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06 December 2019

vbernat.png Vincent BERNAT

Remplacer la Livebox d'Orange par un routeur sous Linux

Le 06 December 2019 à 12:02:46

Il y a quelques mois, je suis rentré en France et j’ai opté pour Orange en tant que FAI avec un forfait combinant Internet et abonnement mobile. En Suisse, j’utilisais mon propre routeur à la place du boîtier fourni par Swisscom. Bien qu’il existe une documentation abondante pour remplacer la Livebox fournie par Orange, les instructions autour d’un routeur Linux sont souvent peu élégantes. J’expose ici ma propre variation. Je ne suis intéressé que par un accès IPv4/IPv6 : pas de téléphone, pas de télé.

Matériel

Orange utilise GPON pour son déploiement FTTH. Par conséquent, un ONT est nécessaire pour encapsuler et décapsuler les trames Ethernet en trames GPON. Deux formats sont disponibles. Il peut s’agir d’un petit boîtier Huawei HG8010H servant également de convertisseur vers Ethernet 1000BASE-T :

Huawei ONT rebranded as Orange
Le Huawei HG8010H fait office d'ONT et de convertisseur fibre/cuivre

Avec une Livebox récente, Orange opte généralement pour un SFP à brancher dans la Livebox. Pour une raison inconnue, j’ai obtenu l’ONT sous forme de boîtier au lieu de la version SFP. Comme j’ai un Netgear GS110TP avec deux ports SFP, j’ai aussi acheté un SFP GPON FGS202 sur eBay. C’est le même modèle qu’Orange inclus avec sa Livebox 4. Cependant, je n’ai pas eu le temps de le tester1.

Sercomm SFP ONT
Le GPON SFP ONT Sercomm FGS202

Configuration IPv4

Internet est disponible via le VLAN 832 et paramétré avec DHCPv4. La première étape consiste à configurer le client DHCP pour envoyer quelques informations supplémentaires, dont la chaîne d’authentification RFC 3118 : elle est construite à partir de l’identifiant de connexion alphanumérique préfixé par fti/ et envoyé par courrier postal. Le fichier /etc/dhcp/dhclient.conf ressemble à ceci :

option rfc3118-authentication code 90 = string;
interface "internet" {
  timeout 60;
  retry 1;
  select-timeout 0;
  send vendor-class-identifier "sagem";
  send user-class "+FSVDSL_livebox.Internet.softathome.Livebox4";
  # L'identifiant fti/xxxxxx est converti en hexadécimal avec :
  #  echo -n 123456 | od -A n -t x1
  send rfc3118-authentication 00:00:00:00:00:00:00:00:00:00:00:1a:09:00:00:05:58:01:03:41:01:0d:66:74:69:2f:xx:xx:xx:xx:xx:xx:xx;
  request subnet-mask, routers,
          domain-name-servers, domain-name,
          broadcast-address,
          dhcp-lease-time, dhcp-renewal-time, dhcp-rebinding-time,
          rfc3118-authentication;
}

Orange requiert que certains paquets de contrôle, notamment DHCP, soient marqués avec 802.1p PCP 6. Il s’agit d’un champ de 3 bits à côté du numéro de VLAN dans la trame Ethernet. Par défaut, Linux laisse ce champ vide. Avec ip link, nous pouvons traduire le skb->priority interne de Linux en un PCP. Sur Debian, voici comment déclarer l’interface VLAN2 :

auto internet
iface internet inet dhcp
  pre-up    ip link add link eno1 name internet type vlan id 832 egress-qos-map 0:0 6:6
  pre-up    /etc/firewall/run
  post-down ip link del internet

La dernière étape consiste à ajouter le code approprié dans /etc/firewall/run pour s’assurer que les paquets DHCP, ARP, IGMP et ICMP ont une priorité interne de 6. la cible CLASSIFY de Netfilter serait la solution la plus simple. Cependant, le client DHCP ISC utilise des chaussettes de bas niveau et les paquets qu’il envoie ne passent pas par Netfilter. Une solution propre est d’utiliser tc pour modifier les paquets juste avant de les confier à la carte réseau. L’action skbedit permet de changer la priorité associée à un paquet :

# We need a qdisc to set filters
tc qdisc replace dev internet root handle 1: prio
tc filter del dev internet

# DHCP (raw sockets, do not specify "protocol ip")
tc filter add dev internet parent 1: prio 1 u32 \
     match ip protocol 17 ff \
     match ip dport 67 ffff \
     action skbedit priority 0:6
# ARP
tc filter add dev internet parent 1: prio 2 protocol 0x806 u32 \
     match u32 0 0 \
     action skbedit priority 0:6
# IGMP
tc filter add dev internet parent 1: prio 3 protocol ip u32 \
     match ip protocol 2 ff \
     action skbedit priority 0:6
# ICMP
tc filter add dev internet parent 1: prio 4 protocol ip u32 \
     match ip protocol 1 ff \
     action skbedit priority 0:6

Avec cette configuration en place, ifup internet devrait retourner une connexion IPv4 fonctionnelle.

Configuration IPv6

IPv6 est également disponible sur le même VLAN. L’autoconfiguration via SLAAC doit être utilisée pour obtenir une route par défaut, mais pas l’adresse IP. Au lieu de cela, Orange fournit un préfixe /60 via une « délégation de préfixes » DHCPv6.

La configuration DHCP est finalisée pour envoyer les équivalents DHCPv6 de la configuration DHCPv4 :

# […]
option dhcp6.auth code 11 = string;
option dhcp6.userclass code 15 = string;
option dhcp6.vendorclass code 16 = string;
interface "internet" {
  timeout 60;
  retry 1;
  select-timeout 0;
  # […]
  send dhcp6.vendorclass 00:00:04:0e:00:05:73:61:67:65:6d;
  send dhcp6.userclass 00:2b:46:53:56:44:53:4c:5f:6c:69:76:65:62:6f:78:2e:49:6e:74:65:72:6e:65:74:2e:73:6f:66:74:61:74:68:6f:6d:65:2e:6c:69:76:65:62:6f:78:34;
  send dhcp6.auth 00:00:00:00:00:00:00:00:00:00:00:1a:09:00:00:05:58:01:03:41:01:0d:66:74:69:2f:xx:xx:xx:xx:xx:xx:xx;
  also request dhcp6.auth, dhcp6.vendorclass, dhcp6.userclass;
}

Le script de configuration du pare-feu est modifié pour classifier les paquets DHCPv6 et ICMPv6 avec une priorité 6 :

# DHCPv6
tc filter add dev internet parent 1: prio 5 protocol ipv6 u32 \
     match ip6 protocol 17 ff \
     match ip6 dport 547 ffff \
     action skbedit priority 0:6
# ICMPv6
tc filter add dev internet parent 1: prio 6 protocol ipv6 u32 \
     match ip6 protocol 58 ff \
     action skbedit priority 0:6

La définition de l’interface internet est complétée pour invoquer le client DHCPv6 :

auto internet
iface internet inet dhcp
  pre-up    ip link add link eno1 name internet type vlan id 832 egress-qos-map 0:0 6:6
  pre-up    /etc/firewall/run
  post-down ip link del internet
  post-up   /lib/ifupdown/wait-for-ll6.sh && \
            dhclient -6 -P -pf /run/dhclient6.$IFACE.pid \
                           -lf /var/lib/dhcp/dhclient6.$IFACE.leases \
                           -df /var/lib/dhcp/dhclient.$IFACE.leases \
                           $IFACE
  post-down dhclient -6 -r -pf /run/dhclient6.$IFACE.pid dhclient \
                           -lf /var/lib/dhcp/dhclient6.$IFACE.leases \
                           -df /var/lib/dhcp/dhclient.$IFACE.leases \
                           $IFACE || true

Le script /lib/ifupdown/wait-for-ll6.sh attend que l’interface soit fonctionnelle avant de continuer. L’option -P pour le client DHCPv6 permet d’activer la délégation de préfixe et de désactiver l’obtention d’une adresse classique.

Ce n’est pas fini : le client DHCPv6 va recevoir un préfixe /60 mais rien n’est configuré pour en faire usage. Un script à placer dans /etc/dhcp/dhclient-exit-hooks.d est nécessaire pour distribuer ce préfixe. Voici une version simplifiée et non testée de ce script :

#!/bin/sh
IA_PD_IFACES="lan-trusted lan-guest lan-games"

case $reason in
  BOUND6|EXPIRE6|REBIND6|REBOOT6|RENEW6)
    offset=0
    for iface in $IA_PD_IFACES; do
      # Remove old /64 prefix if there is a change
      [ -n "$old_ip6_prefix" ] && \
        [ "$old_ip6_prefix" != "$new_ip6_prefix" ] && \
        ip -6 addr flush dev $iface scope global
      # Compute and add new /64 prefix
      [ -n "$new_ip6_prefix" ] && {
        offset=$((offset + 1))
        address=$(sipcalc --v6split=64 --split-verbose "$new_ip6_prefix" \
                   | grep '^Compressed' \
                   | awk "(NR == $offset)"' { print $NF }')1/64
        ! ip -6 addr show dev $iface | grep -qwF $address || \
          ip -6 addr add $address dev $iface
    done
esac

En haut du script, la valeur de IA_PD_IFACES représente la liste des interfaces internes. À partir du /60 fourni dans la variable $new_ip6_prefix, le script assignera un /64 à chacun d’entre eux (ainsi que la première adresse). Par exemple, si on nous attribue 2001:db8:f:b00::/60, on obtient :

$ ip -brief -6 a show scope global
lan-trusted@eno1  UP  2001:db8:f:b00::1/64
lan-guest@eno1    UP  2001:db8:f:b01::1/64
lan-games@eno1    UP  2001:db8:f:b02::1/64

J’utilise dnsmasq pour annoncer la présence d’un routeur IPv6 aux hôtes de chacun des réseaux internes. Cela se configure via la directive dhcp-range :

dhcp-range=::,constructor:lan-trusted,ra-names
dhcp-range=::,constructor:lan-guest,ra-names
dhcp-range=::,constructor:lan-games,ra-names

Ce script configure également la route par défaut pour l’interface internet en demandant au noyau d’accepter explicitement les annonces du routeur distant et en envoyant un paquet de découverte à l’aide de rdisc6:

case $old_ip6_prefix,$new_ip6_prefix in
  *,)
    # No IPv6 prefix delegation, remove old route
    sysctl -qw net/ipv6/conf/$interface/accept_ra=0
    ip -6 route del default proto ra || true
    ;;
  *)
    # Otherwise, get a default route
    sysctl -qw net/ipv6/conf/$interface/accept_ra=2
    rdisc6 $interface
    ;;
esac

Jetez un œil au script complet plutôt que de recopier la version raccourcie ci-dessus ! Si après un ifdown internet && ifup internet, vous n’obtenez pas le préfixe /60, il peut être nécessaire de redémarrer l’ONT pour résilier un éventuel ancien bail DHCP.


  1. Comme Orange utilise le numéro de série comme identifiant, mon plan est d’appeler le service client Orange, de prétendre que j’ai obtenu un échange et de fournir le nouveau numéro de série. ↩︎

  2. Il n’est pas nécessaire d’avoir le numéro VLAN dans le nom de l’interface. Je le laisse généralement de côté car cela n’aide pas à décrire l’interface. Le numéro de VLAN peut toujours être obtenu avec ip -d link show↩︎

Isabelle DUTAILLY

Debian

Le 06 December 2019 à 09:32:22

Identité

Première version : 1993
Dernière version à la date de l'article : 10.1, du 07/09/19
Éditée (développée, créée) par : Ian Murdock

Particularités

Logo de Debian

Versions à la date de l'article : 32, 64 bits, Raspberry
Francisée : Oui
Environnement(s) de bureau : Cinnamon, GNOME, KDE, LXDE, MATE, Xfce
Gestionnaire(s) de paquets : dpkg, paquets DEB
Gestionnaire(s) des dépendances : APT

Notes

Lancée par Ian Murdock en 1993, elle titre son nom de celui de son concepteur et de celui de sa femme, Debra. Debian se prononce : « débiane ». C'est une distribution résolument non commerciale sur laquelle sont basées d'autres distributions Rapsberry par exemple. Elle existe en trois versions :

  • stable, version qui ne bénéficie de que des mises à jour de sécurité ;
  • testing (en test), future version stable qui ne bénéficie que des développements murs ;
  • unstable (instable), version en constante évolution et bénéficiant de toutes les nouveautés.

Un bon choix pour

Serveur, réseaux ou ordinateurs d'entreprise ou d'organisations (associations, structures administratives, etc.).

Notez qu'il s'agit simplement d'une information à titre indicatif et, qu'évidemment, la distribution peut être utilisée (hormis dans le cas d'une distribution pour un appareil spécifique, téléphone Raspberry) sur n'importe quel ordinateur [1] Les autres ont, de toute façon, un processeur 64 bits. et pour d'autres usages ou d'autres publics.

Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur une distribution, la première adresse à consulter est son site et ses éventuels forums où l'on peut souvent trouver une aide efficace.

La liste des distributions de Wikipédia en donne une liste qui renvoie sur la plage de l'encyclopédie consacrée à la distribution.

Le site en en anglais Distrowatch propose informations et statistiques sur les distributions.

Sur le site associatif linuxfr, on trouvera des informations sur la vie des distributions, voire des astuces et de l'aide dans les forums.

Lea-Linux propose une logithèque dont les distributions sont classées en « généralistes », « spécialisées » et « autres systèmes libres ». Les informations sont succinctes mais le site est, quant à lui, une mine en ce qui concerne GNU/Linux.

Linuxtricks n'a pas de logithèque et ne propose des astuces et des informations que sur un nombre limité de distributions, mais il reste très utile et à garder dans ses signets.

Voir en ligne : Site de la distribution

[1] Attention, toutefois, pour les ordinateurs avant 2010 à leur version de processeur, 32 ou 64 bits.

05 December 2019

Isabelle DUTAILLY

Mageia

Le 05 December 2019 à 04:00:00

Identité

Première version : 2010

Dernière version à la date de l'article : 7.1, du 16/07/19

Éditée (développée, créée) par : Mageia.org

Particularités

Logo de Mageia

Versions à la date de l'article : 32 bits, 64 bits, Raspberry

Francisée : Oui

Environnement(s) de bureau : GNOME, KDE Plasma, LXDE, Xfce, MATE, Cinnamon, Enlightenment, IceWM.

Gestionnaire(s) de paquets : rpm, paquets RPM, dnf

Gestionnaire(s) des dépendances : urpmi

Notes

Mageia est une distribution soutenue par une association française loi de 1901. Son but affiché est de fabriquer de superbes outils pour les personnes.

Elle se caractérise par un grand choix d'environnements graphiques, une facilité de prise en main et une communauté d'utilisateurs et d'utilisatrices réellement accueillante et bienveillante.

Mageia ne sort pas de version à date fixe, mais quand elles sont prêtes. Le cycle de vie d'une version est de l'ordre de un an et demi à deux ans. La version antérieure étant encore maintenue trois mois après la sortie de la nouvelle.

C'est ma distribution préférée.

Un bon choix pour

Découvrir Linux pour un usage personnel ou familial. Des ordinateurs pas très récents (il y a encore une version 32 bits) ou pas très puissants (choisir le bureau LXDE ou XFCE). Ou même une petite entreprise.

Notez qu'il s'agit simplement d'une information à titre indicatif et, qu'évidemment, la distribution peut être utilisée (hormis dans le cas d'une distribution pour un appareil spécifique, téléphone, Raspberry) sur n'importe quel ordinateur [1] et pour d'autres usages ou d'autres publics.

Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur une distribution, la première adresse à consulter est son site et ses éventuels forums où l'on peut souvent trouver une aide efficace.

La liste des distributions de Wikipédia en donne une liste qui renvoie sur la plage de l'encyclopédie consacrée à la distribution.

Le site en en anglais Distrowatch propose informations et statistiques sur les distributions.

Sur le site associatif linuxfr, on trouvera des informations sur la vie des distributions, voire des astuces et de l'aide dans les forums.

Lea-Linux propose une logithèque dont les distributions sont classées en « généralistes », « spécialisées » et « autres systèmes libres ». Les informations sont succinctes mais le site est, quant à lui, une mine en ce qui concerne GNU/Linux.

Linuxtricks n'a pas de logithèque et ne propose des astuces et des informations que sur un nombre limité de distributions, mais il reste très utile et à garder dans ses signets.

Voir en ligne : Site de la distribution

[1] Attention, toutefois, pour les ordinateurs avant 2010 à leur version de processeur, 32 ou 64 bits. Les autres ont, de toute façon, un processeur 64 bits.

04 December 2019

april.png Nouvelles April

April Camp les 7 et 8 décembre 2019 à Paris (et à distance)

Le 04 December 2019 à 08:13:34

7 Décembre 2019 - 09:30
8 Décembre 2019 - 19:00

Le prochain « April Camp » aura lieu samedi 7 et dimanche 8 décembre 2019 au local de l'April à Paris. Il sera possible de participer à distance. Tout le monde, membre ou pas de l'association, peut participer en fonction de son temps disponible, de ses compétences, de ses envies.

L'April Camp aura lieu au au local de l'April 44/46 rue de l'Ouest, bâtiment 8, 75014 Paris. Des outils pour participer en ligne seront également disponibles (irc, bloc-notes…).

L'idée d'un « April Camp » est de se réunir pendant plus de deux jours entre membres et soutiens de l'April pour faire avancer des projets en cours, lancer de nouveaux projets. Les projets peuvent être de nature technique, des outils de communication, etc. Tout le monde, membre ou pas de l'association, peut participer en fonction de son temps disponible, de ses compétences, de ses envies.

L'« April Camp » a lieu physiquement à un endroit (jour et nuit si c'est faisable), mais également en ligne. Des outils pour participer en ligne sont disponibles : IRC, bloc-notes, pont téléphonique, serveur de voix sur IP.

N'hésitez pas à vous inscrire (pour faciliter notamment l'organisation), à proposer des thèmes de travail, à juste passer nous voir.

Toute les informations utiles sont disponibles sur le bloc-note consacré à l'April Camp.

vbernat.png Vincent BERNAT

Auto-hébergement de vidéos avec HLS : sous-titres

Le 04 December 2019 à 08:13:20

Dans un article précédent, j’ai décrit une solution pour héberger soi-même des vidéos tout en adaptant la bande passante de chaque utilisateur à l’aide de HLS et hls.js. Le résultat faisait l’impasse sur les sous-titres. Bien que ceux-ci puissent être déclarés dans le manifeste HLS ou intégrés directement dans la vidéo, il est plus simple de les inclure dans l’élément <video> en utilisant le format WebVTT:

<video poster="poster.jpg"
       controls preload="none">
  <source src="index.m3u8"
          type="application/vnd.apple.mpegurl">
  <source src="progressive.mp4"
          type='video/mp4; codecs="avc1.4d401f, mp4a.40.2"'>
  <track src="de.vtt"
         kind="subtitles" srclang="de" label="Deutsch">
  <track src="en.vtt"
         kind="subtitles" srclang="en" label="English">
</video>

Voici un exemple présentant Agent 327: Operation Barbershop, une video créée par Blender Animation Studio et actuellement publiée sous la licence Creative Commons Attribution No Derivatives 2.0 :

Le premier sous-titre se trouve à 0:12. La plupart des navigateurs proposent un menu pour choisir les sous-titres. Cela fonctionne avec Chromium mais Firefox n’affiche pas ce menu avant de jouer la vidéo, à moins d’autoriser le préchargement. Autre inconvénient, il n’y a pas de moyen simple de spécifier une marge de sécurité et les sous-titres restent coincés contre le bas de la vidéo. Ces deux problèmes restent suffisamment mineurs pour ne pas justifier le téléchargement de plusieurs centaines de kibioctets de JavaScript pour un lecteur tiers.

Mise à jour (12.2019)

Cela ne semble pas fonctionner avec Firefox 68 sous Android. Le navigateur ne tente pas de télécharger le sous-titre sélectionné.

Isabelle DUTAILLY

Arch Linux

Le 04 December 2019 à 03:00:00

Identité

Première version : 2002

Dernière version à la date de l'article : 2019.07.01, du 01/07/19 (indépendamment des mises à jour permanentes, la dernière datant du 25 novembre).

Éditée (développée, créée) par : Aaron Griffin, Allan McRae et Anatol Pomozov

Particularités

Versions à la date de l'article : 64 bits

Francisée : Oui Logo d'Arch Linux

Environnement(s) de bureau : Aucun

Gestionnaire(s) de paquets : Pacman

Gestionnaire(s) des dépendances : ABS

Notes

Distribution en permanente mise à jour (rolling release) qui requiert de bonnes bases sur le système Linux. ArchLinux est extrêmement configurable.

Un bon choix pour

À réserver aux personnes qui ont déjà quelques familiarités avec l'environnement Linux et qui ont envie de se faire du sur-mesure.

Notez qu'il s'agit simplement d'une information à titre indicatif et, qu'évidemment, la distribution peut être utilisée (hormis dans le cas d'une distribution pour un appareil spécifique, téléphone Raspberry) sur n'importe quel ordinateur [1] et pour d'autres usages ou d'autres publics.

Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur une distribution, la première adresse à consulter est son site et ses éventuels forums où l'on peut souvent trouver une aide efficace.

La liste des distributions de Wikipédia en donne une liste qui renvoie sur la plage de l'encyclopédie consacrée à la distribution.

Le site en en anglais Distrowatch propose informations et statistiques sur les distributions.

Sur le site associatif linuxfr, on trouvera des informations sur la vie des distributions, voire des astuces et de l'aide dans les forums.

Lea-Linux propose une logithèque dont les distributions sont classées en « généralistes », « spécialisées » et « autres systèmes libres ». Les informations sont succinctes mais le site est, quant à lui, une mine en ce qui concerne GNU/Linux.

Linuxtricks n'a pas de logithèque et ne propose des astuces et des informations que sur un nombre limité de distributions, mais il reste très utile et à garder dans ses signets.

Voir en ligne : Site de la distribution

[1] Attention, toutefois, pour les ordinateurs avant 2010 à leur version de processeur, 32 ou 64 bits. Les autres ont, de toute façon, un processeur 64 bits.

03 December 2019

april.png Nouvelles April

Reconnaissance faciale et libertés individuelles, où est la limite ?

Le 03 December 2019 à 14:37:20


Loi informatique et libertés

Titre : La reconnaissance faciale et libertés individuelles, où est la limite ?
Intervenant·e·s : Asma Mhalla - François Bersani - Stéphanie De Muru
Lieu : L'Info - Le face-à-face - RT France
Date : novembre 2019
Durée : 23 min 23
Visualiser l'émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : capture d'écran de la vidéo
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l'April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Transcription

Stéphanie De Muru : Pour en débattre nous sommes avec Asma Mhalla spécialiste des enjeux économiques numérique. Bonsoir, merci d’être en direct avec nous sur RT France. À ses côtés François Bersani, secrétaire départemental Unité SGP Police.
Tout d’abord, Asma Mhalla, ce débat que souhaite la CNIL arrive un petit peu tard peut-être. On sait que la reconnaissance faciale est déjà testée dans plusieurs régions de France et qu’elle va se mettre en place inéluctablement. Est-ce que ce n’est pas un faux débat, finalement aujourd’hui, ou qui arrive un peu tard ?

Asma Mhalla : D’une part, en fait, il n’est jamais trop tard et mieux vaut tard que jamais. Le rapport1 qu’a rendu la CNIL est fondamental et très important parce qu’il commence à poser les premiers termes du débat et une forme de méthodologie justement, un cadre légal et potentiellement éthique, donc de ce point de vue il est forcément bienvenu. La question qui est fondamentale dans le rapport que la CNIL rend en réalité c’est la question des usages. Ce qui pose souvent problème c’est l’introduction des usages de la reconnaissance faciale d’abord par des usages marketing et commerciaux, donc une banalisation, une accoutumance à ces usages-là pour, progressivement, les amener en réalité sur le terrain sécuritaire de la police et de la surveillance généralisée. Donc c’est ce risque fondamental qu’on doit tous préempter autour non pas d’un débat public mais vraiment d’un débat qui est beaucoup plus démocratique et beaucoup plus éclairé que ce qu’on voit aujourd’hui apparaître. En ce sens, la CNIL envoie un signal qui est plutôt fort et plutôt positif.

Stéphanie De Muru : François Bersani, vous étiez visés, les policiers. On imagine que vous, en tant que policier, vous vous réjouissez plutôt de ce nouvel outil qui peut peut-être même, je n’en sais rien, faire des miracles dans vos enquêtes ?

François Bersani : Tout à fait Stéphanie. Pour nous c’est un vrai outil d’aide à l’enquête, un outil d’élucidation pour les forces de police, police-gendarmerie, donc toutes les forces de sécurité qui ont à traiter de la lutte par exemple contre le terrorisme mais aussi sur le contrôle des flux migratoires ou l’élucidation de crimes et délits. Jusqu’à présent nous traitions beaucoup avec la vidéoprotection, avec les images vidéo, voire des images à l’ancienne, mais il est aujourd’hui utile pour une police du 21e siècle d’utiliser des nouveaux arsenaux, un nouvel arsenal dont la reconnaissance faciale qui nous aurait grandement aidée, en tout cas tous les services d’enquête, lors des périodes par exemple des attentats ou même sur l’élucidation de crimes et délits. Donc ce n’est pas du tout une vision de flicage de la population ou de surveillance généralisée de la population, mais c’est bel et bien un outil très technique qui permet de faire avancer les enquêtes et de protéger aussi les biens et les personnes en pouvant très rapidement identifier des personnes recherchées puisque c’est le principal objectif.
Il faut savoir que pour une reconnaissance faciale il faut partir d’une base, il faut partir d’une base de données et sur les expérimentations qui ont été faites en France jusqu’à présent, on s’appuie très souvent sur le fichier des personnes recherchées. L’intérêt serait, par exemple dans les moyens de transport, de pouvoir identifier très rapidement des personnes qui sont actuellement recherchées au fichier des personnes recherchées aussi bien pour des faits de terrorisme que des faits de grande criminalité ou de grande délinquance. Il n’est pas question de surveiller nos voisins ou de se livrer à un flicage de la population entière.

Stéphanie De Muru : Votre voisine n’est pas du tout cas d’accord. C’est vrai, Asma Mhalla, vu comme ça, ça a l’air sympathique finalement on se dit « tiens !», à première vue.

Asma Mhalla : Il y a deux points dans ce que vous dites qui m’interpellent un tout petit peu c’est la question de l’efficacité : avoir un nouvel arsenal, oui, bien sûr. Mais en réalité, quand on regarde les risques encourus, ils sont fondamentaux. Scotland Yard, enfin Londres en fait, qui a été une des villes qui a déployé le plus massivement.

Stéphanie De Muru : Plus que Pékin d’ailleurs, c’est intéressant de le préciser parce qu’on s’imagine toujours que les Chinois sont…

Asma Mhalla : Absolument. C’est pour ça que j’évacue tout de suite l’exemple chinois qui est la dystopie absolue.

Stéphanie De Muru : Typiquement on en parle tout le temps, mais Londres est le grand utilisateur.

Asma Mhalla : Londres, en fait, est en Europe la ville qui déploie le plus massivement ce type de technologie et Scotland Yard, outre les ratés du carnaval de Notting Hill, etc., a diligenté une enquête qui montre qu’en réalité les logiciels de reconnaissance faciale se trompent à 80 %, en tout cas le taux d’erreur était de 80 % ce qui est absolument énormissime. Par ailleurs, même si on prend aujourd’hui les taux de fiabilité affichés par les Amazon, les Facebook, IBM, etc., qui sont un peu les meilleurs de la classe, les best in class sur ce type de techno, en réalité on a des taux d’erreur entre 2 et 3 %. 2 % ou 3 % sur 65 millions de Français, ça fait deux millions de Français potentiellement qui pourraient faire l’objet d’une erreur de reconnaissance du logiciel ou de l’IA qui est intégrée dans les dispositifs de caméras de vidéosurveillance. Donc il y a cette première question qui est la question de la fiabilité. Même un taux d’erreur qui est extrêmement faible peut potentiellement toucher une large portion de la population.
En second point, il y a aussi la question des biais. Qu’est-ce que c’est que la reconnaissance faciale ? C’est un algorithme qui est injecté dans des infrastructures de caméras de vidéosurveillance. Aujourd’hui, pareil, un certain nombre d’études montre que pour reconnaître des hommes blancs les taux de succès sont très importants. Quand il s’agit de reconnaître des femmes ou des personnes de couleur et à fortiori des femmes noires, on a des taux d’erreur qui peuvent monter à 35 %.

Stéphanie De Muru : Je vous arrête pour bien qu’on comprenne, tout simplement pour une question de technique, ça ne fonctionne pas bien ?

Asma Mhalla : Pour une question qu’en réalité, et c’est ce qui va me permettre de rebondir sur le dernier point, c’est la question des bases de comparaison. Un algorithme doit être entraîné, il va être alimenté dans son « éducation », entre guillemets, sur la base de comparaisons qui aujourd’hui sont essentiellement alimentées sur des hommes blancs. Donc quand on est femme ou quand on est de couleur, l’algorithme n’étant pas aussi bien entraîné, on a des taux d’erreur qui peuvent monter très haut. En réalité, le risque qu‘on encoure, réel, au-delà de toute analyse politique, c’est la question de la reproduction d’un certain nombre de discriminations.
Et sur la question des bases de comparaison, on a le TAJ [fichier de traitement des antécédents judiciaires], etc., mais en réalité, ce qu’on oublie souvent et c’est par petites briques qu’on voit, en fait, le système politique de la surveillance se déployer, c’est qu’il y a un an le fichier TES [fichier des titres électroniques sécurisés] a été validé, qui est la mégabase, le mégafichier de consolidation de l’ensemble des données des Français. Donc on a toutes les données classiques mais, en plus, on intègre des données biométriques : les photos quand elles sont là, les empreintes, etc.

Stéphanie De Muru : On le fait déjà d’ailleurs, les passeports, voilà.

François Bersani : Dans les aéroports avec le système PARAFE [passage automatisé rapide aux frontières extérieures] par exemple, qui est le passage automatisé maintenant rapide aux frontières extérieures. Ce sont ces portails qui vous permettent maintenant de gagner beaucoup de temps lors du franchissement de ces seuils d’enregistrement dans les aéroports. Nous nous rappelons, lorsqu’on a parlé au tout départ des passeports biométriques, on a crié au loup en se plaignant que ça allait être une intrusion terrible dans la vie privée des gens en créant ce passeport biométrique ou en installant ces systèmes de portiques PARAFE. En fait, on s’aperçoit qu’à l’épreuve des faits on a très peu de remontées négatives des titulaires de passeports biométriques ou des personnes qui empruntent ces portails PARAFE et qu'ils sont vraiment une fluidification inespérée lors des passages aux frontières.
Pour rebondir également sur ce que disait Madame Mallah il est vrai que si l’ADN est la chose la plus sure au niveau fiabilité, on a aussi connu des gens qui ont poussé des cris d’orfraie lorsqu’on a créé le FNAEG, le Fichier national des empreintes génétiques, on criait également au flicage, mais on s’est aperçu que c’est un instrument très fiable.
Il est vrai que le fichier automatisé des empreintes décadactylaires comme la reconnaissance faciale est également une marge d’erreur, mais les services de police sont d’abord très contrôlés. L’utilisation de tout ce qui est données privées, que ce soit avec la vidéoprotection en ville où ce genre de système-là est également très contrôlé et on sait que la France est un pays certes de liberté, mais avec énormément de gardes-fous. C’est-à-dire qu’on sait très bien que tout nouveau texte législatif qui va promouvoir, par exemple, un nouveau système intrusif va être déféré devant le Conseil d’État, le Conseil constitutionnel. Il y a également des autorités indépendantes comme la CNIL ou d’autres autorités de contrôle. C’est pour ça qu’il n’y a pas de craintes à avoir. Moi je ne suis pas dans le complotisme. On regarde aussi beaucoup de films et de romans sur les risques de captation des données. Il faut quand même rester dans le littéraire et dans le film, pour l’instant en France on en est très loin.

Stéphanie De Muru : Minoritory Report. Avant de poursuivre ce débat, pardonnez-moi je vous coupe, on va faire un petit point sur ce que dit la loi, la CNIL qui a donc rendu son rapport sur cette reconnaissance faciale, une technique qu’elle soutient mais à certaines conditions. Voici, en substance, ce qu’elle dit :

Voix off : « L’informatique doit être au service de chaque citoyen. Son développement doit s’opérer dans le cadre de la coopération internationale. Elle ne doit porter atteinte ni à l’identité humaine, ni aux droits de l’homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques. »

Stéphanie De Muru : Est-ce que c’est un vœu pieux, « ni aux droits de l’homme, ni à la vie privée » ? Asma Mhalla, vous en pensez quoi ?

Asma Mhalla : Juste pour rebondir sur la question de la loi.

Stéphanie De Muru : On est dans le même thème.

Asma Mhalla : Absolument, ça répondra aussi à la question. La question de la loi n’est pas un garde-fou absolu et immuable. La loi, par définition, est un produit de l’homme, est un produit de l’histoire. Elle est constitutive de ce qu’on appelle l’État de droit, donc, en réalité, elle est parfaitement modifiable. D’ailleurs on le voit dans le fichier. Pour revenir juste sur le fichier TES, son article 4 est très intéressant parce qu’il va, en fait, dans votre sens et aussi dans l’intérêt de la police. Il dit que cette base de données bien que sacrée, bien qu’on puisse mettre autour tout un ensemble de gardes-fous, en réalité les agents y ont parfaitement accès dans les cas d’atteinte à l’intérêt suprême de la nation ou dans les cas de lutte antiterroriste. Or, qu’est-ce que c’est qu’un terroriste ? Et qu’est-ce que sera un terroriste demain ? Donc même les textes de loi qui sont aujourd’hui supposés être des gardes-fous sont, en réalité, aussi l’objet de l’arbitraire de l’interprétation du texte de loi. Et si demain on déploie cet arsenal dont vous dites avoir besoin, si on le met entre les mains d’un pouvoir un tout petit peu moins bienveillant, qu’est-ce que ça donne ?
Moi, ce qui m’inquiète beaucoup, c’est ce glissement invisible de ces technologies-là. En réalité elles sont intangibles, souvent le risque est aujourd’hui, vous l’avez dit en fait, hypothétique, donc en effet ne va pas générer une émotion plus que nécessaire, donc comment est-ce qu’on met proprement les termes du débat qui sont le risque de cette surveillance généralisée, mais qui ne se dit pas parce qu’elle est invisible et intangible.

Stéphanie De Muru : Justement, quels sont concrètement les risques que vous-même, en tant que policier, vous y voyez ? Vous nous avez bien expliqué les avantages, mais est-ce que vous y voyez, en toute honnêteté, aussi quelques risques, notamment pour nos libertés individuelles ?

François Bersani : Non, pas vraiment parce qu’on sait que la France est en train, un petit peu, de verser dans l’hygiénisme et dans le principe de précaution pour tout et on a tendance, en effet, à s’inquiéter de tous les défauts ou de tous les vices qui peuvent éventuellement survenir.
Je ne dis pas qu’il ne faut pas prendre des mesures de précaution. C’est bien pour ça que tout nouveau fichier dans la police nationale ou la gendarmerie nationale, tout nouveau système intrusif dans la vie privée est toujours bordé de gardes-fous. On est dans un pays des droits de l’homme, on a énormément d’instances qui veillent, justement, sur les garanties et les libertés individuelles, donc je ne suis pas plus inquiet que ça.
Après il faut connaître les enjeux : est-ce qu’on modernise les outils à la disposition des services de police, de gendarmerie, de contre-espionnage ou de sécurité intérieure et on accepte, en effet, qu’il existe des outils qui soient légèrement intrusifs. Mais c’est vrai que nous on est toujours amusés dans les services d’enquête quand les personnes que l’on reçoit se plaignent d’un risque sur la vidéoprotection ou sur les fichiers, parce que très souvent ces personnes qui se plaignent ce sont les premières à s’épancher sur les réseaux sociaux, sur Instagram, sur Snapchat, à raconter leur vie sur Facebook. Très souvent la population court plus de dangers dans sa vie privée à se livrer sans aucune limite, sans aucune barrière, en postant les photos du petit, de la grande, etc., en racontant ce qu’elle a fait hier, ce qu’elle fera demain. Et je peux vous rassurer, Stéphanie, bizarrement les services de police parfois sont beaucoup moins dotés d’outils que l’on peut croire et il y a encore toute une romance sur le méchant chinois, le méchant américain, le méchant russe ou le méchant de je ne sais quel pays qui viendrait espionner, capter des données. On ne sait pas ce qui sera dans 10, 20, 30, 40 ans, mais il est vrai que la police a besoin de se moderniser. La police française est quand même une des polices qui utilise le moins les technologies par rapport aux Anglo-saxons et on est très loin du Big Brother.

Stéphanie De Muru : Asma Mhalla, qu’est-ce que vous répondez à François Bersani ? D’ailleurs est-ce qu’on a un retour d’expérience de nos amis anglais qui utilisent justement ces techniques ? Est-ce qu’il y a eu des abus, des cas caractérisés d’atteinte à la liberté individuelle, à la vie privée ?

Asma Mhalla : À brûle-pourpoint est-ce que les Anglo-saxons sont sur le chemin du succès ou l‘exemple à suivre, je n’en suis pas certaine. J’en suis d’autant moins certaine que San Francisco a interdit la reconnaissance faciale à usage sécuritaire et policier. Ça montre bien, en réalité, que c’est en train de bouger et qu’on est un peu en train de revenir de cette béatitude face à la technologie et à l’innovation.
Ce qui est très inquiétant dans la tendance que prend la France c’est qu’on commence à expérimenter un certain nombre de choses, beaucoup de choses, et que le débat public tel qu’il nous est vendu en réalité n’arrive réellement jamais, qu’il soit éclairé, qu’il soit fondamentalement démocratique. Même récemment on a vu Cédric O, le secrétaire d’État chargé du numérique, appeler de ses vœux un débat public tout en permettant des expérimentations. Pourquoi ? Pour l’innovation. De qui ? Des industriels. Donc en réalité, l’impératif économique prévaut visiblement au débat démocratique librement ou totalement éclairé.

Stéphanie De Muru : Là on est plutôt dans le sécuritaire. Ce n’est pas plutôt le sécuritaire qui l’emporte ?

Asma Mhalla : Le sécuritaire l’emporte d’autant plus que depuis de nombreuses années, en France et dans les démocraties occidentales au sens large, on est sur une rhétorique politique de la sécurité, de l’ultra-sécurité, sur l’antagonisme, la peur, la menace, peu importe en réalité l’objet.

Stéphanie De Muru : Il y a quand même eu des attentats très meurtriers à Paris récemment.

Asma Mhalla : Absolument. Moi, ce qui m’inquiète un peu c’est qu’en fait, si on additionne la banalisation des usages d’une reconnaissance faciale ou d’une technologie qui est invisible, donc qu’on ne voit pas, c’est-à-dire qu’elle ne permet pas de matérialiser les risques – d’ailleurs vous parlez de gardes-fous. En réalité, sur les taux d’erreur potentiels, quels sont les recours administratifs ? Aujourd’hui il n’y en pas, il y a vide là-dessus : l’auditabilité des algorithmes, les biais qui sont incorporés dans les algorithmes. En réalité on est sur un no man’s land concret, en termes de gardes-fous concrets, sur cette question-là.

François Bersani : Je vous répondrai après.

Asma Mhalla : Merci. Par ailleurs il y a la banalisation des usages, il y a le discours général autour de la sécurité : le président a parlé récemment de la société de vigilance qui est potentiellement, en fait, une première brique. Quand on voit le TES, l’Alicem [Authentification en ligne certifiée sur mobile], la reconnaissance faciale à usage sécuritaire ou policier, l’ambiance générale qui donne un peu le ton de ce qui est en train de se jouer, le risque d’arriver à quelque chose qui n’est pas dystopique mais qui peut être une réalité très compliquée, c’est-à-dire lever l’anonymat dans l’espace public et donc atteindre forcément et fatalement à des libertés individuelles et fondamentales, qui sont la liberté d’expression, qui sont la liberté de manifester, qui sont le droit à la vie privée, parce qu’est-ce qui est plus privé que vos données biométriques, c’est-à-dire vos empreintes ou votre visage ? J’ai envie de vous dire pas grand-chose.
La société d’exposition dont vous parlez sur les réseaux sociaux en réalité elles sont captées derrière par qui ? Par les méta-plateformes, par les GAFA, etc. Donc on a un truchement, on a une hybridation privée-publique est pour le moins inquiétante.

François Bersani : Un des gardes-fous principaux en France c’est que les services de police ou de gendarmerie ou de sécurité intérieure n’utilisent pas ces fichiers ou ces nouvelles technologies comme l’alfa et l’oméga. C’est-à-dire que derrière chaque fichier ou derrière chaque exploitation de vidéoprotection il y a un homme. C'est-à-dire que même s’il y a éventuellement un défaut il est tout de suite corrigé puisqu’en fait on ne laisse pas, en France, la main aux machines, au hardware, donc il y a toujours un contrôle permanent.
Sur la vidéoprotection qui est maintenant déployée depuis beaucoup d’années dans les villes françaises, il y a eu tout un encadrement juridique en matière de conservation des données, d’effacement des données, par exemple des caméras de voie publique ne peuvent pas filmer ce qui se passe dans les bâtiments, il y a un système de floutage automatique qui se met en place. Donc je voudrais rassurer vos téléspectateurs pour ne pas être trop anxiogène. Il ne faut pas croire qu’aujourd’hui, en France en tout cas, il y a un espionnage mis en place en tout cas par les services de police. L’espionnage est dans votre carte de fidélité quand vous allez faire des courses dans les magasins, il est sur les cookies que vous laissez sur vos ordinateurs privés, il est sur les réseaux sociaux et il y a beaucoup plus de dangers, Asma je vous rassure, actuellement dans la sphère privée que du fait des forces de sécurité. Après c’est un choix : soit on travaille à l’ancienne avec la photo argentique, soit on essaye de moderniser mais tout en laissant, bien sûr, tout le temps un contrôle de l’autorité de l’État, c’est-à-dire qu’il n’est pas question de privatiser, de confier, de déléguer au privé par exemple le fichier des empreintes génétiques, le fichier des empreintes…

Asma Mhalla : Les technologies aujourd’hui sont sous-traitées au privé. Quand on voit Alicem c’est, me semble-t-il, Gemalto2.

François Bersani : Vous parlez de l’informatique pure.

Asma Mhalla : Qui produit les logiciels ? C’est le secteur privé.

François Bersani : Oui, mais l’exploitation par les forces de sécurité est toujours faite par des humains comme moi ou comme d’autres et il n’y a pas… La main n’est pas…

Stéphanie De Muru : François Bersani vous êtes peut-être, on n’en doute pas une seule seconde d’ailleurs, quelqu’un pavé de bonnes intentions, honnête et loyal.

François Bersani : Il y a plein d’outils de traçabilité.

Stéphanie De Muru : Mais si ces outils se trouvent entre de mauvaises mains effectivement, entre des mains plus malveillantes, ça donne quoi ? C’est ça je pense.

François Bersani : Je vous assure que tous les fichiers qui sont utilisés par les forces de police ou de gendarmerie en France sont hyper-tracés. Toute connexion fait l’objet d’une traçabilité parce qu’on doit se connecter sur des portails sécurisés avec des codes, je ne donnerai pas plus d’informations. Toute action des forces de sécurité est toujours tracée. Même pour des demandes de vidéoprotection, des demandes d’information, il faut savoir qu’actuellement les fichiers ne sont pas tous connectés. On a toujours l’impression que la Sécurité sociale, les Allocations familiales, les impôts livrent en flux continu des informations aux services de sécurité, ça ne se passe pas comme ça malheureusement, ce serait le rêve !

Asma Mhalla : Pourtant on a voulu fliquer, on veut toujours fliquer les réseaux sociaux à des fins de contrôle fiscal me semble-t-il, c'est une des velléités…

François Bersani : Entre ce que veulent certains corps d’État et ce qui se fait, en tout cas dans la police que je connais bien depuis une vingtaine d’années, je peux dire qu’au niveau des enquêteurs on a soif d’avoir un instrument, un outil qui puisse nous aider, mais encore une fois ce ne sait qu’une aide à l’enquête. J’ai ouvert le débat pas ça, en disant c’est une aide à l’enquête, ce n’est pas l’alfa et l’oméga, c’est-à-dire que ça ne va pas faire l’enquête à la place du policier. Aujourd’hui l’identification d’auteurs de crimes ou de délits se fait quand même à 99 % par le cerveau puisque les policiers et les gendarmes de ce pays ont toujours un cerveau qui leur permet d’exploiter sans l’aide d’outils informatiques ou technologiques.

Stéphanie De Muru : Asma Mhalla, vous êtes rassurée là ?

Asma Mhalla : Je suis absolument persuadée de la bonne foi et de la volonté des policiers. Ce n’est pas du tout un procès d’intention à la police, absolument pas. La question c’est la question de quelle société on veut en réalité ? Donc c’est un débat qui est beaucoup plus large que « est-ce que les policiers font bien ou mal leur boulot ? » Je suis absolument persuadée qu’ils le font très bien.

Stéphanie De Muru : Ils peuvent bénéficier de cet outil.

Asma Mhalla : La question n’est pas là. La question est beaucoup plus large et nous dépasse. En réalité c’est collectivement : quelle société on veut construire sur quel nouveau système de valeurs ? La technologie induit ces questions-là : quelle définition on donne à la liberté, à la justice et plus généralement à nos valeurs ensemble ?

Stéphanie De Muru : Est-ce que ce n’est pas, de toute façon, inéluctable ?

Asma Mhalla : Pas forcément. Aujourd’hui l’Europe s’est positionnée comme le champion de l’éthique et de l’innovation, mais l’innovation ce n’est pas forcément l’innovation technologique, elle peut aussi être sur le terrain des libertés. Or aujourd’hui, on voit bien quand même que le terrain des libertés se rétrécit comme peau de chagrin. Donc qu’est-ce qu’on met face à ça ? Comment est-ce qu’on réinvente ces libertés-là ? Comment on réinvente nos droits dans cette nouvelle société ?

Stéphanie De Muru : La menace terroriste est un fait, tout de même, malheureusement.

Asma Mhalla : Elle est un fait, mais est-ce que fondamentalement on a vraiment réussi à éviter chaque attentat qui a eu lieu ? Non. En réalité la question de l’efficacité quand je vous ressors les études de Scotland Yard qui sont franchement pas probantes, la technologie a encore beaucoup de progrès à faire. Donc quels sont les dommages collatéraux qu’on va payer en attendant d’arriver à un taux de réussite de 100 % ?

Stéphanie De Muru : C’est vrai qu’avec François Bersani on disait que Londres est une des villes qui utilise le plus la reconnaissance faciale, il y a eu malheureusement beaucoup d’attentats dans la ville britannique.

François Bersani : Que ces outils anticipent la commission de crimes, de délits ou d’attentats, je pense que là, en effet, on est dans la littérature, la romance, la science-fiction ; James Bond a aussi beaucoup aidé en ça et certains films d’espionnage.
Par contre, pour partir à la traque ou à la chasse de terroristes ou de criminels qui sont en fuite, là c’est intéressant puisque la reconnaissance faciale permet dans le contrôle d’un flux massif de personnes de pouvoir essayer d’isoler et de suivre éventuellement. On parle souvent des moyens de transport, aéroports, gares et autres, et ce serait un outil technologique, mais toujours une aide à l’enquête avec toujours des policiers sur la souris pour suivre éventuellement des personnes en fuite, mais, bien sûr, avec des garanties. C’est-à-dire, aussi, que ça doit être réservé à une catégorie de crimes ou délits. On ne va pas s’amuser à faire ça pour tous les crimes et délits en France.

Stéphanie De Muru : Asma Mhalla rapidement.

Asma Mhalla : Mais aujourd’hui, dans ces cas spécifiques, la loi le permet déjà. Pourquoi est-ce qu’on veut généraliser quelque chose qui est déjà permis, un outil qui est déjà entre vos mains sur des cas spécifiques de recherche ciblée ? Ça, ça m’inquiète un tout petit peu. Ce qui amène encore l’argument de la surveillance généralisée : on est en train de créer progressivement des briques pour arriver à quelque chose qui potentiellement peut être dangereux et qui va au-delà de la volonté de la police. Ce n’est pas du tout la question.

Stéphanie De Muru : Merci Asma Mhalla et François Bersani de nous avoir apporté vos deux points de vue.

ANSSI - eTHiX - Polices libres - « Libre à vous ! » diffusée mardi 3 décembre 2019 sur radio Cause Commune

Le 03 December 2019 à 14:30:00

Au programme : notre sujet principal porte sur l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information); chronique d'Isabella Vanni avec la présentation du GULL (groupe d'utilisateurs et d'utilisatrices de logiciels libres) eTHiX; chronique de Jean-Christophe Becquet sur les polices libres.

Libre à vous !, l'émission pour comprendre et agir avec l'April, chaque mardi de 15h30 à 17h sur la radio Cause commune (93.1 FM en Île-de-France et sur Internet).

Au programme de la 47e émission :

  • sujet principal : l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) avec l'interview de son directeur général Guillaume Poupard
  • la chronique « Pépites libres » de Jean-Christophe Becquet, président de l'April, sur le thème « Les polices libres n'ont pas mauvais caractères »
  • la chronique « Le libre fait sa comm' » d'Isabella Vanni, coordinatrice vie associative et responsable projets à l'April, qui présentera le GULL (groupe d'utilisateurs et d'utilisatrices de logiciels libres) eTHiX avec l'interview de Nicolas Barteau, médiateur numérique libre et président d'eTHiX
  • diverses annonces

Podcasts des différents sujets abordés

Les podcasts seront disponibles après la diffusion de l'émission (le jour même ou le lendemain).

N'hésitez pas à nous faire des retours sur le contenu de nos émissions pour indiquer ce qui vous a plu mais aussi les points d'amélioration. Vous pouvez nous contacter par courriel, sur le webchat dédié à l'émission (mais nous n'y sommes pas forcément tout le temps) ou encore sur notre salon IRC (accès par webchat).

Personnes participantes

Les personnes qui ont participé à l'émission :

  • Frédéric Couchet, délégué général de l'April
  • Guillaume Poupard, directeur général de l'ANSSI
  • Jean-Christophe Becquet, président de l'April
  • Isabella Vanni, coordinatrice vie associative et responsable projets à l'April
  • Nicolas Barteau, médiateur numérique libre et président d'eTHiX
  • Etienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques à l'April, (régie)

Galerie photos

Vous pouvez voir quelques photos prises pendant l'émission.

Références pour la chronique « Le libre fait sa comm' » d'Isabella Vanni

Références pour la partie consacrée à l'ANSSI

Références pour la chronique « Pépites libres » de Jean-Christophe Becquet sur les polices libres

Références pour la partie sur les annonces diverses

Pauses musicales

Les références pour les pauses musicales :

Licences de diffusion, réutilisation

Les podcasts sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence.

tnitot.png Tristan NITOT

En vrac du mardi

Le 03 December 2019 à 10:57:00

Velo dans le bois de Boulogne

En allant travailler à vélo via le bois de Boulogne

Les émissions mondiales sont largement tirées vers le haut par la Chine et, à un moindre degré, par l’Inde. Mais, note le rapport du PNUE, « les pays développés ne peuvent pas se contenter de réduire leurs émissions nationales en les exportant vers les économies émergentes ». Lorsque l’on inclut les émissions de CO2 générées par la production des biens importés, un Européen pollue un peu plus qu’un Chinois – avec respectivement 8,1 et 6,1 tonnes par an et par habitant.

  • Encore quelques jours avant la grève du 5 décembre. L’excellent Jérôme Sorrel fait un fil sur Twitter pour expliquer comment le vélo pourrait vous aider : 1 jour 1 conseil pour remettre en route votre vélo qui dort dans la cave. Extraits :
    • 1/ le mieux: commencer par le nettoyer, le rendre propre, graisser légèrement chaine, axes (pédalier/moyeux/ direction) et prendre rdv chez vélociste du coin. Ou faire venir le réparateur à vous (mécanos à vélo). N’attendez pas, il y a souvent plus de 7 jours de délai.
    • 2/ pas de vélo dans la cave? Si votre ville est équipée de vélos en #freefloating ou vélos en libre-service. Il est temps de s’abonner. Attention: pendant la grève, ces machines seront prises d’assaut. Va falloir prévoir de partir +tôt, avant le rush…
    • 3/ vérifier les pneus. A l’œil. Craquelés, secs, on les change pour des pneus dimensions équivalentes (cf chiffres sur les flancs). Peur de se gourer, prenez une photo des chiffres et montrez la au vendeur/euse. Bon état visuel, gonflez les, pompe à pieds. Ok on gonfle les pneus! Mais quelle pression, tonton ? La bonne, Simone ! C’est écrit sur le flan en psi par ex. Pas assez = vélo qui colle à la route, mou comme une saucisse dans les virages. Trop = vélo tout raide, risque d’éclater le pneu. Pas idéal donc…
    • 4/ Les freins! car les freins c’est la vie. Vérifier tension des câbles, état des patins, alignement sur les roues. On peut graisser les parties mobiles. Si freins à tambour ou rétropédalage, venez m’aider, je n’ai aucune idée de la mécanique qui s’y cache. => parlez-en à votre vélociste ;
  • Le réchauffement climatique lié aux activités humaines est connu depuis 40 ans ;
  • Le «covélotaf», et si on pédalait ensemble jusqu’au boulot ? ;
  • Un joli texte sur le vélo et le bonheur qu’il apporte. « hier, j’ai traversé Paris, franchi ses carrefours thrombosés de bagnoles en un rien de temps. J’ai passé quatre heures dans une cour d’immeuble à dépanner un vieux et magnifique Peugeot, changer sa mâchoire de frein déglinguée et sa manette de changement de vitesses fatiguée. A la fin de la journée, un sourire béat aux lèvres, je suis rentrée chez moi en réalisant que ce travail dans cette cour humide, loin du bruit et des interruptions incessantes de l’open space, me donnait autant de bonheur que de pédaler sans entraves. Un travail humble, qui ne rapporte rien, mais qui me donne le sentiment d’être puissante et libre. » ;
  • Le nombre de cyclistes bondit de 54% en un an à Paris. « Le nombre de vélos a augmenté de 54 % entre septembre 2018 et septembre 2019, sur 56 sites équipés de compteurs par la mairie de Paris. En septembre, les compteurs enregistraient 1630 cyclistes quotidiens par tronçon en moyenne, contre 1030 un an plus tôt! ». Voir aussi un article un peu plus ancien : De plus en plus de cyclistes roulent dans Paris ;
  • Devrait-on mettre les SUV hors la loi ? Should we outlaw SUVs? ;
  • Passionnant : Mise en perspective des impacts écologiques du numérique. Netflix est une horreur écologique, mais ça reste limité par rapport au reste ;
  • On ne sauvera pas le Web en dînant avec ses assassins , tribune d’Olivier Ertzscheid ;
  • Le même Olivier Ertzscheid s’enflamme encode sur l’achat par Mike Bloomberg de toutes les variations autour du mot climat sur Google Ads : La changement climatique n’existe pas. Seul compte le taux de change du mot climat.

Isabelle DUTAILLY

openSUSE

Le 03 December 2019 à 05:00:00

Identité

Première version : 2005

Dernière version à la date de l'article : Leap 15.1, du 22/05/19

Éditée (développée, créée) par : communauté openSUSE

Loogo openSUSE

Particularités

Versions à la date de l'article : 64 bits, Raspberry

Francisée : Oui

Environnements de bureau : KDE, Xfce, GNOME, Lxde

Gestionnaires de paquets : Zypp, paquets RPM

Gestionnaire des dépendances : Zypper

Notes

openSuse se définit comme « choix idéal pour les administrateurs système, les développeurs et les utilisateurs. ». C'est, effectivement, une distribution facile à prendre en mains notamment avec son centre de contrôle Yast.

Un bon choix pour

Distribution polyvalente pour tout le monde.

Notez qu'il s'agit simplement d'une information à titre indicatif et, qu'évidemment, la distribution peut être utilisée (hormis dans le cas d'une distribution pour un appareil spécifique, téléphone Raspberry) sur n'importe quel ordinateur [1] et pour d'autres usages ou d'autres publics.

Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur une distribution, la première adresse à consulter est son site et ses éventuels forums où l'on peut souvent trouver une aide efficace.

La liste des distributions de Wikipédia en donne une liste qui renvoie sur la plage de l'encyclopédie consacrée à la distribution.

Le site en en anglais Distrowatch propose informations et statistiques sur les distributions.

Sur le site associatif linuxfr, on trouvera des informations sur la vie des distributions, voire des astuces et de l'aide dans les forums.

Lea-Linux propose une logithèque dont les distributions sont classées en « généralistes », « spécialisées » et « autres systèmes libres ». Les informations sont succinctes mais le site est, quant à lui, une mine en ce qui concerne GNU/Linux.

Linuxtricks n'a pas de logithèque et ne propose des astuces et des informations que sur un nombre limité de distributions, mais il reste très utile et à garder dans ses signets.

Voir en ligne : Site de la distribution

[1] Attention, toutefois, pour les ordinateurs avant 2010 à leur version de processeur, 32 ou 64 bits. Les autres ont, de toute façon, un processeur 64 bits.

Bruno CORNEC

Meet at the Paris Open Source Summit

Le 03 December 2019 à 00:11:49

After some years, I’m back again at the Paris Open Source Summit ! Well it’s becoming more and more difficult for me to travel professionnaly, even in France, and without the help of Jean-Marc Le Hen, I’d not have been able to come. So thank him by buying HPE gears with him 😉

I’ll be delivering a session on Redfish during the Cloud Native Infrastructure Track on Tuesday the 10th between 6:00 and 6:30PM and I’ll come back the day after to contribute to a round table on neutrality of contribution spaces animated by Amel Charleux during the Governance track on Wednesday the 11th between 11:00 and 11:59AM.

A great opportunity to touch base with the whole community gathered in the exhibition hall (I hope to be able to visit both the projects area as well as the professional booths)

If you catch me, I’ll be happy to discuss about FLOSS in general, or my favorites projects in particular !

02 December 2019

april.png Nouvelles April

Décryptualité du 2 décembre 2019 - La potentielle bulle de la pub ciblée

Le 02 December 2019 à 22:57:58

Écouter ou télécharger le décryptualité du 2 décemhre 2019 (15 minutes)

La pub ciblée des GAFAM serait une bulle, une de plus.L'occasion de se demander si la pub utilisant les données personnelles est réellement sans effet et de rappeler que le logiciel libre aide à s'y soustraire.

Decryptualité sur Mastodon
Syndiquer le contenu Syndiquer le contenu grâce à votre agrégateur de flux RSS

Revue de presse de l'April pour la semaine 48 de l'année 2019

Le 02 December 2019 à 20:57:40

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Programmez!] Le CNLL révèle la difficulté pour les clients à bénéficier de l'expertise des éditeurs de logiciels libres

✍ fredericmazue, le .

[Next INpact] Le plan du CNRS pour atteindre 100 % de publications en libre accès, «idéalement d'ici fin 2020» (¤)

✍ Sébastien Gavois, le .

[ICTjournal] Le projet open source de microprocesseurs RISC-V quitte les USA pour la Suisse

✍ Yannick Chavanne, le .

bsibaud.png Benoît SIBAUD

LinuxFr.org : première quinzaine de novembre 2019

Le 02 December 2019 à 14:23:02

Cent trente‐deuxième épisode dans la communication entre les différents intervenants autour du site LinuxFr.org : l’idée est tenir tout le monde au courant de ce qui est fait par les rédacteurs, les admins, les modérateurs, les codeurs, les membres de l’association, etc.

L’actu résumée ([*] signifie une modification du sujet du courriel) :

Statistiques

Du 1er au 15 novembre 2019

  • 1 544 commentaires publiés (dont 9 masqués depuis) ;
  • 266 étiquettes (tags) posées ;
  • 104 comptes ouverts (dont 31 fermés depuis) ;
  • 48 entrées de forum publiées (dont 5 masquées depuis) ;
  • 23 liens publiés (dont 0 masqué depuis) ;
  • 23 dépêches publiées ;
  • 26 journaux publiés (dont 1 masqué depuis) ;
  • 3 entrées nouvelles, 0 corrigée et 0 invalide dans le système de suivi ;
  • 1 sondage publié ;
  • 0 page wiki publiée (dont 0 masquée depuis).

Listes de diffusion (hors pourriel)

Liste linuxfr-membres@ — [restreint]

  • [membres linuxfr] Participation au concours Acteurs de Libre.

Liste moderateurs@ — [restreint]

  • [Modérateurs] complément sur ta dépêche Meta-Press dans LinuxFr.org ;
  • [Modérateurs] coquille pour Grimoire‑Command.es ;
  • [Modérateurs] dépêche sur Rapido pour le site LinuxFr.org ;
  • [Modérateurs] interview de Xavier Mouton‑Dubosc (Da Scritch), les questions ;
  • [Modérateurs] attitude négative de ma part ?

Liste prizes@ — [restreint]

  • [Prizes] LinuxFr prizes recap du vendredi 1er novembre 2019, 22:32:06 (UTC+0100)

Liste team@ — [restreint]

  • [team linuxfr] Participation au concours Acteurs de Libre ;
  • [team linuxfr] Achat de LinuxFr.fr ?
  • [team linuxfr] Purge du compte lié au courriel : X[*].

Liste ca@ — [restreint]

  • R. A. S.

Liste linuxfr-membres@ — [restreint]

  • R. A. S.

Canal IRC adminsys (résumé)

  • ajouter à la TODOliste de reconfigurer fail2ban pour le SSH ;

Tribune de rédaction (résumé)

  • R. A. S.

Tribune de modération (résumé)

  • du spam ;
  • des débats en modération sur l’ambiance dans les commentaires de certaines dépêches.

Commits/pushs de code https://github.com/linuxfrorg/

Site Web

  • Typo: s/application that run/application that runs/ (#253)
  • css: add scrollbar for , break words in , constraint width (#259)
  • Merge pull request #258 from Trim/redaction-with-toolbar-and-fixed-toolpanel
  • Redaction with toolbar and fixed toolpanel
  • redaction: move “Dépêche Urgente” to “Détails”, correctly uses flexbo for “Discussion”, remove h1 style for the toolpanel
  • redaction: the toolbar width has to be restricted to its content to avoid overlap other content
  • redaction: fix height of #tab‑chat (the position is absolute, so it requires to manage it)
  • redaction: fix CSS rules for large screens (don’t set min‑width and adjust toolbar position when panel is not shown)
  • css: add scrollbar for , break words in , constraint  width (#259)
  • redaction: the toolbar width has to be restricted to its content to avoid overlap other content
  • redaction: fix height of #tab-chat (the position is absolute, so it requires to manage it)

Scripts adminsys

  • Obsolete option in GPG
  • Update SQL blacklist and fix script for return code

Divers

  • aide / FAQ :
    • probablement une entrée à ajouter sur le karma ; travail en cours ;
  • intervention à faire sur le serveur zobe (soupir) ;
  • dépêche à faire sur la mise en demeure no 3 (soupir).

Commentaires : voir le flux atom ouvrir dans le navigateur

april.png Nouvelles April

#46 - MAIF et Enercoop – Legal design et Legal Tech – Obsolescence programmée - « Libre à vous ! » diffusée mardi 26 novembre 2019 sur radio Cause Commune

Le 02 December 2019 à 14:18:27

Au programme : notre sujet principal porte sur la stratégie logiciel libre de la MAIF et d'Enercoop; chronique « In code we trust » de Noémie Bergez, avocate au cabinet Dune, sur le legal design et la legal tech; chronique « Parole libre » de Xavier Berne, journaliste à Next INpact.

Libre à vous !, l'émission pour comprendre et agir avec l'April, chaque mardi de 15h30 à 17h sur la radio Cause commune (93.1 FM en Île-de-France et sur Internet).

Au programme de la quarante-sixième émission :

  • sujet principal : la stratégie logiciel libre de la MAIF et d'Enercoop
  • chronique « In code we trust » de Noémie Bergez, avocate au cabinet Dune, sur le legal design et la legal tech
  • chronique « Parole libre » de Xavier Berne, journaliste à Next INpact
  • diverses annonces

Réécouter en ligne

podcast OGG et podcast MP3

S'abonner au podcast

N'hésitez pas à nous faire des retours sur le contenu de nos émissions pour indiquer ce qui vous a plu mais aussi les points d'amélioration. Vous pouvez nous contacter par courriel, sur le webchat dédié à l'émission (mais nous n'y sommes pas forcément tout le temps) ou encore sur notre salon IRC (accès par webchat).

Personnes participantes

Les personnes qui ont participé à l'émission :

  • Frédéric Couchet, délégué général de l'April
  • Julien Négros, administrateur système, Enercoop
  • Chris Woodrow, conseiller en technologies et Responsable de la Stratégie Open Source du groupe MAIF
  • Noémie Bergez, avocate au cabinet Dune
  • Xavier Berne, journaliste à Next INpact
  • Etienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques à l'April, (régie)

Galerie photos

Vous pouvez voir quelques photos prises pendant l'émission.

Références pour la chronique de Xavier Berne

Références pour la partie consacrée à Enercoop et la MAIF

Références pour la partie sur les annonces diverses

Pauses musicales

Les références pour les pauses musicales :

Licences de diffusion, réutilisation

Les podcasts sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence.

Apéro April le 20 décembre 2019 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April (Paris)

Le 02 December 2019 à 09:23:37

20 Décembre 2019 - 19:00
20 Décembre 2019 - 22:00

Un apéro April ?

Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance, d'échanger, de partager une verre et de quoi manger mais aussi de discuter sur l'actualité et les actions de l'April. Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l'April ou pas. N'hésitez pas à venir nous rencontrer.

L'apéro a lieu à Paris notamment parce que le local s'y trouve ainsi que l'équipe salariée et de nombreuses personnes actives au sein de l'association. Membre ou pas de l'April vous êtes les bienvenus. Contactez-nous pour organiser un Apéro April dans votre région.

Quand et quoi

Le prochain apéro francilien aura lieu le vendredi 20 décembre 2019 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April au 44/46 rue de l'ouest, bâtiment 8, 75014 Paris (entrée possible par la place de la Catalogne, à gauche du biocop), le téléphone du local est le 01 78 76 92 80 en cas de besoin.

En ouverture de l'apéro nous ferons un court point sur les dossiers/actions en cours.

Pour tous les détails et vous inscrire rendez-vous sur le pad.

Lettre d'information publique de l'April du 1er decembre 2019

Le 02 December 2019 à 07:44:44

Bonjour,

L'April soutient la lettre ouverte pour sauver le domaine internet « .org » et vous encourage à faire de même.

Le projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et pour une économie circulaire a été examiné en commission à l'Assemblée nationale. Plusieurs amendements visant à lutter contre l'obsolescence logicielle avaient été déposés.

Suite aux délibérations du jury, dont l'April fait partie, le palmarès du label Territoire Numérique Libre 2019 a été dévoilé, toutes nos félicitations aux 31 collectivités labellisées.

Les 16 et 17 novembre, une partie de l'équipe et des bénévoles étaient le pont pour assurer la présence de l'April à l'Ubuntu Party de Paris et au Capitole du Libre à Toulouse. Un grand merci à toutes les personnes qui ont participé. Vous pouvez retrouver les diaporama et les vidéos des conférences April sur la page consacrée au Capitole du Libre et sur celle consacrée à l'Ubuntu Party.

Retrouvez-nous sur les ondes de radio Cause Commune, mardi 3 décembre 2019 de 15 h 30 à 17 h pour notre prochaine émission Libre à vous !. Le sujet principal portera sur l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information ) avec son directeur Guillaume Poupard. Vous pouvez vous abonner au podcast de l'émission.

Vous pouvez également retrouver les podcasts des émissions de novembre. Au programme : les femmes et l'informatique; Google, la presse et les droits voisins; le Pacte pour la Transition; Open Food Facts; la clause « Pas d'utilisation commerciale » de certaines licences Creative Commons; la musique, le domaine public, les droits voisins et le projet Musopen, la musique classique libérée; Ada ou la beauté des nombres; le Libre sur la place (Nancy); chronique Itsik Numérik sur le thème « Stallman was right », la stratégie logiciel libre de la MAIF et Enercoop, legal design et legal tech, obsolescence programmée.

Le groupe Transcriptions vous offre neuf nouvelles transcriptions.

N'oubliez pas d'écouter les dernières éditions du Décryptualité.

Nous serons présents à plusieurs événements (JRES à Dijon, POSS à Aubervilliers).

Le prochain April Camp aura lieu les 7 et 8 décembre 2019 à Paris (et à distance).

Consultez la lettre publique ci-dessous pour toutes les autres informations et notamment la revue de presse qui propose une vingtaine d'articles.

Librement,
Frédéric Couchet
délégué général de l'April.

Si vous voulez nous soutenir, vous pouvez faire un don ou adhérer à l'association.

Sauvons le .org !

L'April soutient la lettre ouverte demandant de stopper la vente de Public Interest Registry (PIR), organisme sans but lucratif qui gère le domaine internet « .org », à un fonds d'investissement privé (Ethos Capital).

L'Assemblée nationale examine à son tour des amendements sur l'obsolescence logicielle

Dans le cadre du projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et pour une économie circulaire, les sénateurs et sénatrices ont adopté plusieurs amendements pour lutter contre l'obsolescence logicielle. Les débats ont repris le 25 novembre en Commission développement durable de l'Assemblée nationale. Plusieurs amendements visant à lutter contre l'obsolescence logicielle avaient été déposés.

Dossiers, campagnes et projets

31 collectivités récompensées par un label Territoire Numérique Libre 2019

Suite aux délibérations du jury, dont l'April fait partie, le palmarès du label Territoire Numérique Libre 2019 a été dévoilé mercredi 20 novembre 2019 lors du Congrès des Maires de France. Toutes nos félicitations aux 31 collectivités labellisées et à leurs équipes pour leur engagement et leurs efforts en faveur des logiciels libres et d'une informatique loyale au service de l'intérêt général.

Émissions Libre à vous ! diffusées sur radio Cause Commune

Quatre nouvelles éditions de notre émission Libre à vous ! ont été diffusées en direct sur la radio Cause Commune.

Émission du 5 novembre 2019

Au programme : notre sujet principal portait sur les femmes et les métiers et communautés de l'informatique et du logiciel libre ; chronique « La pituite de Luk » sur Google, la presse et les droits voisins ; une interview sur le Pacte pour la Transition.

Les podcasts sont disponibles ainsi que la transcription.

Émission du 12 novembre 2019

Au programme : le sujet principal concernait Open Food Facts, base de données sur les produits alimentaires faite par tout le monde, pour tout le monde ; la clause « Pas d'utilisation commerciale » de certaines licences Creative Commons ; la musique, le domaine public, les droits voisins et le projet Musopen, la musique classique libérée.

Les podcasts sont disponibles.

Émission du 19 novembre 2019

Au programme : notre sujet principal portait sur le livre « Ada ou la beauté des nombres » avec l'interview de son auteure Catherine Dufour; chronique « Itsik Numérik » d'Emmanuel Revah; interview de Romain Pierronnet pour l'événement Le Libre sur la Place à Nancy le 26 novembre 2019; interviews réalisées lors de l'Ubuntu Party de Paris.

Les podcasts sont disponibles ainsi que la transcription.

Émission du 26 novembre 2019

Au programme : notre sujet principal portait sur la stratégie logiciel libre de la MAIF et d'Enercoop; chronique « In code we trust » de Noémie Bergez, avocate au cabinet Dune, sur le legal design et la legal tech; chronique « Parole libre » de Xavier Berne, journaliste à Next INpact.

Les podcasts sont disponibles.

Décryptualité

Depuis le 20 février 2017, date du premier Décryptualité, un petit groupe de membres de l’April se réunit chaque semaine : « On a eu envie de faire quelque chose d’un petit peu différent de la revue de presse de l’April, qui soit un petit peu plus large ». Dans un format d’une quinzaine de minutes, les sujets concernant l’actualité informatique sont commentés de façon simple et accessible au plus grand nombre.

Neuf nouvelles transcriptions

Le groupe Transcriptions de l'April vous offre de la lecture avec neuf nouvelles transcriptions :

Revue de presse

La revue de presse fait partie du travail de veille mené par l'April dans le cadre de son action de défense et de promotion du Logiciel Libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.

Pour gérer cette revue de presse, un groupe de travail a été créé (vous pouvez en consulter la charte) ainsi qu'une liste de discussion rp@april.org où vous pouvez envoyer les liens vers des articles qui vous semblent intéressants.

La revue de presse est désormais également diffusée chaque semaine sur le site LinuxFr.org. Cette diffusion lui offre un lectorat plus large.

Il existe un flux RSS permettant de recevoir la revue de presse au fur et à mesure (rapidement et article par article donc).

Les derniers titres de la revue de presse :

Un Petit guide de la revue de presse est disponible pour celles et ceux qui souhaiteraient contribuer.

Voir la page revue de presse sur le site pour le détail des articles.

Conférences, événements

Événements à venir

Événements passés

Vie associative

Revue hebdomadaire

Chaque vendredi, à midi pile, les permanents et les adhérents qui le souhaitent passent en revue les tâches et actions relatives à l'April dont ils ont la charge lors de la « revue hebdomadaire April » sur IRC (canal #april sur irc.freenode.net, accès avec un navigateur web). La durée est limitée, généralement un quart d'heure. Cela stimule les bonnes volontés, suscite des idées et des contributions, permet de suivre les activités des uns et des autres et éliminer un certain nombre de problèmes bloquants.

Une page décrivant le principe d'une revue hebdomadaire est en ligne.

Vous pouvez en savoir plus en consultant en ligne les archives des premières revues hebdomadaires, et notamment la synthèse de la revue du 8 novembre 2019, la synthèse de la revue du 15 novembre 2019, la synthèse de la revue du 22 novembre 2019, la synthèse de la revue du 29 novembre 2019.

Adhésions

Au 1er décembre 2019, l'association compte 3 965 membres (3 645 personnes physiques, 320 personnes morales).

Soutenir l'association

L'April a besoin de votre aide. Vous pouvez faire un don à l'association et participer ainsi au financement de nos actions.

Pour faire un don à l'association, rendez-vous à l'adresse suivante https://www.april.org/association/dons.html (il est possible de faire un don par chèque, virement, carte bancaire ou encore prélèvement automatique).

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association à titre individuel

Dans une association, l'adhésion est un acte volontaire. C'est aussi un acte politique car c'est manifester son soutien à l'objet de l'association ainsi qu'aux valeurs qui le sous-tendent. Une adhésion fait la différence en contribuant à atteindre les objectifs de l'association.

Adhérer à l'April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de soutenir financièrement les actions de l'association.

Il est possible d'aider l'association en lui donnant de son temps ou de son argent. Toutes les contributions sont les bienvenues.

Pour les hésitants, nous avons mis en ligne les réponses à de fausses idées classiques.

Pour adhérer à l'April, vous pouvez remplir le formulaire en ligne.

Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association en tant que personne morale

Que vous soyez une entreprise, une collectivité ou une association, adhérez pour participer activement aux décisions stratégiques qui vous concernent !

Votre structure a besoin de tirer le meilleur parti du logiciel libre et pour défendre ses intérêts, elle doit :

  • exercer une veille permanente pour se tenir informée des opportunités et des menaces ;
  • constituer et entretenir des réseaux relationnels institutionnels ;
  • être éclairée sur les contextes juridiques et stratégiques ;
  • contribuer à la défense de l'informatique libre face aux acteurs qui lui sont hostiles ;
  • mieux faire connaître et valoriser son action.

April est au cœur des grandes évolutions du logiciel libre. Adhérer à April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de financer ou cofinancer des actions stratégiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : adhérant dès maintenant à l'April.

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Archives

Pour recevoir automatiquement par courriel cette lettre, inscrivez-vous à la liste de diffusion

Les archives de la lettre sont disponibles en ligne.

Isabelle DUTAILLY

Slackware

Le 02 December 2019 à 05:00:00

Identité

Première version : 1993

Dernière version à la date de l'article : 14.2, du 01/07/16

Logo de SlackwareÉditée (développée, créée) par : Patrick Volkerding

Particularités

Versions à la date de l'article : 32 bits, 64 bits

Francisée : Oui

Environnement(s) de bureau : KDE, Xfce

Gestionnaire(s) de paquets : pkgtool, paquets

Notes

Distribution légère qui nécessite, toutefois, quelques connaissances en matière de code et une certaine familiarité avec l'utilisation de l'ordinateur en mode terminal. C'est la plus ancienne distribution Linux toujours développée.

Le livre de Kiki Novaks, Débuter avec Linux est basé sur Slackware.

Un bon choix pour

Utilisable sur des vieux ordinateurs ou des ordinateurs peu puissants.
Serveurs.

Notez qu'il s'agit simplement d'une information à titre indicatif et, qu'évidemment, la distribution peut être utilisée (hormis dans le cas d'une distribution pour un appareil spécifique, téléphone, Raspberry) sur n'importe quel ordinateur [1] et pour d'autres usages ou d'autres publics.

Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur une distribution, la première adresse à consulter est son site et ses éventuels forums où l'on peut souvent trouver une aide efficace.

La liste des distributions de Wikipédia en donne une liste qui renvoie sur la plage de l'encyclopédie consacrée à la distribution.

Le site en en anglais Distrowatch propose informations et statistiques sur les distributions.

Sur le site associatif linuxfr, on trouvera des informations sur la vie des distributions, voire des astuces et de l'aide dans les forums.

Lea-Linux propose une logithèque dont les distributions sont classées en « généralistes », « spécialisées » et « autres systèmes libres ». Les informations sont succinctes mais le site est, quant à lui, une mine en ce qui concerne GNU/Linux.

Linuxtricks n'a pas de logithèque et ne propose des astuces et des informations que sur un nombre limité de distributions, mais il reste très utile et à garder dans ses signets.

Voir en ligne : Site de la distribution

[1] Attention, toutefois, pour les ordinateurs avant 2010 à leur version de processeur, 32 ou 64 bits. Les autres ont, de toute façon, un processeur 64 bits.

01 December 2019

tnitot.png Tristan NITOT

Bilan un an de Velotaf

Le 01 December 2019 à 18:29:00

VTT au bord de la mer

Un peu de contexte

Il y a un an jour pour jour, le 1er décembre 2018, j’ai fait un changement qui pourrait sembler anodin : j’ai décidé de changer de moyen de transport pour aller bosser. Six mois plus tôt, j’ai commencé à travailler dans une entreprise dont les locaux sont à coté de la Porte Dauphine, un coin peu pratique pour moi. Soit j’y vais à pieds (45 mn) soit j’y vais à métro (35 mn dont 30 à pieds) soit c’est le RER, mais les horaires sont trop irréguliers. J’ai envisagé de racheter un scooter (j’ai roulé 20 ans à Paris en scooter), mais il était hors de question de revenir en arrière et retrouver les problèmes qui vont avec : manque d’exercice, stress et danger, sans parler de la pollution sonore, du CO2 et des micro-particules rejetés dans l’atmosphère. Bref, j’ai craqué pour un vélo pour me déplacer au quotidien.

Velo Moustache Samedi 27 X-Road

Le choix de l’assistance électrique

Compte tenu de ma forme physique pas franchement éblouissante, le fait qu’il faille monter une côte (le bureau est en haut de la colline de Chaillot, celle où se trouve le Trocadéro) et mon besoin de porter une veste pour certains rendez-vous, j’ai opté pour un vélo à assistance électrique. Il y a à coté de la maison un magasin qui me fait de l’oeil depuis plusieurs années. J’ose enfin y rentrer, et j’opte pour un vélo Moustache X-Road équipé d’une motorisation Bosch. Au fil du temps, je l’équipe d’un cartable spécial qui s’accroche facilement au porte-bagages, je fais monter une tige de selle dotée d’un amortisseur et ensuite un meilleur phare. Toujours pour des raisons de sécurité, je « mochifie » l’engin avec du scotch réfléchissant. Une petite sacoche pour y stocker mon pantalon de pluie, une autre pour une chambre à air de secours et une bombe anti-crevaison, une loupiote clignotante rouge à l’arrière pour compléter le feu de série. Ma chérie me pousse à acheter un casque, et en vieux motard prévoyant, je porte des gants (ce sont les mains qui prennent toujours en premier en cas de chute).

Vélo au bois de Boulogne, en bord de lac

À l’usage

Les premiers tours de roues sont un peu intimidants : pas facile de rouler sans carrosserie au milieux de ces gens qui roulent comme des dingues avec leurs moteurs vrombissants ! Et puis il faut trouver son chemin, découvrir les pistes cyclables, appréhender les trajets et redécouvrir les côtes. Heureusement, l’électrique aide bien ! Une pente et pas envie ou pas possible de faire l’effort à cause des vêtements, de la température ou du rendez-vous qui vient ? Hop, on augmente l’assistance et ça va mieux ! Au bout de quelques mois de pratique, on mémorise les pistes cyclables, les meilleurs chemins à prendre et les coins à éviter. On gagne aussi en assurance (tout en restant prudent) dans le chaos de la circulation parisienne.

Quelques changements inattendus

La perte de poids

Une des raisons pour prendre un vélo était de ne pas revenir au scooter et à la sédentarité qu’il implique : quand on a un scooter, on se gare tout près du bureau et de la maison, et donc on fait très peu d’exercice. C’est à peine mieux en voiture. J’avais déjà perdu du poids en passant aux transports en commun, je voulais continuer à faire de l’exercice. Grand bien m’en a pris, puisque j’ai perdu 6 kilos supplémentaires, ce qui fait que je me sens beaucoup mieux dans ma peau.

L’équilibre mental

Mon médecin me disait récemment de faire de l’exercice pour être moins stressé. C’est bien ce que je fais ! J’ai un job pas reposant, mais le vélo m’aide beaucoup à trouver l’équilibre, à prendre du recul. Je trouvais mon trajet de 4 km (en aller simple) un peu court, j’ai donc cherché comment le rallonger. C’est ce que je fais quasiment tous les matins en passant par le bois de Boulogne, ce qui double la distance le matin. Le soir, étant souvent pressé, je prends le chemin le plus direct, ce qui me fait généralement 12 km par jours si je n’ai pas de rendez-vous à l’extérieur. C’est d’autant meilleur que le passage par le bois de Boulogne fait une véritable coupure dans la journée. La plus grande surprise du vélo, c’est la sérénité qu’il m’a apporté.

Velo au bois de Boulogne

Mon vélo au bois de Boulogne, devant le kiosque de l’empereur

La piquouse vélo

Étant du genre obnubilé par mes occupations et ayant envie de les partager, j’ai proposé à mon épouse de lui offrir un vélo à assistance électrique. Elle a refusé avant d’accepter un vélo dit “sec” (ou “musculaire”), c’est à dire sans assistance… ce qui a inévitablement impliqué que je m’en achète un aussi. Nous voici donc tous deux équipés de « randonneuses », ces vélos de route prévus pour la randonnée. Nous les avons pris pour faire un tour sur les pistes cyclables du Calvados pendant l’été. Depuis leur achat, nous avons fait plus de 800 km avec !

Avec mon épouse vers la fin du voyage

Le gain de temps

Avant, aller au bureau et en revenir me prenait 1h10 par jour. Maintenant, c’est 30 mn (en direct) à 45 mn (si je rallonge), mais avec la vraie sensation de m’être dépensé et ce, 5 jours par semaine (souvent plus car je fais aussi du vélo le week-end). Du coup, j’ai résilié mon abonnement à la salle de sport ! Ça tombe bien, ça me gonflait d’y aller et ça ne m’apportait pas grand chose…

Un an et quelques chiffres

  • Près de 4000 km en un an :
    • 2800 km parcourus avec le vélo à assistance électrique
    • 800 km avec le vélo sec
    • 300 km environ avec mon vieux VTT
  • 6 kilos perdus et une forme physique largement meilleure
  • 1 crevaison
  • une demi-douzaine de cyclistes dépannés avec mes talents de bricoleurs
  • une demi-douzaine de fois où j’ai du utiliser mon pantalon de pluie

Bref, si votre trajet maison-travail fait moins de 10 km (aller) et que vous n’habitez pas en haute montagne, il y a de grandes chances que vous puissiez le faire à vélo. Oui, le changement peut faire peur. C’est normal, et du coup on a vite fait de se dire « le vélo, ça n’est pas pour moi car [insérez ici l’excuse de votre choix] ». Et pourtant. Il y a plein de choses qu’on peut changer si on prend le problème à bras le corps. Besoin de transporter une guitare ? C’est possible. Des enfants ? C’est possible aussi. Du matériel lourd ? Oui, aussi. Besoin de prendre le train ? Fastoche !

En fait, en terme de vélo, je n’ai qu’un regret : n’avoir pas commencé plus tôt !

Isabelle DUTAILLY

Puppy Linux

Le 01 December 2019 à 05:00:00

Identité

Première version : 2003

Dernière version à la date de l'article : 8.1, du 01/04/19

Éditée (développée, créée) par : Barry Kaulen

Particularités

Versions à la date de l'article : 32 bits Oui, 64 bits Oui, Raspberry Non

Logo PuppyLunixFrancisée : Non

Environnements de bureau : ROX.

Gestionnaires de paquets : PetGet, paquets DEB

Notes

Distribution légère. Se définit comme une collection de plusieurs distributions Linux, bâties sur les même bases avec les mêmes outils. Réputée pour être facile à prendre en mains.

Une distribution Puppylinux peut aussi être bâtie et assemblée à partir de paquets et de composants d'autres distributions.

Il y a une variante française Toutou Linux, qui ne semble plus être mise à jour depuis 2016.

Un bon choix pour

Utilisable sur des vieux ordinateurs ou des ordinateurs peu puissants.

Peut servir de système de récupération.

Notez qu'il s'agit simplement d'une information à titre indicatif et, qu'évidemment, la distribution peut être utilisée (hormis dans le cas d'une distribution pour un appareil spécifique, téléphone, Raspberry) sur n'importe quel ordinateur [1] et pour d'autres usages ou d'autres publics.

Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur une distribution, la première adresse à consulter est son site et ses éventuels forums où l'on peut souvent trouver une aide efficace.

La liste des distributions de Wikipédia en donne une liste qui renvoie sur la plage de l'encyclopédie consacrée à la distribution.

Le site en en anglais Distrowatch propose informations et statistiques sur les distributions.

Sur le site associatif linuxfr, on trouvera des informations sur la vie des distributions, voire des astuces et de l'aide dans les forums.

Lea-Linux propose une logithèque dont les distributions sont classées en « généralistes », « spécialisées » et « autres systèmes libres ». Les informations sont succinctes mais le site est, quant à lui, une mine en ce qui concerne GNU/Linux.

Linuxtricks n'a pas de logithèque et ne propose des astuces et des informations que sur un nombre limité de distributions, mais il reste très utile et à garder dans ses signets.

Voir en ligne : Site de la distribution

[1] Attention, toutefois, pour les ordinateurs avant 2010 à leur version de processeur, 32 ou 64 bits. Les autres ont, de toute façon, un processeur 64 bits.


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Mise à jour: Le 06 December 2019 à 17:33:00