Promouvoir et défendre le logiciel libre

19 April 2014

Frederic BEZIES

En vrac’ rapide et libre avant le long week-end pascal.

Le 19 April 2014 à 18:20:58

Avant un long week-end pascal, en espérant que vous n’abuserez pas du chocolat, un petit en vrac’ rapide et libre.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui !

18 April 2014

april.png Nouvelles April

Offre d'emploi poste d'assistant(e) de direction (avril 2014)

Le 18 April 2014 à 14:43:45

L'April, association de promotion et de défense du Logiciel Libre en France et en Europe, recherche un(e) assistant(e) de direction pour prendre la suite d'Aurélia Gilardi, actuelle assistante de direction qui quittera prochainement son poste, après trois années passées au sein de l'April. Aurélia assurera le passage de témoin. Annonce mise en ligne le 18 avril 2014.

Description du poste :

Sous la direction du délégué général de l'association :

  • assurer la gestion (administrative et humaine) des adhérents (contact régulier avec les adhérents, suivi de leur cotisation…)
  • gérer le suivi et l'organisation du planning et des déplacements
  • participer à l'organisation d'évènements
  • intervenir comme support au développement de l'association
  • participer avec les bénévoles actifs au suivi, coordination, accompagnement des groupes de travail
  • assurer le secrétariat, la gestion comptable et l'organisation administrative de l'association

Compétences requises :

  • qualités relationnelles, sens du contact
  • qualités organisationnelles
  • qualités rédactionnelles
  • bonne maîtrise informatique et internet, si possible logiciels libres
  • esprit d'initiative, autonomie

Profil souhaité :

Le poste convient à une personne autonome, rigoureuse, ayant des qualités relationnelles et organisationnelles. Le salarié devra faire preuve de créativité et avoir le sens de l'initiative.

Études : une formation d'assistant de direction serait souhaitée mais plus que la formation ce sont les qualités personnelles du candidat qui seront évaluées.

Informatique : utilisation des outils bureautiques - maîtrise des outils libres appréciée.

Une bonne connaissance de l'anglais serait appréciée.

Travail occasionnel certains week-end.

Type de contrat : CDI temps-plein (temps-partiel éventuel)

Secteur d'activité : informatique/logiciel libre

Localisation du poste : 44/46 rue de l'Ouest Paris 75014

Salaire : selon profil

Merci d'envoyer vos CV et lettre de motivation (dans un format ouvert1) par courriel.

17 April 2014

april.png Nouvelles April

Secret Défense pour le contrat Open Bar avec Microsoft

Le 17 April 2014 à 09:39:00

L'April a reçu début avril 2014 la réponse du ministère de la Défense à sa demande de documents administratifs de février 2014. Des trois documents demandés, l'un a été fourni caviardé1, le deuxième n'existerait pas et le troisième non transmis au nom du secret défense. L'April regrette l'opacité, une fois de plus, sur cette affaire.

Pour rappel, l'accord-cadre dit « Open Bar » Microsoft/Défense, passé en 2009 et renouvelé en 2013 sans appel d'offres ni mise en concurrence, permet au ministère de la Défense, pendant toute la durée du marché (4 ans), un droit d’usage d’un certain nombre de produits Microsoft et de services associés. Il a été signé malgré de nombreux avis défavorables, au prix de nombreux abandons des principes relatifs aux achats publics et dans le plus grand secret.

L'April a demandé à de nombreuses reprises la transparence sur cette affaire : elle a ainsi écrit au ministère de la Défense en mai 2013, sans réponse à ce jour, mais aussi fait plusieurs demandes de documents administratifs. Ces demandes successives (février 2013, septembre2013, décembre 2013 et février 2014) ont permis d'obtenir certains documents, malheureusement souvent partiellement censurés.

Il n'en reste pas moins que ces demande de documents sont le seul moyen d'obtenir des informations sur ce contrat, le ministère restant muet sur le sujet, y compris en laissant sans réponse des questions parlementaires (quatre à ce jour).

Les documents relatifs à notre dernière demande viennent donc de nous parvenir. Nous avons ainsi reçu le DC4 du contrat de renouvellement, c'est-à-dire la déclaration de sous-traitance du contrat (avec une sous-traitance de Microsoft Irlande, signataire de l'accord-cadre, à Microsoft France2). En revanche, la présentation de la DIRISI faite au comité des achats pour justifier le renouvellement du contrat en 2013 ne nous a pas été transmise, car « elle n'a pas donné lieu à d'écrits ». Enfin, le compte-rendu et le relevé de décision du comité ministériel d'investissement sur le renouvellement du contrat nous a été refusé car « classifié au titre du secret de la défense nationale et par conséquent non communicable ».

S'il peut être étonnant que les décisions d'investissement de la Défense sur les postes non critiques relève du secret défense, l'April regrette surtout l'opacité complète qui continue de régner sur le sujet. S'il est clair aujourd'hui que le choix de Microsoft est avant tout une décision politique, l'assumer et répondre aux questions pressantes en termes de sécurité des systèmes d'information de la défense devient crucial.

  • 1. Caviarder un document revient à expurger/censurer certains passages en les recouvrant de noir par exemple
  • 2. La sous-traitance porte uniquement sur les services associés de l'accord-cadre. Microsoft Irlande récupère donc toujours directement la partie licences. Pour le précédent accord-cadre la répartition était d'environ 85% pour les licences et 15% pour les services. On peut supposer que c'est sans doute la même chose avec le nouvel accord-cadre.

bonjourapril.png Bonjour April

Bonjour Christelle

Le 17 April 2014 à 09:15:00

Bonjour Naoko

Aujourd'hui nous sommes le 17 avril et qui dit 17 avril, dit BonjourChristelle, c'est la tradition ! Car comme tous les ans à la même date, Christelle fête ses 20 ans.

Mine de rien, Christelle fait partie de l'April depuis plus de treize ans et elle est toujours présente, toujours prête à nous mettre la misère au tarot sur les pelouses des RMLL. Et comme si ça ne suffisait pour à nous rendre jaloux, elle a sa clef GPG signée par rms !

16 April 2014

Frederic BEZIES

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif… Pourquoi oublier ce proverbe plein de réalisme ?

Le 16 April 2014 à 20:08:21

Derrière ce proverbe animalier, on trouve un problème lié à la fin de vie du vénérable et jadis détesté Microsoft Windows XP. Qui se souvient des articles haineux liés à l’activation de Microsoft Windows XP ? Pour les mémoires courtes, un article en anglais pour se souvenir de cette plaie qui a empoisonné la vie des utilisateurs en 2001-2002.


Même si Emmaubuntüs a poussé une gueulante justifiée
, il ne faut pas se leurrer. La plupart des personnes choisiront de changer d’ordinateur et ne se poseront pas plus de questions.

Ayant été faire mes courses alimentaires à l’hypermarché à l’oiseau cet après-midi, je suis passé au rayon micro-informatique. Outre le fait qu’il n’y a plus que quatre ordinateurs sous forme d’unité centrale pour une dizaine de PC portables et autant de tablettes, les prix sont étrangement bas, et les machines sous-équipées avec un classique : 4 Go de mémoire vive, 1 To de disque et un circuit vidéo ATI (donc pourri).

Le tout sous le dernier MS-Windows 8.1 qui se mettra à attaquer rapidement la falaise avec tous les inutiles-wares qui pollue une installation classique.

Inutile de préciser que les vendeurs avaient presque la salive coulant de la bouche en pensant à leur prime de fin de mois.

Le 17 avril, c’est la sortie de la nouvelle LTS d’Ubuntu avec sa floppée de versions officielles : Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu pour ne prendre que les principales. Distribution devenue synonyme de Linux dans le grand public.

Certain(e)s linuxien(ne)s essayeront – et c’est tout à leur honneur – de voir quelques personnes utilisant le vénérable Microsoft Windows XP et essayeront de lui forcer la main en lui demandant de laisser sa chance à leur distribution GNU/Linux.

Cependant, cela risque de se casser les dents sur plusieurs obstacles. Le premier, c’est de pouvoir démarrer sur une clé USB.

Le deuxième, c’est de pouvoir faire fonctionner le matériel, en espérant que les prérequis seront largement dépassés. Pour la Xubuntu, même si cela date de la version 13.10 et que ce sera surement mis à jour, c’est sans appel : 20 Go de disques sont chaudement recommandés, ainsi que d’avoir au moins 1 Go de mémoire vive.

Ayant pu récupérer une ISO de la Xubuntu 14.04 LTS via le dépot des ISOs cdimage.ubuntu.com et la section xubuntu/daily-live/current, j’ai installé la Xubuntu 14.04 LTS.

L’installation demande presque 6 Go d’espace disque. Et vous n’aurez pas LibreOffice installé. Uniquement le duo Abiword et Gnumeric.

Ensuite, il faut passer par la logithèque ubuntu, et enlever Abiword et Gnumeric, installer LibreOffice. Autre indispensable, car il faut rester réaliste : les codecs non libres, du genre mp3, mp4 ou encore cette saleté de Flash…

Donc, il faut passer par le paquet Xubuntu-restricted-extras. Et donc espérer avoir une bonne connexion. Sans oublier les indispensables installations d’imprimantes, scanner, bref, de quoi s’arracher les cheveux durant trois heures.

J’ai oublié de mentionner le troisième point, et le plus important : la peur de l’inconnu et de la nouveauté. Ici, c’est le serpent de mer de la démocratisation du logiciel libre. Les utilisateurs et utilisatrices ont peur de faire des bétises, et surtout ont peur de ne pas pouvoir utiliser cette chose étrange qui ne ressemblent pas à ce qu’elle utilisait auparavant.

Ils trouveront toujours un neveu ou un petit-fils qui trouvera le moyen de leur récupérer une machine et de les former rapidement à Microsoft Windows 8.x. Et tous les efforts que vous aurez déployé, cela aura été aussi utile de que de pisser dans un violoncelle.

Maintenant, libre à vous de tenter votre chance, mais comme je l’ai déjà exprimé dans un article du mois de février 2014, la mort de MS-Windows XP est un marché presque perdu d’avance pour le logiciel libre, et c’est cela le plus dommageable dans l’histoire.

J’espère me tromper cependant…

Patrice ANDREANI

Le numérique et l’environnement, par Emmabuntüs.

Le 16 April 2014 à 02:30:23

Je partage un très bon article au sujet de la fin de XP, et les dégâts environnementaux que cela pourrait engendrer. Cet article a été publié sur le blog d’Emmabuntüs. Bravo à eux, très bon article. Des millions d’ordinateurs sous XP risquent d’être simplement jetés, alors qu’ils pourraient être reconditionnés avec Gnu Linux. C’est un […]

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15 April 2014

hroy.png Hugo ROY

Mais qui est donc Madame Michu ?

Le 15 April 2014 à 21:49:37

Mais qui est donc Madame Michu ? La grand’mère, l’utilisateur inexpérimenté, le critère absolu du concepteur d’une interface pour juger de l’expérience-utilisateur, l’ignare qui n’y connaît rien à rien et qui s’en fout, l’inconnu qui ignore mais ne demande qu’à apprendre… Tout ça à la fois ?

Le fait est que « Madame Michu » est une expression employée par désigner une personne abstraite, qui n’existe pas réellement. C’est une fiction, prise pour une réalité, c’est-à-dire une hypostase comme on en trouve de nombreuses en droit par exemple : le bon père de famille en droit civil français, l’homme du métier en droit des brevets (et ses cousins anglo-américains, les « persons having ordinary skills in the art »), etc.

Certes, c’est simplificateur. Mais les mots sont des simplificateurs nécessaires à l’articulation et la communication de la pensée. Comme beaucoup d’autres termes, l’objectif de Madame Michu n’est pas de rendre compte exactement d’une réalité. On sait bien que, en vrai, Madame Michu n’existe pas. Ce n’est pas à ce critère qu’on peut juger l’efficacité de l’expression, ni qu’on peut en déduire son contenu.

En tout cas, je n’utilise pas l’expression car la plupart du temps je la trouve inadaptée à communiquer ce que j’essaye de dire. Mais je suppose que si j’avais à la placer quelque part, Madame Michu pour moi est à l’autre bout de l’utilisateur-Turing, autrement dit comme disait Ted Nelson, c’est « just a user » !

Ça n’est pas dénigrant ou élitiste pour autant ! On est tous passé par là. L’utilisateur, c’est un itinéraire de progression qui va dans une direction, dans un rythme propre à chacun. C’est comme lorsque Benjamin Bayart nous parle de l’internaute qui débarque. L’internaute qui débarque, c’est Madame Michu ! Même si ça peut être un monsieur (le seul fait qu’on lui donne un genre est en soi une raison pour rejeter le terme à mon humble avis, il faut utiliser quelque chose de plus englobant).

En attendant, l’expression a certainement ses défauts. Mais ne faisons pas de procès d’intention forcément à ceux qui l’utilisent. La plupart du temps où j’ai entendu le terme, c’est lorsqu’on essaye de se donner du mal pour rendre quelque chose meilleur, pour communiquer autour d’un sujet important. Et le simple fait qu’on s’inquiète suffisamment de la personne de Madame Michu pour avoir eu besoin de la nommer est en soi un bon signe.

PS : c’est fou ce qu’on peut dire de plus construit lorsqu’on se détache cinq petites minutes du carcan à 140 signes qu’est Twitter.

Frederic BEZIES

Faisons un bond dans le futur… Un aperçu de la future Manjaro Linux 0.8.10.

Le 15 April 2014 à 17:23:36

Même si la Manjaro Linux 0.8.10 ne sortira pas avant plusieurs semaines, sa première préversion est disponible depuis quelques jours.

J’ai voulu voir à quoi ressemblerait la Manjaro Linux 0.8.10 quand elle sortira. Et surtout quelles sont les nouveautés que j’ai pu apercevoir, tout en sachant que je n’utilise pas la distribution en dehors d’une machine virtuelle.

J’ai donc récupéré l’ISO de la Manjaro Linux 0.8.10-pre0 avec Xfce et en 64 bits pour faire cet article. J’ai utilisé VirtualBox, car le circuit vidéo de Qemu m’a posé des problèmes lors des premiers tests préliminaires.

Pour l’iso ? Je suis allé sur le dépot Manjaro Testbuilds. J’y ai pris l’ISO dont j’avais besoin.

Note : ce dépot est réservé aux testeurs et aux kamikazes. Restez donc avec la Manjaro Linux 0.8.9 c’est plus prudent ! Si vous jouez avec le feu…

Au démarrage, rien ne la différencie d’une version 0.8.9. La seule différence se trouve quand on cherche bien, et qu’on entre les commandes qui vont bien dans un terminal xfce.

On note dès le départ que le noyau linux est maintenant le 3.12 (dernier noyau LTS en date). J’ai donc lancé l’installation, et notre ami Thus (alias cnchi, installateur d’Antergos Linux) nous accueille.

Il n’y a pas grand chose de nouveau. 6 Go sont recommandés par sécurité au niveau de l’espace disque nécessaire.

Toujours le bug étrange qui situe la machine au niveau de Berlin au lieu de la mettre sur Paris, mais cela se corrige en un clic.

La plus grosse nouveauté : la possibilité, désactivée par défaut, de définir une partition /home séparée. Cette possibilité a ses adeptes et ses détracteurs. J’indique juste sa présence, après chacun(e) voit midi à sa porte.

L’installation est très rapide, elle se fait par la décompression des images disponibles sur l’ISO d’installation, et non avec une récupération des paquets comme sur l’Antergos par exemple.

Après le premier démarrage, les mises à jour arrivent, et parmis elle, le noyau Linux 3.12.17, et un certain… OpenSSL 1.0.1g :)

J’ai ensuité rajouté yaourt, oui, je suis un fan de la ligne de commande. Et on ne se refait pas ! Simplement la commande sudo pacman -S yaourt dans un terminal xfce.

Ensuite, j’ai rajouté les paquets linguistiques manquants. J’ai eu envie de montrer la Manjaro Linux 0.8.10-pre0 en action. Voici donc la vidéo – avec les aléas du direct – de la première préversion de la distribution.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" class="youtube-player" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/2csrrLXJCRE?rel=0" type="text/html" width="560"></iframe>

Ce que j’ai apprécié ? L’option de pouvoir faire partir sans danger les paquets orphelins dans Pamac, la jeunesse des logiciels, ou encore la rapidité de lancement de la distribution. Je n’ose pas imaginer ce que cela doit donner avec une disque SSD !

Ce que j’ai moins aimé : l’installateur pour LibreOffice. Ou encore l’utilisation de composants de Xfce 4.11, en sachant que cette version est celle qui donnera dans quelques semaines ou quelques mois la future version stable 4.12 de Xfce.

Sinon, c’est du très bon, et du très stable, même pour une version pre0. Ca donne envie pour la suite.

bonjourapril.png Bonjour April

Bonjour les actifs

Le 15 April 2014 à 08:00:00

Bonjour les actifs

Aujourd'hui, BonjourApril a quatre ans ! Quatre ans, c'est un bel âge, on commence a s'exprimer correctement, à sortir de la petite enfance. Alors si on pourrait regretter que BonjourApril ne soit pas plus régulièrement mis à jour, c'est que nos bénévoles et permanents sont très occupés à nettoyer l'Internet de saletés comme TAFTA, les DRM ou l'informatique déloyale.

Pour les quatre ans de BonjourApril, profitons en pour rendre hommage à une belle brochette d'Apriliens parmi les plus actifs (et les plus souriants !) en les personnes de Mag, Marie, Polux et Jeanne.

Merci à eux, merci à tous les autres bénévoles et permanents de l'April et joyeux anniversaire à Bonjour April !

Et profitons en pour rappeler que BonjourApril attend vos contributions de photos et de textes pour exister, envoyez nous vos photos d'Apriliens et d'évènements où l'April est présente !

Patrice ANDREANI

Revue de presse de l’April, semaine 15.

Le 15 April 2014 à 01:55:01

Revue de presse de l'April pour la semaine 15 [ZDNet] Faille HeartBleed, une chance qu'OpenSSL soit un logiciel libre http://www.zdnet.fr/actualites/faille-heartbleed-une-chance-qu-openssl- soit-un-logiciel-libre-39799835.htm [Les Echos] La révolution collaborative http://www.lesechos.fr/opinions/livres/0203435017481-la-revolution- collaborative-663926.php?xtor=RSS-2230 [lesoir.be] Fin de XP: et si on boostait les licences libres? http://www.lesoir.be/517551/article/actualite/regions/2014-04-10/fin- xp-et-si-on-boostait-licences-libres [Big Browser] Les codes de la NASA rendus accessibles http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/04/10/open-source-les-codes-de- la-nasa-rendus-accessibles [PC INpact] Une […]

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14 April 2014

april.png Nouvelles April

Achetez le nouveau mug April

Le 14 April 2014 à 18:49:12

Image du mug AprilImage du mug April

Le nouveau Mug humoristique de l'April est à l'image de sa dernière campagne d'adhésion. Nous avons choisi un mug de qualité avec un décor sur porcelaine, inaltérable et inrayable! Mug à utiliser librement et fréquemment, n'hésitez pas à l'emmener partout avec vous. Voire à l'offrir à vos amis, votre famille, vos collègues... Un bon moyen pour commencer une discussion sur le logiciel libre. Acheter un mug, c'est promouvoir le Logiciel Libre, soutenir l'April et avoir assurément la classe.

Revue de presse de l'April pour la semaine 15 de l'année 2014

Le 14 April 2014 à 12:32:35

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast, et aussi sur Divergence numérique.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 15

[ZDNet] Faille HeartBleed, une chance qu'OpenSSL soit un logiciel libre

Par Christophe Auffray, le vendredi 11 avril 2014. Extrait:
> Pour l’April, l’affaire HeartBleed ne doit pas déboucher sur une critique acerbe et une remise en cause du libre. Le fait que le code soit ouvert à la vigilance de tous reste une force. Vraiment? Mais à condition que cette vigilance s’exerce réellement et que des moyens soient attribués.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/faille-heartbleed-une-chance-qu-openssl-soit-un-logiciel-libre-39799835.htm

Et aussi:
[20 minutes online] La NSA dément avoir eu connaissance de la faille
[JDN] AgileRanking: un classement sur l'agilité des projets Open Source
[usine-digitale.fr] L’open source next-generation: quand la technologie se met au service de la cybersécurité
[Datanews.be] Les pouvoirs publics belges en charge de Heartbleed
[01net.] Robin Seggelmann, l'homme par qui l'énorme faille Heartbleed est arrivée
[20minutes.fr] Heartbleed: Le programmeur responsable du bug parle d'une erreur «triviale»

Voir aussi:
HeartBleed: une chance qu'OpenSSL soit un logiciel libre!

[Les Echos] La révolution collaborative

Par Benoit Georges, le vendredi 11 avril 2014. Extrait:
> Après avoir prédit la fin du travail et la troisième révolution industrielle, le prospectiviste Jeremy Rifkin annonce rien de moins que le déclin du capitalisme, éclipsé par l'Internet des objets et l'économie solidaire.
Lien vers l'article original: http://www.lesechos.fr/opinions/livres/0203435017481-la-revolution-collaborative-663926.php?xtor=RSS-2230

[lesoir.be] Fin de XP: et si on boostait les licences libres?

Par Patrice Leprince, le jeudi 10 avril 2014. Extrait:
> Alors que Windows XP tire sa révérence, le député écolo Alain Maron prône l’usage des systèmes d’exploitation et des logiciels libres. A Munich, les solutions open source ont permis d’économiser 10 millions d’euros.
Lien vers l'article original: http://www.lesoir.be/517551/article/actualite/regions/2014-04-10/fin-xp-et-si-on-boostait-licences-libres

Et aussi:
[Village de la Justice] Logiciel d'occasion, logiciel libre, logiciel propriétaire, que choisir?

[Big Browser] Les codes de la NASA rendus accessibles

Par la rédaction, le jeudi 10 avril 2014. Extrait:
> Aujourd'hui, la NASA rend public un catalogue des codes qui se cachent derrière plus de 1 000 projets développés depuis les années 1960 par l'agence spatiale américaine. Le magazine américain Wired rapporte qu'à partir de jeudi 10 avril les internautes pourront par exemple se procurer les lignes de code du système de guidage du module lunaire Apollo 11, qui ont permis à Buzz Aldrin et Neil Armstrong de marcher sur la Lune le 21 juillet 1969.
Lien vers l'article original: http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/04/10/open-source-les-codes-de-la-nasa-rendus-accessibles

[PC INpact] Une députée confronte le libre au contrat open bar entre Microsoft et l'Armée

Par Marc Rees, le mardi 8 avril 2014. Extrait:
> Encore et toujours, le contrat open bar liant le ministère de la Défense à Microsoft interroge les députés. Dernier en date, Marie-Françoise Bechtel qui vient de questionner le nouveau ministre sur le renouvellement de cet accord-cadre.
Lien vers l'article original: http://www.pcinpact.com/news/86924-une-deputee-confronte-libre-au-contrat-open-bar-entre-microsoft-et-armee.htm

[Le Point] Steve Jobs voulait vous "enfermer" chez Apple

Par Guerric Poncet, le mardi 8 avril 2014. Extrait:
> Dans un courriel envoyé en 2010, le patron d'Apple détaillait la stratégie du groupe. Fascinant... et inquiétant.
Lien vers l'article original: http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/steve-jobs-voulait-vous-enfermer-chez-apple-08-04-2014-1811036_506.php

[Developpez.com] Adoption de l'open source: les entreprises plus attirées par la qualité et la sécurité

Par Hinault Romaric, le mardi 8 avril 2014. Extrait:
> L’open source occupe désormais une place non négligeable au sein de l’écosystème de l’IT. L’évolution de l’open source a créé une mutation de la vision de cet environnement par les entreprises.
Lien vers l'article original: http://www.developpez.com/actu/69861/Adoption-de-l-open-source-les-entreprises-plus-attirees-par-la-qualite-et-la-securite-que-par-la-gratuite-selon-un-recent-sondage

[Slate.fr] Moi ministre du numérique, par Benjamin Bayart: reprendre tout dans le bon sens

Par Benjamin Bayart, le mardi 8 avril 2014. Extrait:
> Quel serait mon programme si on me demandait de devenir ministre du Numérique? Le premier point qu'il faut comprendre, c'est que ça ne serait possible que dans un contexte bien particulier.
Lien vers l'article original: http://www.slate.fr/tribune/85725/benjamin-bayart-moi-ministre-du-numerique-tribune

Et aussi:
[Numerama] Axelle Lemaire, chargée du Numérique au Gouvernement. Bonne nouvelle?

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

12 April 2014

bsibaud.png Benoît SIBAUD

Petite sélection de mémoires publiés après 2010

Le 12 April 2014 à 15:08:47

Petite sélection de mémoires publiés après 2010 et susceptibles de vous intéresser :

    Sommaire

    Nb.: n'allez surtout pas croire que je les ai tous lus ; pour certains d'entre eux, j'ai été informé par l'auteur de la publication, et je me suis dit autant en faire profiter LinuxFr.org.

    Vous pourrez trouver sur Thèses En Ligne (TEL) des thèses sur d'autres sujets (DRM, interopérabilité, etc.) ou plus anciennes. Et sur Hyper Articles en Ligne (HAL) figurent de nombreux articles évoquant le logiciel libre.

    Résumé de la thèse « L'implication des entreprises aux logiciels libres »

    La participation des entreprises aux logiciels libres touche des domaines différents aux sciences économiques et sciences sociales. Elle est parmi d'autres une expérience naturelle pour la production des biens publics, pour l'innovation collective, pour les technologies disruptives, pour l'externalisation des technologies ou pour les organisations décentralisées. Cette thèse se concentre sur la production des biens publics, l'innovation collective et l'externalisation des technologies. Dans notre analyse, nous utilisons une base de données de 10 000 logiciels libres trouvables sur SourceForge et lions l'information des développeurs aux profils académiques, salariés et bénévoles.

    Résumé de la thèse « Le copyleft appliqué à la création hors logiciel. Une reformulation des données culturelles ? »

    Le copyleft est une notion juridique issue des logiciels libres qui autorise, dans le respect des droits de l'auteur, la copie, la diffusion et la transformation des œuvres avec l'interdiction d'en avoir une jouissance exclusive. C'est le projet GNU de la Free Software Foundation initié par Richard Stallman avec la première licence libre copyleft pour logiciels : la General Public License.

    Notre recherche concerne le copyleft appliqué à la création hors logiciel telle que nous l'avons initiée en 2000 avec la Licence Art Libre. À travers la pratique que nous en avons et par l'observation de ses effets, nous nous interrogeons sur la place de l'auteur à l'ère du numérique et de l'internet. Nous découvrons une histoire, une histoire de l'art, qui n'est plus déterminée par une fin mais qui débouche sur des créations infinies réalisées par une infinité d'artistes mineurs et conséquents. Nous observons que le copyleft n'est pas un processus de création ordinaire, mais de décréation. Il s'agit d'affirmer, par la négative et la faille, non la négation ou la faillite, mais la beauté d'un geste qui s'offre gracieusement. Ce geste conjugue éthique et esthétique, il est « es-éthique ». Nous comprenons qu'avec le copyleft, la technique est au service d'une politique d'ouverture « hyper-démocratique », à l'image de l'hypertexte du web qui troue les pages et ouvre sur l'altérité. Il s'agit d'articuler le singulier au pluriel en un écosystème qui préserve le bien commun de la passion du pouvoir. Une économie élargie excède, sans le nier, le seul marché. Des œuvres copyleft affirment cette réalité politique et culturelle où l'art forme la liberté commune à tous et à chacun.

    Résumé de la thèse « L'utopie du logiciel libre. La construction de projets de transformation sociale en lien avec le mouvement du free software »

    Dans le mouvement d'extension de la portée sociale du logiciel libre s'est constituée une utopie, qui constitue un pan de l'imaginaire politique contemporain. Cette utopie s'étend désormais bien au-delà de son milieu socio-culturel d'origine (le milieu hacker), du fait des liens tissés entre " libristes " et défenseurs des " biens communs ", du poids croissant de l'approche open source, et à proportion de l'intérêt suscité par le logiciel libre chez certains intellectuels critiques à partir de la fin des années 1990. Reprenant l'idéal cybernétique de libre circulation de l'information, l'utopie du logiciel libre se présente comme une contestation de la vision néolibérale de la propriété intellectuelle, et comme une critique des formes d'organisation du travail caractéristiques du capitalisme industriel. Elle se déploie en tant qu'" utopie concrète " (E. Bloch), mettant en jeu des pratiques de collaboration en ligne, des créations juridiques originales, et des formes de militantisme. Elle embrasse un idéal d'auto-organisation de la société civile, fondé sur la valorisation d'un domaine d'activités sociales distinct tant de l'État que du marché. Elle est toutefois condamnée à demeurer en deçà de cet idéal, et reste par ailleurs toujours menacée par les séductions du mythe et les renoncements de l'idéologie.

    Résumé de la thèse « Les logiciels libres au sein des ministères français »

    Ce document est divisé en trois parties à travers lesquelles il est présenté une analyse de l’intégration des logiciels libres au sein des ministères français et de leurs administrations. La première partie donne un aperçu du concept ainsi que du monde du libre et des logiciels qui le forment. Le but de cette partie est d’acquérir une meilleure compréhension du domaine « Open source ». On y trouve ainsi la présentation d’un rapide historique, d’une définition du terme et des caractéristiques des logiciels libres, des principaux enjeux qui résultent de cette technologie et de son cadre juridique, tous aspects qui constituent l’environnement dans lequel s’inscrit l’orientation des ministères vers le « libre
    ».
    La deuxième partie réunit le résultat d’une phase d’enquêtes menées auprès de différents ministères français, de leurs administrations et des responsables des directions des systèmes d’information respectifs. Il y est exposé les principales migrations vers les logiciels libres au sein de ces ministères avant de caractériser plus précisément le choix de cette reconversion, ses intérêts et ses éventuelles difficultés.

    La dernière partie de ce document s’attache à examiner les suites de changement. Inévitablement, des réactions antagonistes se manifestent mais qui, n’empêchent pas une réelle réflexion sur l’avenir des logiciels libres au sein des ministères. En tout état de cause, ceux-ci apparaissent comme un tremplin pour les logiciels libres dans les différents secteurs.

    Résumé de la thèse « Étude formelle des distributions de logiciel libre »

    Les quatre sujets principaux abordés dans cette thèse se résument comme suit :

    D’abord, nous présentons un modèle formel qui réunit les propriétés principales des systèmes de paquetage les plus courantes, et nous identifions des relations sémantiques entre paquets qui peuvent être utilisées pour trouver des erreurs et assurer la qualité des distributions de logiciel libre ;

    Ensuite, nous présentons des algorithmes efficaces pour manipuler des dépôts de paquets et calculer les relations mentionnées ci-dessus ; tous ces algorithmes ont été implémentés dans la langage de programmation OCaml, et incorporés dans une librairie de manipulation et analyse de paquets qui s’appelle
    dose3

    Nous avons encodé notre modèle dans l’assistant de preuves Coq, et utilisé cet encodage pour vérifier quelques-uns des théorèmes les plus importants qui correspondent aux étapes les plus compliquées des algorithmes déjà présentés ;

    Finalement, nous avons validé nos algorithmes sur des distributions de logiciel libre existantes, et nous présentons une analyse extensive de la structure générale de ces distributions, notamment les caractéristiques dites «petit monde» de la structure du graphe sous-jacent.

    Résumé du mémoire « Les associations d’éducation populaire : évolution de leurs rapports aux communs de la connaissance »

    Les associations d’éducation populaire revendiquent de longue date une mission d’émancipation du citoyen, qui se doit de devenir acteur et d’être impliqué dans la société. Dans une première partie, nous regarderons l'histoire de l'éducation populaire et les valeurs qui la traverse au fil des années. Nous nous attacherons à montrer aussi la difficulté à définir précisément son périmètre et à établir clairement une liste de structures qui la compose.

    Plus récemment, au milieu des années 1980, les logiciels libres – que l’on peut qualifier de communs de la connaissance – vont donner naissance à un mouvement qui fonde sa philosophie sur la liberté de circulation de l’information. Nous retracerons les différentes étapes de sa courte histoire et regarderons les figures qui marquent ce mouvement.

    Ces deux univers – l’éducation populaire et ce mouvement de « libristes » – sont donc potentiellement liés par cette dimension de partage de la connaissance et de libre circulation de l’information. Pourtant, sur le terrain, même si l’on constate des appropriations avancées de logiciels libres par certaines associations, le processus de coopération peut sembler lent.

    Nous nous attacherons donc à faire un état des lieux de l’appropriation de ces communs de la connaissance par les associations d’éducation populaire et montrerons que cette appropriation reste limitée par de nombreux facteurs, à la fois propres à l’histoire des mouvements, mais également imposés par des éléments extérieurs. Nous regarderons enfin comment les intérêts communs de ces deux univers peuvent se rejoindre pour promouvoir
    les valeurs de chacun.

    Résumé de la thèse en cours « Le droit à l'interopérabilité- étude de droit de la consommation »

    L'interopérabilité est indispensable au développement d'outils numériques. Ainsi, le temps de l'ordinateur comme unique porte d'accès au monde numérique est révolu. De nouvelles plates-formes de communication bousculent les habitudes de consommation de contenus numériques et la connexion devient nomade avec le développement des smartphones ou des tablettes tactiles. Les téléphones, les téléviseurs, mais aussi les véhicules sont, de nos jours, connectés, voire interconnectés et leurs utilisateurs veulent pouvoir accéder à leurs contenus, de manière indifférenciée, sur l'un ou l'autre de leurs outils. Or, impossible de répondre à cette attente de l'utilisateur si lesdits outils ne peuvent se comprendre, partager les informations qu'ils contiennent et réutiliser les informations échangées. En d'autres termes, une société numérique ne peut se construire sans interopérabilité. Un acteur est au cœur de cette exigence : le consommateur. Incontestablement, c'est principalement vers lui, en qualité d'utilisateur final, que sont tournés les développements des outils numériques. Dès lors, il convient de s'attarder sur l'interopérabilité au-delà de son aspect purement technique et de s'interroger sur la pertinence d'un « droit à l'interopérabilité », non plus seulement pour les professionnels du secteur des technologies de l'information et de la communication, mais bien pour le consommateur.

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    11 April 2014

    april.png Nouvelles April

    L'April tiendra un stand lors des #REWICS, les Rencontres des territoires numériques innovants, le 7 mai 2014, à la Géode de Charleroi en Belgique

    Le 11 April 2014 à 22:31:48

    7 Mai 2014 - 07:30
    7 Mai 2014 - 18:00

    L'April tiendra un stand lors des #REWICS, les Rencontres des territoires numériques innovants, le 7 mai 2014, à la Géode de Charleroi en Belgique.

    Participation

    Vous pouvez nous aider à animer le stand de l'April. N'hésitez pas à contacter le secrétariat.

    Accès

    La Géode de Charleroi
    Rue de l'Ancre, 6000 Charleroi.

    Stand au salon Solutions Libres / Open source 2014 les 20 et 21 mai 2014 (CNIT, Paris)

    Le 11 April 2014 à 21:44:11

    20 Mai 2014 - 09:00
    21 Mai 2014 - 18:00

    Le salon Solutions Libres & Open Source aura lieu les mardi 20 et mercredi 21 mai 2014 au Centre des nouvelles industries et technologies de Paris - La Défense, plus connu sous son acronyme CNIT.

    L'April sera à nouveau présente au sein du village associatif, stand C 33. N'hésitez pas à passer nous voir.

    Comme chaque année, un From' & Pif' (collation à base de fromage et de vin) sera organisé. Réservez votre soirée du mardi 20.

    Aider à tenir le stand de l'April ?

    Vous pouvez venir nous donner un coup de main, ne serait-ce que quelques heures, pour tenir le stand en vous inscrivant sur le wiki de l'April.

    Informatiques pratiques

    Jours et horaires d'ouverture
    - Mardi 20 mai 2014 : 9h00-19h00
    - Mercredi 21 mai 2014 : 9h00-18h00

    Lieu
    Le CNIT Paris la Défense
    Hall Marie Curie

    Accès
    Métro : ligne 1, station La Défense - Grande Arche
    RER : ligne A, station la Défense – Accès Parvis
    Voiture : boulevard circulaire (Parking central sortie la Défense 4 / Parking CNIT sortie la Défense 6)
    Tramway : T2 - arrêt Esplanade de la Défense - Terminus

    Frederic BEZIES

    Archlinux, la deuxième distribution GNU/Linux « grand-mère » ?

    Le 11 April 2014 à 20:08:16

    S’il y a bien une distribution qu’on peut qualifier de grand-mère, c’est la vénérable Debian GNU/Linux. Depuis 2004, et l’arrivée d’Ubuntu, la distribution née en 1993 est arrivée à l’étape suivante si on emploie la généalogie humaine.

    En effet, si l’on en croit les statistiques concernant les distributions indexées par le détesté mais si utile Distrowatch, il y a – en comptant Ubuntu elle même - quelques 73 distributions vivantes (Dont Linux Mint, et les dérivées officielles comme la Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu) dans la liste principale.

    On peut lui rajouter 42 distributions décédées, et 17 dans le coma plus ou moins prolongées.

    Si on prend les 348 distributions de la liste d’attente, on peut rajouter au moins 10% du total, soit une trentaine de distributions.

    Pour mémoire, il y a 772 distributions recensées, 291 actives, 58 dans le coma et 423 décédées, dixit la gazette du 7 avril 2014.

    ArchLinux, née en 2002, vient tout juste de devenir grand mère à son tour. En effet, les distributions filles dérivées d’ArchLinux sont peu nombreuses. 10 en comptant la ArchLinux elle-même.

    Cependant, et comme je l’ai mentionné dans un article récent à la plume trempée dans l’acide sulfurique, la Manjaro Linux, dérivée principale de la Archlinux vient à son tour d’être utilisée pour donner naissance à une dérivée en proposant une version rolling release de la NetRunner.

    Je resterais prudent et je ne me prononcerais pas sur la durée de vie potentielle de cette dérivée. Ce qu’on peut dire, c’est que les distributions en rolling release commencent à acquérir leurs lettres de noblesses.

    Reste à savoir si le mouvement continuera ou si cela est uniquement un effet de mode.

    tnitot.png Tristan NITOT

    Bienvenue à Axelle Lemaire

    Le 11 April 2014 à 12:28:00

    Comme tu le sais sûrement, cher lecteur, Axelle Lemaire vient d’être nommée secrétaire d’état au numérique. A cette occasion, le JDN publie un article intitulé Les personnalités du Web interpellent Axelle Lemaire. Pour ma part, j’ai proposé ceci :

    • Un choix politique en faveur de la neutralité d'Internet
    • Des mesures visant à favoriser le logiciel libre dans l'administration
    • L'utilisation de formats standards non-propriétaires dans les échanges entre l'administration et les citoyens
    • Des mesures favorisant l'accessibilité et les bonnes pratiques du Web telles que préconisées par Opquast.com
    • Des mesures fiscales favorisant encore plus les créateurs de start-ups
    • Des investissements sur le Très Haut Débit

    J’ai oublié des choses, en particulier sur le thème de l’éducation et de la littératie numérique. Et vous, qu’auriez-vous proposé en plus ? Dites le moi dans les commentaires ci-dessous !

    rmas.png Roland MAS

    Une page de publicité

    Le 11 April 2014 à 08:06:19

    Allez, c'est vendredi, c'est permis, je vais m'autoriser deux petites annonces.

    Premièrement : rappelez-vous Minami Taiko, ce groupe de tambours japonais du sud de la France. Bon, nous on est des amateurs, mais il se trouve qu'on fait venir, pour le festival Escale à Sète, un vrai groupe de taikos du Japon et tout. Ils s'appellent SEN, et ils vont faire quelques animations musicales dans Sète du 18 au 21 avril. Et avant de repartir dans leur lointain Cipango, ils feront un vrai concert à Montpellier, le mardi 22 avril au soir, sur le campus de l'INRA/Supagro. Et devinez qui fait la première partie ? Minami Taiko, voilà qui ! Donc si vous voulez découvrir le taiko ou voir quelques amateurs suivis d'un vrai groupe, faites donc un tour sur le site de Minami Taiko. À noter qu'il y a aussi un atelier d'initiation le même jour si ça vous intéresse.

    Deuxièmement : je suis fier de vous présenter un petit site web que c'est moi qui l'ai fait avec mes petits doigts délicats. Ça s'appelle Chacun sa part, et ça sert à faire des comptes entre amis, genre quand on part en vacances ensemble, ou qu'on fait régulièrement des dépenses partagées dans un groupe de gens. Pour éviter des comptes d'apothicaire à chaque restau, chaque tournée au bar, chaque passage en caisse, on saisit la dépense sur le site, on dit qui a payé et qui a participé, et le site calcule automatiquement les soldes de chacun et propose des suggestions de remboursements pour rééquilibrer les comptes. Y'a un système d'invitations pour que chacun puisse consulter l'état du groupe et saisir des dépenses, des QR-codes pour faciliter la vie aux utilisateurs de smartphone, et même si ça n'a pas encore été testé à grande échelle ça a été validé par une poignée de testeurs dans différentes configurations. Allez-y, c'est cadeau. Chacun sa part. Point com.

    Patrice ANDREANI

    La NASA publie du code libre.

    Le 11 April 2014 à 02:01:26

    La NASA vient de mettre sur son site le code de 1000 de ses logiciels, sous licence libre. Il y a de tout, classé par catégorie. C’est une bonne chose, le libre se développe vraiment partout, et c’est vraiment bien qu’une agence comme celle-la diffuse ses sources.   Source : Open Source Guide  

    Cet article La NASA publie du code libre. est apparu en premier sur Le blog d'ANDRE Ani.

    10 April 2014

    april.png Nouvelles April

    HeartBleed : une chance qu'OpenSSL soit un logiciel libre !

    Le 10 April 2014 à 08:16:14

    HeartBleed, tous à poil sur Internet

    SSL/TLS, la base des communications chiffrées, pas si chiffrées que ça en fait

    Lorsque vous naviguez sur Internet, vous utilisez parfois sans le savoir des liaisons sécurisées. Ce sont en fait des liaisons chiffrées. C'est le cas lorsque vous vous connectez à votre webmail favori ou au site de votre banque. On comprend tout à fait l'intérêt d'une telle sécurisation. Si elle est absente, alors vos données transitent en clair entre votre ordinateur et le serveur. Il est ainsi très facile de lire directement vos identifiants de messagerie ou vos identifiants bancaires. Une agence gouvernementale, ou tout individu malveillant écoutant le trafic entre vous et ce serveur, peut aussi accéder au contenu de vos messages.

    La majorité des serveurs sécurisés utilisent le protocole dit HTTPS. Lorsque vous êtes connecté sur un tel site, un cadenas apparaît dans la barre d'URL. Le logiciel utilisé pour chiffrer vos communications est la plupart du temps le logiciel libre OpenSSL. Dernièrement une faille a été dévoilée par des chercheurs en sécurité informatique dans cette bibliothèque OpenSSL. Son nom est « HeartBleed » (Cœur qui saigne). Cette faille a été introduite il y a deux ans et exposait le contenu de la mémoire du serveur. N'importe qui a donc pu accéder à des données confidentielles des serveurs impactés, et ce depuis cette date. Cette faille ne laisse strictement aucune trace si elle est exploitée, il faut donc considérer que toute machine qui présentait ce défaut a été compromise et que des données utilisateurs ont fuité et que les clefs privées de serveurs ont été récupérées.

    Le spectre de la NSA

    Il y a un point extrêmement gênant si on recroise avec l'affaire NSA/Prism. La NSA stocke l'intégralité des échanges qu'elle espionne, y compris les communications chiffrées SSL/TLS (consultation de sites web, échange de courriel, communication via Jabber…), en espérant pouvoir les déchiffrer plus tard (faille révélée, attaque directe, augmentation des moyens technologiques…). Elle a donc très bien pu récupérer les clefs privées de machines compromises pour déchiffrer l'intégralité des communications théoriquement sécurisées qui ont pu avoir lieu par le passé et qu'elle avait stockées en vue d'un déchiffrement ultérieur. Le déchiffrement possible correspond à tous les messages chiffrés par la clef privée correspondante, et ne se limite donc pas à la durée de vie du certificat SSL (généralement d'un an) réellement utilisé lors de l'exploitation de la faille HeartBleed. Si le service en cause a toujours utilisé la même clef privée depuis des décennies, ce sont des années de communications sécurisées qui viennent de s'écrouler. Les seuls serveurs qui ont pu éviter ce problème sont évidemment ceux qui n'étaient pas soumis à la faille en question, et ceux qui avaient mis en place PFS (Perfect Forward Secrecy). Ces derniers sont malheureusement encore bien trop rares, moins de 3% des serveurs.

    Le rôle du logiciel libre dans la gestion de HeartBleed

    Quelles leçons tirer de tout cela ? Par une analyse trop rapide, on pourrait dire qu'HeartBleed est une catastrophe pour le logiciel libre. Le fait d'avoir un code libre et ouvert a cependant permis de réduire considérablement l'impact de cette faille. Déjà, même si l'impact de cette faille peut potentiellement être énorme, personne n'a jamais dit que le logiciel libre était infaillible ! Maintenant, imaginez-vous un instant qu'une faille de ce genre soit arrivée dans un logiciel privateur

    Les 4 libertés, l'accès direct à un correctif

    N'ayant pas accès au code-source, une personne qui aurait constaté un comportement anormal (ici, l'accès à une zone mémoire théoriquement inaccessible) n'aurait pas pu comprendre l'origine même du problème (ici une non-vérification d'une borne dans un tableau). Dans le cas de HeartBleed, c'est même l'analyse du code lui-même, en voulant y ajouter de nouvelles fonctionnalités, qui a permis la détection de l'erreur. Ensuite, la correction a pu être immédiatement proposée par et à la communauté, le code-source étant une nouvelle fois disponible. Ça n'aurait pas été possible aussi facilement avec un logiciel privateur, le correctif ne pouvant être fait que par l'entité en charge du code.

    Pire, il est fort probable que des failles de ce type existent dans du logiciel privateur… Et que personne n'en soit au courant parce que ça ne sort pas de l'entreprise en question et surtout que l'entreprise ne souhaite pas corriger pour diverses raisons : atteinte à son image, correction jugée non prioritaire (surtout si la présence de la faille ne s'est pas ébruitée chez les utilisateurs), manque de personnel (occupé sur d'autres projets), vulnérabilité volontaire à la demande d'entités gouvernementales...

    Le logiciel libre, distribué mais organisé

    Le déploiement a aussi été très rapide, avec des correctifs proposés en quelques heures par la plupart des distributions GNU/Linux ou BSD. Les gestionnaires de paquets1 ont grandement facilité le travail, ce qui n'aurait pas été aussi évident et efficace par exemple sous Microsoft Windows qui ne centralise pas l'installation des logiciels proposés et ne peut corriger que son système d'exploitation et les logiciels Microsoft et non les logiciels tiers installés par l'utilisateur.

    « Communauté », j'écris ton nom

    Des cas récents issus du logiciel privateur démontrent aussi qu'une société aussi rentable soit-elle et quelle que soit la qualité technique de son personnel reste vulnérable. C'est bien la vigilance de la communauté qui permet de trouver les failles. Ainsi, Apple a officiellement remercié les hackers qui produisent les jailbreaks de iOS7, pour leur avoir permis de détecter une faille de sécurité qu'ils avaient laissé dans leur code. Bien entendu, ces remerciements étaient teintés de sarcasme, mais cela démontre bien l'inefficacité du modèle propriétaire à trouver les failles. D'autres failles ont été trouvées sur des systèmes privateurs, notamment par un enfant de 5 ans.

    C'est finalement la routine dans le monde informatique de détecter et de corriger des bugs. Le logiciel libre présente pourtant un avantage certain sur ce terrain, l'accès à son code source dans son intégralité, par n'importe qui et pour n'importe quel usage, ce qui signifie qu'on peut tous participer à trouver de telles failles, qu'on peut tous les corriger immédiatement pour son propre usage et qu'on peut tous en faire profiter le reste de la communauté. Avec une analyse plus poussée de l’événement « HeartBleed », la gestion de cette faille est en fait une preuve de l'efficacité du logiciel libre : elle a été corrigée en moins de 24h sur des dizaines de distributions et d'architectures différentes, et de manière très simple dans la plupart des cas ! Cette réactivité dans la correction des problèmes de sécurité est spécifique aux logiciels libres car l'organisation de la communauté et l'accès à son code source permet une collaboration de centaines de développeurs très rapidement.

    • 1. Outils qui automatisent l'installation, la mise-à-jour et la désinstallation de logiciels, et surtout de toutes leurs dépendances.


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    Mise à jour: Le 19 April 2014 à 20:03:43