donc Marie-Odile Morandi. Bonjour Marie-Odile.

Marie-Odile Morandi : Bonjour.

Frédéric Couchet : Christian Momon. Bonjour Christian.

Christian Momon : Bonjour tout le monde.

Frédéric Couchet : François Poulain. Bonjour François.

François Poulain : Salut Fred.

Frédéric Couchet : Elsa Pottier. Bonjour Elsa.

Elsa Pottier : Bonjour.

Frédéric Couchet : Et Étienne Gonnu. Bonjour Étienne.

Étienne Gonnu : Salut.

Frédéric Couchet : Tout le monde est avec nous donc c’est parfait.
N’hésitez pas à participer à notre conversation, à nous poser des questions. Pour cela rendez-vous sur le salon web de l’émission, site causecommune.fm, bouton « chat », salon #libreavous.
Depuis 1996, donc depuis bientôt 25 ans, l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre, diffuse l’esprit du Libre. L’émission Libre à vous ! est un de nos projets, mais il y en a d’autres. On va essayer de vous faire découvrir les coulisses de l’association, quelques actions, découvrir les personnes, soit membres de l’équipe salariée soit bénévoles, qui nous permettent d’avoir une association vivante et active pour la promotion et la défense du logiciel libre. On a déjà consacré une première émission sur ce sujet avec d’autres personnes, le 16 juin 2020, le podcast est évidemment disponible sur le site de la radio et sur le site de l’April. En gros, on va essayer de vous diffuser l’esprit de l’April avec mes petits camarades.
Il ne faut pas que je regarde ce qu’il y a sur le salon web parce qu’on me décentre, le réalisateur me déconcentre en mettant des commentaires. En tout cas rejoignez-nous et vous pourrez les voir.
Première question et je vais vous la poser dans l’ordre selon lequel vous êtes. On précise qu’on diffuse, pour la plupart des gens, sur Mumble, un outil d’audioconférence. Moi je suis au studio avec Olivier Grieco, le directeur d’antenne. Je vais vous demander de vous présenter, d’où vous venez, ce que vous faites à l‘April, en moins d’une minute. On va commencer par Christian.

Christian Momon : Dans la vie je suis développeur informatique de logiciels libres. Je fais des choses avec l’April depuis 1998 en fait. Je suis administrateur de l’April depuis 2016 et depuis 2019 je gère le groupe Chapril, entre autres.

Frédéric Couchet : Super. Merci. Elsa.

Elsa Pottier : Je ne viens pas du tout de l’univers informatique. Au départ j’étais bibliothécaire. Suite à une bifurcation dans ma vie perso et professionnelle, j’ai souhaité trouver une activité salariée à temps partiel dans une structure dont l’objet et la façon de travailler en équipe faisaient sens pour moi, donc j’ai été ravie d’intégrer l’équipe salariée de l’April en novembre 2017.
Qu’est-ce que j’y fais ? Je m’occupe du suivi de la gestion des membres, du suivi de la compta et, très récemment, j’ai commencé à m’impliquer dans le groupe Sensibilisation. Je suis très contente de m’intégrer petit à petit au volet militant qui est au cœur de l’April, qui est la raison pour laquelle ça fait sens pour moi d’y travailler.

Frédéric Couchet : Merci Elsa. Étienne.

Étienne Gonnu : Bonjour. Je suis Étienne Gonnu. Comme ma collègue Elsa je n’ai pas du tout un background informatique, je suis juriste de formation même si j’ai un lien plus direct avec le logiciel libre puisque je me suis spécialisé ensuite en droit du numérique. Pareil, en cherchant du travail, j’ai trouvé l’April et j’ai embrassé le combat du logiciel libre. Je suis un des permanents de l’association, précisément je m’occupe des affaires publiques. En somme, je fais du plaidoyer politique pour défendre et promouvoir l’éthique du logiciel libre, particulièrement au niveau des politiques publiques. On pourra détailler plus tard.
Par ailleurs, je suis une des personnes en charge de la régie pour Libre à vous ! et périodiquement je réalise et j’anime des émissions.

Frédéric Couchet : Merci. Marie-Odile.

Marie-Odile Morandi : Je suis Marie-Odile Morandi. J’ai enseigné pendant de très nombreuses années la Technologie-Collège au lycée Stendhal de Milan qui est un lycée français à l’Étranger et aujourd’hui je suis à la retraite. J’adhère à l’April depuis 2011. Je suis impliquée dans le groupe Transcriptions depuis 2011, j’ai succédé à Magali Garnero en tant qu’animatrice en 2015. D’autre part, je relis régulièrement les divers textes que produit l’April, les lettres interne et externe, les communiqués de presse et autres avant leur publication.

Frédéric Couchet : OK. Super. Et pour finir François.

François Poulain : Bonjour. J’ai rejoint l’April en 2005 à peu près. C’était au lendemain du rejet de la directive brevet logiciel et à la veille de la transposition de la directive EUCD [European Union copyright directive]qui allait devenir le projet de loi DADVSI [loi relative au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information]. Aujourd’hui je suis administrateur et trésorier. Je passe aussi beaucoup de mon temps sur la partie administration système pour maintenir les serveurs et les services, les services web, mail, etc.

Frédéric Couchet : Merci François. Je vais préciser que si vous employez des sigles essayez de les expliquer. DADVSI c’est la loi droit d’auteur, on ne va pas entrer dans les détails.
Après cette petite présentation l’idée c’est d'essayer, pour les personnes qui écoutent, d’un peu mieux comprendre ce que fait l’April, son fonctionnement. Là on va parler de pas mal de sujets. On va commencer par un sujet qui est un peu central, le cœur de l’activité de l’April, c’est l’action institutionnelle, ce qu’on appelle le plaidoyer. Comme l’a expliqué tout à l’heure Étienne Gonnu, mon collègue Étienne, on a une personne de l’équipe salariée dont le travail est dédié à ces actions. Étienne, on va commencer par toi. C’est quoi l’action institutionnelle ? C’est quoi le plaidoyer ?

Étienne Gonnu : C’est vrai que quand on présente les actions de l’April, on distingue souvent, d’une part, les actions de sensibilisation ; je pense qu’Elsa pourra revenir dessus tout à l’heure et Isabella, lors de la première émission « Au cœur de l’April », en avait bien parlé, ça c’est plus l’aspect, on va dire, promotion. Et puis il y a les actions institutionnelles qui sont plutôt sur l’aspect « défendre », même si la distinction n’est pas si binaire que ça dans les faits.
Dans les grandes lignes, je pense qu’on peut définir les actions institutionnelles, le plaidoyer, comme étant ce qu’on va appeler la représentation d’intérêt. C’est la version française d’un terme anglo-saxon qui est sans doute plus connu, qui est le lobbying. C’est vrai que c’est un terme qui a tendance à être un peu mal perçu. En gros, en tant que représentant d’intérêt, ce qu'on va faire c’est qu’on va chercher à influer, influencer les politiques publiques. En gros, on va d’abord essayer d’avoir une influence sur l’élaboration et l’application des lois, sur les doctrines administratives, les politiques de marchés publics, toutes sortes de décisions politiques qui se traduisent de différentes manières et à différentes échelles, même si l’échelle principale de l’April va être l’échelle nationale. On va faire ça en produisant des argumentaires, on va avoir des actes de communication, on va prendre contact typiquement avec les parlementaires, mais avec les décideurs politiques en général, on va proposer des amendements sur des projets de loi, proposer des questions écrites. Il y a différents outils et leviers à notre disposition.
La spécificité de l‘April, puisque j’ai mentionné le côté lobbying aussi pour distinguer, l’intérêt qu’on représente, celui qui va un peu réunir nos membres en ce qui concerne le cœur de l‘April, ce n’est pas la promotion d’un intérêt particulier, d’un intérêt financier, mais c’est ce qu’on considère être l’intérêt général, en gros l’éthique du logiciel libre, le libre accès, le libre partage de la connaissance dans ses formes logicielles. En fait, on fait ça principalement autour d’un principe fort qui est la priorité au logiciel libre.

Frédéric Couchet : D’accord. Sur le salon web François intervient, il dit que les lobbyistes sont le plus souvent des acteurs de l’ombre, « nous on agit en toute transparence » et il précise que les lobbyistes défendent ce pourquoi on les paye. Par rapport à ce que tu disais à l’instant sur le terme de « plaidoyer » qui est très peu connu en France alors qu’il est très connu aux États-Unis, on défend effectivement une vision particulière de l’intérêt général qui est que, pour nous, le logiciel libre est un point essentiel pour une société libre. On ne défend pas des acteurs particuliers, on défend vraiment une vision politique d’une société qu’on estime libre, inclusive, égalitaire et ouverte, ce qui nous différencie effectivement des lobbies et la transparence est importante. Étienne je crois, en fait j’en suis même sûr, qu’une de nos façons de travailler c’est de publier au maximum tout ce qu’on fait, c’est-à-dire à la fois nos analyses mais aussi nos propositions d’amendements. Par exemple dans un projet de loi ou une proposition de loi, si on a des amendements qu’on va transmettre à des parlementaires, on les publie aussi sur le site ou, en tout cas, on donne l’essence même de ce qu’on a transmis aux parlementaires.

Étienne Gonnu : Oui, c’est sûr, ne serait-ce aussi que parce que c’est au cœur, je pense, de l’éthique qu’on défend. On va non seulement les mettre en ligne et les rendre accessibles, partager au maximum les liens et les liens les plus précis possible pour faciliter aussi, pour que les personnes puissent trouver l’information.
Là où je mettrais peut-être une différence par rapport au lobbying, ce côté de l’ombre, nous on agit en transparence, on le fait parce que c’est notre éthique, on défend quelque chose qui nous tient à cœur et ce n’est pas forcément à la personne qui va défendre son intérêt – tout le monde, finalement, est libre et doit pouvoir participer au débat public quel que soit le sujet – c’est peut-être plutôt aux cadres de procédure, aux règles, de venir exiger – et c’est peut-être ça qui va manquer en France, ce qui fait que cette action de l’ombre est possible – c’est le manque de règles claires qui poussent à la transparence. Ce n’est pas forcément aux représentants d’intérêt, aux lobbyistes comme on dit, aux personnes qui font du plaidoyer, de décider quelles règles seraient justes. Nous on le fait parce que ça correspond à notre éthique et effectivement c’est au cœur, on a vraiment la vigilance, le souci d’agir dans la transparence et c’est aussi une manière d’intégrer les gens dans notre action.

Frédéric Couchet : D’accord. Pour que les gens comprennent bien, tu l’as dit en introduction, tu es salarié de l’April. L’équipe de l’April, on va le rappeler, c’est une équipe de quatre personnes, il y a moi en tant que délégué général, toi sur la partie affaires publiques et on reviendra tout à l’heure sur Elsa et Isabella. Tu es salarié sur ces dossiers-là, on va dire du plaidoyer, mais comment se passe le travail avec les bénévoles ? Est-ce que tu travailles tout seul ? Est-ce que tu travailles avec des bénévoles ? Comment ça se passe ?

Étienne Gonnu : On a finalement des outils finalement assez classiques qui nous permettent de travailler ne serait-ce que déjà tous les deux pour commencer puisqu’on est, on va dire, moi à temps complet et toi une partie de ton temps consacrée aux actions de dossiers.
Ça va être une liste de discussion courriel qu’on appelle historiquement la liste Atelier mais qu’importe le nom. Là on va pouvoir échanger nos veilles, poser nos interrogations. C’est un outil classique mais indispensable.
Un autre outil qu’on utilise beaucoup et pareil, Isabella l’avait mentionné la dernière fois, qui est l’Etherpad, cet outil d’écriture collaborative en ligne, qui, pareil, permet de corédiger par exemple des communiqués, de corédiger des amendements, en fait de partager nos réflexions.
Il y a de l’aide bénévole qui se fait et, en fait, c’est notamment un aspect essentiel qui est la relecture et j’en profite pour remercier Marie-Odile pour le caractère très précieux de ses relectures, précieux pour l’orthographe mais vraiment pas seulement, c’est presque un intérêt marginal. Moi j’écris aussi avec mon passif, j’ai une formation en droit, j’ai une certaine grille de lecture et peut-être que parfois je vais faire des phrases, je vais prendre comme une évidence certaines terminologies, je vais écrire d’une manière qui va peut-être manquer de clarté et avoir des relectures bénévoles, même si c’est le regard, entre guillemets, d’un « non-expert » – même si Marie-Odile, typiquement, connaît très bien les sujets –, ça permet d’avancer vers un meilleur produit final qui soit justement plus accessible, plus compréhensible, en gros que ça fasse de la meilleure communication. Ça c’est un aspect de l’aide par les bénévoles qui est très important.
Sur la liste Atelier peut-être qu’on pourrait gagner en activité bénévole. On sait que ce sont des sujets difficiles peut-être que ça freine le sentiment de légitimité des personnes à intervenir, malheureusement.
Quelque chose de très important c’est aussi faire de la veille, faire ressortir des sujets, dire « j’ai vu passer tel document, tel rapport, il y a tel projet de loi qui se profile, est-ce qu’on ne pourrait pas agir dessus ? », et après on peut en discuter collectivement sur la pertinence de la stratégie, sur la pertinence d’agir parce que, comme tu le dis, on reste une petite structure, notre temps est forcément limité, donc on doit faire des choix en termes d’où est-ce qu’on peut agir, on ne peut pas agir partout. Plus on est nombreux, plus on peut couvrir de terrain. Voilà ! Je ne sais pas si je réponds correctement.

Frédéric Couchet : Tu réponds. Je vois que François veut intervenir, je vais lui donner la parole. Je voulais juste préciser qu’une des raisons d’être de l’émission Libre à vous ! c’est de rendre accessibles nos dossiers à travers des sujets qu’on traite régulièrement, soit nous-mêmes soit avec des personnes invitées. C’est une des raisons même de l'existence de l’émission Libre à vous !. Quand on l’a proposée à radio Cause Commune, c’était justement de pouvoir rendre accessibles à tout le monde ces dossiers institutionnels parce que ce sont effectivement des dossiers qui sont complexes et notre défi, chaque semaine, c’est d’essayer de rendre accessible un dossier ou un sujet en 45 minutes, une heure.
François tu voulais réagir, tu voulais intervenir. Vas-y.

François Poulain : Je ne voulais pas spécialement réagir mais si tu me donnes la parole je la prends. Ça peut consister aussi à trouver un rendez-vous avec un élu et discuter avec lui de la politique locale, comment on pourrait améliorer les choses. Ça peut passer par participer à des consultations ou aider à formaliser des propositions en vue de consultations, etc. L’action institutionnelle peut prendre beaucoup d’aspects sans forcément uniquement aller au charbon avec les députés, proposer des amendements très techniques. C’est un truc qu’on peut faire aussi à son niveau, avec les interlocuteurs qu’on arrive à trouver autour de soi.

Frédéric Couchet : Je ne pensais pas en parler directement, mais je vais passer 30 secondes la parole à Christian en lui posant une question, en tout cas en le lançant un sujet. Une des actions possibles dans le domaine institutionnel, dans le plaidoyer, qui ne concerne pas directement on va dire l’écriture de la loi telle que nous on peut y participer, c’est le contact avec les élus locaux, notamment par exemple via les municipales, une façon d’agir c’est, entre guillemets, « d’adopter » son élu municipal, que la personne soit maire ou soit simplement l’adjoint au maire en charge de l’informatique ou autre. Par exemple autour du Pacte du logiciel c’est sensibiliser les élus locaux.

Christian Momon : Je ne peux que confirmer. Le premier niveau d’action à l’April c’est de se tenir au courant en suivant la liste Atelier, en posant des questions à Étienne et puis, le deuxième mode d’action, ce sont les initiatives lancées par l’April, notamment le Pacte du logiciel libre ou les campagnes Candidats.fr qui consistent à suivre les campagnes électorales pour sensibiliser et contacter les candidats, et ça fonctionne. Il y a une dizaine d’années, quand on a commencé, les interlocuteurs avec qui on discutait ne savaient pas trop ce qu’était le logiciel libre. Aujourd’hui ils savent, on se fait engueuler quand on leur pose la question « est-ce que vous savez ce que c’est que le logiciel libre ? », ils nous engueulent « évidemment, j’en utilise tous les jours ! » Donc ça a bien progressé. Aujourd’hui on constate que les députés, les sénateurs, reprennent correctement les problématiques, les enjeux, pour faire des amendements et on est toujours là pour les encourager à le faire. On a même aujourd’hui des ministres qui se félicitent d’être à la pointe sur l’utilisation des logiciels libres, même si on constate que tous les amendements qui vont dans le bon sens sont quand même rejetés.

Frédéric Couchet : Excuse-moi Christian, tu parles de ministres du gouvernement précédent, du gouvernement actuel ?

Christian Momon : Il y en a qui sont restés. Typiquement le ministre de l’Éducation nationale est resté.

Frédéric Couchet : Attends. Excuse-moi Christian. Tu oses dire, en direct à la radio, que le ministère de l’Éducation nationale est en pointe sur le logiciel libre ?

Christian Momon : Ce n’est pas moi qui le dis, c’est monsieur le ministre qui l’a dit à l’Assemblée nationale en répondant, en disant que quand il était recteur d’académie il était en pointe sur l’utilisation des logiciels libres, il se l’est bien pétée en le disant. J’ai la vidéo, je peux le prouver, nous mettrons la vidéo en ligne.

Frédéric Couchet : D’accord. Tu mettras la vidéo en ligne. Je voudrais juste rappeler, quand même, que quand on n’a pas de pouvoir, ou pas grand-chose, effectivement on peut promettre plein de choses, mais quand on a le vrai pouvoir, finalement on ne fait pas grand-chose. Je me permets quand même de préciser. Oser dire que Jean-Michel Blanquer est à la pointe, en faveur du logiciel libre, c’est juste absolument pas possible.

Christian Momon : C’est lui qui le dit. Il se la pète

Frédéric Couchet : Peu importe, Christian ! D'accord, il se la pète.

Christian Momon : Ce qui est très intéressant aujourd’hui c’est justement de constater la position des politiques, ce qu’ils disent, et être capable de les contredire, rappeler ce qui est vrai, pas vrai, des lignes de combat, et l’April est très bien placée pour ça.

Frédéric Couchet : Ça montre aussi qu’il y a un désaccord d’approche au sein de l’April parce que, vous voyez, Christian a une approche – on ne va pas employer le terme qu’on emploie régulièrement avec lui – différente de la nôtre, mais factuellement ce gouvernement n’est pas en faveur du logiciel libre, bien au contraire. On va rappeler que régulièrement on parle des Open Bar Microsoft/défense, armées, hôpitaux, etc. Le gouvernement actuel, le nouveau, va sans doute combattre le logiciel libre comme les gouvernements passés l'ont fait depuis des années.
Christian merci, excuse-moi, on doit quand même avancer sur les sujets. Ce n’est pas moi qui t’ai lancé sur Blanquer, je me permets de te corriger, je suis aussi là pour ça.
Je voudrais passer la parole à Marie-Odile parce que tout à l’heure Étienne a indiqué le rôle important joué par Marie-Odile sur les relectures. Je voudrais savoir toi, Marie-Odile, comment tu vis ça. Comment la première qu’on t’a demandé de relire des textes un petit peu poussés ou autres, comment tu vis ça ? Effectivement, l’œil que tu apportes est essentiel. Comment tu vis ça ? Comment tu travailles là-dessus ?

Marie-Odile Morandi : La première fois, j’ai commencé sur la pointe des pieds, je me suis permis de proposer des corrections en étant sur IRC et, à ce moment-là, vous m’avez donné la possibilité de faire des corrections directement. Effectivement, je relis tout ce qui est banal, l’orthographe, la grammaire, je supprime les mots redondants et puis j’améliore. Et quand je ne comprends pas je vous pose des questions parce qu’il me semble que si je n’ai pas compris, parce que depuis longtemps maintenant je suis les dossiers, ça voudra dire que beaucoup d’autres personnes ne comprendront pas. C’est dans ce sens-là que je participe à ces relectures qui sont très enrichissantes.

Frédéric Couchet : D’accord. En tout cas elles sont très enrichissantes parce que tu nous apportes aussi une vision de personne qui ne connaît pas forcément les sujets, ça nous permet de clarifier les choses.
Vu que tu as la parole et je te la laisse, il y a un groupe important à l’April depuis quelques années qui a notamment repris de la vigueur depuis ton arrivée, c’est le groupe Transcriptions. Régulièrement, dans Libre à vous !, tu fais une chronique, « Les transcriptions qui redonnent le goût de la lecture ». Quel est le but des transcriptions ? Comment ça se fait ? Est-ce que tu fais tout toute seule ? Est-ce que tu as des bénévoles qui t’aident ? Comment ça se passe le groupe Transcriptions ?

Marie-Odile Morandi : Je m’étais rendu compte et les personnes qui avaient transcrit avant moi s’étaient rendu compte que de nombreuses émissions qui traitent de logiciel libre, des libertés informatiques sont en ligne et il est tout à fait dommage de ne les avoir que sous forme audio ou sous forme vidéo.
Quand on transcrit on transforme en texte n’importe quel enregistrement audio ou vidéo, noir sur blanc, tous les mots que prononcent les intervenants sont écrits, tout ce qu’en entend. On obtient un fichier texte, on crée un fichier HTML qui est publié sur le site de l‘April.
Pourquoi on fait ça ? Il est clair que les moteurs de recherche trouvent encore plus facilement les textes, indexent plus facilement les textes, donc grâce à des mots-clefs on peut retrouver tout ce qui a été dit par une personne. Un des objectifs c’est l’indexation par les moteurs de recherche.
On reproduit de façon intégrale, très fidèlement les propos des personnes. Grâce à cette fidélité, en cas de nécessité on pourra retrouver exactement les propos qui ont été tenus par les intervenants, on pourra les réutiliser sans trahir leur pensée, en citant la source exacte. Donc un autre objectif c’est la réutilisation qui sera efficace en cas de besoin.
Une cible importante des transcriptions ce sont les personnes porteuses de handicap, les personnes malentendantes ou sourdes. En plus, quand on transcrit, on indique quelques particularités : le ton de la voix plus élevé, une imitation, les mimiques, la gestuelle. Ça renforce les propos, ça permet de mieux comprendre ce que les orateurs veulent transmettre. C’est un plus offert par la transcription aux personnes malvoyantes ou aveugles. Donc meilleure accessibilité.
Les trois mots importants, on les répète tout le temps, ce sont : accessibilité, réutilisation et indexation.
Dernière chose, parce que ça a été remonté par des personnes, lire demande moins de temps qu’écouter un enregistrement ou regarder une vidéo, donc les transcriptions permettent aux personnes dont le temps est mesuré d’en prendre connaissance rapidement avant d’approfondir si elles le désirent.
Et enfin pour moi, une des dernières choses, les transcriptions permettent de faire connaître l’April sous un autre volet, de diffuser tout ce que fait l’April, les logiciels libres, les libertés numériques.

Frédéric Couchet : D’accord. On va préciser que tu fais une grande partie du travail de transcription. On encourage évidemment les personnes à rejoindre le groupe Transcriptions de l’April. Je précise d’ailleurs que la plus grande partie des activités de l’April est ouverte même aux personnes non membres, donc les personnes qui veulent rejoindre peuvent s’inscrire sur la liste du groupe Transcriptions, vous pouvez trouver les références sur causecommune.fm et sur april.org. Nous vous encourageons à rejoindre ne serait-ce que pour faire des relectures.
Par rapport aux gens dont tu parlais qui préfèrent lire plutôt qu’écouter, je connais des gens qui lisent l’émission Libre à vous ! de l’April, c’est-à-dire que plutôt que de l’écouter en direct ou en podcast ils préfèrent lire la transcription que tu réalises, donc c’est un travail vraiment important que tu fais. Encore une fois, j’encourage les gens à t’aider et à nous aider à transcrire ces documents ou à les relire.

Marie-Odile Morandi : Bien entendu. Récemment deux relecteurs se sont inscrits, dont Véronique qui se reconnaîtra, qui trouve le travail très intéressant et qui envisage de commencer à transcrire. Donc merci à elle.

Frédéric Couchet : Super. Je redonne rapidement la parole à Étienne qui veut intervenir sur les transcriptions. Vas-y Étienne.

Étienne Gonnu : Juste pour dire que d’un point de vue aussi des actions institutionnelles ce travail-là est très précieux pour les raisons, pour les trois termes, indexation, etc., que Marie-Odile évoquait, parce que ça permet de retrouver des citations, ça permet de retrouver et de partager des références. Parce que, aussi, une des actions en partie de mon travail c’est une certaine présence sur les réseaux pour commenter un peu l’actualité en direct. J’utilise le terme anglais troller, mais en gros on va dire aller taquiner notamment certains décideurs publics pour rappeler qu’on est là, pour un peu avoir une action de poil gratter, on va dire, pour les pousser à agir.

Frédéric Couchet : Étienne on te perd régulièrement. On n’entend pas ce que tu dis, en fait.

Étienne Gonnu : Je me tais OK.

Frédéric Couchet : Je te reprends après quand c’est réglé, parce que là on entendait un mot sur deux.
n attendant qu’Étienne règle son souci, je voudrais demander à Elsa. Elsa, tout à l’heure en introduction, je ne me souviens plus des mots que tu as employés, mais tu as dit que tu étais contente d’avoir rejoint une association qui partage des valeurs que tu pouvais avoir, si je me souviens bien. Première question : est-ce que le fait que ce soit une association qui promeut les libertés informatiques a joué un rôle important ? Quel rôle ça a joué dans ton choix de rejoindre l’April ?

Elsa Pottier : C’est un peu ce que toi tu as employé comme termes tout à l’heure quand Étienne parlait du plaidoyer, du fait de défendre un intérêt général et pas des intérêts privés, tu as parlé de défendre une vision politique d’une société, je ne sais plus quels termes tu as employés, libre, inclusive, égalitaire ; ce sont des idéaux que je partage complètement. Après, je me sens totalement incompétente quant au champ informatique et, du coup, c’est une satisfaction pour moi de pouvoir contribuer à la promotion et à la défense des logiciels libres, avec des tâches que je peux faire.

Frédéric Couchet : D’accord. Justement on va préciser un petit peu les tâches. On va préciser que tu es à temps partiel, c‘est un poste qu’on a ouvert à temps partiel, mais qui te correspond aussi, tu cherchais un temps partiel pour des raisons personnelles. Ton poste de départ c’est l’assistance administrative et, on va dire plus globalement, la vie associative, donc c’est la gestion des membres, la compta. Explique-nous un petit peu ce que tu fais et quel est ton rôle au sein de l’équipe de l’April.

Elsa Pottier : Effectivement, je travaille à temps partiel ; c’était un de mes critères quand je recherchais un emploi parce que j’ai par ailleurs d’autres activités que je voulais poursuivre à côté, notamment associatives et bénévoles. Qu’est-ce que je fais ? La gestion des membres, leur suivi, enregistrer les cotisations, gérer les prélèvements, toutes les cotisations qui sont réglées par différents biais, traiter les demandes de résiliation, tout un tas de choses comme ça, la relance des personnes morales. Il faut quand même rappeler que l’April peut exister et travailler parce qu’on a des adhérents qui cotisent, sinon on ne pourrait pas avoir l’indépendance qu’on a et on ne pourrait pas travailler. Je fais aussi le suivi de la comptabilité. C’est tout un tas de tâches qu’on peut avoir plus ou moins de satisfactions à effectuer en tant que telles et, en même temps, qui sont indispensables au bon fonctionnement d’une association, donc je suis contente de pouvoir les effectuer.

Frédéric Couchet : Effectivement, comme tu l’as précisé, peut-être qu’on ne l‘a pas précisé, mais je crois qu’on l’a fait dans la première émission, le fonctionnement économique de l’association c’est la cotisation des membres, c’est notre principale source de financement. Aujourd’hui on a environ 4000 membres, à la fois des personnes physiques, des personnes morales – entreprises, collectivités, associations et autres. Pourquoi on a un poste dédié sur ça ? Ça prend du temps de gérer les cotisations, les relances, la partie aussi compta, mais c’est au-delà de l’aspect purement administratif parce que sinon, quelque part, on pourrait sous-traiter, c’est aussi l’importance du contact humain. Tu adaptes les courriels de relance en fonction des contextes, là, par exemple, le contexte sanitaire, et puis tu sais aussi orienter éventuellement par rapport aux questions que peuvent avoir les membres quand tu fais ce travail-là. C’est pour ça que j’appelle ça aussi de la vie associative, c’est au-delà de la gestion purement administrative.

Elsa Pottier : Oui, tout à fait. C’est aussi ça qui fait que c’est intéressant. Il y a quelque chose de l’interdépendance entre les différents rôles qu’on peut avoir les uns et les autres à l’April, les salariés, les bénévoles, les adhérents. Le rôle que j’occupe c’est aussi, un peu, de faire le lien entre les différentes personnes qui nous sollicitent.

Frédéric Couchet : On va préciser peut-être un point, je vais te demander ce que tu en penses et je précise à Olivier qu’après on fera une pause musicale, dans le fonctionnement de l’April, historiquement, l’équipe salariée et les membres du CA partagent la même liste de discussion. Les membres du CA ont aussi une liste interne, mais vraiment la plupart des discussions entre membres de l’équipe salariée et membres du CA se passe sur la même liste quel que soit le poste occupé par la personne. Même toi qui fais de l’assistance administrative à la base tu es sur cette liste-là ce qui te permet de voir les échanges, voire de réagir. Comment tu le vis ça, parce que ce n’est peut-être pas forcément le cas dans toutes les associations ?

Elsa Pottier : En effet. D’ailleurs c’est souvent un problème dans les associations militantes de savoir comment inclure la personne qui fait la gestion administrative dans le fonctionnement plus global de l’équipe et c’est quelque chose que je savais pas au moment où j’ai postulé, effectivement, mais que j’ai observé avec plaisir. Quand je disais que je cherchais une structure où la façon de travailler en équipe me plaise, il y a eu cette bonne surprise et je trouve cette horizontalité très agréable, cette possibilité d’échanger quelle que soit notre place dans l’équipe. C’est vraiment quelque chose de très positif.

Frédéric Couchet : D’accord. On reviendra tout à l’heure sur l’évolution de tes activités.
Je vais répondre à Omar, je vois qu’il y a une question sur le salon web, je rappelle causecommune.fm, bouton « chat ». La question : est-ce qu’on compte approcher le nouveau secrétaire d’État au numérique s’il y en a un ? Par principe, effectivement, on peut toujours solliciter des entretiens, c’est ce qu’on fait à chaque fois que des gens sont en charge de l’informatique ou autre. On va attendre de voir qui va être nommé. Si c’est le même type de ministre, rien ne changera dans les mois à venir au niveau gouvernemental. Je le répète encore une fois, malgré les propos qui ont été tenus tout à l’heure, que ce gouvernement est anti-logiciel libre et il n’y a pas de raison que ça change !
On va faire une pause musicale.

[Virgule musicale]

Frédéric Couchet : On va écouter The Memory Too par Who Are You Lutra Lutra ??. On se retrouve juste après. Belle journée à l’écoute de Cause Commune, la voix des possibles.

Pause musicale : The Memory Too par Who Are You Lutra Lutra ??.

Frédéric Couchet : Nous venons d’écouter The Memory Too par Who Are You Lutra Lutra ??, disponible sous licence libre Creative Commons Partage dans les mêmes conditions, CC By SA.
Vous écoutez l’émission Libre à vous ! sur radio Cause Commune, la voix des possibles, 93.1 FM en Île-de-France et partout dans le monde sur le site causecommune.fm.

Nous allons poursuivre notre discussion intitulée « Au cœur de l’April » autour des actions et du fonctionnement de l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre. Avec moi Christian, Elsa, Étienne, François et Marie-Odile.
Juste avant la pause musicale, nous parlions avec Elsa de la partie assistance administrative, vie associative, on va y revenir après. Là. je voudrais qu’on change un petit peu de sujet, qu’on parle de services libres et loyaux, je pense que Christian-Pierre Momon se prépare à intervenir, donc le Chapril. On a parlé depuis le départ de pas mal d’actions institutionnelles, de plaidoyer, mais l’April ne fait pas que ça, l’April propose aussi des services libres et loyaux. Christian Momon, c’est quoi le Chapril ?

Christian Momon : Le Chapril c’est le chaton de l’April et par chaton on fait référence au Collectif CHATONS, le Collectif des Hébergeurs, Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires, initiative lancée par Framasoft et que l’on a décidé de soutenir. C’est la mise en place de services en ligne libres, éthiques et loyaux pour montrer que ça existe, les faire connaître, permettre aux gens de les découvrir, de les utiliser et de s’abstraire notamment des GAFAM.

Frédéric Couchet : Les GAFAM ce sont les gens du Web qui se nourrissent de nos données personnelles.

Christian Momon : Voilà, entre autres, qui centralisent les traitements, les données, les informations et pas forcément de façon équitable.

Frédéric Couchet : D’accord. Le site du Chapril c’est chapril.org. Ça existe depuis combien de temps ? Il y a quels services ? C’est quoi, c’est une activité bénévole de l’April ? C’est une activité bénévole et salariée ? Comment ça fonctionne ?

Christian Momon : Le Chapril a ouvert en 2018. L’idée a été validée en 2016. La mise en place a été faite en 2017. Donc ouverture en 2018 avec deux services et tout est géré par des bénévoles, entièrement par des bénévoles. Il y a une équipe de bénévoles qui gère l’infrastructure, les VM [machines virtuelles], les mises à jour, le monitoring, des choses comme ça. Et puis il y a une équipe qui se dédie à gérer les services un par un, ce qui permet de répartir la charge sur l’ensemble des bénévoles. J’ai dit que l’idée avait été validée fin 2016, un démarrage en 2018, on pourrait penser que c’est lent, mais en fait c’est fait sur le temps des bénévoles, donc on fait en sorte de ne pas surcharger les bénévoles et ça avance sûrement, doucement, à la vitesse des bénévoles mais dans de bonnes conditions qui font que les services fonctionnent et assurent.

Frédéric Couchet : Quels services il y a ? Les services majeurs actuellement disponibles ?

Christian Momon : Nous avons commencé avec deux services principaux qui étaient Mastodon, ce système de messagerie décentralisé. Nous avions aussi un Framadate. Nous avons maintenant neuf services. Il y a un logiciel de pad, du traitement de texte collaboratif. Nous avons un Paste pour partager du texte en copier-coller. Nous avons une valise, nous on l'appelle une valise à savoir une instance Nextcloud pour partager des fichiers, c’est une sorte de cloud où on peut partager des fichiers, des agendas, des listes de contacts. Nous avons très récemment ouvert un service de visiophonie avec une instance Jitsi. Nous avons aussi un service de messagerie XMPP. Qu’est-ce que j’ai oublié dans tout ça ? Nous avons un service de partage de fichiers avec Drop. Ai-je fait le tour ?

Frédéric Couchet : Je pense que tu as fait le tour. En tout cas, sur chapril.org, les personnes peuvent retrouver les services. Si des personnes veulent contribuer elles peuvent nous contacter sur chapril.org et, comme tu le dis, c’est une activité bénévole, ouverte à toute personne, que la personne soit membre ou pas de l’April, avec des compétences techniques par exemple pour maintenir un service ou des compétences autres, par exemple pour rédiger de la documentation. C’est ça ?

Christian Momon : Absolument. Le cœur est technique mais tout autour il y a besoin de faire de la gestion de projet, par exemple animer le groupe qui est quand même constitué de presque une quinzaine de personnes. Il y a du rédactionnel, il faut expliquer comment utiliser les services, présenter le Chapril, etc. Il faut faire des conférences et puis il faut aussi faire de la modération, genre répondre aux gens par courriel, donc pour ça il n’y a pas forcément besoin d’être technique.

Frédéric Couchet : D’accord. Je vois qu’Étienne veut réagir si son micro est retombé en fonctionnement. Étienne.

Étienne Gonnu : Est-ce que vous m’entendez sans grésillement ?

Frédéric Couchet : Vas-y, c’est bon.

Étienne Gonnu : Super. Je disais que les transcriptions aidaient beaucoup à l’action institutionnelle par ce qu’elles indexaient et de la même manière toute l’action de Chapril et globalement du Collectif CHATONS dans lequel le Chapril s’inscrit, aide aussi beaucoup, en fait, dans notre action de plaidoyer. J’assume très bien de défendre une certaine utopie et je pense que la bonne politique c’est ça aussi, c’est défendre des idéaux, mais grâce aux chatons en général, grâce au Chapril, on a la démonstration matérielle, concrète de ce que ça veut dire des services respectueux de leurs utilisateurs et utilisatrices avec un système fédéré, décentralisé, basé du logiciel libre, etc., et quand ça prend corps comme ça on est beaucoup plus efficace lorsqu’on veut défendre nos positions. Donc merci beaucoup pour tout ce que fait le Chapril et ce que font les chatons en général.

Frédéric Couchet : Christian a parlé un petit peu du Chapril. Il y a aussi une partie entraide, assistance. François, au niveau du Chapril, comment se passent l’entraide et l’assistance ?

François Poulain : En fait, pour préciser un peu, pour prendre en main les services, il n’y a pas à faire que de la technique. Il y a aussi répondre aux demandes des gens, des gens qui peuvent avoir perdu un truc ou qui cherchent à faire un truc et qui n’y arrivent pas précisément. Donc répondre aux demandes des gens, entraider comme ça, c’est aussi une compétence utile pour laquelle l’aide est la bienvenue.

Frédéric Couchet : D’accord. Marie-Odile, de ton côté, en dehors de tes activités de transcription est-ce que tu participes au Chapril ? Ou est-ce que, par exemple, les services du Chapril te servent dans ton quotidien auprès des personnes qui se disent « eh bien tiens je vais organiser une réunion », plutôt que d’ouvrir la réunion avec un site privateur, tu les renvoies sur le Chapril ?

Marie-Odile Morandi : Pour le moment pas tout à fait. Par contre, personnellement j’ai utilisé le service qui permet de sauvegarder un fichier volumineux et de le récupérer ailleurs. Je pense que c’est un service que j’utiliserai encore. Pour le reste, je n’en ai pas encore eu l’occasion, ça reste difficile de convaincre les gens pour ma part.

Frédéric Couchet : C’est difficile pour quelles raisons ? Pour les raisons d’habitude ou d’autres raisons ?

Marie-Odile Morandi : Oui, parce les gens ont pris des habitudes et je pense, c’est ce que je voulais dire, que je n’ai pas toujours les arguments suffisamment convaincants, la façon de s’exprimer, etc., mais j’espère pouvoir le faire prochainement.

Frédéric Couchet : D’accord. Tu parles justement des arguments. On a un groupe à l’April qui travaille à produire des outils, des argumentaires, mais aussi des outils de sensibilisation orientés quand même grand public, c’est le groupe Sensibilisation dont ma collègue Isabella Vanni a parlé le 16 juin 2020 dans la première émission « Au cœur de l’April ». Tout à l’heure, Elsa, tu as expliqué un petit peu ton rôle d’assistante administrative vie associative, mais tu as aussi expliqué que tu commences à contribuer à d’autres actions en dehors de ce champ on va dire de vie associative. Tu t’impliques notamment dans le groupe Sensibilisation et tu fais aussi du support à Isabella sur l’Expolibre qui est un outil de sensibilisation important, expolibre.org. Explique-nous un petit peu comment tu es venue là-dedans et comment ça se passe.

Elsa Pottier : Le support pour l’Expolibre ça reste quand même relié à mes tâches administratives parce que c’est surtout répondre aux sollicitations de personnes, d’associations, qui veulent faire venir l’expo ; c’est ce type de gestion-là.
Récemment, effectivement, j’ai commencé à m’impliquer dans le groupe Sensibilisation. C’est une partie, en fait, de l’April qui a tendance, depuis le début, à m’intimider un peu parce que j’ai un peu de mal, je dois construire mon sentiment de légitimité à m’occuper de ce champ-là et je suis contente parce que dernièrement ça commence à venir. Isabella a eu l’occasion de parler du Jeu du Gnou qui est en cours de construction. J’ai commencé à participer à la relecture des questions/réponses du jeu, je commence aussi à contribuer au catalogue de fiches qui sera utile à mettre à disposition des bénévoles, des personnes qui visitent les stands de l’April quand on pourra refaire ce type d’activité.

Frédéric Couchet : C’est marrant parce que si je pose la question à Étienne sur son sentiment de légitimité, je suppose que je vais entendre à peu près la même chose.
Étienne, par rapport à ton entrée, tu es entré à l’April en 2016, je ne me souviens plus exactement, mais assez régulièrement je crois qu’on a cette discussion, en tout cas ce retour sur le sentiment de légitimité. Est-ce qu’aujourd’hui tu as un sentiment de légitimité par rapport à ton action au sein de l’April sachant, on le rappelle, que tu es en charge des affaires publiques pour l’April ?

Étienne Gonnu : Je vais essayer de ne pas partir dans un tunnel parce qu’avec une question comme ça c’est possible !

Frédéric Couchet : Désolé pour la question, je ne t’avais pas prévenu en plus !

Étienne Gonnu : C’est une bonne question. Quand je suis arrivé à l’April, oui, effectivement, c’était une problématique que j’avais, une interrogation que j’avais, parce que j’arrivais dans une association où les personnes étaient engagées sur une cause qui leur tient à cœur, que moi je découvrais en partie même si j’avais beaucoup d’affinités pour l’éthique du logiciel libre. En fait, je ne la nommais pas comme ça alors que, politiquement en réalité, je partageais énormément, je crois qu’Elsa ne disait pas autre chose, je partageais énormément de cette éthique-là sans la nommer pareil. Là ça fait quatre ans, je suis arrivé en janvier 2016, et cette problématique est de moins en moins présente, parce que, personnellement, j’évolue dans ma vie, je gagne en confiance.
Je vais en profiter pour dire que je pense que ce sentiment de légitimité va beaucoup mieux parce que l’April offre aussi un cadre humain d’une rare qualité, une vraie cohérence humaine entre l’éthique qu’on défend et la manière dont l’April fonctionne, notamment dans son rapport aux salariés que nous sommes. On parle souvent de moyens ou de fins, à l’April on a bien compris que ce sont les moyens qui déterminent la fin. Que ce soit les membres du conseil d’administration comme peuvent l’être Christian, Marie-Odile ou François ou toi Fred en tant que délégué général, vous participez à maintenir un espace où on peut gagner en confiance et je pense que c’est comme ça qu’on peut un peu révéler nos talents.

Frédéric Couchet : Très bien.
Je vais juste préciser que tout à l’heure Christian a oublié de citer un des services du Chapril qui est Mumble, un outil d’audioconférence, qu’on utilise aujourd’hui pour diffuser ; je crois qu’il y a six personnes connectées actuellement sur le Mumble. C‘est juste pour préciser. Si vous voulez tester cet outil d’audioconférence vous pouvez le faire.
Je vais rester sur ce sujet abordé par Étienne juste à la fin. J’ai déjà eu l’occasion de dire que pour nous la priorité ça a toujours été le côté humain. J’en profite pour dire que ce n’est pas toujours le cas, c’est même rarement le cas dans le monde associatif contrairement à ce qu’on pense ; des fois le monde associatif est bien plus pourri que le monde, on va dire, traditionnel d’entreprises.
Il y a un truc qui m’a toujours intéressé en tant que délégué général, je suis un libriste de base, ce sont aussi, par exemple entre Étienne et Elsa, vos apports personnels dans nos réflexions. Elsa, je ne t’ai pas prévenue que je te poserai cette question-là, mais toi tu as apporté des choses par rapport à tes réflexions dans nos propres réflexions internes. Il y a eu des sujets divers et variés mais c’est quelque chose que tu as apporté. En tout cas je trouve que cette diversité humaine est une richesse et je voulais t’en remercier. Par rapport à la légitimité, est-ce que tu as mis du temps à être légitime pour intervenir sur d’autres sujets, on peut parler par exemple de la place des femmes ou autres ? Comment tu te sens par rapport à ça aujourd’hui ?
Je ne sais pas si ma question est claire !

Elsa Pottier : Je crois que c’est clair, en fonction de ma réponse tu pourras voir si tu étais assez clair dans ta question.
Je vais commencer par dire que je suis totalement d’accord avec ce qu’Étienne vient de dire sur le cadre humain qui est précieux et rare. C’est vraiment un plaisir de travailler dans ce cadre-là. Effectivement, comme tu le dis, c’est finalement assez rare dans le milieu associatif parce que dès que c’est militant on doit finalement travailler pour la cause et le reste c’est facilement oublié. Mais non, là il y a une vraie cohérence globale et c’est très précieux.
Dans mes autres activités, je travaille dans plusieurs assos féministes effectivement et je me suis assez rapidement, je crois, peut-être que je me refais le film, sentie légitime à avoir des propos par rapport à toutes les questions qui m’animent par ailleurs parce que justement, à l’April, il y a une qualité d’écoute et relationnelle qui est très présente, qui se sent, et je me suis rapidement sentie assez confortable pour venir aborder des questions qui m’animent par ailleurs. J’ai eu le plaisir de rencontrer un écho, ça ne veut pas dire que c’était consensuel, que tout le monde est d’accord et que c’est génial, au contraire il y a la place pour des débats contradictoires, des vrais questionnements de fond et c’est très agréable, très enrichissant.

Frédéric Couchet : Cool ! François je vois que tu disais sur le salon que l’activité sur certains sujets peut être intimidante. Tu parles de sujets en particulier ou plus globalement ?

François Poulain : En fait, ça peut être assez variable, mais pour certains sujets, oui. Je prends par exemple les brevets logiciels, ce sont des sujets qui sont longs, qui sont portés depuis très longtemps par nos adversaires et qui sont assez abyssaux en termes de complexité, donc c'est vrai que c’est très difficile. On peut suivre ça, mais c’est quand même assez difficile d’avoir un avis très rigoureux sans avoir passé des centaines d’heures sur la question.
C’est vrai qu’il y a plein de beaux débats au sein de l’April. Dans le passé il y a peut-être eu des débats un peu musclés, maintenant il y en moins et on ne s’en porte pas plus mal. Ce sont des choses qui peuvent nuire, on va dire, au sentiment de légitimité. Je trouve que la direction qu’on prend ces dernières années de ce point de vue-là c’est plutôt sain.

Frédéric Couchet : Je pense que la qualité des échanges est bien meilleure aujourd’hui qu’il y a quelques années. Je confirme.
Le temps file vite et je vous rappelle que vous allez avoir la question finale en tour de table. Est-ce que quelqu’un veut intervenir sur un autre sujet ou souhaitait rebondir sur quelque chose, sur un sujet qu’on a abordé, avant qu’on fasse le petit tour de table final ? Est-ce que quelqu’un veut le faire ? Vous me le dites sur le salon web ou vous prenez directement la parole, sinon on va faire le petit tour de table final sachant que je pense qu’on refera une autre émission plus tard à la rentrée parce qu’il y a plein de choses qu’on n’a pas encore abordées aujourd’hui, qui restent à aborder.
On va faire le petit tour de table final. La question finale que j’ai déjà posée la première fois, le 16 juin 2020, si vous voulez écouter le premier podcast, c’est pourquoi vous contribuez à l’April ? Qu’est-ce que ça vous apporte de contribuer à l’April et qu’est-ce que vous avez appris en contribuant à l’April, sur le Libre ou sur vous ? Vous n’êtes pas obligés de répondre à tout, mais un petit point final.
On va commencer dans le même ordre que tout à l’heure. Je prends l’ordre de Mumble. Christian.

Christian Momon : Je dirais que l’April c’est l'espoir d'un combat avec de l’expérience, des compétences et du nombre, ce qui fait que ça permet de faire un combat bien porté. Il n’y a pas de fatalité, la politique, l’informatique, même la covid, ça peut donner l’impression qu’on ne peut rien faire, rien faire contre ou rien faire pour que ça s’améliore. En fait si, on peut, l’union fait la force et à l’April, notamment, on peut faire ensemble plein de choses.

Frédéric Couchet : Elsa.

Elsa Pottier : C’est un peu ce que j’ai dit, ce que j’ai eu l’occasion de dire avant, c’est vraiment l’idée de contribuer à une œuvre plus globale, ça fait un peu gros de dire ça, mais c’est vrai. Œuvrer pour une société plus juste, plus égalitaire, dans le champ du logiciel libre plus spécifiquement mais le faire aussi en actes dans notre façon de travailler ensemble. Et qu’est-ce que ça m’a appris ? Chaque chose, comme tout, c’est un chemin. Dans l’univers libriste je me sentais intimidée, très intimidée au départ, et là je commence à me dire ce n’est pas du jour au lendemain qu’on devient un parfait libriste. Petit à petit on se libère, on s’émancipe, et c’est cool d’être dans ce chemin-là, aussi.

Frédéric Couchet : Merci Elsa. Je vais juste lire un truc que j’avais dit dans une conférence il y a longtemps, en 2011, une conférence que tu as regardée il n’y a pas très longtemps, je crois. En conclusion je disais : « Ce qu’on construit dans l’April c’est avant tout un cadre dans lequel les gens qui ont envie de créer et de partager peuvent se sentir bien et peuvent venir apporter leur pierre à l’édifice ». Ce que tu viens de dire me faisait juste penser à ça et c’est dans mes notes, donc je me suis permis d’intervenir dans le déroulé.
Étienne.

Étienne Gonnu : Ce que l’April m’a offert c’est assez précieux, c’est-à-dire un espace où travailler et avoir ce sentiment de sens. Travailler que ce soit sur les sujets qu’on défend, sur l’éthique qu’on défend, et puis dans la manière de travailler où je peux avoir le sentiment de m’épanouir, d’apprendre et, en fait, tout simplement de prendre du plaisir. J’ai rapidement ressenti ça et je m’en suis fait un critère pour confirmer que je me sentais bien à l’April : je ne me suis pas du matin, mais quand je me lève pour aller bosser à l’April, ce n’est pas mal, ce n’est pas trop compliqué !
Ce que ça m’a appris ? Je suis un idéaliste et ça m’a permis d’enrichir, ça m’a permis peut-être d’affiner en prenant un objet politique précis qui est le logiciel libre, à la fois de découvrir finalement un champ que je trouve vachement intéressant et ça m’a permis aussi d’étoffer, d’améliorer ma grille de lecture politique plus largement en partant, finalement, de cet objet-là. Je pense que ça m’a permis de progresser dans le chemin que je parcours, notamment au contact de personnes super au sein de l’April. Je vais mentionner aussi Easter-eggs qui est une boìte de logiciel libre, des gens formidables avec qui on déjeune tous les midis puisqu’on partage leurs locaux. L’April m’a aussi apporté ça : côtoyer des gens très cool.

Frédéric Couchet : En fait, à l’April, on n’a pas le blues du dimanche soir parce qu’on est content de retrouver le bureau, pas en ce moment malheureusement.

Étienne Gonnu : C’est ça.

Frédéric Couchet : Marie-Odile.

Marie-Odile Morandi : Je vais être un petit peu plus terre à terre. J’avais adhéré à l’April en 2011, mais je connaissais et j’utilisais des logiciels libres depuis bien avant grâce à Framasoft, on en a déjà parlé. Dans mon métier de prof, il était très difficile de faire changer les habitudes, les mentalités, souvent par manque de temps disponible de ma part pour bien expliquer l’éthique du logiciel libre, je n’avais pas l’argumentation suffisante. Je ressentais les choses, mais je n’arrivais pas à les exprimer clairement. En plus je suis une femme et si, en face de moi, un homme expliquait que les solutions GAFAM sont meilleures que les solutions libres que le lycée pouvait offrir, c’est lui qu’on écoutait. Lutter contre l’adversité demande une grande énergie, j’étais seule. Contribuer à l’April me permet, en quelque sorte, de pallier ce manque, ce presque échec, de compenser et de faire, finalement, la part que j’aurais souhaité pouvoir faire de façon plus convaincante, donc j’adhère à l’association et je participe.

Frédéric Couchet : Merci Marie-Odile.
Le dernier. François.

François Poulain : Je contribue à l’April en partie parce que j’ai trouvé une noble cause, que je trouve profonde et qui fait partie d’un mouvement de société très important. Je me reconnais complètement dans l’esprit de Richard Stallman, dans tout un tas de propos qu’il a pu tenir autour de « logiciel libre, société libre ».
Au-delà de ça, comme Étienne, j'y retrouve aussi énormément de belles personnes avec lesquelles on a tissé des amitiés fortes et ça fait plaisir de continuer à interagir, de grandir intellectuellement aux côtés de ces gens-là.
J’ai beaucoup appris notamment sur le côté relations humaines. Quand j’étais plus jeune c’était plus facile pour moi d’avoir des relations avec les machines, mais ça n’a pas la même richesse, pas la même complexité. Je pense que j’ai beaucoup appris sur ce segment-là en contribuant à l’April.

Frédéric Couchet : Merci. Merci à tous et à toutes. Je dois ajouter que c’est un grand plaisir d’agir avec vous pour la promotion et la défense des libertés informatiques. Je vous souhaite de passer un bel été et on se retrouve à la rentrée.

Christian Momon : Bel été.

Étienne Gonnu : Bel été.

Frédéric Couchet : On va faire une pause musicale.

Frédéric Couchet : On va écouter Sandstrom par Alexander Nakarada. On se retrouve juste après. Belle journée à l’écoute Cause Commune, la voix des possibles.

Pause musicale : Sandstrom par Alexander Nakarada.

Frédéric Couchet : Nous venons d’écouter Sandstrom par Alexander Nakarada, disponible sous licence libre Creative Commons Attribution, CC-BY.
Vous écoutez toujours l’émission Libre à vous ! sur radio Cause Commune, la voix des possibles, 93.1 FM, en DAB+ en Île-de-France et partout dans le monde sur le site causecommune.fm.
Nous allons passer au sujet suivant.

[Virgule musicale]

Chronique « Le libre fait sa comm' » d'Isabella Vanni, coordinatrice vie associative et responsable projets à l'April, consacrée aux activités de Linux Azur

Frédéric Couchet : Parler d’actions de type sensibilisation menées par l’April, annoncer des événements libristes à venir avec éventuellement des interviews de personnes qui organisent ces événements, c’est la chronique « Le libre fait sa comm’ » de ma collègue Isabella Vanni qui est coordinatrice vie associative et responsable projets à l’April. Bonjour Isabella.
Aujourd’hui, tu reçois Véronique Fritière, de Linux Azur, logiciels libres sur la Côte d’Azur. Je vous passe la parole.

Isabella Vanni : Merci Fred.
Nous continuons à prendre des nouvelles des GULL, c’est-à-dire les groupes d’utilisateurs et utilisatrices de logiciels libres qui se donnent comme mission d’aider toute personne qui souhaite libérer sa machine à franchir le pas et, pour cela, nous les remercions vraiment beaucoup, car ils font un travail formidable et indispensable. On compte plusieurs dizaines de GULL en France, donc il y en a forcément un dans votre région, voire dans votre département ou ville. N’hésitez pas à consulter l’Agenda du Libre pour trouver le GULL le plus proche de chez vous. Le site de l’Agenda du Libre est bien sûr référencé dans la page de l’émission d’aujourd’hui. Aujourd’hui, comme le disait Fred, nous avons le plaisir d’avoir avec nous Véronique Fritière, présidente de l’association Linux Azur qui est un groupe d’utilisateurs et utilisatrices de logiciels libres dont le périmètre d’action est principalement sur la Côte d’Azur, comme le nom le suggère. Bonjour Véronique.

Véronique Fritière : Bonjour Isabella. Merci de m’avoir invitée.

Isabella Vanni : Merci à toi d’être avec nous.

Véronique Fritière : Linux Azur exerce ses activités sur plusieurs pôles, soit des Maisons des Associations, soit des médiathèques. Elle œuvre sur Saint-Raphaël, Nice et Le Bar-sur-Loup principalement, mais elle a aussi œuvré à droite à gauche, Grasse, Antibes. On est en siège social à Antibes et de multiples villes nous ont prêté des locaux.
Le but c’est toujours de rassembler des experts et des personnes qui sont dans l’attente d’entraide. Nous œuvrons auprès d’un public qui a besoin d’aide soit en hardware, soit en software, c’est-à-dire qu’il faut, par exemple, changer une vis ou remplacer un moniteur ou…

Isabella Vanni : Ça va au-delà du logiciel.

Véronique Fritière : Pas que le logiciel, oui. Nous œuvrons à plusieurs titres, nous aidons les gens à réparer leur machine, à comprendre comment ça fonctionne et comment utiliser au mieux les logiciels.
On partage en général les sessions en deux parties, surtout à Antibes. Une partie, c’est l’install-party qu’on appelle Rencontre Accès Libre parce que l’acronyme ça fait RAL et c’est pour les râleurs !

Isabella Vanni : Est-ce que tu peux nous rappeler ce qu’est une install-party, parce que c’est une expression que tout le monde ne connaît pas forcément ?

Véronique Fritière : Une install-party, c’est le moment où les gens viennent autour d’une table et où on discute de la problématique, comme je disais, par exemple remplacer un moniteur ou, je ne sais pas, configurer une Rapsberry, comprendre le logiciel Inkscape ou la suite bureautique LibreOffice, etc. En parallèle, on fait des ateliers, là c’est un cours en fait – on n’a pas le droit de donner des cours quand on est une association, donc on appelle ça un atelier – et là on explique aux gens comment utiliser un logiciel libre. À la fin on leur donne un PDF ou une vidéo, peu importe. Voilà !

Isabella Vanni : Donc il y a une partie où les personnes expriment leurs besoins en termes, par exemple, de logiciel ou de matériel et après il y a une partie où on va voir un peu plus en détails un logiciel ou une application en particulier. C’est bien ça ?

Véronique Fritière : Non, c’est en parallèle. On organise ça en général à la demande des gens. Ils nous disent « j’ai besoin d’utiliser tel logiciel, je ne m’en sors pas » et là, pendant que certains s’intéressent aux problèmes de tous les jours, les autres se rapprochent d’un problème particulier qui est, par exemple, l’utilisation d’Inkscape. Bon, je dis ce logiciel parce que je l’aime bien et c’est souvent moi qui anime ce truc. On fait aussi sur le C, le code Python, peu importe. C’est vraiment à la demande de l’utilisateur.

Isabella Vanni : La demande se fait le jour même ou il y a moyen d’anticiper ? Vous recueillez les demandes le jour-même ?

Véronique Fritière : Non, les demandes se font à l’avance via notre liste de diffusion où on intervient sur tous les sujets et là, on décide ensemble que par exemple le mois prochain, le troisième vendredi du mois à Antibes, sera consacré à l’atelier sur le code Python en parallèle de l’install-party. Et là, les gens s’inscrivent sur le site parce qu’on a droit à une douzaine de personnes. Donc pour éviter qu’il y ait trop d’affluence ou qu’on se retrouve avec une salle vide parce que ça peut arriver, des gens demandent et finalement ils ne viennent pas, pour éviter ce genre de problème. Après, il faut que je demande à la Maison des Associations de nous partager la salle ou de la laisser entière, donc pour éviter du travail inutile à tout le monde, on les fait s’inscrire. Voilà !

Isabella Vanni : Pour proposer toutes ces activités, j’imagine qu’il y a mal de personnes actives dans votre association qui sont impliquées, tu as un nombre en tête ?

Véronique Fritière : On est un peu plus de 50. Je ne sais plus le chiffre exact. On est 50 membres, on a aussi des sympathisants, c’est-à-dire des gens qui ne sont pas membres de l’association mais qui sont actifs sur les listes de diffusion et, en moyenne, on a une dizaine de personnes qui s’activent vraiment pour toutes les activités. Certaines sont déjà sur place comme à la médiathèque de Saint-Raphaël, c’est quelqu’un qui ne fait pas partie de l’association, mais qui nous ouvre ses portes et qui permet à des libristes de venir.

Isabella Vanni : C’est très important de trouver des partenaires qui offrent des lieux pour les GULL. C’est très fréquent, effectivement, que les GULL tissent des liens avec des médiathèques, avec d’autres associations pour mettre à disposition des locaux.
Je voulais savoir, à part les listes de diffusion, si une personne sur la Côte d’Azur entend parler de vous, de Linux Azur, où est-ce qu’elle peut trouver l’information ? Mis à part l’Agenda du Libre, est-ce que vous faites aussi de la communication sur vos activités par d’autres moyens ?

Véronique Fritière : Oui. On est référencé non seulement sur l’Agenda du Libre, mais aussi sur les listes de l’AFUL [Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres] qui référence aussi de nombreuses associations – je le sais parce que c’est moi qui en suis en charge ; on est référencé auprès des médiathèques et des Maisons des Associations. Les gens peuvent aussi retrouver toutes les informations sur notre site principal linux-azur.org, sur notre wiki, wiki.linux-azur.org. On a aussi un téléphone mobile où les gens peuvent nous contacter, nous faire part de leurs problèmes et on répond à leurs demandes.

Isabella Vanni : Je souligne ça, parce que je pense que c’est rare qu’un GULL mette à disposition un numéro de téléphone, normalement c’est une adresse de contact, donc je salue cette mise à disposition d’un numéro de téléphone.

Véronique Fritière : Ce numéro de téléphone, à la base, c’est parce qu’on organise les Journées Méditerranéennes du Logiciel Libre et qu’on avait besoin d’un téléphone, entre guillemets, « anonyme », que ce ne soit pas tout le temps Pierre, Paul, Jacques qui reçoive les demandes, donc on avait tout centralisé sur un numéro de téléphone. On a pris un truc à deux euros, on ne s’est pas ruiné !

Isabella Vanni : Tant que ça fonctionne, pourquoi ça doit être cher !

Véronique Fritière : Voilà ! Ça fonctionne. En général, c’est la personne qui est en charge de l’activité du moment qui récupère le téléphone. Actuellement, c’est moi qui l’ai. Grâce à la générosité d’un des membres, je suis sur un Ubuntu Phone. C’est très agréable, au moins je reste dans le Libre du début à la fin ; c’est quand même quelque chose de très appréciable.

Isabella Vanni : Tout à fait. Véronique, je voulais te demander quelque chose par rapport à ce qui s’est passé dernièrement parce que, ces derniers temps, les activités des GULL ont été impactées fortement, comme plein d’autres activités d’ailleurs, par les restrictions dues à la condition sanitaire particulière. Je voulais savoir comment concrètement vous avez vécu tout cela à Linux Azur, comment vous avez réagi pour garantir un minimum d’activités, d’échanges avec le public pendant le confinement et pendant le déconfinement.

Véronique Fritière : Pendant le confinement on a travaillé exclusivement avec les listes de diffusion, les pads, une application qui passe par une URL qui s’appelle Jitsi. On s’est contacté par téléphone, on a utilisé tous les moyens de communication possibles mais qui ne sont pas IRL. En revanche, toujours pendant le confinement, on a une personne qui voulait donner une machine, donc on est allé la récupérer sur un parking. La personne l’a sortie sa voiture, on a tous pris du gel hydroalcoolique, on a récupéré la machine, on l’a mise dans l’autre voiture. Voilà. Donc ça ne nous a pas empêchés de continuer quand même à communiquer et à échanger de manière très active.

Isabella Vanni : Ça fait plaisir !

Véronique Fritière : Sauf qu’on n’a pas eu de rencontre IRL, ça c’est sûr.

Isabella Vanni : IRL, ça veut dire In Real Life, donc en présentiel, on va dire, en français.

Véronique Fritière : On n’a pas fait de présentiel. Et après le déconfinement, juste après, là on a commencé à refaire des choses à Saint-Raphaël qui nous a ouvert le samedi matin pour réunir les gens.

Isabella Vanni : Tu peux nous rappeler quel type de structure est à Saint-Raphaël ?

Véronique Fritière : C’est une médiathèque. En fait on a la médiathèque de Saint-Raphaël, deux médiathèques à Nice, la Maison des Associations à Antibes pour le siège social et une salle qui est dans une mairie à Le Bar-sur-Loup. Ponctuellement, on va aussi dans d’autres médiathèques, par exemple pour faire des ateliers imprimante 3D, etc.

Isabella Vanni : Ça fait un beau réseau.

Véronique Fritière : Oui, on a un très beau réseau, très agréable.

Isabella Vanni : Bravo ! Il faut le construire ce réseau.

Véronique Fritière : Oui, on l’a construit. On envisage de faire aussi des choses du côté encore de Nice, un petit peu à côté, ça s’appelle La Gaude, tout le monde ne connaît pas, c’est pour ça que je précise que c’est près de Nice. Ça nous permet, en fait, d’avoir des gens qui sont sur place et de ne pas faire aller et venir tout le temps quelques membres actifs. Tout le monde peut s’y retrouver s’il en a envie, mais si un jour moi je n’ai pas envie d’aller à Nice, je sais qu’il y a David ou Alain ou…

Isabella Vanni : Qui pourront accueillir les personnes.

Véronique Fritière : Qui pourront accueillir et surtout renseigner parce que ce qui est important c’est le discours, c’est expliquer aux gens l’intérêt du logiciel libre, la force !

Isabella Vanni : Les aider, mais aussi les accompagner, les orienter, expliquer comment ça marche, et aussi la philosophie.

Véronique Fritière : Complètement !

Isabella Vanni : Véronique, on me prévient, on m’informe que malheureusement notre temps pour aujourd’hui est terminé. Je te remercie beaucoup pour ta participation et peut-être qu’on se reparlera encore quand la nouvelle édition des Journées Méditerranéennes sera prête. Merci beaucoup Véronique.

Véronique Fritière : Je t’en prie. Merci à toi. Au revoir, Isabella.

Isabella Vanni : Au revoir.

Frédéric Couchet : Salutations ensoleillées, Véronique, et à bientôt.
Merci Isabella. C’était la chronique « Le libre fait sa comm’ » de ma collègue Isabella Vanni qui est coordinatrice vie associative et responsable projets à l’April. Bonne journée Isabella.

Isabella Vanni : Bonne journée à tout le monde.

Frédéric Couchet : Nous approchons de la fin de l’émission. Nous allons terminer par quelques annonces.

[Virgule musicale]

Annonces

Frédéric Couchet : Quelques annonces.
L’assemblée générale de l’April a eu lieu le 27 juin 2020, donc samedi dernier, en mode décentralisé grâce à la solution de visioconférence BigBlueButton mise gracieusement à notre disposition par la société Octopuce que nous remercions chaleureusement. Notre association générale avait été reportée suite évidemment aux conditions sanitaires.
Suite à cette assemblée générale, j’ai le plaisir de vous annoncer que Véronique Bonnet devient présidente de l’association et succède ainsi à Jean-Christophe Becquet. Vous les retrouverez tous les deux pour leurs chroniques respectives « Partager est bon » et « Pépites libres » à la rentrée, en septembre 2020, dans l’émission.

Cette émission du jour est la dernière de la saison, reprise en septembre. N’hésitez pas à nous envoyez des idées, des suggestions, à expliquer ce qui vous plaît dans l’émission, car nous allons profiter de l’été, évidemment, pour préparer la saison 4. Il y a aura des nouveautés, sans doute des nouvelles personnes dans l’équipe, du renfort pour la programmation musicale. On vous réserve ces surprises, on va travailler cet été à ça après quelques jours de repos et, bien sûr, il y a encore des évènements qui se passent dans le monde du Libre en France et ailleurs. Vous les retrouvez sur l’agendadulibre.org.
Si vous partez en vacances, on a mis en place une page avec l’ensemble des podcasts de Libre à vous ! que vous pouvez écouter, vous les emporter dans votre valise et vous pourrez écouter plein d’émissions.

Notre émission se termine. Je remercie les personnes qui ont participé à l’émission du jour : Véronique Fritière, Emmanuel Revah, Isabella Vanni, Elsa Pottier, Marie-Odile Morandi, Étienne Gonnu, François Poulain, Christian Momon. Je crois qu’on a battu le record de personnes invitées !
Aux manettes de la régie aujourd’hui Olivier Grieco, le directeur d’antenne de la radio.
Merci également à Sylvain Kuntzmann et Antoine, bénévoles à l’April et toujours Olivier Grieco qui s’occupent de la post-production des podcasts.
Merci également à Quentin Gibeaux, bénévole à l’April, qui découpe le podcast complet en podcasts individuels par sujet.
Je voulais faire un remerciement tout particulier à mon camarade, à notre camarade William Agasvari qui a réalisé les émissions à distance en période de confinement avec Mumble. Je pense que sans lui, malheureusement, on aurait eu des difficultés à diffuser. Je rappelle que William anime deux émissions sur la radio, une émission historique, Cyberculture le samedi et une émission le mardi soir si je me souviens bien, qui s’appelle Et pour cause !. N’hésitez pas à écouter en direct ou les podcasts si vous arrivez à les trouver !

Vous retrouverez sur le site de l’April, april.org et sur le site la radio, causecommune.fm, une page consacrée à l’émission du jour avec toutes les références utiles. N’hésitez pas à nous faire des retours pour indiquer sur ce qui vous a plu, mais aussi des points d’amélioration. Toutes vos remarques et questions sont les bienvenues.

Nous vous remercions d’avoir écouté l’émission du jour et d’avoir écouté toute la saison, évidemment, de Libre à vous !.
Si vous avez aimé cette émission, n’hésitez pas à en parler le plus possible autour de vous. Faites également connaître la radio Cause Commune, la voix des possibles. Pendant la période de confinement de nouvelles émissions ont vu le jour notamment Les 3 premières minutes, un concept absolument génial, les trois premières minutes d’une œuvre qui nous permettent de la découvrir, c’est vraiment super. Il y a plein d’autres émissions. Pendant l’été il va y avoir une grille particulière et, à la rentrée, il y aura sans doute, évidemment, des nouveautés.

La prochaine émission aura lieu normalement en direct mardi 1er septembre 2020 à 15 heures 30. On y parlera sans doute d’éducation, ce sera peut-être la rentrée des classes.

Nous vous souhaitons de passer une belle fin de journée et un excellent été. On se retrouve en direct à la rentrée et d’ici là, portez-vous bien.

Générique de fin d'émission : Wesh Tone par Realaze.

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Pas de connexion WiFi ? Utilisez votre téléphone en mode point d’accès WiFi !

Le 11 July 2020 à 09:03:53

Alors, je sais très bien que les plus jeunes de nos lecteurs connaissent déjà cette fonctionnalité, mais il y a fort à parier que certains autres de nos fidèles ne savent même pas que cela existe. Je veux parler du fameux partage de co., autrement dit, le partage de sa connexion mobile 4G via un hotspot WiFi. Ne vous êtes vous jamais retrouvé dans une situation où vous possédez un appareil mobile ne pouvant utiliser que du WiFi dans une zone non couverte ? Ou bien, peut-être que vous avez déjà été dans le cas où, à bout de forfait, vous ne pouviez pas utiliser votre 4G ?

Dans de tels cas, il existe une solution, une solution qui se trouve dans la poche de tout le monde.

Mon smartphone est un routeur ?

Chaque smartphone est capable, de créer un hotspot WiFi et de l’alimenter via sa connexion 4G. Cela signifie que votre téléphone est en mesure de créer un réseau WiFi auquel d’autres appareils, les vôtres, ou ceux de vos amis, vont pouvoir se connecter. Tout ceci se fait de manière sécurisée, puisque, comme pour un routeur, vous définissez un nom pour votre réseau émis (SSID) et un mot de passe.

Il suffit de vous rendre dans les paramètres de votre téléphone, puis de chercher l’option « partage de connexion », ou « Point d’accès WiFi mobile », ou bien encore « Hotspot WiFi ». C’est ici que vous allez pouvoir paramétrer votre réseau WiFi. Par exemple, vous pourrez choisir le nom du réseau mobile, bien évidemment la clé de sécurité ainsi que le protocole de chiffrement, et sur certains appareils, vous pourrez même décider d’émettre en 2.4 ou 5 GHz.

Ensuite, il ne vous reste plus qu’à activer ce réseau pour qu’il soit visible de tous les appareils à portée.

Ainsi, il ne restera plus qu’à rejoindre ce réseau depuis l’appareil qui vous intéresse en utilisant la clé de sécurité que vous avez précédemment créée. Le ou les appareils connectés ne verront aucune différence en étant connectés à ce hotspot via le partage de connexion.

Où est passé mon forfait ?

Il convient de bien se rendre compte que ce hotspot WiFi est alimenté par votre puce 4G, et qu’il convient donc de partager votre connexion uniquement avec des personnes en qui vous pouvez avoir toute confiance.

Bien entendu, on peut penser avec cette mise en garde aux contenus qui pourraient vous attirer des ennuis, mais, il y a même un risque plus simple (et plus présent), celui d’entamer fortement votre enveloppe de data. Imaginons que la personne avec qui vous partagez votre connexion se mette à télécharger des films en 4K sur son appareil… votre forfait ne ferait pas long feu. De plus, si vous avez un forfait limité à quelques Go de data, regarder quelques vidéos Youtube peut suffire à faire fondre votre forfait en quelques minutes !

De même, cela peut représenter un danger pour votre forfait si trop d’appareils utilisent votre partage de connexion. Même avec une utilisation basique de chacun des appareils connectés, s’ils sont 10, ils consommeront 10 fois plus de données que si vous étiez seul à utiliser votre puce 4G.

Un autre aspect à prendre en compte, c’est la batterie de votre smartphone. Le partage de connexion consomme de la batterie, et plus il y aura d’appareils connectés à votre téléphone, plus vous consommerez de batterie.

Il est facile de comprendre que le débit maximal du WiFi sera celui de la connexion 4G. Il est évident aussi que plus vous serez nombreux à être connectés au même hotspot, et plus ce débit sera réduit, puisqu’il sera partagé.

Le hotspot OK mais pas trop longtemps !

Il est bon de rappeler qu’un smartphone n’est pas un routeur. C’est une solution de dépannage dont l’utilisation ne devrait pas excéder quelques dizaines de minutes. En plus de consommer votre 4G et votre batterie, le partage de connexion va avoir une forte tendance à faire chauffer votre smartphone, ce qui n’est pas très bon pour votre matériel. Un usage excessif sur le long terme pourrait même réduire la durée de vie de votre téléphone.

Par contre, dans le cadre d’un usage raisonné et ponctuel, cela ne constitut pas de danger, et il faut bien avouer que c’est une solution bien pratique. Par exemple pour pouvoir travailler de n’importe où avec votre ordinateur portable, même dans les transports, ou bien pour dépanner un ami.

Il est à noter, que, comme dans l’utilisation classique de n’importe quel réseau WiFi, une fois qu’un client (dans le sens appareil client) s’est connecté une fois, il sera en mesure de se reconnecter, sans votre consentement, tant que le hotspot sera activé, ou tant que vous n’aurez pas changé le SSID ou le mot de passe.

C’est donc une assez bonne idée, si vous partagez votre connexion avec quelqu’un d’extérieur à votre cercle de proches, de changer le nom et le mot de passe de votre hotspot WiFi par la suite.

« Dis, tu peux te mettre en partage de connexion ? »

Si, c’est vous qui profitez des largesses du smartphone de quelqu’un, il y a aussi une recommandation importante.

Il est préférable d’éviter de se connecter à un hotspot que l’on ne connait pas tout comme n’importe quelle connexion publique. Et si vous n’avez pas le choix, c’est une bonne idée d’utiliser un VPN. Je m’explique : rien ne vous garantit qu’il n’y ait pas, sur le smartphone qui produit le réseau WiFi, d’application permettant de capter vos données… On appelle cela un « hotspot honneypot » en anglais ou « point d’accès pot de miel » en Français, comme les guepes se faisant pieger par le miel sucré en été, nous nous faisons piéger par la promesse d’un WiFi gratuit !

Si vous n’avez pas de VPN et que vous devez impérativement vous connecter à ce hotspot, alors, mieux vaut ne pas tenter le diable, et ne pas ouvrir d’application sensible comme par exemple votre application bancaire.

Bref, si on met de côté les risques pour votre batterie, votre forfait, et plus rarement les composants de votre téléphone, et que l’on considère que vous partagez votre connexion qu’avec vos propres appareils ou ceux de vos proches, alors il s’agit d’une technologie particulièrement pratique qui vous sortira de nombreuses situations complexes. Mais il s’agit de rester prudent et de ne pas oublier que cela peut constituer un risque quand on se connecte à un réseau WiFi que l’on ne connait pas.

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10 July 2020

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Municipales 2020 : bilan de la campagne

Le 10 July 2020 à 14:35:36

À l'occasion des élections municipales de 2020, l'April a proposé aux personnes candidates de signer le Pacte du Logiciel Libre afin de marquer leur engagement, si elles sont élues, à mettre en place une priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts dans leur collectivité. Le 28 juin 2020 – trois mois après le premier tour et dans le contexte particulier de la crise sanitaire – a eu lieu le second tour de ces élections à l'issu duquel 4 des signataires ont été élu⋅es maires de leur commune, dont 3 parmi les 10 villes les plus peuplées de France. L'Association a également pris part à l'initiative collective du Pacte pour la transition.

L'April félicite ainsi Michèle Rubirola, nouvelle maire de Marseille, Christian Gatard, réélu à Chambray-lès-Tours, Michaël Delafosse, nouveau maire de Montpellier et Grégory Doucet, maire nouvellement élu à Lyon. Elle félicite plus globalement l'ensemble des personnes signataires élues au sein des conseils municipaux. L'association n'a pas mené une campagne aussi active que lors des élections précédentes. Un grand merci à toutes les personnes qui ont participé à cette campagne et qui ont pris contact avec les listes candidates ; grâce à leurs actions il y avait au premier tour 44 listes signataires (avec une personne candidate ou plus), dont 35 têtes de liste.

L'April prendra rapidement contact avec les équipes nouvellement mises en place, afin de voir comment elles entendent donner corps à leur engagement pour une priorité aux logiciels libres dans les mois et années à venir.

L'April avait également pris part à l'initiative du Pacte pour la Transition dont le but était de proposer des mesures concrètes pour construire des communes plus écologiques, plus solidaires et plus démocratiques. Elle était porteuse d'une proposition : « Donner la priorité au logiciel libre dans le service public pour une informatique loyale au service de l'intérêt général » qui s'accompagnait de ressources utiles, d'argumentaires et d'exemples d'actions à mener au sein des collectivités. Vous pouvez retrouver les signataires du pacte par code postal. Un bilan détaillé devrait être disponible d'ici quelques semaines.

L'April encourage chacun et chacune à s'appuyer sur ces ressources pour porter les mesures du Pacte pour la transition, comme celles du Pacte du logiciel libre, auprès des majorités nouvellement élues tout au long de leur mandat.

Municipales 2020 - Liste des signataires du Pacte du Logiciel Libre

Le 10 July 2020 à 14:32:48

Afin de marquer leur engagement pour le logiciel libre des candidat⋅es aux élections municipales des 15 et 22 mars 2020 ont choisi de signer le Pacte du Logiciel Libre de l'April. Par cette signature ces personnes s'engagent à oeuvrer pour une informatique libre au service de toutes et tous, notamment en mettant en place une priorité au logiciel libre et aux formats ouverts dans leur collectivité.

Télécharger le PDF du Pacte du logiciel libre

L'April les remercie pour leur engagement, et invite bien sûr toutes les autres personnes candidates à faire de même. Les enjeux liés à l'informatique sont imminament politique, et le logiciel libre — incarnation de la devise « liberté, égalité, fraternité » — est une brique fondamentale por une informatique libre et loyale au service de l'intérêt général. Cette page, qui sera mise à jour régulièrement, liste les signataires par département, en précisant la municipalité concernée et la liste du ou de la candidate.

L'April encourage toutes celles et ceux qui le souhaitent à contacter les listes candidates, particulièrement les têtes de liste, pour les encourager à signer le Pacte du Logiciel Libre et profiter de l'occasion pour les sensibiliser aux enjeux des libertés informatiques. Plusieurs ressources sont disponibles sur la page d'annonce du pacte pour les municipales de 2020.

Il y a actuellement 44 listes signataires (avec une personne candidate ou plus), dont 35 têtes de liste.

Liste des signataires du Pacte du Logiciel Libre :

Allier (03)

  • Bellerive sur Allier :
    • Jean-Marc Petitel, Europe Écologie Les Verts, 15e sur la liste

Aude (11)

  • Narbonne :
    • Nathalie Delvallez, Impulsion citoyenne, tête de liste

Aveyron (12)

Bouches du Rhône (13)

  • Pennes Mirabeau :
    • Rosy Inaudi, Nous Pennois écologiste citoyens solidaires, tête de liste.
  • Marseille :

Drômes (26)

  • Romans-sur-isère :
    • Collectif pour Romans, plusieurs candidat⋅es de la liste : Julie Maurel (tête de liste), Jean-Marie Chosson (2e), Christian Bareau (4e), Émilie Grillot (7e), Alexandre Valayer (8e), Morgane Desmares (9e), Bernard Duffour (12e), Stéphane Cuoq (14e), Catherine Lévêque (15e), Jean-Marie Largeau-Abad (18e), Seyda Aktan (19e), Jean-Pierre Imbert (22e), Sabine Chabray (23e), Olivier Tarnaud (24e), Sylvain Arnoux (26e), Bernard Piquet (28e), Manon De Tonnac (29e), Clara Vieuguet (31e), Thierry Perrot-Minot (40e), Elizabeth Bouzon et Marie-Pascale Rossetto.

Finistère (29)

  • Brest :
    • Ronan Pichon, Brest écologie solidarités, tête de liste.

Gard (30)

  • Nîmes :

Haute Garonne (31)

Hérault (34)

Ille-et-Vilaine (35)

Indre-et-Loire (37)

  • Chambray-lès-Tours :
    • Christian Gatard, sans étiquette, tête de liste
  • Joué-lès-Tours :
    • Francis Gérard, Parti Socialiste, tête de liste
  • Saint-Avertin :

Isère (38)

  • Le Sappey en Chartreuse :
    • Brigitte Dumoulin, Sappey2020, 10e sur la liste.
  • Voreppe :
    • Fabienne Sentis, Voreppe Avenir, tête de liste.

Loire-Atlantique (44)

  • Le Landreau :
    • Jacques Rouzineau, ETHIC, tête de liste.

Morbihan (56)

Nord (59)

Oise (60)

  • Creil :
    • Thierry Brochot, L'écologie pour Creil, tête de liste

Rhône (69)

Savoie (73)

  • Chambéry :
    • Aurélie Le Meur, Chambecitoyenne (soutenu par EELV), tête de liste. Alain Caraco et François Van Der Biest, respectivement 12e et 44e sur la liste, ont également signé le pacte.

Seine-Maritime (76)

Var (83)

  • Le Revest-les-Eaux :
    • Pour le Revest, une alternative de démocratie, plusieurs candidat⋅es de la liste : Jean-Philippe Feraud (tête de liste), Marie-Hélène Taillard (4e), Dominique Doublet (5e), Gérard Alamome (7e), Marie-Claude Rocchi (8e), Patrice Rugo (9e), Patricia Fromage (10e), Maryse d'Ollonne (12e), Claire Force-Manivel (14e), Cédric Milan (15e), Jean-Claude Eymery (17e), Marie-Christine Gallardo (18e), Muriel Vergne (20e), Stéphane Plessis (23e), Jeanne Brémond (26e), Pierrette Masini .
  • Toulon :
    • Olivier Lesage, Alliance Écologiste Indépendante, tête de liste.

Vendée (85)

  • Fontenay le comte :
    • Hugues Fourage, Partie socialiste, tête de liste.

Vosges (88)

  • Bult :
    • Christophe Brocard
  • Charmes :

Essonne (91)

Haut-de-Seine (92) :

Seine-Saint-Denis (93)

april.png Nouvelles April

Le contrôle social par la surveillance – Félix Tréguer - Ceci n’est pas une parenthèse

Le 10 July 2020 à 13:26:22


Logo La Quadrature du Net

Titre : Le contrôle social par la surveillance
Intervenant·e·s : Félix Tréguer - Malika Barbot
Lieu : Ceci n’est pas une parenthèse #6 - Radio Parleur
Date : mai 2020
Durée : 38 min 29
Visionner la vidéo
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : logo de La Quadrature du Net - Licence Creative Commons [https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.fr CC BY-SA 4.0]
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l'April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description

L’événement est historique. Avec la pandémie, le système économique et nos modes de vie se figent. Déjà, certain·es poussent vers une reprise « comme avant ». Contre cette vision, des voix s’élèvent. Avec Ceci n’est pas une parenthèse, Radio Parleur vous propose une série de podcasts pour entendre celles et ceux qui pensent aujourd’hui à un lendemain différent.
État d’urgence sanitaire, application StopCovid, drones, back-tracking, censure, surveillance… Les pratiques liées au contrôle social peuvent faire peur. Pour ce sixième épisode de Ceci n’est pas une parenthèse, nous recevons Félix Tréguer, chercheur associé au centre Internet et Société du CNRS.

Transcription

Plusieurs voix off : Ceci n’est pas une parenthèse, les entretiens de Radio Parleur sur le monde d’après.
Il y a des gens qui ont méprisé ceux qui ne sont rien, les derniers de cordée qui étaient invisibilisés et j’espère que dans le monde d’après on va changer ce regard.
Le confinement et la manière dont ça a été géré a mis en lumière des grosses inégalités sociales.
Je crois qu’il faut se diriger petit à petit vers plus d’autonomie, plus de responsabilité.
J’adore ton intelligence.

L’évènement est historique. Notre système économique, nos modes de vie, l’école du petit dernier, le coiffeur du coin de la rue, tout est à l’arrêt, tout s’est immobilisé, confiné, bien obligé face à un micro-organisme, un virus moteur d’une pandémie, une maladie qui, pour la première fois de mémoire d’humain, s’est répandue sur toute notre planète. Face à cela la politique, le financier, l’économique rêvent d’un simple passage à vide, d’un arrêt brutal qui n’empêchera pas tout de reprendre comme avant. Pourtant, de semaine en semaine, de milliard en milliard, de relance en relance, l’évidence s’impose. Ceci n’est pas une parenthèse. Tout est changé par le virus. Les dogmes sont enfin ébranlés, les débats sont à nouveau ouverts. Et ces voix, ces revendications, ces exigences qui s’élèvent pour penser un monde différent et pointer les errements de l’actuel, on vous propose de les entendre sur Radio Parleur.
Ceci n’est pas une parenthèse, c’est une série d’entretiens menés par notre rédaction avec celles et ceux qui pensent déjà à l’après. Des discussions en trois parties pour penser l’après pandémie : Qu’est-ce qui s’arrête ? Qu’est-ce qui s’accélère et comment ne pas la refermer cette parenthèse ?

Épisode 6, « Le contrôle social par la surveillance » avec Félix Tréguer.

Première partie. Ce que la crise accélère.

Malika Barbot : Aujourd’hui on est avec Félix Tréguer. Bonjour.

Félix Tréguer : Bonjour.

Malika Barbot : Vous êtes chercheur associé au Centre Internet et Société du CNRS. Vous êtes l’un des fondateurs de La Quadrature du Net1, une association qui milite pour les libertés fondamentales sur Internet, elle lutte contre la censure et la surveillance. Vous êtes aussi l’auteur de L’utopie déchue, une contre-histoire d’Internet paru en septembre 2019 aux éditions Fayart.
On va commencer par évoquer ce que la pandémie renforce mais avant tout, si on regarde historiquement, dans quelle mesure l’utilisation de moyens de surveillance est-elle quelque chose de nouveau pour faire face à des crises sanitaires ?

Félix Tréguer : En fait, c’est plutôt une constante dans l’Histoire. En réalité, c’est peut-être quelque chose qu’on avait oublié. On avait sans doute oublié ces liens extrêmement étroits entre la santé publique et, en tout cas, une forme de rationalité médicale et la raison d’État. À travers les siècles, en effet, une des grandes menaces sur les sociétés humaines, sur les économies et les formes politiques étatistes, ce sont, bien évidemment, les pandémies accélérées, favorisées par le développement du commerce international et les concentrations humaines dans les aires urbaines, à fortiori à l’ère d’un capitalisme industriel et mondialisé.
À travers les siècles, en effet, la survenue de crises sanitaires a été très régulièrement un contexte propice à l’apparition ou plutôt à l’amplification de nouvelles formes de contrôle social, de surveillance. On peut penser évidemment aux écrits de Foucault assez célèbres sur la question. Michel Foucault, le philosophe français qui, dans Surveiller et punir, a rappelé à quel point le régime de contrôle disciplinaire s’épanouit dans les sociétés industrielles du 19e siècle. Celui-ci apparaît selon les périodes sous forme d’un prototype ou d’un paradigme dès le début du 18e siècle dans les modes de gestion des dernières épidémies de peste qui ont frappé l’Europe. Il rappelle les règlements de police adoptés à l’occasion de ces épidémies qui aboutissent, en fait, à un quadrillage de l’espace, au fait d'avoir un contrôle très surveillé de l’espace et un enfermement des corps dans les maisons qui sont surveillées par les autorités.
On peut se rappeler, par exemple, que la dernière grande peste qui a touché le sol français c’était la peste de Marseille autour de 1720. C’est une époque où se développent de nombreux registres et autres fichiers de police. Cette crise est l’occasion, du coup, de faire proliférer comme ça des fichiers d’abord sur les morts, ensuite sur les familles des malades, sur certaines populations dont on estime qu’elles présentent des risques particuliers tels que les forçats ou les prostituées.
Un second exemple historique assez important parce que, quelque part, il renvoie là encore à des formes de contrôle social dominantes dans leur logique et qui sont un peu différentes des logiques disciplinaires dont parlait Foucault dans Surveiller et punir, ce sont les épidémies du 19e siècle, notamment les épidémies de choléra. On voit apparaître certaines innovations dans les modalités de régulation qui visent à favoriser, déjà à relâcher un petit peu les mesures très coercitives liées au mode de gestion des épidémies traditionnelles, les quarantaines, le quadrillage de l’espace dont nous parle Foucault, qui sont très mal vécues par les populations et qui restent associées un petit peu à une forme d’archaïsme et à une forme très autoritaire dans la gestion du risque sanitaire. C’est notamment en Angleterre, qui est l’empire commercial de l’époque, qui va exporter ces mesures de contrôle à travers les ports, le long des routes commerciales, pour relâcher les contrôles sur le sol intérieur, sur le sol britannique. Donc on a ces contrôles qui sont, comme ça, exportés à l’étranger et, sur le sol britannique, on passe à un régime qui est moins coercitif et qui s’appuie beaucoup sur la responsabilité individuelle. L’idée c’est que les personnes susceptibles d’être malades sont responsables juridiquement et pénalement s’il le faut, du risque qu’elles feraient encourir à d’autres personnes dans l’espace public, dans les lieux de réunion comme des commerces ou des cafés.
Donc ça renvoie à une forme de relâchement, en fait, des mesures les plus coercitives, mais à des modes de contrôle qui s’appuient sur la responsabilité individuelle et ça fait largement écho à ce à quoi on est confronté à l’heure actuelle, on pourra y revenir.

Malika Barbot : Justement, dans le contexte actuel, le 2 juin l’application StopCovid2 devrait être disponible. Pour rappel, elle s’appuierait sur la technologie du Bluetooth pour retracer l’historique des relations sociales sur la base du volontariat. Vous disiez dans Le Point qu’un discours tend à dire que se localiser ça deviendrait un acte citoyen. En quoi c’est un discours qui est culpabilisant et qui le produit ?

Félix Tréguer : C’est un discours et notamment cette citation émane d’une des premières personnes en France à avoir brandi cette solution comme une modalité efficace de gestion du risque sanitaire et du risque de contagion. C’était vraiment dans les tous premiers jours du confinement en France, fin mars, le patron d’une agence web, d’une agence de communication qui avait développé une application de ce type, qui n’a finalement jamais été distribuée parce que, sans doute, les autorités sanitaires et l’État lui ont indiqué que ce n’était pas une bonne idée de travailler à une solution de ce type et qu’il fallait privilégier une solution coordonnée par les autorités. Mais vraiment, dans son discours, il y avait cette idée que se géolocaliser est en effet un acte citoyen. C’était encore l’époque où les solutions brandies s’appuyaient sur la géolocalisation permise par les téléphones portables. Aujourd’hui les modèles techniques privilégiés s’appuient sur la technologie Bluetooth pour repérer les téléphones portables alentour. Il faut rappeler que le backtracking c’est en gros l’automatisation d’une vielle technique bureautique de gestion du risque épidémiologique, c’est-à-dire qu’il y a des équipes de médecins, de soignants, de bénévoles, qui appellent des personnes malades pour essayer de voir avec elles, au travers d’entretiens approfondis, avec quelles personnes elles ont pu être en contact, qui donc ont été exposées à un risque de transmission, pour les contacter à leur tour et leur rappeler la nécessité de s’isoler et de se faire tester, etc.
Ce qui est frappant dans cette histoire, c’est cette solution qui a occupé vraiment de manière centrale le débat public sur la manière dont gérer au mieux le risque sanitaire, le risque épidémiologique. C’est d’abord l’efficacité extrêmement douteuse d’un dispositif de ce type qui est très expérimental, qui ne peut pas couvrir toute la population, ce qui obère aussi de son efficacité. Il faut rappeler qu’il y a seulement deux tiers de la population française qui possède un smartphone soit pour des raisons économiques soit pour des raisons idéologiques parce qu’on peut refuser, par exemple, d’avoir un outil de surveillance dans sa poche qui nous géolocalise et nous rend plus facilement surveillable de manière continue. Ça c’est la question de l’efficacité qui reste vraiment très douteuse, d’ailleurs même les ministres qui ont passé des semaines entières, à longueur de journée, à communiquer sur cette application, le reconnaissaient eux-mêmes « on n’est pas sûr que ça marche ».
C’est présenté pour l’instant comme une démarche volontaire, là encore il faudra voir si on ne va pas vers un modèle plus coercitif dans la mesure où l’efficacité de cette application n’est pas du tout avérée, mais, pour faire le lien peut-être avec des épisodes historiques passés et parler un peu de notre époque, ce qui est frappant c’est qu’en fait à la fois dans cette logique d’automatisation et cette logique d’une démarche volontaire, il y a vraiment une espèce de tropisme néolibéral assez évident. C’est utiliser l’informatique pour permettre à des processus bureaucratiques de passer à l’échelle, de scaler comme on dit. En fait, à travers l’autonomisation, on peut faire avec beaucoup moins d’argent, beaucoup moins de moyens, ce que ces quelques équipes de dizaines, de centaines, peut-être de milliers dans certains cas, de personnes faisant du contact tracing à la main, j’ai envie de dire, en appelant les gens au téléphone. Tout ça c’est assez coûteux. Le faire passer à l’échelle c’est compliqué, budgétairement ce serait coûteux, donc on décide d’automatiser.
Là je pense que ça renvoie à des processus qui traversent l’ensemble du champ bureaucratique, de Parcoursup3 à l’intelligence artificielle qui orientera bientôt les demandeurs d’emploi, la dématérialisation des services publics à travers ces formes d’automatisation. Il y a une rationalité budgétaire qui préside à ces développements et qui s’inscrit à plein dans le néolibéralisme.
Le second point c’est cette idée de démarche volontaire, de responsabilisation individuelle, ça renvoie, en fait, aux théories comportementalistes du coup de pouce, ce qu’on appelle le nudge en anglais, cette idée d’une forme de gouvernement des sujets qui s’appuie sur tout un tas d’incitations, d’interfaces qui vont inviter, inciter les individus à adopter les bons comportements. Donc là, à travers cette application qui nous enverra toutes sortes d’informations, notamment des alertes en cas de risque, l’idée c’est qu’on va pouvoir aiguiller au mieux les individus et les amener, comme ça, à adopter ces bons comportements.
Ce qui est gênant aussi c’est que ça participe d’une forme d’acculturation générale à la surveillance. En fait, je reviens à cette phrase « se géolocaliser ou se backtracker à travers ces applications est un acte citoyen », c’est en fait cette idée qui est déjà assez répandue et qui est un peu un symptôme de notre époque, que se surveiller, s’équiper de ces dispositifs numériques qui sont autant de traceurs, c’est quelque chose de positif, c’est une solution à des problématiques en l’occurrence sanitaires extrêmement complexes, et ça renvoie, en fait, à une forme de solutionnisme technologique. Et cette idée que la technologie est toujours une réponse à des problématiques politiques est une idée fausse et dangereuse mais qui joue à plein à l’aune de cette crise.

Malika Barbot : La technologie c’est aussi les drones. Ils ont été utilisés pour faire respecter le confinement à Nice, Paris, Montpellier ou encore Rennes. La Quadrature du Net et la Ligue des droits de l’homme ont alors déposé un recours en justice sur leur utilisation. Qu’est-ce qui vous a poussé à le déposer ?

Félix Tréguer : À La Quadrature du Net, ça fait depuis le mois de septembre qu’on a lancé une campagne qu’on coordonne et qui implique d’autres organisations, d’autres associations, notamment la Ligue des droits de l’Homme, pour documenter, en fait, l’arrivée de nouvelles technologies policières dans l’espace public urbain. Ça concerne la vidéosurveillance automatisée dont l’une des applications est la reconnaissance faciale et le fait qu’aujourd’hui de plus en plus les parcs de caméras de vidéosurveillance dans les grandes villes sont branchés à des algorithmes qui vont analyser automatiquement, là encore, les flux pour essayer de repérer des évènements suspects sur la voie publique. Ça concerne aussi des dispositifs de police prédictive qu’on voit être expérimentés dans des villes comme Nice ou Marseille.

Parmi cet attirail de technologies sécuritaires depuis le big data on voit en effet, là, en l’occurrence, ce n’est pas du big data nécessairement, mais ces drones, donc ces gadgets, ces aéronefs pilotés à distance qui sont généralement équipés de caméras ou de haut-parleurs, qui sont utilisés depuis plusieurs années, c’est notamment ce qu’on cherche à documenter avec cette campagne Technopolice4, sur technopolice.fr, je vous invite à aller voir le travail collectif, c’est une campagne participative où chacun et chacune peut participer. Les drones ça fait vraiment partie de ces technologies qu’on voit et dont l’usage est largement amplifié par la crise. C’est-à-dire que c’était utilisé notamment pour surveiller les manifestations depuis plusieurs années, mais c’était un usage extrêmement parcimonieux qui, pour le coup, est là-aussi passé à l’échelle, s’est démultiplié à l’aune de la crise. On a vu, en effet, des drones être utilisés pour surveiller les populations, s’assurer du respect des règles de distanciation sociale. Les différents services de police font en général des contrats avec des start-ups qui leur louent ces appareils au prix fort, qui vont ensuite leur permettre de filmer, de diffuser des messages de prévention, de filmer les gens pour guider les patrouilles et ce type d’usage.
Le problème, et ça on s’en était rendu compte avant même la crise, mais voir cette amplification très forte depuis quelques semaines nous inquiète très largement. Nous on refuse ces technologies, on pense que ce sont des modalités de contrôle et de surveillance qui sont déshumanisantes et problématiques et qu’on doit les refuser, mais en plus c’est illégal. En gros c’est un décret adopté il y a quelques années qui régule l’utilisation des drones par les pouvoirs publics. En gros le décret dit « pour tout ce qui relève de la sécurité publique, toutes les garanties, toutes les règles fixées par ailleurs dans le décret ne sont pas applicables ». Donc il y a une forme de dérogation totale pour les usages policiers des drones qui fait qu’ils ne sont pas du tout encadrés en droit et en droit c’est une jurisprudence constante, notamment de la Cour européenne des droits de l’homme : les mesures de surveillance qui ne sont pas encadrées en droit, qui ne s’accompagnent pas de garanties juridiques suffisantes pour protéger les droits et libertés, en l’occurrence notamment le droit à la vie privée ou le droit d’aller et venir, sont illégales. Donc ce sont les arguments qu’on fait valoir aujourd’hui à travers ce recours. On a été audiencés devant Conseil d’État dans le cadre d’une procédure en référé. On demande au Conseil d’État d’ordonner à la préfecture de police de Paris de cesser l’utilisation illégale des drones.

Malika Barbot : Pour continuer sur les outils, on a vu, à Hong-Kong, que les voyageurs arrivant sont placés en quarantaine avec un bracelet électronique, ils ont aussi l’obligation de télécharger une application. Vous l’avez un peu évoqué avec la normalisation, mais est-ce que ce genre de pratique tend à se répandre de manière plus large ?

Félix Tréguer : Oui. On le voit à Hong-Kong, on le voit en Europe par exemple en Pologne où les personnes mises en quarantaine devaient envoyer régulièrement, à travers une application « proposée », entre guillemets, par la police, un selfie depuis leur intérieur à chaque qu’on leur envoyait un SMS leur demandant de le faire pour contrôler le fait qu’elles étaient bien chez elles.
Dans une province australienne, le gouverneur a aussi autorité pour faire installer des dispositifs, des objets connectés dans les domiciles des personnes mises en quarantaine, ça peut être des caméras de vidéosurveillance ou des sortes de bracelets électroniques qui seraient connectés et qui, là encore, pourraient attester qu’une personne respecte bien ses obligations de quarantaine.
En Russie, plus franchement dans le camp des démocraties dites libérales, c’est la reconnaissance faciale qui est utilisée partout dans Moscou pour, là encore, repérer les trombines des personnes qui ne respecteraient pas leurs obligations de confinement.
Donc on voit, comme ça, un florilège de technologies sécuritaires être utilisé dans le cadre de cette crise. Il y a aussi les caméras thermiques dont on pourrait parler, qui sont assez largement utilisées en Europe.
En fait, beaucoup des technologies un peu flippantes, un peu effrayantes sur lesquelles on travaille depuis plusieurs mois dans le cadre de cette campagne, c’est une espèce de florilège et d’explosion tous azimuts qui les fait proliférer avec des justifications qui ne sont plus, comme c’était le cas il y a encore quelques mois, fondées sur la peur du risque terroriste ou de la délinquance ou un discours plus technocratique lié à l’optimisation des activités de police ou de la gestion des villes dans les Smart Cities, qui étaient un peu les grandes catégories du discours promouvant ces technologies dans l‘espace public urbain. Là c’est pour faire appliquer les règles de distanciation sociale. Ce qui est intéressant c’est qu’on est à la fois dans des choses qui arment une forme de coercition – on l’a largement vu en France avec le déploiement policier massif, les verbalisations par millions et les contrôles très nombreux pour faire respecter les règles de confinement qui étaient une forme d’assignation à résidence, qui s’assimile à des mesures privatives de liberté assez drastiques. Il y a ces logiques plus souples, en apparence moins attentatoires aux libertés, basées sur une démarche volontaire, c’est l’exemple du backtracking qui nous est proposé aujourd’hui. On voit comment en fait, à travers ce spectre de pratiques de contrôle social plus ou moins coercitives, les dernières avancées en matière de technologie numérique, en matière d’informatique, sont mobilisées pour resserrer les mailles du contrôle social.

Plusieurs voix off : Ceci n’est pas une parenthèse.
Les entretiens de Radio Parleur sur le monde d’après.
Plus rien ne sera jamais comme avant, mais tout doit rester comme avant.
Une petite partie de beach-volley ? Ouais !
Vous vous trompez lourdement si vous pensez qu’en réalité le monde d’après on verra après.
Ohhh !
Vous devriez préparer le monde d’après si tant est que vous y croyez vraiment, déjà dans ce plan d’urgence, et ce n’est pas le cas.
C’est ce qu’on va voir.

Deuxième partie. Ce que la crise met à l’arrêt.

Malika Barbot : On va maintenant passer à une partie sur ce que la pandémie ralentit et c’est notamment les libertés individuelles. L’état d’urgence sanitaire a été instauré le 24 mars dernier. Il est prolongé au moins jusqu’au 10 juillet, d’ailleurs l’avocat Raphaël Kempf évoquait le sujet au micro de Radio Parleur il y a quelques jours.
Quelle est votre position sur cette prolongation, puisque certains s’inquiètent par exemple de son inscription dans le droit commun ?

Félix Tréguer : C’est en effet un risque typique des dispositifs d’urgence qui créent une forme de sédimentation des mesures dérogatoires, des mesures adoptées sous le coup de l’exception mais qui, en fait, banalisent des pratiques policières qui sont déjà en devenir, qui sont parfois émergentes, pas encore complètement installées. C’est le cas des drones, on en a largement parlé, mais il y a plein d’autres logiques de ce type, on l’a vu parle passé. En effet, les dispositifs légitimés dans le cadre de l’urgence et de l’exception sont inscrits dans le droit et tendent à devenir constants.

Dans les cours de droit public, quand on est étudiant en droit, on nous parle souvent de l’effet cliquet. L’effet cliquet c’est cette idée que le progrès des libertés serait constant et à chaque fois qu’une nouvelle liberté ou une nouvelle disposition protégeant les libertés fondamentales, les libertés publiques, apparaît en droit, il y a comme un effet cliquet qui fait qu’on ne revient pas en arrière. Ça me semble être l’un des grands mythes, des grandes fictions juridiques que cette idée d’un progrès continu des libertés. On peut le mesurer à l’aune de ces dernières années et de ces dernières décennies même, l’effet cliquet semble davantage valoir pour les dispositifs de contrôle social légitimés par l’exception que pour les libertés. On est plutôt dans une tendance à un recul, en effet tendanciel, du champ de la protection juridique des libertés.
C’est évidemment ce que fait craindre cet état d’urgence prolongé qui s’accompagne, en plus, d’un contrôle notamment parlementaire extrêmement lacunaire.
Au-delà du backtracking, des drones, des technologies de surveillance dans l’espace public urbain, il y a aussi eu la création à travers cette dernière loi de nouveaux fichiers pour permettre de repérer les personnes malades et ensuite les personnes à risque, notamment celles repérées au travers des politiques de contact tracing menées par des équipes médicales ou de soignants. De nombreux soignants justement, de nombreux médecins, certains syndicats ont dénoncé l’atteinte très forte au secret médical, au fait que des personnes pas du tout habilitées, habituées à manipuler des données de santé extrêmement sensibles y étaient autorisées dans le cadre de ces nouveaux dispositifs. Donc il y a, comme ça, tout un emballement, un effet de contamination juridique et de création de nouvelles pratiques de surveillance qui dépassent le champ du numérique.

Un autre aspect, une autre des modalités de surveillance qui prospère à l’aune de la crise, c’est aussi une forme d’autosurveillance justement, de contrôle des citoyens par les citoyens, de contrôle beaucoup plus horizontal. On lisait notamment, dans les premières semaines du confinement, que les standards des services de police ou de gendarmerie étaient saturés d’appels de personnes voulant délater le fait que leur voisin ou leur conjoint ou des connaissances ou des quidams se baladaient dans la rue sans aucune justification.
C’est d’ailleurs l’effet à la fois du discours sur la crise, du discours très guerrier qui a été brandi par les autorités, notamment par le président de la République Emmanuel Macron avec son anaphore « nous sommes en guerre, nous sommes en guerre » dans son discours du 16 mars ou du 15, tout le vocabulaire guerrier largement mobilisé sur les médecins, les agriculteurs au front et tout ça, les appels à l’unité nationale pour mieux justifier de ne surtout pas critiquer les modalités de gestion de crise. Tout ça apporte des effets en réveillant des tempéraments autoritaires chez les sujets, chez nos concitoyens avec, aussi évidement, cette peur entretenue par le discours sur le risque sanitaire qui conduit à ces comportements de délation, de contrôle. Là encore ce sont des formes d’évolution anthropologiques, culturelles, qui risquent d’avoir des effets de long terme et qui pourraient être inquiétantes s’il n’y a pas rapidement de réaction et si on n’arrive pas aussi à cultiver des modalités de résistance,

Malika Barbot : On va revenir sur cette notion de peur dans une dernière partie. Mais sur les libertés individuelles, la volonté du gouvernement de maîtriser l’information sur Internet semble se renforcer, on l’a vu pendant la pandémie avec une page reprenant les bons articles de fact-checking – elle n’existe plus depuis –, on le voit avec la loi Avia5 passée à l’Assemblée. Comment est-ce que ce contrôle participe à freiner les libertés individuelles sur Internet ?

Félix Tréguer : Là encore, c’est plutôt un approfondissement de tendances qui étaient déjà à l’œuvre avant la crise, c’est typiquement le cas de la loi Avia où la lutte contre les discours dits de haine, sexistes, homophobes, racistes, était instrumentalisée pour justifier l’installation de nouvelles modalités de censure aboutissant à un recul très fort des libertés publiques.
En gros, pour parler d’Internet qui est vraiment mon terrain d’expertise ,disons, ce qui se dessine et sans doute l’évolution majeure de ces dernières années, c’est la mise en place de formes de partenariats public-privé où on passe d’un régime où la liberté d’expression est normalement une liberté centrale, fondamentale, primordiale en démocratie, et c’est pour ça qu’elle fait l’objet de protections spéciales : certaines professions associées à cette liberté, notamment les journalistes, font l’objet de protection statutaire. Elle s’incarne en droit, en France, dans un texte très imparfait, néanmoins important, qui est la loi de 1881 sur la liberté de la presse et qui posait à l’époque, au gré d’un siècle de luttes extrêmement fortes pour la protection de la liberté d’expression et contre la censure, ce principe fondamental d’une protection judiciaire au travers d’audiences publiques, à travers des garanties particulières en termes de procédure devant un juge judiciaire.

C’est ce principe fondamental du libéralisme politique dans ses aspects protecteurs des libertés publiques qui est en passe d’être remis en cause aujourd’hui à l’heure du numérique au travers de ses partenariats où, en fait, les missions de censure, de contrôle de la liberté d’expression, sont de plus en plus déléguées par les gouvernements aux grands acteurs de l’économie numérique, les grands prestataires de réseaux sociaux – Google, Facebook, Twitter et d’autres – à travers de nouvelles obligations juridiques qui poussent ces acteurs, à travers leurs algorithmes, à travers les dizaines de milliers de petites mains de la censure, ces travailleurs précaires embauchés aux quatre coins du monde pour cliquer à la chaîne et juger, en fait, de la conformité de tel ou tel contenu vis-à-vis des conditions d’utilisation de ces plateformes. Ces nouveaux dispositifs de censure sont entièrement privatisés mais sont installés à l’initiative des gouvernements. Ça s’assimile à un contournement du juge judiciaire, donc à un recul vraiment très important des libertés.
D’ailleurs, pour en revenir à la crise actuelle, au tout début de la crise sanitaire, l’un des premiers échanges, l’une des premières actions conjointes de ces grands acteurs de l’économie numérique, notamment Google et Facebook, et des autorités de différents pays, ça a été de s’organiser pour faire la chasse aux fausses rumeurs et les censurer de manière la plus automatisée possible au travers des algorithmes d’analyse, de détection et de retrait des contenus litigieux. Il y a une forme de lutte contre, disons, les fake news et les fausses nouvelles liée à la crise sanitaire. On pourrait trouver ça pertinent et légitime. Le problème c’est qu’il n’y a aucune visibilité sur ces processus. Il y a des milliers, voire des centaines de milliers d’articles de presse, de blogs, d’expression publique qui sont censurés, passés aux filtres de ces algorithmes sur lesquels on n’a aucune visibilité collective, aucune transparence sur les décisions de censure opérées par ces assemblages public-privé. Ce sont bien ces modalités-là de censure qui sont en train de prospérer, de se généraliser, à la fois au nom des discours dits de haine, au nom des discours faisant l’apologie du terrorisme.
Ce que montre aussi cette crise, justement sous couvert d’unité nationale, sous couvert de promouvoir des bonnes informations et des informations fiables sur la manière de se prémunir du risque épidémiologique, c’est à quel point, en fait, il y a une vraie tentation de la part des autorités de museler toute voix critique vis-à-vis de la gestion de crise du gouvernement. Je peux citer deux exemples pour illustrer cela. On a vu notamment une note du centre de recherche de la Gendarmerie nationale française sur l’antiterrorisme en cette période de covid qui, à côté de l’islamisme djihadiste extrémiste, à côté de l’ultradroite, parlait de publications de groupes émanant associés à ce qu’on appelle, ce que ces gens-là appellent, l’ultragauche et qui, parce qu’ils dénonçaient le spectre d’un État Big Brother, là je cite à peu près les mots de la note en question, estimait qu’il y avait une forme d’apologie du terrorisme qui légitimait des actions de sabotage d’infrastructures numériques, ce type d’actions qui ont émaillé l’actualité ces dernières semaines. En fait critiquer le fait que l’État, comme on le fait d’ailleurs à l’occasion de cette émission, critiquer le backtracking ou le fait que l’État déploie ses outils de contrôle social, ça s'assimile déjà, apparemment pour certains en tout cas, à une forme d’apologie du terrorisme.
Le deuxième exemple de cette volonté de censure c’est une circulaire qui a été envoyée par l’Éducation nationale aux directeurs d’établissements scolaires à travers le pays, qui invite à répertorier des discours critiques sur la crise et surtout à faire en sorte que les enseignants n’aient pas de propos polémiques – c’était le terme utilisé dans cette circulaire – vis-à-vis de l’action de l‘action des autorités pour gérer cette crise.

Malika Barbot : Nos libertés semblent aussi contraintes à travers notre biologie, nos propres corps. On veut tout connaître de nous, température, rythme cardiaque, nos visages, on est de plus en plus traduits en data, de moins en moins intraçables. Est-ce que ça veut dire que la science-fiction c’est maintenant ? Que l’anonymat est impossible ?

Félix Tréguer : Je pense que l’anonymat total c’est sans doute quelque chose d’impossible, en tout cas très difficile à atteindre, c’est difficile de parler en termes absolus évidemment, mais, de toute façon, ce qui compte c’est d’adopter des comportements qui minimisent, en fait, notre exposition à la surveillance. C’est extrêmement compliqué parce que cette société de la surveillance forme un système avec lequel on est obligé de composer. De la même manière qu’on peut trouver l’économie capitaliste industrielle extrêmement dangereuse et néfaste pour l’humanité, on est aussi obligé bien souvent de faire avec même si on cherche à s’en émanciper, on cherche à adopter des pratiques qui nous en protègent au maximum. De la même manière, avec la société de surveillance, avec la société numérique, on est obligé de composer avec, donc c’est extrêmement compliqué. L’enjeu c’est effectivement d’adopter des pratiques qui vont rehausser le coût de la surveillance, qui vont pouvoir faire valoir des formes de liberté et des tactiques nous permettant de nous protéger et d’éviter, le plus possible, ces modalités de surveillance. Mais c’est évidemment extrêmement compliqué dans une société très bureaucratisée comme la nôtre et très numérisée.
La contre-conduite stratégique qui consiste à se rendre anonyme reste praticable par certains aspects, mais elle ne sera jamais parfaite, on ne s’affranchira jamais du risque d’être identifié. On pourra rehausser le coût de la surveillance et c’est sans doute l’enjeu pour concevoir et mettre en place des pratiques de résistance à cette société de surveillance.

Plusieurs voix off : Vous, les humains, vous vous multipliez, vous vous multipliez jusqu’à ce que toutes vos ressources naturelles soient épuisées. Il y a d’autres organismes sur cette planète qui ont adopté cette méthode. Vous savez lesquels ? Les virus.
Si vous arrêtiez de gueuler un peu !

Ceci n’est pas une parenthèse.

Il n’y a pas une France il y a 10 000 France et je pense que c’est quelque chose que j’aimerais combattre.
Le monde d’avant n’est plus possible et plus envisageable, donc le Medef il faut qu’il comprenne que tout ça va être à l’État de payer quelque chose, il va falloir aussi que les grandes fortunes et les grandes puissances mettent la main à la poche.

Troisième et dernière partie. Et maintenant ?

Malika Barbot : Tout à l’heure vous avez évoqué le rôle de la peur qui semble aussi important dans le recours à la surveillance. Est-ce qu’on peut parler de déterminisme qui consisterait à faire reposer notre santé, notre sécurité, sur la technologie et pourquoi ?

Félix Tréguer : On en a un petit peu parlé, en effet, en discutant du backtracking. Je pense que c’est quelque chose d’endémique, c’est-à-dire que ce rapport à la technologie, cette idée qu’elle offre des solutions à des problèmes politiques, sociaux, économiques, très complexes, ça relève d’un imaginaire qui très ancien, même si aujourd’hui elle s’incarne à l’aune de ces technologies flambant neuf qui semble en effet relever de la science-fiction que sont les dernières technologies informatiques. Ça renvoie à une recherche d’efficacité, une volonté de maîtrise du monde, de nous-mêmes, une volonté de maîtrise de la part des grandes organisations, notamment de la part de l’État vis-à-vis de la société qu’ils entendent gouverner. Ces discours, cet imaginaire-là prolifère et il est largement intégré par chacun d’entre nous, par des formes d’assujettissement et de socialisation qui nous font épouser un peu ces logiques.
Je pense qu’une des modalités qu’on a expérimentées, parce qu’on n’en a pas beaucoup parlé, mais un des autres effets de la crise, on l’a pour le coup tous et toutes expérimenté à différents égards parce qu’il y a avait encore des gens qui étaient contraints et forcés d’aller travailler, de s’exposer aux risques ou, d’ailleurs, qui ne souhaitaient pas respecter les obligations de confinement, mais une grande partie d’entre nous avons été obligée – là c’est le cas, on enregistre cette émission à distance au travers de nos ordinateurs. On a fait l’expérience collective d’une société sans contact beaucoup plus massive que celle qu’on habitait encore il y a quelques semaines, qui était déjà très largement dématérialisée, où les interactions sociales se nouaient déjà largement à distance. Ça risque de durer encore de longs mois parce que la crise n’est pas finie, c’est dans doute un effet à long terme qu’on peut redouter à côté de l’installation plus profonde encore des pratiques de contrôle social.

Malika Barbot : Par exemple Corey Robin, qui est professeur de science politique américain, évoque la peur comme instrument de pouvoir. Il évoque aussi un libéralisme de la terreur développé après les attentats terroristes de 2001. Est-ce qu’on continue toujours un peu dans cette voie avec une nouvelle peur qui serait la maladie ?

Félix Tréguer : Je pense que c’est en effet un aspect. Après, on pourrait discuter de l’historisation, est-ce que c’est 2001, c’est toujours problématique de dire que ça a commencé en 2001, ce sont toujours des logiques qui sont reconfigurées par les crises, approfondies, réorientées parfois, mais qui ont toujours des racines historiques beaucoup plus anciennes. 2001 a été une crise antiterroriste qui a permis de généraliser des pratiques de surveillance, certaines technologies, certains programmes de contrôle, de surveillance, qui étaient déjà en germe, déjà en projet dès les années 90 notamment s’agissant de la surveillance d’Internet.
Le problème c’est qu’il y avait déjà l’ensemble de ces finalités, l’antiterrorisme, la lutte contre la délinquance, l’optimisation des politiques urbaines dans la Smart City. Et là, désormais, on a cette idée d’une société hygiéniste, devoir adopter des gestes barrières, la distanciation sociale et toutes ces nouvelles injonctions, toutes ces nouvelles peurs qui s’articulent à tout un tas de pratiques de contrôle. C’est donc une modalité de légitimation supplémentaire qui s’ajoute à des dérives qui étaient déjà très prégnantes et, en effet, on peut redouter la crise sanitaire pour cette raison et, en même temps, on peut aussi chercher au sein de cette crise à résister à ces injonctions, à trouver d’autres modalités de prendre soin de nos santés, refuser tout cet appareil technocratique et cette modalité de gestion de crise techno-policière qu’on a vu fleurir ces dernières semaines.

Malika Barbot : Internet est aussi un outil qui est utilisé dans les luttes, qui permet de faire émerger des solidarités. Comment fait-on pour que son utilisation ne soit pas à double tranchant ?

Félix Tréguer : C’est compliqué mais comme plein de pratiques militantes, comme plein de stratégies, il y a toujours des mauvais côtés, des formes d’ambiguïté, des limites.
Internet est très utilisé, notamment les réseaux sociaux centralisés soumis à ces dispositifs de censure dont on parlait tout à l’heure. On s’auto-justifie en se disant qu’aller sur ces réseaux sociaux c’est une manière de toucher des gens, de faire circuler l’expression critique, militante, des analyses, de toucher un public plus large et c’est sans doute vrai. Est-ce que c’est efficace pour autant, est-ce que le gain par rapport à des approches plus traditionnelles est avéré ? C’est plus discutable. En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’on s’expose à des formes de surveillance publique-privée, à des formes de censure, donc il y a une ambiguïté assez fondamentale. Pour le coup, je pense qu’il faut composer avec Internet et il faut chercher à utiliser Internet de la manière la plus raisonnée possible.

Je crois qu’il y a eu un surinvestissement dans ces technologies ces dernières années et qu’il faut se méfier et bien réfléchir à la manière dont utiliser de manière pertinente et parcimonieuse ces technologies. Je pense qu’il faut encore, en grande partie, faire avec, mais aussi, surtout, continuer. Ce sont des choses qu’on essaye de mettre en place à La Quadrature qui est quand même historiquement une association militante très liée au mouvement du logiciel libre, donc très tournée vers l’utilisation vers ces nouvelles technologies à des fins de militantisme. On se rend compte aussi de leurs limites et c’est pour ça qu’on investit de plus en plus des modes d’action traditionnels, des réunions dans les villes à l’échelle de quartiers, on publie des livres et, pour ceux d’entre nous qui le faisaient déjà c’est un aspect, mais on pense aussi trouver des modalités de publication des écrits publiés sur le site de La Quadrature à travers un format papier. Bref ! Il ne faut pas mettre tous ses œufs, d’une certaine manière, et se méfier d’un surinvestissement dans les technologies numériques.

Malika Barbot : Pour finir avec une dernière question, à La Quadrature du Net vous revendiquez un Internet qui est libre, décentralisé, émancipateur. Il ne semble pas être dans la bonne direction. Est-ce que ce n’est pas déjà trop tard ou est-ce qu’il est encore possible encore de reprendre en main Internet ?

Félix Tréguer : Internet est un réseau, on utilise un mot pour parler d’un réseau informatique mondialisé qui obéit à des logiques très nombreuses et souvent très contradictoires. Il y a à la fois le logiciel libre, les biens communs, le partage, la solidarité, des formes d’organisation militantes et l’avant-poste du capitalisme mondialisé hyper-technologisé, l’ubérisation de la société, etc. Donc c’est un objet extrêmement ambivalent et il est encore possible, je crois, d’en inventer des modalités, cette idée d’un réseau de communication transnational, décentralisé, cette idée-là qui est le rêve à l’origine des utopies numériques des années 90. Il est encore possible de penser des modalités d’une réappropriation des réseaux télécoms qu’on utilise pour communiquer, en partie au moins des outils informatiques, des ordinateurs, des logiciels, les logiciels, pour le coup, c’est plus facile, les ordinateurs c’est beaucoup plus compliqué de se réapproprier ces technologies extrêmement complexes. Il y a des initiatives qui se nouent sur chacun de ces fronts-là, en tout cas il est possible d’imaginer de faire vivre un Internet très différent de celui qui nous est proposé aujourd’hui.
Justement, pour déconstruire un peu cette fascination vis-à-vis de la technologie, je crois qu’il faut arriver à se dire qu’un réseau beaucoup plus simple, beaucoup moins énergivore, peut-être plus lent, peut-être plus intermittent, c’est quelque chose de possible avec lequel, en fait, ou pourrait garder l’essentiel de ce qui fait la richesse d’Internet sans approfondir des logiques d’exploitation, de contrôle, qui font aussi leur lit de la prolifération de l’informatique dans la société.

Plusieurs voix off : Ceci n’est pas une parenthèse. C’est la fin de cet épisode de votre série de podcasts pour repenser le monde d’après. Rendez-vous vendredi prochain pour un nouvel entretien et d’ici là, écoutez nos précédentes discussions sur radioparleur.net et sur vos applications de smartphone, le flux de podcast « Pensez les luttes ». Salut.
Radio Parleur, le son de toutes les luttes. Écoutez-nous sur radioparleur.net.

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Strong Repeater750 : le répéteur au bon rapport qualité/prix

Le 10 July 2020 à 11:55:57

Le principal problème de cette merveilleuse technologie qu’est le WiFi, c’est bien entendu celui de la diffusion des ondes. En effet, qui n’a pas connu la déception d’acheter un tout nouveau routeur WiFi et de se rendre compte une fois installé, que deux pièces plus loin il n’y a pas de réseau ? Ce problème vient le plus souvent de la conception même de votre maison ou appartement, mais il peut aussi provenir de certaines interférences électromagnétiques.

Les anciens murs, bien épais, ou ferraillés, sont la kryptonite du réseau WiFi, c’est bien simple, les ondes émises par votre routeur ne parviennent simplement pas à les traverser, ou alors, seule une très faible proportion des ondes passe.

Vous pouvez également connaitre ce problème de manque, ou d’absence de réseau WiFi si votre maison est trop grande. Si votre routeur est à un bout de votre habitation, alors parfois, le côté opposé est une zone blanche. Vous avez surement aussi certainement déjà expérimenté ce problème, le routeur tout neuf est au rez-de-chaussée, et il n’y pas de WiFi dans votre bureau à l’étage…

Strong Repeater 750
  • Performances
  • Simplicité
  • Design
  • Prix
4.5

Le répéteur au bon rapport qualité/prix

Je conseille ce produit car il devrait convenir à tout le monde sauf au power users. Des performances OK pour un prix plus intéressant que la concurence.

Répéteur WiFi

Il existe, pour contrer ce phénomène de diffusion du WiFi, plusieurs solutions. La première, peut être de changer de routeur pour quelque chose de plus récent, ou bien encore de changer le routeur de place pour lui accorder une localisation plus centrale. Si votre zone blanche est toute petite, alors il est possible que cela suffise, c’est pour cela que ça vaut le coup d’essayer avant d’investir dans du matériel supplémentaire.

Mais si les zones non couvertes sont réellement importantes, il va falloir passer à la caisse. On peut alors envisager de câbler ses périphériques. C’est-à-dire qu’on oubli le WiFi et que l’on tire des câbles RJ45 partout dans sa maison. L’avantage certain c’est bien entendu que c’est une solution radicale, et que vous ne serez plus du tout embêté par la propagation des ondes. Les inconvénients sont, que c’est moche, et que si on veut que cela soit plus discret l’installation peut nécessiter des travaux. De plus, tous les périphériques ne possèdent pas forcément un port RJ45 et cela risque de se faire de moins en moins. Certains périphériques mobiles, comme votre smartphone ou votre tablette, ne pourront fonctionner qu’en WiFi. Les câbles, ce n’est donc pas une solution universelle, ou même tournée vers le futur.

La solution à la mode, c’est le réseau maillé, le fameux Mesh. C’est une solution intéressante, dans laquelle plusieurs modules WiFi sont installés dans la maison. Ils communiquent entre eux de manière transparente, et permettent d’avoir du WiFi dans toute votre habitation. Ces modules font en sorte que vous soyez toujours connecté à celui qui offre la meilleure connectivité à un instant T.

L’avantage, on le comprend, c’est que suivant les endroits où vous avez disposé les modules, vous avez du WiFi sur toute la surface de la maison. Mais l’inconvénient, c’est que c’est solutions, si vous voulez quelque chose de valable, cela coute cher…

Répéteur Strong Repeater750

La solution viable, et qui coute bien moins chère qu’un système mesh, c’est le répéteur. Et aujourd’hui, nous nous penchons sur le Strong Repeater750. Alors Strong n’est probablement pas la marque la plus connue dans nos contrées, et pourtant elle existe depuis… 140 ans ! C’est une entreprise qui aujourd’hui fabrique des Télés, des périphériques réseau, des antennes et des télécommandes. C’est surtout une marque qui a l’habitude de proposer des produits d’assez bonne qualité pour des prix plus que raisonnables.

Le principe du répéteur, c’est, que situé en zone de couverture de votre réseau WiFi primaire (celui de votre box ou de votre routeur), le répéteur va « copier », « cloner », « répéter », ce réseau afin d’en prolonger la couverture. Cela signifie qu’au contraire d’un point d’accès lambda, qui délivrerait un réseau avec un SSID (le nom du réseau) différent, un répéteur, va lui délivrer un réseau avec le même non (vous pouvez aussi, si vous le préférez changer ce nom pour savoir quand vous êtes sur le répéteur ou sur la box).

Le Strong 750 est livré dans une belle boite qui n’a pas à rougir vis-à-vis de celles des autres fabricants comme TP-Link ou Netgear. A l’intérieur du packaging, nous retrouvons le minimum vital, c’est-à-dire le répéteur en lui-même, un câble RJ-45, une notice et une carte de garantie.

L’appareil propose un encombrement très réduit puisque le boitier mesure 7 centimètres sur 8, et que antennes comprises, le répéteur fait 16.5 cm de haut. Ces antennes sont au nombre de 3, orientables, et permettent de diffuser du WiFi en 2.4 et 5GHz. Le répéteur est donc compatible WiFi ac.

L’ensemble est blanc, assez discret même si on ne peut pas ignorer le côté un peu « futuriste » du produit, on dirait un peu un bébé transformer. Sur la façade, plusieurs LED d’état vous informent de tout un tas de choses, comme à quel réseau est connecté le Strong Repeater750, ou bien le type de WiFi qu’il diffuse etc…

Au niveau du form factor, le Strong Repeater750 a adopté ce qui se fait par la concurrence depuis des années pour les produits du même genre, c’est-à-dire, que tout est compris dans une grosse prise mâle. Le boitier, la prise et les antennes ne forment qu’un seul tout. Cela rend le produit plus pratique, et plus compacte.

Sous l’appareil, deux ports RJ45 vous permettent de pouvoir relier des appareils uniquement filaires au répéteur, ou bien, de connecter l’appareil à une box, routeur ou switch si vous voulez vous en servir en tant que point d’accès, ou routeur. Car oui, le Strong Repeater750 supporte ces trois modes, bien que l’accent soit mis sur la fonction répéteur. C’est intéressant dans le sens où cela offre une certaine latitude pour le futur. Si vous n’avez plus besoin du répéteur, il sera possible de le recycler dans l’une de ces autres fonctions.

Le produit est donné pour un débit maximum théorique sur ses deux bandes de 750 Mbjits/s. Vous le savez maintenant, vous n’atteindrez jamais ces débits, ce sont des données « constructeur » obtenues en labo, dans les meilleures conditions possibles.

Installation et interface

Il y a deux méthodes pour mettre en place ce répéteur, une simple, et une pas trop compliquée. La première consiste à utiliser le bouton WPS du Strong Repeater750 et celui de votre box, pour que le répéteur se paramètre tout seul. Dans ce cas, vous n’aurez pas grand-chose d’autre à faire qu’appuyer sur les boutons, mais du coup vous aurez accès à moins de personnalisation.

L’autre méthode, et de se servir du WiFi émis par l’appareil, en s’y connectant avec un smartphone, une tablette ou un ordinateur portable pour accéder à l’interface d’administration du répéteur. Là vous pourrez paramétrer le mode d’utilisation de l’appareil, le nom des deux réseau WiFi, leur différenciation ou non, les paramètres LAN… Exit ici les fameuses appli smartphone qui permettent de paramétrer, ou d’avoir un œil en permanence sur le matériel, comme le font certaines autres marques. Mais il faut bien se dire, que déjà cela représente un intérêt assez limité si vous ne faites pas partie de ceux qui veulent régler très finement leurs paramètres réseau, et que de plus, cela augmente la facture du produit. Une appli pour un routeur ou un répéteur, c’est bien, mais ça coute de l’argent à développer.

Rapport qualité prix

Je vous le dis tout de suite, il ne faut pas s’attendre à un foudre de guerre ou au dernier produit technologique à la mode. Ce Strong Repeater750 est plutôt le 4×4 des répéteurs, rustique mais solide, stable et assez performant pour la plupart des gens et des usages.

On tourne souvent dans de bonnes conditions autour des 20/22 Mo/s ce qui est un bon débit pour cette tranche tarifaire.

La grosse force du Strong Repeater750 c’est de cibler les personnes qui ont usage basique d’internet ou de leur réseau perso, en proposant un débit suffisant pour beaucoup de choses à un prix vraiment très bas. Pour vous donner une idée, à l’heure où j’écris cet article, ce produit coute environ 35€. C’est très peu cher pour un produit stable et fonctionnant très bien. Comme je le dis souvent, en informatique, il faut acheter ce dont on a besoin, et pas ce que l’on essaie de nous vendre par tous les moyens marketing possible. Si le but, c’est d’avoir internet dans votre chambre à l’étage pour faire du Facebook, du surf internet, des jeux simples ou regarder Netflix en full HD dans votre lit, ce produit suffira totalement. Certes, avec un produit coutant le quadruple, vous auriez des débits bien plus important en transfert de fichiers et vous pourriez regarder du streaming en 4K, mais vous copiez beaucoup de fichiers ? Vous avez une télé 4K là où le répéteur devra être installé ?

Je conseille ce produit car il devrait convenir à tout le monde sauf au power users.

Strong Repeater 750
  • Performances
  • Simplicité
  • Design
  • Prix
4.5

Le répéteur au bon rapport qualité/prix

Je conseille ce produit car il devrait convenir à tout le monde sauf au power users. Des performances OK pour un prix plus intéressant que la concurence.

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09 July 2020

april.png Nouvelles April

Réunion du groupe de travail Sensibilisation de l'April jeudi 9 juillet 2020 à 17 h 30 (accueil à 17 h 15) à distance

Le 09 July 2020 à 13:04:48

9 Juillet 2020 - 17:15
9 Juillet 2020 - 19:30

Le groupe de travail Sensibilisation

L'objectif du groupe de travail Sensibilisation de l'April est la production d'outils de communication pour sensibiliser un plus large public aux enjeux du logiciel libre et des formats ouverts. Toutes nos ressources sont publiées sous licence libre, ainsi toute personne ou structure souhaitant sensibiliser au logiciel libre autour de soi peut les utiliser, les modifier et les partager librement.

La participation aux actions du groupe de travail Sensibilisation est ouverte à tout le monde (membre de l'April ou pas).

Quand et quoi ?

Le groupe de travail Sensibilisation de l'April se réunit chaque 3ème jeudi du mois. D'autres réunions ponctuelles peuvent être organisées au cours de l'année.
Toute personne intéressée peut participer aux réunions du groupe (membre de l'April ou pas). Dans la période actuelle, les réunions ont lieu à distance.

La prochaine réunion du groupe de travail Sensibilisation aura lieu jeudi 9 juillet 2020 en visioconférence. Horaires : dès 17 h 30 et jusqu'à 19 h 30 (accueil à partir de 17 h 15). Il sera possible de rejoindre la réunion à tout moment. À cette occasion, nous continuerons à travailler sur le projet Quiz enjeux de l'informatique.

Pour tous les détails et vous inscrire à la réunion, rendez-vous sur le pad. Si vous prévoyez de rejoindre la réunion après 17 h 30, merci de préciser votre horaire d'arrivée en plus de votre nom/pseudo

Image carte question Jeu du Gnou

Quiz enjeux de l'informatique

C'est l'un des projets en cours du groupe de travail Sensibilisation. Les questions, du type QCM ou vrai/faux, sont au cœur de l'expérience de sensibilisation dans le Jeu du Gnou (voir ci-dessous). En même temps, elles constituent une ressource de sensibilisation à part entière et pourront être utilisées et partagées dans beaucoup de contextes différents (stands, ateliers, sites web, etc.).

Le pad avec les questions déjà (ou presque) finalisées (à partir de la ligne 83).

Le pad pour proposer de nouvelles questions.

Image du Jeu du Gnou

Jeu du Gnou

Le Jeu du Gnou est l'un des projets en cours du groupe de travail Sensibilisation. Il s'agit d'un jeu de plateau coopératif et pédagogique dont le but est de sensibiliser le grand public aux enjeux de l'informatique (libertés vs servitudes, protections contre les dangers).

On peut déjà jouer au Jeu du Gnou ? Oui ! Il est possible de télécharger les éléments graphiques de la version beta depuis le pad principal du jeu.

Qu'est-ce qu'il reste à faire ? Finaliser le livret accompagnant le jeu, réaliser le graphisme, rédiger de nouvelles questions.

Comment contribuer ? Tester le jeu, relire et rédiger les textes, proposer des images, sont autant d'actions possibles pour nous aider à faire avancer le projet. Sans oublier bien sûr la participant aux réunions ! :-)

Pour en savoir plus sur le Jeu du Gnou et sur comment contribuer, voir la page wiki du projet.

Pacte du Logiciel Libre et Municipales 2020 : bilan de la campagne

Le 09 July 2020 à 10:12:46

À l'occasion des élections municipales de 2020, l'April a proposé aux personnes candidates de signer le Pacte du Logiciel Libre afin de marquer leur engagement, si elles sont élues, à mettre en place une priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts dans leur collectivité. Le 28 juin 2020 – trois mois après le premier tour et dans le contexte particulier de la crise sanitaire – a eu lieu le second tour de ces élections à l'issu duquel 4 des signataires ont été élu⋅es maires de leur commune, dont 3 parmi les 10 villes les plus peuplées de France. L'Association a également pris part à l'initiative collective du Pacte pour la transition.

L'April félicite ainsi Michèle Rubirola, nouvelle maire de Marseille, Christian Gatard, réélu à Chambray-lès-Tours, Michaël Delafosse, nouveau maire de Montpellier et Grégory Doucet, maire nouvellement élu à Lyon. Elle félicite plus globalement l'ensemble des personnes signataires élues au sein des conseils municipaux. L'association n'a pas mené une campagne aussi active que lors des élections précédentes. Un grand merci à toutes les personnes qui ont participé à cette campagne et qui ont pris contact avec les listes candidates ; grâce à leurs actions il y avait au premier tour 44 listes signataires (avec une personne candidate ou plus), dont 35 têtes de liste.

L'April prendra rapidement contact avec les équipes nouvellement mises en place, afin de voir comment elles entendent donner corps à leur engagement pour une priorité aux logiciels libres dans les mois et années à venir.

L'April avait également pris part à l'initiative du Pacte pour la Transition dont le but était de proposer des mesures concrètes pour construire des communes plus écologiques, plus solidaires et plus démocratiques. Elle était porteuse d'une proposition : « Donner la priorité au logiciel libre dans le service public pour une informatique loyale au service de l'intérêt général » qui s'accompagnait de ressources utiles, d'argumentaires et d'exemples d'actions à mener au sein des collectivités. Vous pouvez retrouver les signataires du pacte par code postal. Un bilan détaillé devrait être disponible d'ici quelques semaines.

L'April encourage chacun et chacune à s'appuyer sur ces ressources pour porter les mesures du Pacte pour la transition, comme celles du Pacte du logiciel libre, auprès des majorités nouvellement élues tout au long de leur mandat.

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VPN, Tor et Proxy : lequel choisir ?

Le 09 July 2020 à 08:52:14

La notion de protection de nos données personnelles est de plus en plus présente dans notre société très orientée vers le numérique. Les différents acteurs sont de plus en plus pressants et essaient par tous les moyens d’accéder à des informations vous concernant, il faut alimenter la machine publicitaire. De l’autre côté, les utilisateurs, les internautes, se rendent de plus en plus compte de la valeur de leurs données personnelles et de l’incroyable marché qui s’est construit autour de ces données au fils des ans.

A mesure que les différents scandales apparaissent dans l’actualité, au fil des campagnes de sensibilisation, par leur expérience personnelle, les usagers sont maintenant, pour un bon nombre, au courant de ce qui se passe. Ils savent qu’une fois en ligne, FAI, sites visités, trackers publicitaires, sites « partenaires », tout le monde sait ce vous faites.

En plus de cette volonté de protection des données, se greffe également la peur, réelle, de leur piratage. Ces données n’ont pas que de la valeur pour les publicitaires, mais également pour les pirates qui pourront en déduire, beaucoup de choses leur étant utiles. Beaucoup de choses qui, là aussi, ont une valeur… vos identifiants aux différents services payants, vos informations bancaires, vos informations relatives à votre identité…

Maintenant, donc, que pas mal de gens sont au courant de ce qu’il se passe, la plupart montre une volonté de se protéger de tout cela. Et il devient alors intéressant de connaitre la différence qui peut exister entre les différentes solutions.

Le VPN

C’est très probablement la solution la plus connue du grand public, il faut dire que certains prestataires n’hésitent pas à tout mettre en œuvre pour faire connaitre cette technologie. C’est également le moyen de protection le plus utilisé, même si parfois la protection au sens propre n’est pas le premier usage visé par les utilisateurs.

Alors c’est quoi un VPN ? Un VPN est une méthode de connexion qui vise à protéger les flux de données de l’utilisateur. Comment ? En faisant intervenir un serveur tiers. La connexion vers, et depuis, ce serveur tier est chiffrée, et c’est ce serveur qui va aller chercher, et vous renvoyer l’information que vous voulez.

De plus, autre chose intéressante avec un VPN, une fois la connexion établie, vous faites partie du réseau local de ce serveur, et c’est l’adresse IP de ce serveur qui sera visible par les différents sites et services en ligne. De fait, votre traçage devient plus compliqué puisque vous avez une IP différente.

Ce serveur, et donc cette adresse IP peuvent être localisé n’importe où dans le monde, cela est également un atout, car de fait, vous pouvez faire apparaitre votre adresse IP dans n’importe lequel des pays dans lequel votre fournisseur dispose d’un serveur. Cela est bien entendu une force supplémentaire dans la protection de vos données, mais cela se révèle aussi pratique pour pouvoir accéder à des services bloqués géographiquement.

Cette connexion VPN peut être chiffrée en utilisant différents protocoles, L2TP, IPSec, IKEv2, OpenVPN, PPTP… suivant ce protocole, votre niveau de sécurité sera plus ou moins important, et la vitesse de chiffrement par le serveur sera plus ou moins élevée.

En résumé, un VPN est un excellent moyen de chiffrer ses données tout en changeant d’adresse IP et en faisant servir ses requêtes par une autre machine. C’est un niveau de protection très élevé pour peu que l’on utilise un protocole de chiffrement moderne.

Tor

Alors là, on entre dans le beaucoup moins connu…

Tor, acronyme de The Onion Router est également un moyen de pouvoir anonymiser ses flux. Le principe, pour simplifier, c’est de faire circuler ses données au travers de plusieurs routeurs du réseau TOR, pouvant être situés n’importe où, avant d’atteindre le service ou site souhaité. De fait, ce service ou site ne voit que l’adresse IP du dernier nœud (c’est comme ça qu’on appelle les routeurs du réseau).

Alors TOR n’est pas un VPN et il est théoriquement possible de pouvoir retrouver la source d’un flux, même si cela est très compliqué, à plus forte raison si le flux à voyagé au travers d’un grand nombre de nœuds.

Dans les faits, cela est tellement complexe, que personne n’essaiera de vous retrouver mis à part dans certaines affaires judiciaires.

TOR peut être utilisé pour tout un tas de raisons, mais principalement il sert à anonymiser l’émetteur de certaines données.

Les proxys

Un proxy c’est un peu comme un VPN, mais juste un peu. Je m’explique, un proxy repose sur le même principe de serveur tiers qui va aller chercher l’information pour vous. Sauf qu’un proxy ne chiffre pas les données. Un proxy est utilisé, par exemple, pour contourner certaines restrictions. Imaginons, que votre école ne vous autorise pas à accéder à un site en particulier. Il suffit alors d’accéder, non pas à ce site, mais à un proxy. Ce proxy interroge le site, puis vous renvoi les informations. Ainsi, vous avez accès aux informations qui vous intéressent, mais sans passer directement par le site interdit.

En gros un proxy, c’est un VPN qui ne chiffre pas les données, pour information, il existe aussi des proxy HTTPS qui utilisent le même protocole de chiffrement que les pages HTTPS…

>>Mon article complet sur la différence entre VPN et Proxy<<

Les différences

On le comprend, ces trois manières de protéger ses données ou son emplacement ne sont pas égales, et ne servent pas les mêmes besoins.

La méthode de protection la plus abouti, car la plus sûre, est comme vous avez pu vous en rendre compte, le VPN, mais cette méthode souffre également d’un fort désavantage. Un bon service VPN est forcément (hors rares exceptions) payant, au contraire des proxys ou de TOR.

>>Je vous propose un comparatif des meilleurs services VPN par ici<<

Il est également possible, de combiner certaines de ces méthodes. Ainsi par exemple, pour accéder au Dark web, les utilisateurs se servent de TOR, après s’être connectés à un serveur VPN.

Si vous êtes réellement soucieux de la sécurité de vos données je ne saurais trop vous conseiller d’opter pour un abonnement VPN (comparatif ci-dessus). On trouve de très bons services à 2 ou 3 euros par mois. Si vous pouvez vous le permettre, c’est vraiment un outil qui risque de devenir de plus en plus intéressant dans le futur.

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08 July 2020

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Devolo Magic 2 : Test du CPL wifi « le plus rapide du MONDE »

Le 08 July 2020 à 09:26:14

La technologie CPL, c’est pratique, ça permet par exemple de relier sa box à sa partie TV, ou bien d’étendre son réseau en s’affranchissant des problématiques de diffusion d’ondes, et puis avec le CPL pas besoin de tirer de câbles. Oui mais, le CPL, ça ne fonctionne pas souvent très bien. Les débits sont assez faibles, les modules se déconnectent, la latence est parfois catastrophique…

Et bien non, pas avec tous les CPL, certains fonctionnent bien, voir très bien, et aujourd’hui c’est un kit de cette trempe que nous testons, le Devolo Magic 2 WiFi, un CPL surprenant et performant.

Devolo Magic 2 WiFi
  • Performances
  • Simplicité
  • Design
  • Prix
4.8

Le top de la qualité/prix

Si l’on met bout à bout, la facilité d’installation, l’ergonomie, les performances CPL, le WiFi mesh, les débits en WiFi et le fait que les packs soient garantis 3 ans (2 chez la concurrence) on se retrouve avec les meilleurs CPL du marché.

Introduction

Déjà, pour commencer, j’en vois au fond qui ne connaissent pas Devolo, mettons les pendules à l’heure tout de suite, Devolo est une société allemande qui fabrique du matériel réseau, pour les particuliers, mais surtout pour les entreprises, depuis une vingtaine d’année. Généralement, les produits de la marque sont bons, voir très bons, souvent un peu chers, mais d’une qualité professionnelle.

Avant de parler du Devolo Magic 2 WiFi, remettons tous le monde d’accord sur ce qu’est la technologie CPL, comme ça on parlera de la même chose. Si vous avez l’habitude de consulter notre site, vous savez déjà probablement de quoi il retourne, mais ce n’est surement pas le cas de tout le monde.

Donc, Le CPL signifie Courant Porteur en Ligne, c’est une technologie qui utilise un réseau électrique « fort » c’est-à-dire un réseau électrique 220 Volts 50 Hz (en tout cas en France) pour faire circuler des données. Si je dis un réseau électrique « fort », c’est pour bien marquer la différence avec ce que l’on nomme les courants faibles, c’est-à-dire les courants qui circulent généralement sur les réseaux informatiques. Là on parle bien du réseau électrique traditionnel de votre maison, celui sur lequel vous branchez votre réfrigérateur ou votre machine à laver.

Le principe de fonctionnement est très simple, comme on dit, il suffisait d’y penser. Comme la fréquence de notre courant domestique est connue, il est possible d’y superposer une autre fréquence de faible énergie, en modulant cette fréquence, on transmet des données (je sais c’est très schématique, mais il faut que tout le monde comprenne). Contrairement à ce que beaucoup pensent, la technologie CPL n’est pas vraiment neuve… l’idée existe depuis 1930, et en 1950 on allumait et éteignait déjà, par exemple, l’éclairage public avec cette méthode.

En pratique, un module CPL est branché à votre box, ou à votre routeur via un câble RJ45, il faut bien que le système ait accès à internet et à un système de routage.  Ce même module est également branché à une prise électrique, afin d’être alimenté, mais aussi afin de pouvoir faire de la modulation de fréquence sur votre réseau électrique. Un, ou plusieurs autres modules sont branchés sur les prises électriques des pièces où vous avez besoin d’avoir du réseau. La liaison entre les modules, deux ou plus, se fait par votre réseau électrique. Sur ces modules, vous êtes libre de brancher ce que bon vous semble.

Maintenant que nous sommes tous à jour, parlons du Devolo Magic 2 WiFi.

Présentation des Devolo Magic 2 WiFi

Le kit que nous avons testé se compose d’un module CPL, et d’un module CPL + WiFi mesh (nous y reviendrons).

Donc, le module CPL « simple », celui sans WiFi est celui qui se branchera à votre box, et l’autre module sera celui qui vous apportera une liaison réseau là où vous le souhaitez. Tous les modules sont blancs, le design est très classique, il n’y a pas grand-chose à dire dessus. Ces CPL ressemblent à tous les autres modules CPL. Les deux modules sont munis d’une prise femelle en façade, c’est commun mais très pratique pour ne pas monopoliser une prise électrique murale. Rappelons, ici, au cas où, qu’il est préférable de ne pas brancher les modules CPL sur une multiprise. C’est-à-dire que chaque module doit se trouver sur une prise murale distincte, c’est pourquoi la prise femelle est particulièrement importante.

Le module uniquement CPL dispose d’un port RJ45 à 1 Gbit/s, c’est le port qui servira à relier le module à votre box, tandis que le module CPL + WiFi lui dispose de deux ports réseau. Ça veut dire que vous pourrez y brancher, par exemple, un ordinateur et une imprimante, ou bien deux ordinateurs, bref n’importe quelle combinaison, et si vous avez besoin de plus de connectique, rien ne vous empêche de brancher un switch ethernet sur l’un des deux ports.

Diodes, bouton d’appairage, comme nous le disions, c’est très classique et comme sur les autres produit CPL, à ceci près, bien entendu, que sur le module WiFi, il y a un bouton qui permet d’activer ou non le réseau sans fil.

Il existe cependant une différence vis-à-vis des autres modules concurrents, ceux de Devolo sont assez encombrants. Ils mesurent 15 cm de haut sur environ 7.5 de large, ils sont vraiment imposants, ce qui se comprend assez facilement puisqu’ils intègrent la partie WiFi. Cependant il faut bien garder à l’esprit que ce genre de matériel étant à brancher à une prise murale, il sera généralement assez peu exposé aux regards. Là ou Devolo a été malin, c’est que le constructeur à pris soin de doter les prises électriques mâles de ces modules, de deux broches de terre. En d’autres termes, vous pouvez brancher les modules dans les deux sens. Vous devriez donc être en mesure de pouvoir les brancher à peu près partout.

Caractéristiques

Les Devolo Magic 2 WiFi reposent sur la norme CPL Gigabit Home Networking, ce sont d’ailleurs les premiers CPL à utiliser cette nouvelle norme. L’énorme avantage est la bande passe théorique puisque cette norme permet d’annoncer des débits maximums théoriques de 2400 Mbps, alors que le HomePlug 2 (la norme encore la plus utilisée par les CPL haut de gamme) propose un débit maximum théorique de 2000 Mbps. Mais il y a un inconvénient à être les premiers, ces Devolo Magic 2 WiFi ne sont compatibles qu’entre eux…

Et oui, les autres modules CPL, du moment qu’ils utilisent la même norme, par exemple la fameuse HomePlug 2 peuvent s’interconnecter. Vous pouvez avoir un kit de deux modules de la marque TP-Link, par exemple, puis, acheter ultérieurement un autre kit de marque D-Link. Cela fonctionnera. Ici avec les Devolo, et du moins tant que la norme Gigabit Home Networking ne sera pas plus popularisée, vous ne pourrez étendre votre réseau basé sur les Magic 2 WiFi qu’avec un autre kit Magic 2 WiFi.

Cela n’est pas vraiment un problème en soit si vous ne possédez pas déjà de modules CPL, de plus, les modules Devolo Magic 2, ceux avec le WiFi, peuvent être achetés à l’unité, pour étendre votre réseau CPL et WiFi si vous avez besoin de plus de modules que ceux trouvables en pack (pack de 1 module maitre + 1 module CPL et WiFi, ou pack de 1 module maitre + 2 modules CPL et WiFi). Par contre, si vous avez déjà des CPL chez vous, il faudra soit s’orienter sur une autre solution, soit changer vos vieux CPL pour des Devolo Magic 2, soit encore avoir deux systèmes en parallèle, incapables de communiquer entre eux, ce qui est un peu dommage, mais chacun fait comme il veut.

Vous l’aurez compris, ce kit CPL propose, sur l’un des modules, ou sur deux des modules suivant le pack que vous achetez, du WiFi fonctionnant en mesh. Nouvelle petite digression rapide pour rappeler ce qu’est le mesh.

Un système WiFi mesh, ou en maillage, est un système WiFi, composé de plusieurs modules qui vont communiquer entre eux. Ces modules sont dispersés dans votre maison afin de couvrir l’intégralité de la surface disponible. Ainsi, un seul et unique réseau WiFi (même nom) couvre votre maison, et votre appareil, par exemple votre smartphone, se connectera à l’un ou l’autre des modules WiFi suivant la qualité de la réception. Il y aurait beaucoup plus à dire sur les systèmes mesh, mais ce n’est pas le propos, l’important ici est de comprendre de quoi il s’agit.

Avec, les Devolo Magic 2 WiFi, le WiFi mesh, des différents modules, communique via la partie CPL. C’est particulièrement génial puisque cela permet de s’affranchir des problèmes de portée. En effet, certaines autres solutions mesh font communiquer les modules par WiFi uniquement. Cela revient à dire que si deux modules sont trop éloignés l’un de l’autre, la communication se fait mal. Ici, en passant par le réseau électrique, les modules Devolo peuvent être assez éloignés.

Concernant la partie WiFi, nous sommes en bi-bande, et les modules offrent donc un réseau sans fil en 2.4 et en 5 GHz.

Installation et performances

Concernant la partie CPL pure, on ne peut pas faire plus simple, littéralement, car une fois reliés au réseau électrique, les modules s’apparient seuls. C’est donc réellement plug and play. Une fois le CPL en place, il est donc temps de paramétrer le WiFi. Pour se faire, comme sur beaucoup de matériel réseau moderne, soit vous êtes un vieux de la vielle et vous pouvez passer par l’interface d’administration des modules, ce qui offre un paramétrage plus fin, mais requière plus de connaissances, soit vous utilisez l’application dédiée, Devolo Home Network disponible sur iOS ou Android.

Vous pourrez donc paramétrer le nom du réseau, activer ou non le système mesh… rien de spécial, pas d’options complexes, mais c’est relativement complet et simple. Par contre, il y a une option que je trouve géniale, c’est qu’une fois que vous avez paramétré le premier module (dans le cas où vous en possédez plusieurs), vous pouvez envoyer la configuration sur les autres.

Vous pouvez régler une mise en route et une extinction automatique du WiFi, et vous pouvez également avoir accès à un système de contrôle parental très basique.

Bon, vous le savez maintenant, en informatique on est loin du pays des bisounours, et vous n’atteindrez pas les débits théoriques affichés sur la boîte, pour la bonne et simple raison qu’ils sont inatteignables. Ce sont des données obtenues en laboratoire, dans des conditions spéciales, avec du matériel spécifique. Ceci est commun à tous les périphériques réseau, et il suffit de le savoir.

Les Devolo Magic 2 WiFi obtiennent de très bons résultats par rapport à la concurrence. En CPL pure, ils atteignent, du moins chez nous (les performances sont dépendantes de la qualité de votre réseau électrique) un débit stable de 215 Mbps. C’est-à-dire quasiment 27 Mo/s. C’est un très bon score.

Quant au WiFi, en 5 GHz et à une distance de 2 mètres, nous avons relevé des débits de 350 Mbps, soit environ 44 Mo/s et de 75 Mbps en 2.4 GHz (environ 9 Mo/s).

Que cela soit en WiFi ou bien en CPL ces Devolo Magic 2 WiFi sont donc suffisant pour toutes les utilisations modernes que nous avons de notre réseau local et d’internet, à la condition que nous réalisiez pas de lourds transferts de fichiers de manière quotidienne (mais pour ce cas précis, aucun CPL n’est la bonne solution).

Pour conclure

Si l’on met bout à bout, la facilité d’installation, l’ergonomie, les performances CPL, le WiFi mesh, les débits en WiFi et le fait que les packs soient garantis 3 ans (2 chez la concurrence) on se retrouve avec les meilleurs CPL du marché. Ils ne sont peut-être pas les plus rapides, mais en tout cas ils proposent le meilleur compromis.

Par contre, tout se paie, et si ces modules CPL sont probablement les plus avancés du marché se sont aussi parmi les plus chers. Ils valent assurément leur coût, mais il est tout de même important de préciser que ce ne sont pas les CPL à choisir si le but est uniquement de connecter votre box TV à votre box serveur… Cependant, si vous comptez baser l’intégralité de la structure de votre réseau local sur ce système, il reste un choix intéressant. Rappelons que sont prix n’est pas supérieur à un système mesh haut de gamme, qui ne proposera, lui, que du WiFi.

Devolo Magic 2 WiFi
  • Performances
  • Simplicité
  • Design
  • Prix
4.8

Le top de la qualité/prix

Si l’on met bout à bout, la facilité d’installation, l’ergonomie, les performances CPL, le WiFi mesh, les débits en WiFi et le fait que les packs soient garantis 3 ans (2 chez la concurrence) on se retrouve avec les meilleurs CPL du marché.

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07 July 2020

april.png Nouvelles April

#71 – Au cœur de l’April – Râlages en vrac d'un vieux libriste – Linux Azur - « Libre à vous ! » diffusée mardi 7 juillet 2020 sur radio Cause Commune

Le 07 July 2020 à 13:30:00

Au programme de l'émission : « Au cœur de l'April ». Plusieurs personnes actives au sein de l'April parleront des groupes de travail, des activités de l'April, son fonctionnement ; la chronique d'Emmanuel Revah sur le thème « Be kind, Document » ; la chronique d'Isabella Vanni qui sera consacrée aux activités de Linux Azur.

Libre à vous !, l'émission pour comprendre et agir avec l'April, chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur la radio Cause Commune (93.1 FM en Île-de-France et sur Internet).

Au programme de la 71e émission :

  • notre sujet principal : « Au cœur de l'April ». Plusieurs personnes actives au sein de l'April (Marie-Odile Morandi, Étienne Gonnu, Christian Momon, Elsa Pottier, François Poulain) parleront des groupes de travail, des activités de l'April, son fonctionnement. Posez-nous toutes vos questions, soit avant l'émission, soit pendant le direct, nous y répondrons
  • la chronique « Itsik Numérik » d'Emmanuel Revah sur le thème « Râlages en vrac d'un vieux libriste »
  • la chronique « Le libre fait sa comm' » d'Isabella Vanni, coordinatrice vie associative et responsable projets à l'April. La chronique sera consacrée aux activités de Linux Azur
  • diverses annonces

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Podcasts des différents sujets abordés

N'hésitez pas à nous faire des retours sur le contenu de nos émissions pour indiquer ce qui vous a plu mais aussi les points d'amélioration. Vous pouvez nous contacter par courriel, sur le webchat dédié à l'émission (mais nous n'y sommes pas forcément tout le temps) ou encore sur notre salon IRC (accès par webchat).

Personnes participantes

Les personnes qui ont participé à l'émission :

  • Frédéric Couchet, délégué général de l'April
  • Isabella Vanni, coordinatrice vie associative et responsable projets à l'April
  • Emmanuel Revah
  • Marie-Odile Morandi, administratrice de l'April
  • Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques à l'April
  • Elsa Pottier, assistante administrative à l'April
  • François Poulain, trésorier de l'April
  • Christian Momon, adminstrateur de l'April
  • Véronique Fritière de Linux Azur
  • Olivier Grieco, directeur de la radio Cause Commune, à la régie

L'émission a été exceptionnellement réalisée à distance, notamment en utilisant Mumble. Vous pouvez tester et utiliser ce logiciel sur Chapril.org.

Galerie photos

Vous pouvez voir quelques photos prises pendant l'émission.

Références pour la chronique d'Emmanuel Revah

Références pour la partie « Au cœur de l'April »

Références pour la chronique d'Isabella Vanni sur les activités de Linux Azur

Références pour la partie sur les annonces diverses

Pauses musicales

Les références pour les pauses musicales :

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Les podcasts sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence.

#06 - « La playlist de Libre à vous ! » diffusée mardi 7 juillet 2020 sur radio Cause Commune

Le 07 July 2020 à 10:00:00

Sixième émission spéciale La playlist de Libre à vous ! diffusée en direct mardi 7 juillet 2020 de 12 h à 13 h sur la radio Caue Commune : diffusion de musiques libres diffusées dans l'émission. Les musiques sont commentées par Valentin qui anime deux émissions sur la radio (Les joyeux pingouins en famille et Saturday night fraîcheur).

Libre à vous !, l'émission pour comprendre et agir avec l'April, chaque mardi de 15h30 à 17h sur la radio Cause commune (93.1 FM en Île-de-France et sur Internet).

Émission spéciale avec diffusion commentées de musiques libres.

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Les principales sources d’interférences WiFi

Le 07 July 2020 à 08:42:36

La technologie WiFi a apporté un confort dans l’usage d’Internet que nous étions loin d’avoir. Le WiFi vous permet de regarder votre film préféré, d’utiliser vos réseaux sociaux, de relever vos emails ou de jouer au dernier jeu à la mode sans bouger de votre canapé. Le WiFi vous permet de vous dispenser de câbles et donc de pouvoir continuer vos activités où vous le souhaitez, le WiFi a vraiment été un élément important de la popularisation des usages d’Internet tel que nous les connaissons aujourd’hui.

Depuis son apparition, le WiFi a énormément évolué, et aujourd’hui, il est devenu une technologie rapide, fiable et efficace, là où il n’était il y a encore quelques années, balbutiant, lent et approximatif. Mais il y a une chose qui n’a pas changé avec le WiFi, c’est que c’est toujours une onde radio. Certes une ondes radio qui a changé de fréquence, et qui permet maintenant l’utilisation de technologies nouvelles, mais une onde radio tout de même.

Et cette onde électromagnétique, a tendance a ne pas trop aimer certains matériaux, ou certaines autres ondes, ça la perturbe, ça la bloque, ou ça modifie sa propagation. Vous avez déjà dû l’expérimenter par vous-même, parfois votre débit WiFi peut chuter, sans que l’on sache bien pourquoi.

Dans le langage commun, on appelle ça une interférence, mais d’autres causes sont également possibles, voyons ensemble les principales raisons qui peuvent perturber nos réseaux WiFi dans l’environnement domestique. Je sais, le titre de l’articles c’est « Les principales sources d’interférences WiFi », mais il y a également d’autres choses qui peuvent être un frein au WiFi.

Les interférences

Les fameuses interférences, sont, si on en croit la définition du dictionnaire, une superposition d’ondes de même nature et de fréquences proches perturbant leur amplitude résultante. En d’autres termes, une onde peut être perturbée par une autre, si leur fréquence est proche. L’une va venir modifier l’amplitude de l’autre, modifiant ainsi son comportement attendu.

Exemple de zone surchargée de réseaux WiFi

Des appareils, ou des phénomènes, peuvent donc produire des ondes, et ces ondes peuvent perturber votre signal WiFi. Ce que l’on site souvent, c’est par exemple les interférences dues aux appareils Bluetooth, mais ce sont loin d’être les seuls.

Il y a des appareils auxquels on pense beaucoup moins, ainsi, par exemple, tous les parents qui ont un enfant en bas âge savent que les fameux Baby phones, sont une vraie plaie pour le WiFi. Et c’est encore pire si ce baby phone diffuse également de la vidéo. C’est assez logique puisque ce type d’appareil diffuse des ondes.

Un autre type d’appareil qui se montre très néfaste pour le WiFi, c’est votre four à micro-ondes. Si ce dernier se trouve entre la source de votre WiFi, et l’appareil devant réceptionner ce WiFi, alors, l’allumer, signifiera une chute très importante du signal. Vous pouvez en faire l’expérience, mettez vous dans votre cuisine avec votre smartphone, près de votre micro-onde, allumez-le, puis faites un test de débit depuis votre téléphone.

Une autre cause d’interférences très connue est tout simplement les autres réseaux WiFi. Si chez vous, vous disposez d’au moins deux réseaux WiFi différents, il est probable qu’ils fonctionnent sur le même canal. Si c’est le cas, ces WiFi vont se perturber l’un et l’autre. Si vous habitez en immeuble, il est même possible que votre WiFi soit perturbé par celui de votre voisin…

Pour pallier, au moins partiellement, à cela, il est possible de changer le canal WiFi qui est utilisé par votre routeur ou votre box.

Les blocages

Certains éléments peuvent bloquer la propagation de votre signal WiFi. Un élément dont nous parlons souvent ici, dans nos tests de routeurs, c’est bien entendu, les murs. Les murs en béton, surtout s’ils sont épais, sont un vrai cauchemar pour la couverture WiFi.

Plus une onde est courte, et plus elle aura du mal à pénétrer les obstacles denses. Une onde en 5GHz passera beaucoup moins bien les murs qu’une en 2.4, par exemple. C’est un vrai problème car il est difficile de refaire son intérieur en fonction de son WiFi. Les solutions vont plutôt être d’utiliser un système en maillage, ou bien un répéteur, ou encore de tirer des câbles RJ45 ou d’utiliser du CPL pour s’affranchir de ce problème.

Les masses métalliques, même assez fines sont également un problème. Par exemple, votre WiFi ne passera pas au travers d’un rideau métallique, ou très mal. Donc, si vos murs, en plus d’être denses, sont renforcés par des barres en métal, là ça risque de devenir des obstacles très difficilement franchissables.

Les zones réfléchissantes, sont également un élément dont il faut éloigner son routeur. Même si cela peut sembler étrange, les miroirs, les fenêtres, et les autres zones réfléchissantes, sont un frein à la diffusion du WiFi, ces objets renvoyant l’onde quand celle-ci les rencontre. C’est encore pire si cette fenêtre dispose d’un filtre thermique, spécialement conçu pour freiner ou bloquer certaines ondes…

L’eau, l’eau bloque les ondes, fortement, donc, si vous possédez un très gros aquarium, il vaut mieux qu’il ne se trouve pas sur le chemin de votre WiFi, et si vous avez une piscine dans le jardin, il vaut mieux également ne pas chercher à capter votre réseau si vous êtes derrière.

Même certains meubles peuvent être un problème s’ils sont trop denses, réfléchissants, ou métalliques.

En fait, pour faire simple, pour avoir un bon signal WiFi, il faut que le chemin emprunté par les ondes soit dégagé. C’est simple, surtout à dire…

Les autres causes

La mauvaise réception, peut aussi ne pas être uniquement liée à votre environnement. Et c’est même d’ailleurs la première chose qu’il faudrait vérifier avant d’envisager de déplacer votre routeur, ou votre aquarium de 300 litres.

Les différentes applications et les sites Web ont énormément changé ces dernières années, ainsi que les usages que nous avons d’Internet. Et si, il y a quelques temps, votre box ou votre routeur convenait parfaitement, il est possible que ce ne soit plus le cas aujourd’hui. La consommation de données a augmenté, et les technologies WiFi se sont faites plus solides pour soutenir cette expansion. Si, quand vous regardez une vidéo Netflix (par exemple), vous avez de nombreuses coupures, avant toutes autres choses, essayez de vous positionner pas trop loin (pas non plus collé) de votre routeur, sans obstacle entre l’appareil de lecture et cette source émettrice. Si vous avez toujours des coupures, alors votre box (ou routeur) est trop vielle. Un petit coup de téléphone à votre FAI devrait solutionner le problème, ils vous fourniront quelque chose de plus récent.

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06 July 2020

april.png Nouvelles April

Revue de presse de l'April pour la semaine 27 de l'année 2020

Le 06 July 2020 à 20:34:05

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Infoguerre] Logiciel Libre ou Open Source: de l'idéologie à l'influence

✍ Cédric Joly, le .

[Le Monde Informatique] Véronique Bonnet prend la présidence de l'April

✍ Dominique Filippone, le .

Lucas CIMON

Un scénario pour Run Die Repeat pour les enfants

Le 06 July 2020 à 13:30:00

Dans la continuité des articles précédents sur le jeu de rôle Run Die Repeat, ainsi que de cet article plus ancien sur les jeux de rôle adaptés pour jouer avec des enfants, voici un court scénario pour R.D.R. conçu pour jouer avec de jeunes enfants.

Durée : 20min

Portrait de profile d'une sorcière Halloween Witch face profile by scottepentzer - CC BY 3.0

Le camembert de la sorcière

Vous êtes un petit renard habitant la forêt. Cachée au cœur de cette forêt, vit une sorcière. Elle est plutôt gentille avec les animaux... tant qu'on ne la met pas en colère ! Ce matin, vous l'avez vu sortir de sa cave de magnifiques camemberts... Et puis elle est partie faire ses courses au marché. Le camembert, c'est votre plat préféré ! Alors c'est décidé, vous allez lui en chaparder un... Mais attention aux champignons magiques qui poussent dans sa chaumière !

Objectif

Chaparder un camembert et sortir de la maison de la sorcière avant son retour.

Règles spéciales

Les enfants lancent deux dés à 6 faces pour chaque jet, les adultes un seul.

Environnement

  • les camemberts sont posés sur la table de la cuisine, qui comporte plusieurs étagères et un plan de travail.
  • la fenêtre de la cuisine est fermée, mais les fenêtres de pièces donnant sur la cuisine sont ouvertes :
  • la chambre de la sorcière, où il y a des coussins, un bureau, et le corbeau de la sorcière, qui dort
  • le salon, où il y a une petite table, des fauteuils, et des plantes carnivores en pot

Obstacles

  • tout le sol de la maison de la sorcière est recouvert de champignons magiques, qui, si on les touche, font disparaîte puis réapparaitre au-dehors !
  • une fois un camembert en possession du renard, le corbeau de la sorcière se réveille ! Il pourchasse le renard en croassant, et risque de donner l'alerte !

Conseils à la MJ

J'ai testé ce scénario avec un enfant de 4 ans et ses parents :

  • 20min de temps me semble un grand maximum pour parvenir à conserver l'attention d'un enfant durant toute la partie.
  • décrivez bien les lieux avant de lancer le compte à rebours.
  • employez un compte à rebours à aiguilles, pour que les enfants puisse facilement visualiser le temps restant, comme celui-ci : https://www.visnos.com/demos/classroom-timer
  • il peut être difficile pour les enfants de comprendre que tous les joueurs jouent le même personnage. N'hésitez donc pas à vous rabattre sur un modèle 1 joueur = 1 personnage, avec une famille de renards. On se rapproche alors du système de Donjons & Chenapans

Rejouer le scénario

Ajoutez un chien qui dort dans sa niche, et qu'il ne faut pas réveiller, mais donnez un dé de plus aux enfants.


Comme toujours, si vous lisez / testez ces scénarios, je serais ravis de savoir ce que vous en avez pensé !

Comme évoqué dans mon dernier article à propos de Run Die Repeat, je continue à l'occasion à rédiger des scénarios pour ce jeu, que je compilerai à terme en PDF. J'ai fini d'écrire les scénarios inspirés des jeux vidéos Dishonored & Frostpunk, ainsi qu'un 4e où les joueurs incarnent un parasite passant d'un hôte à un autre, et je pense que je les testerai bientôt.

april.png Nouvelles April

L'April publie son rapport d'activité 2019

Le 06 July 2020 à 12:09:05

Page de couverture du rapport d'activité 2019

Avec quelques mois de retard sur le calendrier initial, l'April publie son rapport d'activité 2019 (77 pages) et vous invite à le consulter en ligne ou en version PDF.

Depuis 1996, l'April est animée par une ambition : « logiciel libre, société libre ». Soutenue notamment par les contributions de ses membres et les dons, l'April mène un important travail de défense et de promotion du logiciel libre. À l'heure où le Libre obtient une reconnaissance certaine nous devons redoubler d'efforts pour que les principes essentiels du logiciel libre ne se dissolvent pas dans les effets de mode et le pragmatisme indifférents à l'éthique du Libre. La menace sur nos libertés s'est globalement aggravée. L'engagement en faveur du Logiciel Libre est donc plus que jamais d'une importance fondamentale.

Copie écran commission d'enquête

Comme l'année précédente, en 2019 nous avons activement participé à la mobilisation contre le projet de directive européenne sur le droit d'auteur, notamment contre l'article 17 qui pouvait affecter les plateformes de développement logiciel. Si une exclusion de ces plateformes a bien été acquise, l'April est restée fortement mobilisée étant donné la menace globale pour les libertés en ligne. Malheureusement, malgré une incroyable mobilisation citoyenne le Parlement européen a validé la généralisation de la censure automatisée mardi 26 mars 2019.
Nous avons également notre travail d'enquête et de sensibilisation sur le dossier « Open Bar » entre Microsoft et le ministère des Armées.
Nous avons travaillé sur le projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et pour une économie circulaire. Quelques avancées en termes de droit à l'information ont été obtenues, mais les propositions les plus ambitieuses ont été renvoyées à 2020 et à la transposition de deux directives.
L'April a été auditionnée par la commission d'enquête du Sénat sur la souveraineté numérique. Dans son rapport, la commission indique qu'il est urgent d'engager une réflexion au niveau interministériel sur la conduite d'une politique publique du logiciel libre.
L'association s'est également mobilisée pour tenter d'instaurer une priorité au logiciel libre dans l'Éducation via le projet de loi pour une école de la confiance, malheureusement sans succès. Mais ce n'est que partie remise.
Suite à notre action en 2019 et début 2020, parmi les 32 mesures proposées dans le Pacte pour la Transition pour les municipales 2020 figure la priorité au logiciel libre dans le service public.
L'April a fait partie du comité d'orientation et du jury pour l'attribution des labels « Territoire Numérique Libre » de l'Adullact, label qui a pour objectif de mettre en valeur l’utilisation des logiciels et systèmes d’exploitation libres au sein des collectivités territoriales.
Nous avons également agi sur le Health Data Hub (plateforme d'exploitation des données de santé) et sur d'autres dossiers, que vous pouvez découvrir dans le rapport d'activités.

Bannière Chapril

L'April participe depuis 2018 au collectif CHATONS (Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires) de Framasoft, en proposant des services libres et loyaux sur notre site Chapril. Neuf services (rédaction collaborative de textes en ligne, planification de rendez-vous, échanges de texte de manière sécurisée, visioconférence…) de notre Chapril sont disponibles et d'autres sont à venir. N'hésitez pas à tester et utiliser ces services.

En 2018, des réflexions avaient avancé concernant le développement d'un logiciel libre de gestion de la valorisation du bénévolat et sur l'usage des logiciels libres en milieu associatif. En 2019, ces réflexions ont conduit à la création de Bénévalibre, logiciel libre (dont une instance est accessible) destiné à faciliter la valorisation du bénévolat. L'April, par l'intermédiaire de son groupe de travail Libre Association et avec l'appui de temps salarié, a fortement contribué à l'aboutissement du projet dont la version 1 est désormais en production.

Image de l'Expolibre dans une bibliothèque

En 2019, le site de l'Expolibre, ainsi que les panneaux, ont été traduits en italien. L'Expolibre a été présente à plusieurs événements. Le groupe travail Sensibilisation de l'April produit des outils de communication pour sensibiliser un plus large public aux enjeux du logiciel libre. Le groupe a travaillé notamment sur « Le jeu du Gnou » (jeu coopératif et pédagogique) et sur un « Quiz enjeux de l'informatique » (questions autour du logiciel libre, les licences libres, etc).

Les membres de notre groupe de travail Trad GNU assurent les traductions en français du site du projet GNU et de la lettre d'information mensuelle publiée par la Fondation pour le Logiciel Libre. Près de 104 heures (contre 72 en 2018) de vidéos et d’émissions de radio ont été transcrites. Un total de 134 transcriptions relues, finalisées et publiées au cours de l'année 2018. Plus de 2 600 événements ont été référencés sur le site de l'Agenda du Libre (20% d'événements en plus par rapport à 2018), dont nous assurons la gestion et le développement.. PLus de 250 événements, nouveau record, ont été répertoriés dans le cadre du Libre en Fête 2019. L'édition 2020 n'aura pas le même succès, suite au confinement de la poluplation.

Photo stand April

En 2018, nous avions démarré une nouvelle action importante pour la promotion et la défense des libertés informatiques : une émission de radio sur Cause Commune. Libre à vous ! est une émission d'explications et d'échanges concernant les dossiers politiques et juridiques que l'April traite et les actions qu'elle mène. Une partie de l'émission est également consacrée aux actualités et actions de type sensibilisation. L'émission donne également très régulièrement la parole à des personnes, structures externes. Cette émission s'adresse à tout le monde. Pour pouvoir traiter encore plus de sujets et être réactif par rapport à l’actualité l'émission est devenue hebdomadaire en janvier 2019. 70 émissions ont été diffusées depuis mai 2018. Pour chaque émission sont mis à disposition le podcast de l'émission complète et un podcast pour chacun des sujets traités dans l'émission. La transcription est aussi disponible. Retrouvez l'ensemble des podcasts en ligne avec au programme notamment : l'Éducation nationale, les services libres et loyaux, l'achat de matériel, le financement de projets, la Gendarmerie nationale, l'ANSSI, les stratégies logiciel libre d'entreprises, les femmes et l'informatique, les espaces publics numériques, logiciel libre et collectivités, entreprises, associations, le métier du développement logiciel libre, téléphonie mobile et libertés, les distributions GNU/Linux, l'Open Bar Microsoft/Défense, les GULL (Groupes d'utilisateurs et d'utilisatrices de logiciel libre), la directive droit d'auteur, les données publiques, Wikipédia, Framasoft, Open Food Facts, OpenStreetMap, les DRM (menottes numériques)… et les chroniques de notre équipe. Abonnez-vous au podcast pour ne louper aucune émission.

Un grand merci aux membres de l'April, à l'équipe salariée, à nos soutiens qui nous permettent d'avoir une association vivante et active pour la promotion et la défense du Logiciel Libre.

L'April sera ce que vous et nous en ferons. Pour mener ses actions, l'April a besoin de votre soutien. Vous pouvez soutenir le logiciel libre et les actions de l'April en faisant un don maintenant ou en adhérant maintenant à l'April.

Ensemble, continuons à développer l'informatique libre !

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TP-Link TL-PA9025P : je le recommande

Le 06 July 2020 à 09:18:12

Je ne le cache pas dans mes tests, je ne suis pas souvent très emballé par le débit réel des adaptateurs CPL que j’essaie. Je me suis donc dis, pourquoi ne pas essayer de tester un produit annonçant un très gros débit ? Pour ce faire, je me suis procuré les TP-Link PA9025P, des adaptateurs CPL n’annonçant rien de moins que 2 Gbits/s !

Petit rappel pour ceux au fond de la classe, la technologie CPL (Courant Porteur en Ligne), permet de faire transiter des données sur la ligne électrique intérieure de votre maison ou appartement. En gros, les fils électriques de votre habitation deviennent les câbles ethernet de votre réseau. Généralement, les marques commercialisent les CPL par lot de 2 modules, et il est ensuite possible, si on le souhaite de se procurer les modules à l’unité. S’ils sont vendus par deux, c’est tout simplement que vous avez, au minimum, besoin de deux modules, un module seul ne sert à rien. En effet, pour se servir de ce genre de produits, il faut que l’un des modules soit branché à votre box ou votre routeur, et que l’autre soit placé là où vous désirez profiter du réseau, les deux modules communiquent alors entre eux via votre installation électrique.

C’est donc un moyen simple de pouvoir étendre votre réseau dans certaines zones de votre habitation, là où le WiFi ne porte pas et si vous n’avez pas envie de commencer à tirer des câbles ethernet, ce que d’ailleurs, de moins en moins de gens font j’ai l’impression.

TP-Link TL-PA9025P
  • Performances
  • Simplicité
  • Design
  • Prix
4.5

Le répéteur wifi que je recommande !

Le TP-Link TL-PA9025P offre des performances très convaincantes pour un prix raisonnable, je le recommande à toutes les personnes qui ont besoin d’un systeme CPL rapide et économique.

Présentation

Commençons comme nous en avons l’habitude, par un rapide tour extérieur. Le premier truc qui m’a interpelé en ouvrant la boîte c’est l’encombrement des modules CPL, on ne peut pas vraiment dire que TP-Link ait cherché à faire quelque chose de fin… les appareils sont vraiment très épais par rapport à la concurrence ou même vis-à-vis des autres CPL de la marque. Connaissant un peu TP-Link, je me dis alors que cela soit être, non pas un choix (qui chercherait à faire un produit plus encombrant que les autres ?) mais plutôt une contrainte.

Les modules, identiques, proposent, comme beaucoup d’autres, une prise femelle sur la façade, ce qui permet de ne pas condamner la prise électrique sur laquelle ils seront branchés. C’est particulièrement pratique selon moi. Toujours sur la façade des modules, 3 diodes d’état vous informent pour savoir si le produit est allumé, si les modules sont appairés, et s’ils ont accès au réseau. Là encore que du très commun.

Première chose qui change un peu, sur la tranche basse des modules, deux port RJ45 sont présents là où nous avons l’habitude de n’en trouver qu’un seul sur 95% des autres kits CPL. Ces deux ports sont au format 1Gbit/s.

Et enfin, sur la tranche droite, nous avons le bouton d’appairage.

Cette fois-ci, je passerais sur l’installation, vous devez commencer à comprendre comment ça marche, on branche les deux modules, l’un près de la box, l’autre où vous voulez. Ensuite on relie le premier module à la box à l’aide d’un câble RJ45, et de l’autre côté, c’est-à-dire sur l’autre module, on relie ce qu’on veut. Et dans le cas des TL-PA9025P, on a le droit à deux prises, on peut donc y brancher un PC et une imprimante, deux PC, une borne WiFi et un switch réseau, bref vous avez le choix. Ensuite on apparie les deux modules, d’ailleurs, c’est mieux de le faire avant de brancher quoi que ce soit sur le second module, et c’est fini.

Passons au plus intéressant, surtout dans le cas présent.

Les performances

Je vous le répète à longueur de temps, dans la plupart des cas, les chiffres indiqués sur la boite d’un périphérique informatique, périphérique réseau, disque dur, batterie, bref, tout ce que vous voulez, sont des données du constructeur, obtenues en laboratoire. Une manière polie de dire qu’ils ne reflètent pas du tout la réalité du terrain et que vous n’obtiendrez jamais ces chiffres chez vous. Ces données permettent tout au mieux de pouvoir faire des comparaisons relatives, ainsi un produit où s’est écrit 1000 mbps (par exemple) sera plus rapide qu’un autre où s’est écrit 500 mbps, même si vous n’atteindrez jamais les 1000 mbps.

Ces CPL intègrent une puce Broadcom BCM 60500 bien plus puissante que ce que vous retrouverez dans la plupart des CPL concurrents. Et en plus, les TL-PA9025P sont compatibles avec la norme HomePlug AV2. Bon je pense que là, il faut marquer une pause.

Faisons simple, la norme HomePlug 2 est, assez logiquement, la nouvelle version de HomePlug, la norme utilisée par la quasi-totalité des adaptateurs CPL et ce qui permet, entre autres, qu’ils soient compatibles entre eux. La nouveauté de HomePlug 2 est de tripler les débits permis par le CPL en introduisant l’usage du troisième fil électrique, la terre, pour transmettre des données. Ça veut dire que si vous branchez vos CPL sur des prises qui ne possèdent pas la terre, vos débits seront réduits.

La moyenne de débit, en transfert de fichiers sur notre réseau est de 250 Mbps (lisez jusqu’à la fin, ces chiffres ne sont surement pas les plus flatteurs pour ces CPL), c’est-à-dire que les fichiers transitent en moyenne à une vitesse de 31 Mo/s. Même si nous sommes loin de ce qui est marqué sur le carton, ce sont de très bons chiffres par rapport à la concurrence. Ce ne sont pas les CPL les plus rapides du marché, mais ils se placent dans le haut du classement.

De tels débits, vous permettent d’utiliser vos CPL de manière totalement transparente, en pouvant effectuer à peu près les mêmes choses que si vous étiez connecté d’une autre manière.

Cependant, il faut modérer ces résultats, et pour une fois, il convient de peut-être les revoir à la hausse. En effet, la technologie CPL est très dépendante de la qualité de l’installation électrique (ça semble logique), et de très nombreux avis en ligne donnent des résultats de test bien plus élevé que ce que nous avons relevé de notre côté. Beaucoup d’avis font état de débits compris entre 500 et 600 Mbps ! Comme ces avis proviennent d’acheteurs, et qu’ils sont nombreux, j’ai tendance à les croire, et ainsi à me dire que quelque chose sur notre installation électrique ne permet pas d’obtenir le meilleur de ces produits.

Bref, à 250 Mbps c’est bon, à 600 c’est excellent !

Nous ne saurions trop vous conseiller, si vous êtes à la recherche de ce type de produit de vous tourner vers les TL-PA9025P. En espérant que vous soyez plus près des 600 Mbps que des 250. Ce qui est intéressant à notre époque, c’est que si vous êtes déçu par les débits, vous pourrez retourner vos CPL.

TP-Link TL-PA9025P
  • Performances
  • Simplicité
  • Design
  • Prix
4.5

Le répéteur wifi que je recommande !

Le TP-Link TL-PA9025P offre des performances très convaincantes pour un prix raisonnable, je le recommande à toutes les personnes qui ont besoin d’un systeme CPL rapide et économique.

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05 July 2020

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Utiliser un VPN sur mobile : Comment faire sur iOS et Android

Le 05 July 2020 à 08:28:13

Un VPN est un service vous permettant de localiser votre adresse IP ailleurs que chez vous, et, par la même occasion de chiffrer les données qui circulent entre votre périphérique et le serveur VPN. De cela résulte que votre adresse IP réelle, devient invisible pour les services auxquels vous accédez.

La localisation peut se faire n’importe où dans le monde du moment que votre prestataire y possède un serveur. C’est-à-dire, que, par exemple, vous pouvez adopter une adresse IP d’un serveur situé à New York, même si vous habitez à Trifouillis-Les-Oies en Lozère. Une fois connecté à ce serveur, comme vous avez maintenant une adresse IP américaine (dans notre exemple), vous pouvez, par exemple, accéder au catalogue US de Netflix.

Voilà pour le petit rappel, un VPN, c’est cool, ça sert à plein de choses, et son utilisation devrait vraiment entrer dans vos mœurs. Aujourd’hui, nous allons nous pencher un peu sur les différentes méthodes de connexion VPN sur smartphones.

Le plus simple : l’application de votre fournisseur VPN

On va commencer par le plus simple, et profiter de ce que l’on paie, l’application fournit par votre prestataire VPN. Quand vous vous abonnez à un fournisseur VPN, en plus de l’accès à ses serveurs, l’entreprise met à votre disposition au minimum une application. Cette application, sert, en tout premier lieu à simplifier la connexion aux différents serveurs disponibles. Mais elle sert également, souvent, à d’autres choses, comme changer de protocole de connexion, gérer les serveurs DNS, et utiliser les différentes options propres au fournisseur.

Quelques exemples d’apps VPN officielles

Généralement, l’application proposée par les fournisseurs VPN est compatible avec une variété de systèmes d’exploitation. Au minimum, avec Windows, MacOS, Android et iOS.  Ladite application peut aussi avoir été développée pour d’autres systèmes, comme Linux, Windows Phone (même si ça ne sert plus à grand-chose), Android TV, Chrome OS, Amazon FireStick…

Donc le plus simple, sur votre smartphone, pour profiter des services de votre fournisseur VPN est tout simplement d’installer son application depuis le store de votre téléphone, Play Store ou App Store. Ensuite, il vous suffit de vous identifier à l’aide de votre nom d’utilisateur et de votre mot de passe, puis de choisir un pays de connexion et de cliquer sur le bouton de connexion.

La connexion manuelle

La quasi-totalité des fournisseurs VPN permettent de se connecter à leurs serveurs à l’aide d’une connexion manuelle. En effet, peut-être que l’application ne fonctionne pas sur votre appareil, ou bien que, suivant votre pays de résidence, l’application ne soit pas disponible.

Il est également possible que la version du système d’exploitation de votre smartphone soit trop ancienne pour que vous puissiez installer cette application.

Dans ce cas, plusieurs protocoles de connexion peuvent être proposés. Généralement, sur Android, vous aurez le droit au PPTP (un peu obsolète), au L2TP, et à l’IPsec. Et sur iOS, on retrouve également le L2TP et l’IPsec, mais on trouve également l’IKEv2. Suivant le protocole que vous choisirez, il peut exister plusieurs variantes, par exemple, le L2TP existe avec une authentification par clé pré-partagée, ou bien par certificat. Il faudra donc, suivant la variante choisie, vous rapprocher de la base de connaissance de votre fournisseur afin de connaitre les détails nécessaires pour configurer la connexion.

Comme vous allez paramétrer la connexion manuellement, en plus de toutes les informations d’identification, il va également vous falloir l’adresse du serveur qui vous intéresse. Cette information va également se trouver sur la base de connaissance de votre prestataire.

Que cela soit sur iOS ou Android, une fois que vous avez réuni toutes les informations nécessaires à la configuration de la connexion, il va vous suffire de remplir les différents champs de configuration VPN dans vos réglages.

Sur Android, accédez aux « réglages » de votre smartphone, puis cliquez sur « VPN » (parfois il faut passer avant par « réseau »), puis sur « Ajouter une connexion VPN ».

Sur iOS, cliquez sur l’icône « Réglages », puis « VPN », et comme sur Android, sur « Ajouter une configuration VPN ».

Une fois que la connexion est configurée, il vous suffit de l’activer depuis les réglages du téléphone. Le téléphone vous prévient que l’utilisation d’un VPN peut se révéler dangereuse car vos données vont transiter par un serveur tiers, une fois que vous aurez validé cet avertissement, une petite icone en haut de votre écran vous signalera que vous êtes connecté.

La connexion via une application tierce

Il y a un protocole qui n’est pas disponible en standard, que cela soit sur iOS ou Android, et qui est pourtant particulièrement apprécié par les utilisateurs, c’est l’OpenVPN.

L’OpenVPN, est très sécurisé, assez rapide, et il permet de pouvoir établir une connexion sur différents ports. C’est donc très pratique si l’un de ces ports est bloqué sur le réseau auquel vous êtes connecté.

L’OpenVPN se paramètre grâce à un fichier de configuration en « .ovpn ». Ce fichier, dépendamment du pays auquel vous souhaitez être connecté et sur quel port, sera à télécharger sur la base de connaissance de votre prestataire VPN.

Une fois que vous possédez ce fichier de configuration, il va falloir télécharger une application, le plus simple, que cela soit sur Android ou iOS, c’est de télécharger « OpenVPN Connect ».

Quand l’application est installée, il suffit alors de cliquer sur le bouton « + » en bas de l’écran, de naviguer vers le dossier où le fichier de configuration OpenVPN a été enregistré, puis d’indiquer vos identifiants de connexion. Et hop, vous êtes connecté.

Quelle que soit la méthode de connexion que vous choisirez, il est important de rappeler que dans le monde numérique actuel, il peut être important d’utiliser un service de VPN, cela afin de protéger vos données personnelles.

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04 July 2020

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Répéteur WiFi USB : test du Xiaomi Mi WiFi Repeater 2

Le 04 July 2020 à 09:10:31

Dans le monde de l’informatique, les produits qui restent dans l’esprit des gens sont souvent, ceux qui ont inaugurés une technologie, c’est-à-dire les premiers sortis comme le premier routeur WiFi 6, le premier Smartphone compatible 5G, le premier SSD NVME…

Ou bien, les produits les mieux notés, le meilleur système mesh, le meilleur disque dur externe, le meilleur NAS… Ou bien encore les produits ayant l’adhésion du public pour une raison X ou Y, comme par exemple à cause de leur rapport qualité/prix, comme les smartphones Xiaomi par exemple.

Mais si votre produit n’est pas le premier sorti, pas le mieux noté, et pas particulièrement populaire, que vous reste-t-il pour réussir à le vendre ? Les fabricants qui se trouvent dans ce cas, doivent alors jouer sur l’un des piliers suivants : les performances, le prix, la publicité, ou bien l’originalité.

C’est à l’originalité que nous nous intéressons aujourd’hui. Elle peut être totalement accessoire sur certains produits, par exemple en jouant sur le design de ce dernier, mais l’originalité peut également être fonctionnelle. Par exemple, nous avions testé un disque dur externe dédié à la mobilité qui embarqué plusieurs solutions le rendant plus solide et moins sensible aux chocs. Ce produit, apporté un plus grâce à son originalité, et ainsi il arrive à se démarquer de la concurrence en attaquant un marché de niche parmi la vaste gamme des disques durs.

Aujourd’hui, ce n’est pas d’un disque dur dont nous allons parler, mais d’un répéteur WiFi. Et je pense que si vous l’habitude de nous lire, vous devez déjà vous demander comment est-ce qu’on peut être original sur ce type de produit, il faut dire que généralement ils se ressemblent tous plus ou moins.

Xiaomi Mi WiFi Repeater 2
  • Performances
  • Simplicité
  • Design
  • Prix
3.8

Un répéteur portable bien pratique

S’il vous est déjà arrivé, au moins une fois, de regretter ne pas avoir avec vous un répéteur avec vous en situation de mobilité, je vous conseille de vous procurer ce Mi WiFi Repeater 2, ça ne coute rien et ça peut grandement vous dépanner.

Le Xiaomi Mi WiFi Repeater 2

Alors, avant de parler du produit, parlons de la marque, car je pense que certains d’entre vous ne la connaisse pas forcément.

Xiaomi est un peut un ovni dans le paysage des constructeurs d’informatique. Il s’agit d’une marque chinoise, connu plus spécifiquement en Europe pour certains de ces produits ayant trait à la hi-tech, mais ce fournisseur fabrique également bien d’autres choses. Des aspirateurs, des purificateurs d’air, des ampoules, des masques pour lutter contre les virus… et concernant les produits technologiques, je pense qu’il n’y a pas un segment où la marque n’est pas présente, PC portables, smartphones, écouteurs, casques, batteries externes, montres et bracelets connectés, enceintes, tablettes, caméra… la gamme est très large.

Xiaomi (qui se prononce « Chiaomi »), ne distribue pas tous ses produits dans nos contrées, et ici nous n’en connaissons qu’une mince portion. Mais ce qui plait, le plus, concernant cette marque, c’est son rapport qualité/prix/performances/design. En parlant de son design, certains l’appellent « l’Apple Chinois », il faut dire que la marque ne se cache pas vraiment de « s’inspirer » du fabricant Californien. Xiaomi a aussi cela de particulier, de proposer des produits, qui sont généralement très peu chers comparés à la concurrence (les manières de parvenir à ces prix sont un autre débat).

Pourquoi parler du Mi WiFi Repeater 2 aujourd’hui, et en quoi ce produit se démarque-t-il de la concurrence ?

Et bien allons directement au but, sans plus vous faire languir, ce répéteur a ceci de particulier qu’il est particulièrement peu encombrant et qu’il est alimenté par son port USB. Le Mi WiFi Repeater 2 se présente donc sous la forme d’une gros clé USB, qui se branche donc, directement à un port USB femelle. Exactement de la même manière que certaines cartes WiFi externes.

Concernant le design donc, l’appareil est tout blanc, comme souvent avec Xiaomi (les produits sont généralement blancs ou noirs, rarement d’une autre couleur), et sur la face supérieure du répéteur, il y a juste une LED d’état et un petit trou pour remettre le produit à zéro. Il n’y a aucune autre connectique, ou autre bouton sur le produit, on peut difficilement faire plus minimaliste…

Les autres faces sont vierges, le produit est livré avec un petit cache en plastique qui sert à protéger le port USB mâle si vous transportez ce répéteur. Voilà, ça s’arrête là, une grosse clé USB, les antennes sont internes, il n’y a pas de connectique, c’est vraiment comme un gros stick USB.

Installation et performances

Comment l’installe-t-on s’il n’y a aucun bouton ? Et bien très simplement en fait, tout se fait depuis l’installation Mi Home (App Store, Google Play), l’application de la marque qui sert à gérer, depuis un seul endroit la quasi-totalité des objets connectés de la marque, caméra de surveillance, ampoules… et répéteur donc.

Donc, on branche le Mi WiFi Repeater 2 sur un port USB, ce peut être un chargeur de téléphone, le port USB d’une télé, le port USB d’un ordinateur portable ou de bureau, une batterie externe… bref ça se branche où vous voulez. Et ensuite on lance Mi Home. Vous cliquez sur « Add device », l’appli va trouver le répéteur, vous répondez aux quelques questions que l’application vous pose, quel WiFi vous voulez répéter, comme s’appellera le nouveau réseau, la clé de sécurité… et c’est tout. Ça prend deux minutes. Ensuite le produit est fonctionnel et on peut commencer à se connecter au WiFi étendu.

Passons maintenant aux performances, ce répéteur, n’est pas ce qui se fait de plus récent au niveau technologique, disons-le tout de suite. Il possède deux antennes intégrées, et il propose du WiFi n, c’est-à-dire un réseau sans fil à 2.4 GHz avec une vitesse maximum théorique de 300 Mbps. Le port USB est d’ailleurs toujours en USB 2.0. Mais attention, je vous arrête tout de suite ! Le produit ne cherche pas à être ce qui se fait de mieux ou de plus performant sur le marché, et de plus ce répéteur est sorti il y a déjà quelques temps. Nul doute que si la marque s’attaque à son rafraichissement, ce qui en résultera sera un peu plus moderne.

Conclusion

Donc, les performances ne sont pas censées être votre principale inquiétude en achetant ce produit, non, ce qui est intéressant avec le Mi WiFi Repeater 2, c’est sa portabilité ! C’est l’outils idéal si vous louez une grande maison pour partir en vacances par exemple. Qui penserait à emmener avec lui un répéteur traditionnel ? Alors que là c’est un produit tout petit, qui ne prendra pas de place, ça mesure 12 cm sur 3 ! Ça tient dans une poche de jean et ça se branche sur n’importe quoi une fois arrivé à destination.

Alors, vous allez me dire, OK c’est pratique, c’est facilement transportable, mais qui irait acheter un produit spécifique pour un usage si restreint ? Et c’est là que Xiaomi sort un de ces autres arguments, le prix… le prix de ce produit est si bas, que vous pouvez le rajouter dans votre panier lors de votre prochaine commande en ligne, sans que cela change fondamentalement les choses… Ce répéteur, peut se trouver à une dizaine d’euros… et ça, ça change tout. A ce prix, il devient très envisageable de se procurer ce gadget tant il peut rendre des services, et tant il saura se faire oublier au fond d’un sac.

S’il vous est déjà arrivé, au moins une fois, de regretter ne pas avoir avec vous un répéteur avec vous en situation de mobilité, je vous conseille de vous procurer ce Mi WiFi Repeater 2, ça ne coute rien et ça peut grandement vous dépanner.

Xiaomi Mi WiFi Repeater 2
  • Performances
  • Simplicité
  • Design
  • Prix
3.8

Un répéteur portable bien pratique

S’il vous est déjà arrivé, au moins une fois, de regretter ne pas avoir avec vous un répéteur avec vous en situation de mobilité, je vous conseille de vous procurer ce Mi WiFi Repeater 2, ça ne coute rien et ça peut grandement vous dépanner.

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Mise à jour: Le 13 July 2020 à 06:33:35