Promouvoir et défendre le logiciel libre

02 September 2014

Patrice ANDREANI

Revue de presse de l’April, semaine 35.

Le 02 September 2014 à 01:29:25

Revue de presse de l'April. [Bulletins Electroniques] Brevetabilité des logiciels et des "business methods" aux Etats-Unis http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/76626.htm [JDN] Open source 2.0 ou l'ère de la maturité http://www.journaldunet.com/solutions/expert/58291/open-source-2-0-ou-l-ere-de-la-maturite.shtml [Le Courrier] Une alternative au droit d’auteur http://www.lecourrier.ch/123348/une_alternative_au_droit_d_auteur [Le Monde.fr] Hadopi, surveillance, Netflix... le gouvernement Valls 2 est-il numérique? http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/08/27/valls-2-un-gouvernement-plus-digital-que- numerique_4477403_4408996.html [Mediapart] Logiciel Libre - juste une question […]

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01 September 2014

april.png Nouvelles April

Revue de presse de l'April pour la semaine 35 de l'année 2014

Le 01 September 2014 à 14:49:09

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 35

[Bulletins Electroniques] Brevetabilité des logiciels et des "business methods" aux Etats-Unis

Par la rédaction, le vendredi 29 août 2014. Extrait:
> Une décision de la Cour Suprême va faire évoluer la pratique américaine concernant les brevets sur les logicels, les méthodes, et forcer à un réexamen de leur brevetabilité. Une évolution qui va créer de l'incertitude à court terme, mais qui peut être bienvenue.
Lien vers l'article original: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/76626.htm

Et aussi:
[EconomieMatin] Non, Tesla ne renonce (définitivement) pas à ses brevets!

[JDN] Open source 2.0 ou l'ère de la maturité

Par Marc Palazon, le jeudi 28 août 2014. Extrait:
> En cette année 2014, l’open source est en pleine effervescence et démontre encore une fois qu’il ne s’agit en rien d’un phénomène de mode mais bien d’une mutation profonde de l’écosystème mondial de l’informatique qui se joue.
Lien vers l'article original: http://www.journaldunet.com/solutions/expert/58291/open-source-2-0-ou-l-ere-de-la-maturite.shtml

Et aussi:
[Developpez.com] Pour quelles raisons les entreprises devraient-elles opter pour des solutions libres?

[Le Courrier] Une alternative au droit d’auteur

Par Laura drompt, le jeudi 28 août 2014. Extrait:
> Les licences Creative Commons encouragent le partage des contenus culturels, dans l’idée d’un Internet participatif. Un changement de paradigme.
Lien vers l'article original: http://www.lecourrier.ch/123348/une_alternative_au_droit_d_auteur

[Le Monde.fr] Hadopi, surveillance, Netflix... le gouvernement Valls 2 est-il numérique?

Par la rédaction, le mercredi 27 août 2014. Extrait:
> Emmanuel Macron, qui remplace poste pour poste Arnaud Montebourg à Bercy, est bien plus «digital» – le mot utilisé dans les milieux économiques – que numérique – le mot utilisé par la société civile. C’est lui, en collaboration avec le directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault, qui a par exemple décidé du recul du gouvernement sur les «pigeons», ces entrepreneurs du Web qui protestaient contre la taxation des plus-values de revente d’entreprises.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/08/27/valls-2-un-gouvernement-plus-digital-que-numerique_4477403_4408996.html

Et aussi:
[Next INpact] Les vœux des ayants droit déjà aux pieds de Fleur Pellerin
[Libération.fr] Fleur Pellerin à la Culture, armée pour négocier le virage numérique
[Next INpact] La Hadopi va migrer vers la suite bureautique LibreOffice
[Next INpact] Démission du gouvernement: quels effets sur le numérique?
[Next INpact] Éducation: des délégués académiques chargés du numérique au niveau local
[Archimag] Fleur Pellerin, une férue du numérique au ministère de la Culture

[Mediapart] Logiciel Libre - juste une question humaine

Par Frédéric Couchet, le mardi 26 août 2014. Extrait:
> Pourquoi existe-il des personnes qui font des logiciels libres? Eben Moglen, l’une des figures les plus importantes dans l’univers du logiciel libre et de la culture numérique, propose une réponse simple et sans doute très juste
Lien vers l'article original: http://blogs.mediapart.fr/blog/frederic-couchet/260814/logiciel-libre-juste-une-question-humaine

[La Presse] Microsoft gâte les cégépiens de Limoilou avec une suite Office gratuite

Par la rédaction, le dimanche 24 août 2014. Extrait:
> Ardent militant pour l'implantation du logiciel libre, le professeur Daniel Pascot trouve «scandaleux» que des cégeps relaient la promotion de Microsoft auprès de leurs étudiants. M. Pascot, qui est professeur au Département des systèmes d'information organisationnels de l'Université Laval, ne s'étonne pas de la stratégie adoptée par le géant de l'informatique: «C'est un peu la stratégie du dealer de drogues. On vous donne le produit gratuitement pour que vous ne puissiez plus vous en passer et, par la suite, il devient payant.»
Lien vers l'article original: http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201408/23/01-4794130-microsoft-gate-les-cegepiens-de-limoilou-avec-une-suite-office-gratuite.php

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

31 August 2014

Marc MAURICE

Nautilus script to search opensubtitles.org

Le 31 August 2014 à 10:11:15

Mathilde’s contribution:

This script allows you to launch a search by filesize on opensubtitles.org, with a simple right-click on a video file.

If it does not exist, create the .local/share/nautilus/scripts directory in your personnal folder (from Nautilus, you can use the Ctrl+H shortcut to display hidden files and be able to see the .local directory).

Save the subtitle file in .local/share/nautilus/scripts

Add execution permission to the script, in file properties, or running the command chmod +x ~/.local/share/nautilus/scripts/subtitle

Open Nautilus (aka “Files”). Select the film you want to search subtitles for, right-click > scripts > subtitle.
A browser window will open directly on opensubtitles.org with your search results.

NB:
By default, the script will search subtitles in english. To change the language, open the script and change the LANG variable.

Content of subtitle script:

#!/bin/bash

LANG=eng
#LANG=fr

FILE=$1
SIZE=$(stat -c %s $FILE)

xdg-open "http://www.opensubtitles.org/eng/search/sublanguageid-$LANG/moviebytesize-$SIZE"

30 August 2014

april.png Nouvelles April

Logiciel Libre - juste une question humaine

Le 30 August 2014 à 12:59:35

Copie d'écran de la vidéo de Frédéric CouchetEn 2011, dans le cadre d'une conférence TEDx à Bordeaux, Frédéric Couchet, avait expliqué l'importance du logiciel libre dans sa vie et les raisons pour lesquelles il avait créé l'April en 1996, devenue l'association nationale de promotion et de défense du logiciel libre.

Frédéric vient de publier sur son blog Mediapart une transcription légèrement remaniée de sa conférence1. Outre son parcours, il y explique que la liberté informatique est un enjeu de société. Il est également question d'ikigaï (raison d'être), de passion, de motivation autre que financière…

Bonne lecture de l'article Logiciel Libre - juste une question humaine.

Frederic BEZIES

Emmabuntüs 3 : le retour de la distribution GNU/Linux anti-gaspillage.

Le 30 August 2014 à 10:51:41

Ah, l’Emmabuntüs… J’avais déjà parlé de sa version 3 quand elle était en bêta, et quelques mois auparavant lors d’une révision de sa version 2. Comme sa version 2, la Emmabuntüs se base sur la Xubuntu LTS à savoir la 14.04 pour la version 3, la version 2 étant basée sur la Xubuntu 12.04 LTS.

Avec la Handy Linux, c’est une distribution qui est dédiée, mais pas uniquement, aux vieilles machines et à leur recyclage pour éviter des scandales écologiques comme celui de la pollution au Ghana.

Ayant été invité par un des développeurs principaux de la distributions à aider au débogage de cette version, j’ai eu droit en avant première à une image ISO de la version 3. J’ai récupéré l’ISO en 64 bits, sachant qu’il existe aussi une version en 32 bits. Et non, je ne donnerais aucun lien, étant donné que la publication officielle est prévue pour le premier septembre 2014.

Donc, c’est avec environ 48 heures d’avance  que je vais vous présenter en capture d’écran et en vidéo la nouvelle version de la Emmabuntüs qui aura été longue à déboguer. Seule information que je peux vous donner, c’est que la première version finale est la cinquième release candidate.

Il y avait de nombreux petits bugs dans la version bêta dont j’ai parlé en juin 2014, et qui ont été corrigés : le menu de démarrage est entièrement francisé, la résolution écran est correcte dès le départ dans une machine Virtualbox fraîchement installée, Cairo Dock est lisible. Mais parlons des petites nouveautés.

On peut noter la présence des extentions https everywhere et de la page de démarrage startpage dans le navigateur, une synthèse vocale pour les personnes ayant des problèmes de vue, la possibilité d’enlever les langues inutilisées dans la distribution, le tout de manière très simple et automatisée.

Comme la version bêta, elle demande 15 Go d’espace disque, mais ce n’est pas excessif quand on voit le nombre de logiciels proposés en version « complète ». Il y a des doublons, mais cela permet aux utilisateurs d’avoir le choix. L’installateur est celui de la Xubuntu, donc du solide et du fonctionnel. L’installation dure un gros quart d’heure, puis on peut redémarrer sur la distribution fraichement mise en place.

Après l’installation, j’ai demandé la version complète pour le Cairo Dock. Histoire de montrer par la suite en vidéo la totalité de la logithèque installée. Mais il n’y a pas que cela. Il y a aussi le choix du menu déroulant, l’activation ou non de la synthèse vocale. Si vous ne l’activez pas au premier démarrage et que vous en avez besoin, un simple script à lancer, du nom de init_autostart_gspeech

J’avais oublié une étape : l’ajout ou non de logiciels non libre, comme Skype, le greffon flash, le support du mp3, et plein d’autres petites choses.

Il y a aussi la purge des traductions inutilisées.

C’est ce que j’apprécie, la modularité de l’installation, pour correspondre aux besoins des utilisateurs. Ça change un peu des distributions qui disent : « c’est le choix des développeurs, et si t’es pas content, c’est la même chose » ! :)

Sans oublier l’indispensable vidéo pour montrer la nouvelle version d’Emmabuntüs en action ;)

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="480" src="http://www.youtube.com/embed/jQqYO7xzLTg?rel=0" width="640"></iframe>

Je concluais le précédent article sur la Emmabuntüs 3 ainsi :

Bien qu’étant encore en béta, l’ensemble est déjà très utilisable. Il reste quelques angles à arrondir, mais si cette distribution permet à des personnes d’entrer par le biais du recyclage de leurs machines en train de pourrir sous un Windows XP qui n’est plus maintenu à jour dans le monde du logiciel libre, est-ce un mal ?

Le travail de polissage a été très important, et c’est une première version assez mûre qui nous accueille. Il reste quelques bugs, comme celui du bloqueur de domaine, mais ce n’est pas vraiment des bugs ultra-bloquants. La première révision mineure finira d’écraser les derniers bugs restants.

En duo avec la Handy Linux, c’est une distribution idéale pour recycler des ordinateurs et éviter le gaspillage des ressources. On pourrait critiquer le côté trop étoffée de la logithèque, mais c’est un choix de conception : laisser le choix à l’utilisateur de ses outils, et l’adapter au maximum de public possible et imaginable.

En tout cas, ça change des multiples et peu utiles dérivées d’Ubuntu qui ne servent qu’à lubrifier l’ego du développeur ou réinventer pour la 350ième fois la roue dans un domaine qui souffre d’un éparpillement croissant du nombre de références disponibles.

Ajout à 18 h 25 : pour le bloqueur de domaine, il semblerait que celui-ci ne soit actif qu’après un redémarrage, dixit le développeur principal de la distribution.

Patrice ANDREANI

Nouvelle Emmabuntüs.

Le 30 August 2014 à 01:44:08

Le collectif Emmabuntüs annonce pour le 1er septembre la sortie de la version 1.00 d’Emmabuntüs 3, basée sur Xubuntu 14.04.1. Elle sera présentée lors de la Fête de l’Humanité, à l’espace du libre, des hackers et des Fablabs. Voici les principales améliorations pour cette nouvelle version : Protection de la vie privée sur internet grâce […]

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29 August 2014

Frederic BEZIES

Une distribution GNU/Linux rolling release ne se réinstalle que dans deux cas…

Le 29 August 2014 à 13:14:54

Le premier ? Un changement d’ordinateur. Le deuxième ? Quand un disque dur rend l’âme. J’ai déjà été dans cette situation en avril 2013.

Ce matin, j’ai connu une nouvelle fois cette mésaventure. Chronologiquement ?

10 h 20 : j’essaye d’allumer mon ordinateur portable, le démarrage est bloqué, m’annonçant des problèmes au niveau du disque dur interne.

10 h 25 : je démarre la machine sur un liveDVD d’Ubuntu. La sanction tombe : 26 mauvais secteurs sur un disque de seulement 400 Go.

10 h 35 : je téléphone à l’assembleur le plus proche, qui m’annonce la note. 65€ pour un disque de 500 Go. N’ayant pas besoin de plus en terme de capacité et voulant réparer la panne rapidement, je me prépare et je vais payer la douloureuse.

11 h 35 : je démonte le berceau du précédent disque dur, en me tordant le poignet pour dégripper les vis de montages.

11 h 50 : j’ai fini de remonter les vis aussi grosses que des ongles de nouveau né. Durant ce temps, mon ordinateur fix m’a créé une ISO d’installation d’Archlinux.

12 h 45 : j’ai fini l’installation avec une Archlinux, et j’ai rajouté dessus Mate Desktop 1.9.x. Je voulais tester Mate Desktop 1.9 en grandeur nature, ça me démangeait.

Pause repas, puis installation de la logithèque : LibreOffice, Gimp, et plein d’autres outils.

13 h 55 à 14 h 45 : copie des données (75 Go de musique, c’est long à faire recopier).

Les seuls outils gnome rajoutés pour compléter l’expérience utilisateur ?

  1. Rhythmbox pour la musique
  2. Shotwell pour les images
  3. Brasero pour la gravure
  4. Gnome Disk Utilities pour surveiller le disque dur
  5. Gnome Mplayer pour les vidéos en duo avec VLC

Bien entendu, Mate Desktop 1.9.x (1.9.2 au moment où j’écris ces lignes) est loin d’être terminé, mais ça me donne envie d’utiliser un environnement en cours de développement, et surtout qui n’est pas victime de plantage à cause du pilote intel qui est mal embouché au niveau du support de l’accélération 3D avec certains circuits.

En tout cas, cela m’évite de maintenir à jour une machine virtuelle dans VirtualBox avec Mate Desktop à l’intérieur. Et même si le projet Mate Desktop 1.10 n’avance que lentement, je pourrais m’impliquer avec des rapports de bugs… Et peut-être remplacé le Gnome Shell de mon ordinateur principal par Mate Desktop… On sait jamais :D

En tout cas, ne le voir manger que 270 Mo au démarrage, en ayant bien chargé la mule, ça donne envie :D

27 August 2014

Frederic BEZIES

Et la VoidLinux, elle devient quoi ?

Le 27 August 2014 à 18:40:16

Dans le petit royaume des distributions GNU/Linux nichesque, la Void Linux, dont j’ai parlé pour la dernière fois en mars 2014.

Pour changer un peu, j’ai installé en vidéo la distribution qui a remplacé systemd au profit de runit. La vidéo est un peu longue (une quarantaine de minutes), et j’avoue que j’ai un peu galéré pour l’installation.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/00u7vV_4Mfg?rel=0" width="560"></iframe>

A la fin de la vidéo, j’ai eu eu mal à éteindre la machine virtuelle. J’ai eu la réponse sur le canal IRC. Il fallait installer les paquets ConsoleKit et upower0.

J’ai aussi rapporté l’ensemble des petits bugs que j’ai pu constaté pour améliorer la distribution. En tout cas, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à regarder la vidéo que j’ai pris à la faire.

26 August 2014

hroy.png Hugo ROY

5 approximations à rectifier pour bien s’y repérer dans les licences libres

Le 26 August 2014 à 12:17:38

Le Journal du Net publiait la semaine dernière Comment se repérer dans la jungle des licences open source. L’article a été pas mal partagé sur Twitter. Malheureusement, il souffre de plusieurs approximations dommageables.

Voici 5 rectifications :

1. Licences libres et licences « open source », c’est pareil

L’article semble semer la confusion en essayant de diviser et de cataloguer les licences.

Les licences libres et les licences open source forment une seule et même catégorie. Autrement dit, il n’y a pas de différence entre ces types de licences : une licence non-copyleft comme la licence MIT est autant une licence libre qu’une licence « open source », une licence copyleft comme la GNU GPL est autant une licence libre qu’une licence « open source ». La preuve? Il suffit de regarder la liste des licences maintenues par l’Open Source Initiative et la liste maintenue par GNU pour constater qu’en pratique, les critères sont les mêmes puisqu’on aboutit aux mêmes résultats

Pour mieux comprendre les raisons historiques de l’existence de ces deux termes, l’article de Björn en fait l’exposé.

2. Le copyleft, ce n’est pas un virus

On qualifie de licence copyleft une licence libre qui contient des obligations supplémentaires de manière à sauvegarder les libertés des utilisateurs. Autrement dit, une clause copyleft interdit d’interdire.

L’article utilise le terme « contaminant » pour qualifier ce type de clause. Ce vocabulaire nous vient directement de la propagande de Microsoft de la fin des années 1990, qui se référait au logiciel libre comme un « cancer ». Il est temps de s’écarter du vocabulaire de la pathologie ! Le logiciel libre n’est pas un mal incurable, c’est un vecteur de libertés. (Si vous cherchez absolument à remplacer le mot copyleft par un mot du langage courant, clause d’hérédité ou héréditaire fonctionne plutôt bien).

Ainsi, le qualificatif de « contaminant » est on ne peut plus approximatif. Si on s’intéresse à l’analogie, on voit qu’elle ne tient pas. Si quelqu’un me contamine de sa maladie, je suis passif : je subis, je reçois la contamination et j’en fais les frais. C’est le contact d’un autre qui est la source de ma misère. Ce qui m’amène à une troisième approximation de l’article…

3. Ce qui déclenche le copyleft, c’est la distribution, pas la publication

Les licences libres étant principalement des licences de droits d’auteur (ou copyright selon la juridiction), l’acte qui déclenche les obligations relatives à la clause copyleft coïncide avec l’acte auquel le droit d’auteur attache des obligations.

Ainsi, en droit d’auteur, on ne peut pas distribuer une copie d’une œuvre (ici, un logiciel) sans la permission de son ou ses auteurs. La distribution, c’est la transmission d’une copie d’une personne, physique ou morale, à une autre personne. C’est cet acte là, tout à fait volontaire, qui déclenche les obligations relatives au droit d’auteur, qui requiert l’autorisation. Cette autorisation est déjà donnée par une licence libre, la clause copyleft en est cependant une condition. (On voit bien ici à quel point l’analogie avec la contamination épidémique est mauvaise.)

Plus spécifiquement, cette condition :

  • concerne uniquement les développements du logiciel qui sont eux mêmes basés sur le logiciel publié sous licence copyleft; et non les logiciels qui fonctionnent indépendamment
  • il ne s’agit pas d’une condition de publication des modifications, en effet il est tout à fait possible de respecter la licence simplement en distribuant avec les binaires distribué aux tiers, l’intégralité des sources correspondantes1
    • si ce n’est pas le cas, il y a alors pendant trois ans obligation d’offrir aux tiers à qui on a distribué une copie la possibilité de demander les sources (voir les détails de la licence pour plus de précisions)

Par conséquent, il a bien été montré que c’est la distribution du logiciel qui déclenche les obligations.2 Ainsi, on peut tout à fait prendre un logiciel libre sous licence copyleft, y apporter pléthores de modifications, et gardes ces modifications privées voire secrètes si bon vous semble. Ça fait partie des libertés intégrantes du logiciel libre : on peut les utiliser pour tout usage, l’utilisation n’est absolument pas restreinte ; et on peut les modifier de façon à ce qu’ils fonctionnent comme on l’entend.

4. Pas de distinction entre libre d’un côté et commercial de l’autre

Contrairement à ce qui est suggéré dans l’article, qui oppose d’un côté des licences libres et d’un autre côté des licences commerciales ; il n’y a en réalité pas de raison de procéder à une distinction.

Comme il vient d’être souligné, un logiciel libre est forcément utilisable sans restriction. Une clause qui limite l’utilisation du logiciel à une activité non-commerciale est donc fondamentalement incompatible avec une licence de logiciel libre.

Il y a d’un côté les licences libres, qui sont généralement des licences publiques — c’est-à-dire que chacun peut les utiliser pour ses propres logiciels à destination du public ; et de l’autre côté, les licences propriétaires qui sont généralement des licences spécifiques ou spéciales, qui sont utilisées seulement par quelques entreprises et pas forcément à destination du public mais au contraire parfois pour des logiciels écrits spécialement avec des modifications propres au client (ce qu’il est tout à fait possible de faire avec une licence libre par ailleurs, le client jouira ainsi également des libertés conférées par les licences).

5. La licence GNU GPL est applicable en France

Enfin la GPL comme son nom l’indique est une licence et non un contrat de cessions de droits d’auteur. Les obligations de formalités du droit français qui s’attachent aux contrats de cessions de droit sont donc inopérantes pour la GPL. D’ailleurs la version 3 de la GNU GPL a été écrite lors d’un processus large et documenté, qui comprenait des avocats de plusieurs juridictions (notamment l’Allemagne) spécialement pour pallier l’éventualité de distorsions.

Pour s’en convaincre, il suffit de constater que la licence GPL-2.0 a bien été appliquée en Allemagne à plusieurs reprises (par exemple contre Skype). Bien qu’en France la licence n’ait pas vraiment fait l’objet d’un examen poussé par un juge (le fait qu’il y ait peu de litiges est en soi une bonne nouvelle en fait), son invocation ici et là n’a pas entraîné la déclaration de son incompatibilité.

(Seule la loi Toubon pourrait causer quelques problèmes, mais rien de très grave en réalité ; ça se résout très bien en utilisant des doubles licences et ça ne vaut pas dans tous les cas. Les administrations publiques peuvent très bien faire développer et utiliser des logiciels libres et elles le font déjà !)


Quoiqu’il en soit, l’objectif de l’article est louable et le petit tableau récapitulatif partagé sur Twitter est assez utile.

Pour bien s’y repérer, il y a heureusement plusieurs moyens :

  • Le livre de Benjamin Jean, Option Libre. Du bon usage des licences libres.
  • L’International Free and Open Source Software Law Book qui permet d’aborder les aspects juridiques de plusieurs juridictions, dont la France.
  • L’International Free and Open Source Software Law Review ou IFOSSLR qui permet d’aller dans le détail avec plusieurs articles à chaque édition.

Sinon, la communauté du logiciel libre est également là pour aider chacun à s’y repérer. L’équipe juridique de la FSFE répond régulièrement à ce genre de questions.


  1. Dans la GPL-3.0 voir le paragraphe « 6. Conveying Non-Source Forms » ↩

  2. Une précision importante toutefois, il peut exister d’autres cas de figure où les obligations du copyleft sont déclenchées. Par exemple, dans la licence AGPL, la réunion de deux conditions déclenche aussi ces obligations (section 13): 1) la modification du code source, 2) l’interaction des utilisateurs avec le logiciel par l’intermédiaire du réseau (par exemple dans le cas d’une application web). ↩

april.png Nouvelles April

TAFTA

Le 26 August 2014 à 09:20:16

TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement/Area - Zone transatlantique de libre-échange), connu également sous le nom de TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership - Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement), est un accord commercial actuellement négocié entre l'Union européenne et les États-Unis, dans le but de créer une zone de libre-échange transatlantique1. Il reprend des principes déjà existants dans d'autres traités et négociations internationales, mais en élargissant les domaines concernés et en tentant de créer une nouvelle zone d'échanges particulièrement vaste.

Le but annoncé est de diminuer les barrières tarifaires et non tarifaires (normes et réglementations), ainsi que d'accroître l'investissement international, tout en rassurant les investisseurs venant d'autres pays sur le niveau de protection de leurs engagements financiers. Le respect de ces clauses de protection est assuré par le biais de tribunaux arbitraux, aptes à trancher les conflits entre investisseurs et États (ISDS : Investor-State Dispute Settlement - Règlement des différends investisseur-État). Ce type d'accord n'est pas nouveau et se développe depuis les années 1950 : l'Alena (Accord de libre-échange nord-atlantique), entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, fait partie des plus connus.

D'autres textes moins médiatisés que TAFTA ou TTIP présentent d'ailleurs les mêmes dangers, comme l'accord en cours de finalisation entre l'Union européenne et le Canada (CETA, Comprehensive Economic and Trade Agreement - Accord économique et commercial global).

Les textes sur lesquels les négociations sont basées, ainsi que le mandat donné par les États-membres à la Commission européenne, sont tenus secrets : il est donc difficile d'évaluer avec précision quels sont les principaux dangers que présentent ces textes avant leur signature. Cependant, les structures mises en place par ce type d'accords sont en soi problématiques, et des informations rendues publiques (par fuite ou non) permettent déjà de soulever certaines questions.

En annonçant vouloir garantir des droits spécifiques aux investisseurs internationaux, ces accords concèdent à ces derniers des droits exorbitants, leur permettant de remettre en cause le droit des États à légiférer. En effet, les investisseurs internationaux peuvent ainsi contester toute nouvelle décision politique qui leur causerait du tort, en arguant d'une "expropriation indirecte", d'une brèche du traitement "juste et équitable" que les États doivent leur accorder, ou d'autres "protections" aux contours flous qui leur seraient accordées. Lorsqu'elle a lieu, cette contestation s'effectue via des cours d'arbitrage qui agissent en dehors de tout système judiciaire : les décisions ne sont donc pas contestables par les citoyens ou par les ONG, et s'imposent aux États. Aucun recours n'est possible, même devant une cour des droits de l'homme, par exemple.

Ces risques sont décuplés par le choix d'arbitres privés pour trancher ces litiges : ceux-ci ont un intérêt pécuniaire à traiter les affaires, et ils sont spécialisés dans le droit des investissements. De plus, seuls les investisseurs internationaux peuvent saisir les cours d'arbitrage, ne laissant aucune place aux autres acteurs de la société civile. Ce mécanisme est donc intrinsèquement en faveur des investisseurs et à l'encontre des droits des citoyens.

La plupart de ces traités, TAFTA y compris, couvrent de nombreux sujets, parmi lesquels celui de la soi-disant "propriété intellectuelle"2 revient fréquemment. Le droit d'auteur et le droit des brevets sont ainsi directement concernés. La sacralisation des DRM, ou menottes numériques, pourrait de cette façon être mise en place par le biais de ce texte, mais aussi la légalisation forcée des brevets logiciels.

C'est pourquoi l'April se mobilise contre TAFTA, mais également contre tous les accords commerciaux internationaux qui remettent en cause le jeu démocratique et la protection des droits de l'homme.

Pour en savoir plus, vous pouvez également écouter l'interview de Jeanne Tadeusz et Lucile Falgueyrac lors des RMLL 2014, ou lire sa transcription, ainsi que la réponse de l'April à la consultation de la Commission européenne sur les mécanismes d'ISDS en juillet 2014.

Derniers articles

La suite sur cette page.

Revue de presse

La suite sur cette page.

Patrice ANDREANI

Revue de presse de l’April, semaine 34.

Le 26 August 2014 à 01:37:32

[Next INpact] Lois et numérique: une rentrée parlementaire 2014 encore chargée http://www.nextinpact.com/news/89346-lois-et-numerique-rentree-parlementaire-2014-chargee.htm [Numerama] HACIENDA: pourquoi votre ordinateur a peut-être été scanné par la NSA http://www.numerama.com/magazine/30309-hacienda-pourquoi-votre-ordinateur-a-peut-etre-ete-scanne-par- la-nsa.html [Silicon.fr] Desktop: Linus Torvalds espère toujours que Linux supplantera Windows http://www.silicon.fr/linus-torvalds-linux-supplantera-windows-96210.html [L'Humanité] La révolution numérique se fait aussi à la Fête de l‘Humanité http://www.humanite.fr/la-revolution-numerique-se-fait-aussi-la-fete-de-lhumanite-549497 [ActuaLitté.com] L'entrée du logiciel libre […]

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25 August 2014

Frederic BEZIES

La Ubuntu MATE, enfin un espoir raisonnable pour les fans de Mate Desktop et d’Ubuntu ?

Le 25 August 2014 à 17:14:38

En mai 2013, je faisais un article au vitriol sur l’éléphantesque Australis LTS, un peu la MateBuntu qui manquait à l’appel. Mais la distribution en question était tellement lourde (9 Go), et si contradictoire avec l’esprit de légèreté qu’on attribue à Mate Desktop, que je concluais l’article ainsi :

Comment conclure ? Si vous voulez tuer tout l’intérêt de Mate Desktop, à savoir avoir une environnement léger, qui répond en un claquement de doigts, cette distribution sera celle qui vous conviendra le mieux. Sans oublier que contrairement à d’autres dérivées d’Ubuntu, celle-ci ne permet pas de récupérer les traductions à l’installation (ou aurais-je manquer l’option ?), ni de les gérer facilement :(

Cette distribution a tellement voulu personnaliser Mate Desktop qu’elle en fait trop, et devient insupportable à l’utilisation, surtout si on veut retrouver la rapidité d’un Gnome 2.x, dont Mate Desktop est le descendant technique. Dommage, mais je pense qu’une « Matebuntu » plus ou moins officielle aurait son public.

Lisant la gazette hebdomadaire de Distrowatch, j’ai pu lire que la Ubuntu MATE a fait une demande pour être listée comme une dérivée officielle de la Ubuntu.

En effet, sur le billet qui annonce la préparation et l’arrivée de la beta 1, on voit que l’équipe a déposée une demande d’intégration dans la courte liste des dérivées officielles.

Outre le fait que ce serait une excellente nouvelle et éviterait des choses comme la Australis LTS), cela permettrait d’offrir une solution de bonne qualité et surtout légère aux fans de Mate Desktop.

Pour voir ce que la Ubuntu MATE à dans le ventre, et n’ayant pas envie d’attendre la sortie de la Beta 1 (prévue pour le 28 août), j’ai récupéré l’ISO de l’alpha 2 et je la mettrais à jour en utilisant apt-get. Le tout dans une machine virtuelle VirtualBox. Autant dire qu’à trois jours de la sortie de la beta 1, j’aurais une version très proche de ce que sera la beta 1 réelle.

J’ai lancé directement l’installateur. Première bonne surprise, seulement 6 Go sont demandés. Soit 33% de moins que pour l’éléphantesque Autralis LTS.

L’installation se passe sans problème. Après le premier redémarrage, j’ai fait installer les mises à jour. Quant aux outils de support de VirtualBox, ils sont préinstallés.

En gros, plus de 300 paquets sont mis à jour. Sur le plan de la logithèque, on trouve du très récent, au moment où je rédige l’article, à savoir le 25 août 2014 : LibreOffice 4.3.0, un noyau linux 3.16, Mate Desktop 1.8.1, Mozilla Firefox 31.0, Rhythmbox 3.0.3 (le dernier en date).

J’ai aussi rajouté le support des codecs non libre via le paquet ubuntu-restricted-extras dans la Logithèque Ubuntu (pour les paquets complémentaires). Je sais, c’est pas bien, mais nous vivons dans un monde où les codecs non libres sont encore omniprésent, malheureusement.

Bref, un équipement par défaut déjà intéressant. Très bonne deuxième surprise, la traduction est très complète. Pas de franglais qui agresse les yeux ! Que du bon, même pour une version beta 1 ou presque, on ne va pas non plus chipoter pour 3 petits jours, non plus ? :)

Et ça donne quoi en action ? Et bien, suivez le guide :)

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Pour conclure : j’avoue que cela me fait plaisir de voir une vrai MateBuntu, légère, rapide, bien équipée, traduite dans sa plus grande partie. Bien entendu, c’est une beta, il reste donc des angles à arrondir, mais c’est une version des plus encourageantes. Autant dire que si elle est reconnu comme une dérivée officielle, ce serait une très bonne nouvelle pour les personnes qui veulent conserver une base Ubuntu, mais qui trouvent les autres dérivées trop lourdes pour leur machine.

april.png Nouvelles April

Revue de presse de l'April pour la semaine 34 de l'année 2014

Le 25 August 2014 à 12:40:10

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 34

[Next INpact] Lois et numérique: une rentrée parlementaire 2014 encore chargée

Par Marc Rees, le jeudi 21 août 2014. Extrait:
> La rentrée parlementaire concernant les textes liés aux nouvelles technologies sera aussi riche cette année qu’en 2013. Tour d’horizon des textes bientôt débattus dans l’hémicycle et ceux dont le sort reste encore bien vague.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/89346-lois-et-numerique-rentree-parlementaire-2014-chargee.htm

[Numerama] HACIENDA: pourquoi votre ordinateur a peut-être été scanné par la NSA

Par Guillaume Champeau, le jeudi 21 août 2014. Extrait:
> Appliquant à grande échelle les méthodes et outils de groupes de hackers criminels, la NSA et d'autres agences de renseignement alliées réalisent dans des dizaines de pays une cartographie complète des ordinateurs connectés à Internet, et de leurs vulnérabilités potentielles. Mais un remède a été mis au point.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/30309-hacienda-pourquoi-votre-ordinateur-a-peut-etre-ete-scanne-par-la-nsa.html

Voir aussi:
GNU hackers unmask massive HACIENDA surveillance program and design a countermeasure

[Silicon.fr] Desktop: Linus Torvalds espère toujours que Linux supplantera Windows

Par David Feugey, le jeudi 21 août 2014. Extrait:
> «Je pense que nous y arriverons un jour», explique Linus Torvalds au sujet de Linux dans le monde desktop. Il lui faudra toutefois vaincre les réticences des constructeurs et des utilisateurs, accrochés à Windows ou OS X.
Lien vers l'article original: http://www.silicon.fr/linus-torvalds-linux-supplantera-windows-96210.html

[L'Humanité] La révolution numérique se fait aussi à la Fête de l‘Humanité

Par la rédaction, le mercredi 20 Août 2014. Extrait:
> La Fête de l’Humanité va accueillir cette année un espace dédié au monde du Libre, aux Hackers et au Fablabs. Au programme, des débats, des démonstrations, et une conférence exceptionnelle de Richard Stallman, le père du logiciel libre.
Lien vers l'article original: http://www.humanite.fr/la-revolution-numerique-se-fait-aussi-la-fete-de-lhumanite-549497

[ActuaLitté.com] L'entrée du logiciel libre en bibliothèques se fait attendre

Par Antoine Oury, le mardi 19 août 2014. Extrait:
> Dans nos sociétés modernes, les bibliothèques sont perçues comme des lieux de savoir, plus soustrait aux impératifs commerciaux que tout autre lieu de nos sociétés. Et pourtant, les professionnels de l'information sont soumis aux impératifs et exigences de sociétés privées, créateurs des logiciels utilisés pour faire fonctionner la bibliothèque. Des alternatives, libres, existent.
Lien vers l'article original: https://www.actualitte.com/bibliotheques/l-entree-du-logiciel-libre-en-bibliotheques-se-fait-attendre-52046.htm

[Silicon.fr] Logiciels libres: Munich va-t-il faire volte-face?

Par David Feugey, le mardi 19 août 2014. Extrait:
> La nouvelle municipalité de la ville de Munich envisagerait de rebasculer ses postes de travail de LiMux et LibreOffice vers Windows et Microsoft Office.
Lien vers l'article original: http://www.silicon.fr/logiciels-libres-munich-va-t-il-faire-volte-face-96174.html

Et aussi:
[Le Monde Informatique] La ville de Munich pourrait abandonner Linux pour revenir à Microsoft

[Libération.fr] Logiciels à l’ère libre

Par Erwan Cario, le dimanche 17 août 2014. Extrait:
> Depuis les années 80, un système collaboratif permet à tous d’étudier, de modifier et de distribuer des programmes, parallèlement aux géants de l’informatique, dont les outils briment l’utilisateur.
Lien vers l'article original: http://www.liberation.fr/societe/2014/08/17/logiciels-a-l-ere-libre_1082175

Et aussi:
[Libération.fr] La règle de quatre du logiciel libre

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

24 August 2014

gkulakowski.png Guillaume KULAKOWSKI

Migration vers Oh my Zsh!

Le 24 August 2014 à 07:23:00

Cela fait déjà plusieurs années que j'utilise Zsh comme shell principal sur mes PCs et serveurs. Jusqu’à présent j'avais mon propre fichier /etc/zshrc que je déployais sur mes machines. Ce déploiement passait par un RPM et le fichier de configuration était long de plus de 500 lignes qu'il fallait mettre à jour au grès des évolutions de Zsh. Je connaissais déjà la projet Oh My Zsh!, mais je n'avais pas encore sauté le pas.

Oh my Zsh!

Puis, suite à des échanges avec un collègue de boulot, lui même adepte  de Zsh, et qui m'a bien vendu la chose (couplée à l'utilitaire Z), j'ai enfin adopté cette solution. Du coup, j'ai transposé mes 500 lignes de configuration en 200 lignes plus un thème. Le tout est disponible sur mon comptes GitHub.

My Zsh/Oh My Zsh configuration.

23 August 2014

Philippe SCOFFONI

Migration de MySQL à MariaDB

Le 23 August 2014 à 20:30:05

mariadbToujours dans la série travaux de fin d’été, et après avoir testé la mise en oeuvre de la base de données MariaDB sous Debian 7 voici la mise à jour. Cette fois c’est la machine virtuelle qui accueille une base de données MySQL mutualisée qui sert de cobaye. Elle est utilisée par plusieurs applications hébergées sur différentes machines virtuelles. Il y a en tout six bases de données de tailles diverses, mais au contenu particulièrement critique. Pour ne prendre aucun risque je fais une sauvegarde de la machine virtuelle pour pouvoir revenir en arrière, travaillons serein.

Là encore je dois mettre à jour la version de Debian qui est encore une 6 avant de m’attaquer à la migration proprement dite. C’est là que l’on apprécie de pouvoir mettre en œuvre des applications sans avoir à compiler ou réaliser d’opérations complexes. Les montées de version sont alors redoutablement simples et fiables. Là encore aucun dégât à déplorer, merci Debian.

Passons maintenant à l’objet de cet article le remplacement de MySQL par MariaDB. Pour cela je vais suivre la procédure proposée par Jotheroot’s blog. J’ajoute le second dépôt proposé, celui du CNRS. Ça doit être du sérieux :-) . Je stoppe ensuite MySQL et teste l’installation comme conseillé. Pas d’erreur, je lance l’installation de MariaDB qui prend en charge la désinstallation de MySQL. MariaDB se lance. Je vais  dans PhpMyadmin pour voir ce qui se passe et… tout fonctionne. Une vérification sur les différentes applications qui utilisent la base et à première vue tout est ok.

Conclusion, installation, migration tout est transparent par rapport à MySQL comme on me l’avait vanté. Evidement cela ne vaut que pour mes petites installations. Il en va peut-être différemment sur des configurations plus complexes. N’hésitez pas à laisser vos retours d’expériences en commentaire.

Conclusion bis, il s est acquis que pour mes besoins et sauf cas particulier, je laisse désormais tomber MySQL. Les raisons ne sont pas techniques, mais liées à l’acteur qui porte désormais le projet, à savoir Oracle. Quant à MariaDB et ses promoteurs (ceux à l’origine de MySQL), ils ont bien tiré les leçons du passé et placé MariaDB sous la gouvernance d’une fondation. C’est encore la façon la plus saine de garantir la pérennité d’un logiciel libre, même si cela ne protège pas de tout. Les choix technologiques en l’occurrence restent toujours des paris sur l’avenir.

 


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Article original écrit par Philippe Scoffoni le 23/08/2014. | Lien direct vers cet article

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Frederic BEZIES

Combien de distributions GNU/Linux vont suivre le chemin du dodo avant une prise de conscience nécessaire du danger de démultiplier à l’infini leur nombre ?

Le 23 August 2014 à 12:10:04

Il y a plusieurs facteurs qui me font penser que ce qui est à la fois la force et la faiblesse du monde linuxien est en train de faire des ravages.

Non, je ne parle pas du fork compulsif qui n’apporte rien au schmiblick. Je me suis déjà pris suffisamment de volée de bois vert de la part de personnes qui considéraient que je mettais en doute le principe même du fork, alors que je ne critiquais que son utilisation abusive.

Non, je pense surtout à l’éparpillement des utilisateurs suite à un nombre toujours croissant de distributions GNU/Linux, qui connaissent une croissance largement plus rapide que le nombre d’utilisateurs potentiels.

Depuis plusieurs années, j’ai parlé de distributions GNU/Linux plus ou moins étranges qui nous ont parfois quittés avec pertes et fracas. On peut citer la SolusOS (dont l’article sur la mort de la distribution avait été un grand moment de solitude et d’incompréhension), la ColorwheelOS ou la fruitée PearOS parmi les grands noms des distributions mortes au combat.

Le problème était et reste la petitesse des équipes derrière nombre de distributions. La communauté créée autour des distributions, même si elle fait preuve de bonne volonté ne s’implique pas toujours, et quand il faut faire des tests pour assurer un minimum de qualité lors de la sortie d’une ISO finale, les bras manquent.

L’exemple récent du bug vicieux de la KaOS est symptomatique de la fragmentation à l’extrême des distributions GNU/Linux, et des conséquences que cela entraine. Des bugs vicieux et assez difficile à reproduire se retrouve dans la version finale et sarcle la réputation de la distribution.

Autre symptôme, c’est l’appel à l’aide qu’a lancé l’équipe de la Mageia, dont j’ai pris connaissance via le blog d’Andre Ani, qui recherche des volontaires dans sa communauté pour avoir un minimum de contrôle qualité sur les mises à jour de sa distribution. Nul besoin d’avoir un niveau bac+5 en informatique pour aider dans ce cas, mais de savoir rapporter des bugs quand on les voit.

C’est un travail ingrat, long, chiant (il faut employer les termes qui conviennent). Je dois dire que c’est un travail que j’apprécie, et j’essaye, quand c’est possible – et quand on me le demande gentiment – de rapporter des bugs pour les versions de développement intermédiaire, dont pour une distribution qui se base sur la Xubuntu LTS, et qui est l’émanation d’une association caritative bien connue.

Chaque semaine, la gazette de distrowatch annonce l’arrivée sur la liste d’attente d’une, deux, voire trois distributions. Ce qui ne fait que rajouter encore un peu plus de fragmentation et d’éparpillement. Combien sur celle qui sont listées sont encore vivantes au bout d’un an ? De deux ans ? Voire trois ? Un tiers, un quart ? J’avoue que je ne connais pas exactement le pourcentage, mais le résultat doit être dans ses environs.

Le logiciel libre et par extensions les distributions GNU/Linux offre du choix. Mais avec trop de choix, trop de distributions qui sont des photocopies les unes des autres, et la fausse diversité que cela entraîne, on finit par se perdre, et perdre par la même occasion des utilisateurs qui pourrait bien être utile pour relever le niveau de qualité pour éviter de tomber sur des bugs qu’un suivi poussé aurait pu éviter.

Je pense qu’il faudra qu’il y a une grande purge du nombre de distributions GNU/Linux pour qu’on prenne enfin conscience du problème dans son ensemble. Autant dire que ce n’est pas encore demain la veille, malheureusement.

Patrice ANDREANI

Mageia a besoin de nous.

Le 23 August 2014 à 01:37:55

L’équipe de Mageia, qui travaille actuellement sur la prochaine version de cette belle distribution communautaire (Mageia 5), lance un appel à l’aide sur son blog. Elle a besoin de nouveaux contributeurs pour les tests de qualité. Son équipe est très réduite et donc, il est difficile de travailler comme il faut dans ces conditions. Si […]

Cet article Mageia a besoin de nous. est apparu en premier sur Le Blog d'ANDRE Ani.

22 August 2014

Frederic BEZIES

KaOS 2014.08 : Quand Bugman frappe et tombe sur un petit bug bien « vicieux » :)

Le 22 August 2014 à 17:37:49

Voici un article qui m’aura demandé un peu de patience pour être publié, et qui a remis au goût du jour le surnom que j’ai gagné quand j’étais utilisateur / testeur d’une distribution en semi-rolling release dont le nom commence par « Fru » et termine par « ware »…

Le 21 août, je lisais la disponibilité de la nouvelle ISO de la KaOS, une distribution qui ressemble à Archlinux mais qui ne l’est pas vraiment, un peu à l’image de la Chakra.

Le 21 août, je récupérais l’image ISO, et je lançais l’ensemble dans une machine virtuelle Virtualbox. Après l’installation en demandant une partition /home séparée, je me retrouvais avec une machine virtuelle inutilisable, car ne démarrant pas.

Je me retrouve avec une bête ligne de commande, et quand j’utilise la commande journalctl -xb, je me retrouve avec une annonce de non montage des partitions créées.

Après avoir rapporté le bug sur la communauté google+ et le forum du site officiel, il s’avère que le bug est dans l’installateur qui lors de la création du fichier /etc/fstab utilise les mauvaises références pour le système de fichiers à utiliser. Un correctif rapide a été rajouté pour corriger le bug.

Donc, voulant quand même parler de la KaOS, j’ai appliqué le contournement proposé : installer la version mise à jour de l’installateur avant de lancer l’installation avec un petit sudo pacman -Sy thus après que la distribution se soit chargé en mode live.

Après l’application de la nouvelle version de Thus (l’installateur dérivé de chchi, celui de de l’Antergos), j’ai installé la KaOS dans une machine virtuelle pour enfin pouvoir la tester en réel (ou presque) sans trafiquer dans les « tripes » du système.

Il faut noter l’honnêteté des développeurs. Il recommande 6 Go d’espace disque, mais indique que l’ensemble peut manger jusqu’à 25 Go.

Après un premier redémarrage en fanfare, on accède à KDM pour se connecter. Après l’installation de deux mises à jour, on se retrouve face à un KDE SC 4.14, au menu « homerun » et un thème du nom de Minda (ou quelque chose de ce style). Angramme du terme admin ? En tout cas, merci à Octopi pour la surveillance et l’installation des mises à jour.

L’accent est mis sur la logithèque de KDE. En effet, par défaut, on a QupZilla (pour la navigation internet), Calligra pour la bureautique. Sur le plan purement technique, on a un noyau linux 3.15.10, KDE SC 4.14 (miam), donc du récent sans tomber dans le trop récent.

J’ai ensuite lancé la KaOS pour la capturer en vidéo, et montrer ce que la bête a dans le ventre. Je m’excuse pour avoir chanté faux un morceau de Scorpions, mais ayant écouté l’album « MTV Unplugged in Athens », il m’est resté dans la tête :)

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En novembre 2013, j’avais déjà parlé de la KaOS et de la concurrence qu’elle pourrait imposer à la Manjaro Linux et à la Chakra.

Je concluais l’article ainsi :

Question en suspens : survivra-t-elle face à la concurrence frontale de la Chakra Linux ? Seul l’avenir nous le dira ! Mais une chose est certaine : je voudrais voir des premières versions officielles aussi abouties plus souvent !

Mis à part le bug vicieux que j’ai détecté alors qu’il était resté inaperçu auparavant, je pense que la Chakra peut commencer à se faire des cheveux blancs. La KaOS marche sur ses plate-bandes, tout en proposant une alternative très léchée graphiquement. Seul gros manque, un outil pour ajouter les codecs non-libres dont il est parfois difficile de se séparer :(

Comme pour l’article du mois de novembre 2013, je considère que cette distribution est dédiée aux utilisateurs qui ne jurent que par KDE SC. Une très bonne version, même si le bug vicieux de l’installateur pourrait refroidir certains utilisateurs potentiels.

Une distribution à suivre de très près… :)

Philippe SCOFFONI

Passage au combo Nginx, Php-fpm, Mariadb pour mon site personnel

Le 22 August 2014 à 13:36:48

L’été c’est souvent l’occasion de faire des travaux repoussés tout le restant de l’année. C’est le cas pour la machine virtuelle qui hébergeait ce site. Côté système d’exploitation j’étais encore en Debian 6 avec le traditionnel combo : Apache, PHP, MySQL. J’aurais pu me lancer dans une “simple” mise à jour de Debian. Elle aurait probablement était complexifiée par le fait que cette machine virtuelle héberge également la messagerie familiale ainsi que des logiciels comme StatusNet à la configuration pour le moins alambiqué.

Je suis donc parti sur du neuf avec une machine virtuelle vierge montée en Debian 7. Au passage je fais tourner tout cela sur un serveur dédié avec la solution de virtualisation Proxmox. Les machines virtuelles sont des containers OpenVZ.

Et tant qu’à faire autant changer un peu les fondements. Le passage d’Apache à Nginx, cela fait longtemps que je l’avais prévu pour ce site. Couplé à Php-fpm, le résultat est bien plus léger qu’Apache ou peut-être de ce que je suis capable de configurer avec Apache. J’utilise ce combo pour le site d’Open-DSI et de Solutions Informatique pour les  TPE depuis déjà pas mal de temps ainsi que des sites web d’autres personnes/associations que j’héberge ou dont je gère les sites (bénévolat quand tu nous tiens…).

Pour faire bonne mesure et me comporter en bon libriste que je ne suis pas, je me suis dit qu’il me fallait désormais abandonner MySQL. Me former sur PostgreSQL n’étant pas à l’ordre du jour, la solution évidente était de tenter le passage à MariaDB. On m’avait à plusieurs reprises vanté la simplicité de migration et la transparence d’utilisation par rapport à MySQL.

Pour Debian l’installation est on ne peut plus simple. Il suffit d’aller sur l’espace de téléchargement dédié aux dépôts et de suivre l’assistant qui se chargera de vous indiquer la marche à suivre. J’installe ensuite PhpMyadmin qui clairement n’y voit que du feu. Bref simple pour l’administrateur système bricoleur que je suis, pas de compilation ou autres manipulations exotiques. La suite de la migration se déroule de façon totalement transparente. Export côté Mysql et import côté MariaDB, pas le moindre souci, que du bonheur :-) .

Pour faire bonne mesure, j’ai installé PHP APC. Son installation est suffisamment simple et rapide par rapport au gain apporté. Un constat que j’ai pu faire récemment sur un serveur à bout de souffle écrasé par les processus d’Apache. Le simple ajout d’APC a permis de réduire de façon drastique la charge.

J’ai du coup également remplacé l’extension WP-Supercache que j’utilisais jusqu’à présent par W3 Total Cache. Il permet notamment d’utiliser les fonctions d’APC pour gérer le cache de WordPress.

Une rapide comparaison des charges des deux machines virtuelles montre un avantage net pour le combo Nginx/Php-fpm/MariaDB avec une réduction de 30% de la charge CPU et  une réduction de l’empreinte mémoire du même niveau.

Au-delà de ce site, c’est aussi l’instance de Piwik et mon site (provisoirement ?) fermé de micro-bloging qui ont été migrés sur cette nouvelle architecture. Reste le thème de ce site que j’aimerais changer, mais pour l’instant, retour aux affaires comme on dit :-)  ! Si quelqu’un connaît un thème WordPress simple à mettre en œuvre permettant de conserver une page d’accueil similaire à l’actuelle (c’est à dire affichant les derniers articles par catégories) je suis preneur.


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Article original écrit par Philippe Scoffoni le 22/08/2014. | Lien direct vers cet article

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons BY à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).

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21 August 2014

april.png Nouvelles April

Atelier « Propriété intellectuelle » : privatisation et surveillance, le 21 août 2014 dans le cadre de l'université européenne des mouvements sociaux à Paris

Le 21 August 2014 à 10:05:13

Jeudi 21 août 2014, Jeanne Tadeusz, responsable des affaires publiques à l'April, participera à l'atelier "Propriété intellectuelle": privatisation et surveillance, OMC, ACTA, TAFTA dans le cadre de l'université d'été européenne des mouvements sociaux. Cet atelier sera l'occasion d'expliquer les dangers des termes « propriété intellectuelle »1 pour parler de brevets, droits d'auteur, ainsi que les récentes évolutions dans le cadre des accords commerciaux actuellement en négociation.

L'université d'été européenne des mouvement sociaux se tient du 19 au 23 août 2014, dans les locaux de l'université Paris VII - Diderot, 16 rue Marguerite Duras, Paris.


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Mise à jour: Le 02 September 2014 à 01:33:10